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Pour adapter le revêtement, généralement en acier, dans un puits,habituellement divers procédés sont utilisés. L'assem- blage des différents tronçons constituant le revêtement peut, par exemple, être réalisé en empilant progressivement ces tronçons à la surface, au fur et à mesure de leur descente au cours de l'avancement des travaux de fonçage.
Toutefois, avec ce procédé l'on risque de voir le tube de revêtement se coincer lorsque la profondeur augmente et de bloquer'ainsi la descente. Ce danger n'existe pas lorsqu'on adap- te le revêtement dans un puits préalablement rempli d'eau, mais ce procédé n'est possible que dans certaines conditions géologi-
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ques bien déterminées.
Le procédé de congélation présente, lui, l'avantage de conférer à la paroi du puits une bonne résistance contre les éboulements mais n'élimine cependant pas le danger du coincement dans le puits du tube de revêtement au cours de la descente lorsque la profondeur augmente.
Il est possible de pallier cet inconvénient en adaptant simultanément un revêtement auxiliaire entre la paroi du puits et le revêtement principal. Il en résulte un espace annulaire libre offrant toute garantie pour une descente du tube sans frottement ni coincement.
La présente invention vise à éviter le danger mentionné ci-avant d'une autre façon, à savoir par la mise en place du revêtement de bas en haut partant de la profondeur prévue pour la longueur totale de ce revêtement. Un tel procédé présente, par rapport à la descente à partir de la surface, l'avantage de permettre à toutes les profondeurs, une surveillance précise du montage du tube et une/minse en place graduelle de la couche inter-' médiaire, bitume par exemple, entre le revêtement et la paroi du puits, de telle sorte que l'espace compris entre eux ne soit rempli qu'à la hauteur de chacun des tronçons. De cette manière, il est possible de réaliser un remplissage uniforme, donc d'évi- ter la formation de vides dans la couche intermédiaire.
Il reste, cependant, que les conduites, les câbles des cuffats, les planchers de travail, etc, entrant dans le puits par le haut, s'opposent à l'introduction de tronçons de revêtement qui seraient constitués d'une seule pièce. C'est la raison pour laquelle on en est réduit à construire ces derniers en plusieurs parties, trois par exemple; Il en résulte que le montage d'un revêtement exige deux opérations distinctes : d'une part l'assem- blage de plusieurs éléments en un tronçon et d'autre part l'assem, blage de deux tronçons dans le puits.
La présente invention concerne un procédé permettant
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l'adaptation du revêtement dans le puits de bas en haut en un temps minimum. Suivant une caractéristique fondamentale de l'invention, considérant deux tronçons successifs, l'on établit la liaison du tronçon inférieur dans le puits avec le tronçon voisin déjà monté et on effectue simultanément l'assemblage du tronçon supérieur .'au-dessus de l'entrée, pour le faire descendre ensuite.
La réalisation simultanée, de ces deux liaisons, l'une longitudinale à la surface et l'autre circulaire dans le puits,procure un gain de temps considérable et permet en outre de tenir compte des conditions spéciales qui se présen- tent dans la technique de congélation, technique pour laquelle le procédé de travail su.ivant l'invention convient tout prticu lièrement.
Grâce à la présente invention,il est possible de revêtir un pu.its en un temps sensiblement plus court, donc avec des dépenses beaucoup plus faibles qu'en utilisant l'ancien procédé d'après lequel la liaison de deux tronçons dans le puits ne peut être effectuée avant qu'un tronçon suivant n' ait été assem- de blé en surface et descendu au niveau/celui adapté en dernier ' lieu.
L'exécution simultanée des liaisons longitudinales et cir- culaires dans le puits est impossible par suite du manque de place et des difficultés de travail qu'entraine la température à laquelle s'effectue le procédé de congélation.
Le procédé suivant l'invention nécessite au maximum les
2/3 du temps du procédé antérieur, soit, par exemple, quatre mois au plus au lieu de six. Si ce gain de temps'est''déjà ses , important en lui-même, il ne l'est pas moins de par/conséquences puisqu'ainsi l'extraction peut commencer avec une avance corres- pondante, ce qui se traduit d'une manière fort heureuse sur le plan.du financement.-
Les avantages caractéristiques de l'invention ressortiront
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d'ailleurs de la description qui va suivre à titre d'exemple en référence aux dessins annexés dans lesquels :
la figure 1 est une coupe schématique en élévation d'un puits en construction conformément au procédé suivant l'invention les figures 2 et 3 sont des vues en plan de dessus corres- pondant,es représentant, en deux positions différentes, les di- verses parties constituant le plancher supérieur.
