CH285707A - Procédé pour l'exécution d'une construction souterraine creuse, précontrainte radialement, et construction souterraine creuse obtenue par ce procédé. - Google Patents

Procédé pour l'exécution d'une construction souterraine creuse, précontrainte radialement, et construction souterraine creuse obtenue par ce procédé.

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CH285707A
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    • E21DSHAFTS; TUNNELS; GALLERIES; LARGE UNDERGROUND CHAMBERS
    • E21D11/00Lining tunnels, galleries or other underground cavities, e.g. large underground chambers; Linings therefor; Making such linings in situ, e.g. by assembling

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Description


  Procédé pour l'exécution d'une construction souterraine creuse, précontrainte     radialement,     et construction souterraine creuse obtenue par ce procédé.    La présente invention comprend un pro  cédé pour l'exécution d'une construction sou  terraine creuse, précontrainte     radialement,     consistant par exemple en une galerie,     Lui     conduit de canalisation ou, plus générale  ment, en une cavité souterraine étanche. La  présente invention comprend, en outre, une  construction souterraine creuse obtenue par  ce procédé.  



  Le procédé que comprend l'invention est  caractérisé en ce qu'il consiste à injecter sous  pression, entre la surface extérieure d'un  coffrage délimitant la cavité intérieure de la  construction à créer et une excavation du sol  enveloppant ce coffrage, un mélange liquide  susceptible de durcir en     conservant    la pression  sous laquelle il a été injecté.  



  De préférence, le coffrage est un coffrage  perdu qui reste en place et fait.     partie    de la  construction terminée.  



  Le mélange liquide injecté est, de préfé  rence, à l'état d'émulsion colloïdale, compre  nant en     suspension    un agrégat de fine granu  lométrie.  



  La pression d'injection permet, à. la fois,  de     précontraindre    simultanément et en sens  opposés la construction à réaliser et le terrain  environnant. l'excavation.  



  On peut. ainsi rétablir le terrain autour de  l'excavation dans son état de compression pri  mitif antérieur à l'établissement de l'excava  tion. Par le durcissement du liquide injecté,    cet état de compression est stabilisé et rendu  définitif.  



  On pourra même réaliser, dans le terrain  autour de l'excavation, une pression supé  rieure à la pression antérieure à la création  de l'excavation et pousser cette pression jus  qu'à une valeur égale au produit de la den  sité du terrain par son volume au-dessus de  la construction, par exemple. Toutefois, on  devra s'attendre, en ce cas, à une relaxation  due à la déformation lente du terrain soumis  à une pression non encore supportée.  



  Lorsque le terrain situé autour de l'exca  vation ne peut supporter la pression d'injec  tion, on peut prévoir, entre ledit coffrage et  le terrain, un coffrage perdu intermédiaire.  



  Des exemples d'application du procédé que  comprend l'invention ainsi que des formes  d'exécution particulières de la construction  que comporte l'invention sont décrits, à titre  d'exemple, en regard du dessin annexé, dans  lequel  La     fig.    1 montre en coupe transversale une  première forme d'exécution de la     construction     que comprend l'invention, consistant en un  conduit de canalisation de section circulaire.  



  La     fig.    2 est une coupe agrandie faite sui  vant     II-II    de cette     fig.    1.  



  Les     fig.    3 et 4 montrent deux variantes  d'exécution de joints entre deux éléments de  coffrage de la construction de la     fig.    1.      La fie. 5 montre en coupe transversale une  variante de la forme d'exécution de la     lie.   <B>1,</B>  convenant à un terrain de faible résistance.  



  La fie. 6 est une coupe faite suivant  VI-VI de la fie. 5.  



  La fie. 7 est une coupe transversale d'une  autre variante de la.     forme    d'exécution de la  fie. 1.  



  La fie. 8 est une coupe faite par       VIII-VIII    de la fie. 7.  



  La fie. 9 montre en coupe transversale       une    autre variante de la forme d'exécution de  la fie. 1, convenant à.     un    terrain de résistance  insuffisante.  



  La fie. 10 est une coupe faite par     X-X     de la     fie.    9.  



  La fie. 11 est une coupe transversale d'une  seconde forme d'exécution de la construction  que comprend l'invention, consistant en un  conduit de canalisation dont le coffrage perdu  est réalisé au moyen de secteurs.  