Dans l'exemple d'exécution représenté, plusieurs plancher de travail superposés sont prévus, deux d'entre eux, 1 et 2 se trouvant dans le puits, un troisième 3 au niveau de l'orifice,
Les deux planchers de travail inférieurs 1 et 2 sont unis par un rail 4. suspendu par un câble 5 à un dispositif de levage (non représenté) monté dans un chevalet de montage 6. Ce disposi- tif de levage sert à la remontée progressive des planchers de tra vail 1 et 2 au fur et à mesure de la progression versée haut des travaux de revêtement. Le plancher 1 peut présenter sur son pourtour un haubanage pour donner aux deux planchers intérieurs la stabilité nécessaire dans le puits.
Le bord extérieur 2' du plancher 2 est articulé de manière à pouvoir se relever: en effet, dans l'exemple représenté sur le dessin, le revêtement du puits est constitué par deux cylin- dres d'acier concentriques 8 et 9 ménageant entre eux un espace destiné au remplissage de béton 10. Lorsqu'on adapte un nouveau, tronçon intérieur sur le précédent déjà fixé dans le puits on relève le bord 2' du plancher 2 pour le rabaisser en- suite'après la remontée correspondante des planchers, de manière à éviter les accidents.
Le plancher supérieur 3, solidaire du chevalet 6 par exem- ple par l'intermédiaire d'un poussard 7, porte un garde-corps 12 et est séparé des parois du puits par un espace annulaire 11 per- mettant la descente des'tronçons. Plusieurs planchers n.obiles (trois dans l'exemple représenté) 13, 14, 15 radialement déplaça- bles par rapport à l'axe du puits, sont disposés autour du plan-
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cher 3 Arrivés à leur position intérieure extrême (figure 2) ces planchers m. obiles recouvrent l'espace annulaire 11 et constituent une plateforme fermée de toutes parts pour la récep- tion des éléments à assembler en un tron con Lorsqu'on les recule, les planchers mobiles libèrent l'espace 11 et per- mettent la descente du tronçon double préparé.
Le garde-corps 12 du plancher 3 est discontinu (figures 2 et 3) au droit des' joints des planchers mobiles, mais peut être fermé par des chai nes 12' ou autres (figure 3).
Un second dispositif de levage (non représenté sur le plan) sert à la reprise du tronçon terminé des planchers mobiles et à sa descente dans le puits au moyen des câbles 16 de chaînes etc.
Dans l'exemple représenté, les tronçons intérieurs et extérieurs sont décalés dans le puits de telle sorte que toutes les soudures, qu'il s'agisse des tronçons ou 8 puissent être établies de l'intérieur, le joint 17 du tronçon .2 étant soudé à partir du plancher 1, le joint 18 du tronçon 8 à partir du plancher 2. Plusieurs soudeurs peuvent -travailler simultanément sur chacun des planchers 1 et 2
Le remplissage de béton 10 entre les deux cylindres de revêtement concentriques peut commencer dès que le joint 17 du cylindre intérieur est établi en partie. Pour éviter toute déformation de ce cylindre intérieur 9, on l'étaie au moyen d'un coffrage 19 constitué d'éléments incurvés épousant sa'forme, reliés séparément à des parallélogrammes articulés 20, de manière à pouvoir monter et descendre.
Les coffrages 19 du cylindre de revêtement intérieur peuvent être suspendus au plancher 2 à l'aide de chaînes, câbles ou autres, dans leur position levée. le béton de remplissage est amené dans le puits par exemple par des.bennes 21 dont' la descente est assurée par une trappe dans' le plancher supérieur 3.
Un second coffrage 19 au-dessus du plancher 2 sert à
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l'étayage du cylindre de revêtement extérieur 8, lors du remplis- sage de la couche intérmédiaire habituelle' 22, de bitume par exemple. Selon la figure 1, le puits est muni d'un manteau de revêtement provisoire extérieur contre lequel s'applique la couche 22. Les bras supérieurs 20' du coffrage 19 portent un platelage 23 formant plateforme auxiliaire pour l'introduction du remplissa- ge 22 entre le cylindre extérieur 8 et le manteau provisoire. Ce remplissage n'est mis en place que sur la hauteur de chacun des tronçons de manière à lui assurer une conformation bien régulière et à éviter l'apparition de vides.