  La fie. 12 montre en coupe transversale  agrandie un joint longitudinal d'une partie  du conduit de la fie. 11.  



  La fie. 13 représente schématiquement un  dispositif de moulage pour l'obtention des  secteurs du coffrage perdu du conduit de la  fie. 11.  



  La fie. 14 est une coupe     longitudinale    par  tielle d'une variante d'exécution du conduit  de la fie. 11.  



  La fie. 15 est une coupe faite suivant       XV-XV    de la fie. 14.  



  Comme le montre chacune des différentes  figures, on creuse au préalable     dans    le sol  une excavation,     dans    les cas donnés à titre  d'exemple     une    galerie 1 dont le     contour    enve  loppe au moins un coffrage perdu correspon  dant placé dans cette excavation.  



  Dans la forme d'exécution de la fie. 1, sur  le fond de la galerie 1, est établi un radier 2  de béton par exemple, sur lequel viennent  prendre place des cintres de pose 3     entre-          toisés    à leur base par des pièces     transversales     ou entretoises 4. Ces cintres, dont la distance  est fonction de la     longueur    des éléments 5,  respectivement 5a, de coffrage     -utilisés    pour  faire le coffrage, peuvent affecter en section    transversale la forme d'un<B>U,</B> comme il est  montré sur la fie. 2.  



  Dans l'exemple     montré    sur cette figure,  les éléments 5, respectivement     5a,    sont des  planches de béton d'une certaine longueur  dont les extrémités s'appuient chacune sur un       cintre    de pose 3.  



  Les planches, telles que 5a,     situées        au-          dessous    du diamètre horizontal des cintres 3,  sont accrochées à ceux-ci par un moyen quel  conque, par exemple à l'aide de     ressorts    6  dont. une extrémité de chacun est en prise,  avec un     oeillet    7 formé par une boucle de fil  noyée dans la planche correspondante, tandis  que l'autre extrémité de chacun est. fixée à  une traverse 8 reposant. sur les extrémités des  ailes du cintre correspondant. Ces     ressorts     peuvent également être accrochés directement  aux ailes des fers<B>U</B> des cintres 3.  



  Les planches sont raccordées entre elles  tant dans le sens longitudinal que transversal  par des joints tels que celui montré sur la  fie. 3. Ces joints comportent des parties 9  suivant lesquelles les     éléments    5, respective  ment     5a,    sont pratiquement en contact, et une  partie 10 formant un intervalle relativement  grand entre deux éléments de coffrage adja  cents. Cet intervalle, rempli pendant l'injec  tion, canalise l'eau devant être évacuée par le  joint; de plus, le mélange qui le garnit s'y  appauvrit en eau, ce qui assure le colmatage  du joint et, après prise, une liaison spéciale  ment résistante entre les éléments de coffrage  adjacents.  



  Dans la variante de la fie. 4, les parties 9  suivant lesquelles deux éléments 5, respec  tivement 5a., sont en contact, sont obtenues  par une rectification à la. meule des faces en  contact de ces éléments, et les angles exté  rieurs des éléments de coffrage sont. abattus  pour fournir la partie élargie 10.  



  Les différents éléments de coffrage juxta  posés le long     d'in    cintre sont serrés les uns  contre les autres par des pièces de bourrage  11 disposées entre le radier 2 et. les éléments       5a    les plus voisins de ce radiez.  



  Afin de diminuer le volume du mélange  liquide à injecter sous pression entre le con-      tour de la galerie 1 et la surface extérieure du  coffrage délimitant la cavité intérieure du  conduit, on peut remplir l'espace annulaire 12  entre ces deux surfaces par des matériaux  pierreux.  



  Les extrémités de cet espace annulaire  sont obturées soit par appui sur la partie de  galerie déjà construite, soit par un artifice  quelconque dont. la     fig.    2 montre un exemple  de réalisation.  



  Vers la tête de la galerie, on édifie entre  le sol de l'excavation et l'extrémité des élé  ments de coffrage une murette 14 circulaire  présentant un redan     14a,    dans lequel peut  être logée une chambre annulaire 15 en ma  tière extensible susceptible d'être gonflée par  un fluide. Au préalable, les parties élargies 10  des joints des éléments de coffrage voisins de  cette extrémité ont été bouchées par du mor  tier, sensiblement sur chaque surface indiquée  par les pointillés 10a     (fig.    2).  



  La clôture du volume occupé par la  chambre 15 est achevée par un cercle aplati  <B>16</B> qui     est    appuyé au terrain ou     accroché    à  la murette 14 ou encore aux     éléments    de  coffrage 5, respectivement 5a.  



  Il est facile de voir qu'en mettant en pres  sion la chambre à air 15, on clôt rigoureuse  ment l'espace annulaire 12, à l'exception des  joints     prévus    dans le coffrage. On injecte  alors le mélange liquide sous     pression    par un  certain nombre d'orifices 17, de préférence  filetés,     prévus    dans les planches 5, respective  ment 5a. Le mélange liquide d'injection peut       consister    en un simple mélange de ciment, de  sable et d'eau ou de ciment et d'eau.

   Mais,  dans les conditions ordinaires, ce mélange  donne des pressions irrégulières, car l'eau tend  à se séparer, mais on sait que si     fdn        brasse     très énergiquement ce mélange d'eau et de  ciment, par     exemple,    au moyen d'un agita  teur à palettes à grande     vitesse,    le mélange  acquiert une consistance visqueuse et une  stabilité suffisante pour pouvoir être injecté  régulièrement. Ce mélange liquide est sus  ceptible de durcir en conservant la pression       sous    laquelle il a été injecté.

      Un tel mélange liquide injecté dans l'es  pace entre le sol et le coffrage y remplit  tous les vides et peut être     soumis    à une pres  sion     aussi    élevée qu'on le désire.  



  Sous l'effet de la pression, une partie de  l'eau s'échappe par les joints du coffrage,  si bien que la teneur en eau du mélange di  minue, que sa     prise        est    plus rapide et que sa  résistance finale est. accrue. Ceci est vrai en  particulier dans les     parties    10 des joints du  coffrage.  



  Par l'effet de cette     pression,    le coffrage  est soumis à une compression tangentielle di  rectement proportionnelle à ladite pression et  au rayon de courbure, qui se     répartit    sur       l'épaisseur    des joints. La     connaissance    de ces  éléments permet donc de déterminer le taux  de travail des     éléments    du coffrage et de  leurs joints.  



  Dans le cas d'un conduit de canalisation à  courbure variable sur la périphérie, l'épais  seur des éléments de coffrage et celle     des     joints doit, pour une pression donnée, être  adaptée à ce rayon de courbure.  



  Il .convient de remarquer que, lors de la  mise en pression, les cintres 3 travaillent peu,  car les planches 5, 5a résistent par     l'arc-          boutement    de leurs joints.  



  On constate, toutefois, des     déformations     dues aux prises de contact des     surfaces    non       ajustées    des     joints,    déformations entraînant  la     fissuration    des planches de béton entre  appuis sur les cintres 3. On peut éviter cette       fissuration    en établissant avant. l'injection,       dans    les     intervalles    entre     les    cintres 3, des  cintres de renforcement 18 calés de préfé  rence un peu plus fortement que les cintres 3.  Cette précaution peut suffire à empêcher l'ap  parition de fissures à la surface intérieure du  coffrage.

   Les fissures 19 susceptibles d'appa  raître à la surface extérieure du coffrage  sont partielles, invisibles et tendent à se fer  mer par l'injection même.  



  On peut supprimer tous les cintres de  pose 3 et de renforcement 18 pendant l'in  jection en utilisant des éléments ide coffrage  formés par des voussoirs     (fig.    4)     .d'assez          courte    longueur dont les     faces    en contact      sont rectifiées de manière à s'appliquer aussi  parfaitement que possible l'une contre  l'autre. On pourra., dans ce cas, favoriser l'as  sise des éléments de coffrage les uns par rap  port aux autres, pendant l'application de la  pression, en     graissant    légèrement les faces en  contact, par exemple au moyen d'une mince  couche de mortier interposée.  



  Si la     galerie    1 est prévue dans un terrain  très perméable, on pourra la revêtir d'un       parement.    étanche présentant, de préférence,  une     certaine    souplesse. Ce revêtement pourra,  par exemple, être obtenu avec -des produits  bitumineux. On peut aussi, préalablement à  l'injection, saturer d'eau le terrain voisin de  la galerie 1, de manière que l'essorage du mé  lange liquide injecté se produise uniquement  par la face intérieure du coffrage.  