Après avoir été relevé à la position indiquée à la figure 1 en pointillés, le coffrage 19 est alors accroché à une traverse 24 du rail 4 par des chaînes ou tout autre moyen aimilaire.
Les travaux en surface, d'une part, et dans le puits, d'autre part, s'effectuent successivement comme suit : Seulement lorsque le puits est creusé ( et éventuellement muni d'un manteau de revêtement auxiliaire), jusqu' à la profondeur prévue pour le revêtement imperméable, l'on commence le montage des tronçons de revêtement; c'est-à-dire la descente d'un.premier tronçon jusqu'à cette profondeur. Alors le deuxième tronçon est soudé au premier dans le puits même.
Une fois terminés les soudures en surface et au fond et les remplissages (béton 10 et couche 22), le tronçon double, assem- blé et préparé sur le plancher 3 est descendu dans le puits par les câbles 16, après que les planchers mobiles 13 14, 15 aient été reculés et amenés dans les positions qu'indique la figure 3. Aussitôt que le tronçon a franchi l'espace 11 séparant le plancher 3 des parois du puits les planchers mobiles sont à nouveau avancés, de telle sorte que l'espace 11 ne reste ainsi ouvert que le temps strictement nécessaire au passage du tronçon.
A leur position intérieure extrême, les planchers mobiles présen- tant, en chacun de leurs joints, une ouverture 25 (figure 2) pour les câbles 16, les chaînes ou autres. Tandis qu'on procède, avant
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les travaux de soudure, à l'alignement du nouveau tronçon descendu dans le puits sur le précédent, il est déjà possible d'amener les éléments constitutifs du nouveau tronçon sur les planchers mobiles 13, 14., 15 maintenant refermés. Dès que les travaux-d'ajustement et d'alignement préparatoires aux soudures sont terminés dans le puits, on remonte les câbles 16, après quoi l'on rapproche et aligne, à leur tour, les éléments de tronçon déposés sur les plan- chers mobiles, pour procéder immédia/tement ensuite, à leur' assem- blage par soudure.
Ainsi qu'il a déjà été signalé, la soudure circulaire 18 du tronçon extérieur 8,et la soudure 17 du tronçon intérieur 9 sont réalisées simultanément, respectivement, depuis les planchers 2 et 1, sur chacun desquels cinq soudeurs peuvent prendre place.
Si l'on considère un tronçon d'un diamètre moyen de 7 mètres, le joint soudé à exécuter présente une longueur de 20 mètres environ.
La longueur totale des soudures à effectuer en surface pour un tronçon à trois éléments est de 6 x 3 = 18 mètres si l'on suppose une hauteur du tronçon égale à 3 m. Il en résulte que la longueur totale des joints soudés longitudinaux est légèrement inférieure à celle d'un joint circonférentiel. Toutefois, l'expérience ayant montré que la réalisation d'une soudure longitudinale exige géné- ralement, par unité de longueur, un temps légèrement supérieur à celle d'une soudure circonférentielle, on peut en conclure que la durée des travaux de soudure est pratiquement la même en surface et dans le puits. Il y a cependant lieu de tenir compte d'un cer- tain décalage : les soudures en. surface sont terminées après celles du fond puisqu'elles doivent commencer plus tard.
On profite donc de ce décalage pour le remplissage de la couche intermédiaire 22..
Le remplissage de béton 10 peut, lui, commencer pendant les travaux de soudure pour se terminer au plus tard au début de la mise en place de la couche 22, de manière à éviter toute perte de temps.
Contrairement au béton 10, cette couche n'est déversée qu'après exécution complète des soudures au fond, les soudeurs du plancher ,
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2, ne' risquant, plus, ainsi, d'être atteints par le bitume liquéfié.
Les travaux à effectuer en surface et dans le puits se terminent donc pratiquement au même moment.
Comme variante de l'exemple représenté, on peut envisagea un plancher de travail 3 muni du même bord relevable que le plancher 2,, pour l'obturation et le dégagement de l'espa- ce 11.
Le gain de temps rendu possible par la présente in-, vention est strictement indépendant de la nature et du genre du revêtement à mettre en place dans le puits en plusieurs tronçons. Le procédé suivant l'invention est donc tout aussi indiqué lorsque le puits doit être revêtu du seul tube 9 avec ou sans remplissage de béton 10 De même, l'économie de temps restera considérable si l'on remplace les assemblages soudés par des assemblages vissés.