       Dans    le cas de terrain présentant une       résistance        insuffisante    pour supporter la  pression du mélange liquide injecté, on pro  cédera avantageusement     comme    le montre la  variante d'exécution des     fig.    5 et 6. Dans ce  cas, il est prévu un radier 2 dans lequel sont  noyées des armatures 20 enveloppant le con  tour     extérieur        d'iui    second coffrage perdu.  Sur ces armatures sont appliquées des  planches de béton 21 dont les joints 22 sont  analogues à .ceux qui séparent les éléments 5,  respectivement 5a, mais sont orientés en sens  inverse.

   Les planches 21 de ce     eoffrage    perdu  sont maintenues par des cintres légers 23 ou  par accrochage direct aux armatures 20.  



  De son côté, le terrain est revêtu d'une  couche de garnissage 24 assurant son étan  chéité. On délimite ainsi deux espaces annu  laires parallèles, l'un 25 compris entre la       surface    extérieure du     .coffrage    perdu inté  rieur et la surface intérieure des planches 21  du second coffrage perdu, l'autre 26     compris     entre la surface extérieure de ces dernières  planches et le terrain.  



  Par les orifices 17, on injecte d'abord le  mélange liquide sous pression dans l'espace 25       puis,    par les canaux 27 traversant simultané  ment les planches 5 et 21, on remplit l'espace  26 et on le met en pression, ce qui met en  charge le terrain.    Par le réglage des     pressions        dans    les  espaces 25 et 26 et le choix de l'acier     des     armatures 20, on peut régler la pression exer  cée à la surface intérieure de la. galerie sur  le terrain.  



  Comme montré dans la.     fig.    2, l'étanchéité  des espaces annulaires où sont     pratiquées    les  injections, au moins en direction de la. tête de  forage, peut être obtenue par des moyens fai  sant intervenir des chambres annulaires .exten  sibles, susceptibles d'être gonflées par Lin  fluide et emprisonnées dans des logements à  parois     résistantes.     



  Ainsi, sur la.     fig.    6, l'étanchéité de l'extré  mité de l'espace 25 est obtenue au moyen  d'une chambre annulaire gonflable 28 placée  dans la. partie rentrante d'un fer à     llr    29 ap  pliqué à la manière d'un cintre contre les  planches 21, par l'intermédiaire d'un joint.  élastique 30. L'étanchéité de l'extrémité de  L'espace 26 peut. être obtenue par des moyens       analogues.     



  Dans la forme et la variante d'exécution  montrées respectivement par les     fig.    1 et 5, le  radier 2 n'est pas directement soumis à la  pression du mélange liquide injecté. Il peut,  par suite, se produire des décollements entre  les bords de ce radier et les coffrages.  



  Pour éviter cet inconvénient, il y a. intérêt  à réaliser des coffrages     perdus    entièrement  séparés de la cavité enveloppante, c'est-à-dire  de la galerie 1, par exemple de la manière  montrée aux variantes des     fig.    7 et 9.  



  Le coffrage perdu de la partie supérieure  du conduit montré sur la     fig.    7 est     analogae    à  celui qui est montré sur les     fig.    1 et 2. Mais,  dans cette variante, à leur partie inférieure,  au lieu de reposer sur tin radier 2, les cintres  de pose 3 prennent appui sur deux lignées de  pièces de béton ou longrines 31 s'appuyant  directement sur le sol de la galerie 1; ces     lon-          grines    peuvent être constituées soit d'éléments  de béton fabriqués à l'avance, soit être con  fectionnées sur place.  



  Elles sont pourvues de larges évidements  ou ouvertures latérales 32 permettant le libre  passage du mélange liquide injecté. De pré  férence, comme il est, représenté à la     fig.    8      du     dessin,    ces évidements forment de petites       arches    successives pour le     passage    du mé  lange liquide, autrement dit les     longrines    31  reposent sur le sol par l'intermédiaire d'ap  puis     discontinus.        Dans    cette variante, la  partie inférieure du coffrage est constituée  par     des    planches 5b, dont un des bords s'ap  puie (éventuellement par l'intermédiaire d'un  joint)

   sur les     longrines    31, et qui sont soute  nues par des     entretoises    incurvées     4a    qui com  plètent les cintres 3 et, éventuellement aussi,  les cintres 18.  



  Les planches     5a    et 5b peuvent être accro  chées aux cintres ou     calées    par     des    matériaux  de     remplissage    pierreux     disposés    dans l'es  pace 12.  



  Grâce à la disposition qui vient d'être dé  crite, on conçoit     facilement    que le mélange  liquide injecté par     les    orifices 17 s'introduit  dans tout l'espace annulaire compris entre le  coffrage perdu et le contour de la galerie 1,  comprimant ainsi également tant le terrain  lui-même que ce coffrage. Grâce aux évide  ments 32, les longrines sont     elles-mêmes        sou-          mises    à une     partie    de la pression, ce qui peut  provoquer leur décollement du sol, si bien  que, finalement, la pression du mélange  liquide injecté vient agir entre le sol et ces       longrines    qui se comportent alors comme le  reste du coffrage perdu.  



  On     réalise    ainsi un conduit de canalisa  tion parfaitement homogène.  



  Cette variante d'exécution est également  applicable aux galeries établies en mauvais       terrain,        c'est-à-dire    aux terrains incapables de       supporter        sans    relaxations importantes la  pression du mélange liquide injecté.  



  Dans la variante d'exécution montrée sur  la     fig.    9, le second coffrage perdu est, comme       sur    la     fig.    5,     constitué    par des     planches    21       soutenues    vers l'intérieur par des cintres lé  gers 23 et maintenues vers l'extérieur par des       armatures    de fer     rond.    20 destinées à suppor  ter l'effort de     pression    du mélange liquide in  jecté dans l'espace annulaire     compris    entre       les    planches 5 et 21.  



  Dans ce cas également, on utilise deux  lignées de longrines 33 appuyées sur le sol,         longrines        comportant,    d'une part, à leur partie  inférieure, des évidements ou ouvertures 34  dans lesquels     passent    librement les armatures  20 et, d'autre part, des canaux 35 permettant  le libre     passage    du mélange liquide dans  l'espace annulaire 25 compris entre les       planches    5 et 21.  



  La partie inférieure du coffrage perdu  intérieur comprend les planches 5b assurant  la continuité de ce coffrage     formé        aussi    par  les planches 5 et     5a.    La partie inférieure du  second coffrage perdu comprend des planches  21a qui     assurent    la continuité avec les plan  ches 21.  



  Dans une première étape, au moyen des  orifices 17, on injecte sous     pression    le mé  lange liquide dans     l'espace    annulaire 25 qui,  dans ce cas,     intéresse    la totalité de la péri  phérie du conduit     puis,    grâce aux canaux 27,  dans l'espace annulaire 26 qui, grâce aux pas  sages 34,     intéresse    également la totalité de la  périphérie du conduit.  



  Au moment de la première injection, la       tension    des armatures 20     (formées    par exem  ple par un fil enroulé en hélice)     s'égalise     dans toutes les     spires    grâce au libre passage  de ces     armatures    dans les     évidements    34.

           Dans    la variante d'exécution représentée  aux     fig.    7 et 9, on a montré     l'utilisation    de  deux lignées de longrines     disposées    symé  triquement par     rapport    au plan vertical du  conduit, ce qui présente l'avantage, an cours  du travail, de permettre l'utilisation d'une  voie de service fermement appuyée sur le     sol     pour l'évacuation     des        déblais    et l'amenée des  matériaux.  



  On pourrait cependant concevoir l'utilisa  tion d'un nombre différent de     longrines,    de  répartition arbitraire et même prévoir une  seule longrine dans le plan vertical axial, en  assurant, pour les raisons indiquées plus  haut., à cette longrine un appui discontinu  sur le sol. Dans ce cas, cette     longrine    pour  rait être traitée comme un radier étroit dans  lequel seraient ménagés, par exemple au  moyen d'éléments en forme de     demi-tubes,    de  larges passages de communication.

        Les coffrages     perdus    montrés sur les     fig.1     à 10 présentent de nombreux joints longitu  dinaux entraînant un essorage assez rapide du  mélange liquide; de plus, il est difficile, pour  les raisons déjà exposées, d'éviter les fissura  tions de ces coffrages.  



  On peut remédier à ces     inconvénients    au  moyen du coffrage     perdu    que comprend le  conduit montré sur la     fig.    11.  



  Le coffrage perdu du conduit montré sur  la     fig.    11     est    obtenu au moyen d'anneaux  d'assez     courte    longueur dont chacun est com  posé, dans l'exemple représenté, de trois sec  teurs 61 de préférence égaux et     assemblés     entre eux par des joints longitudinaux 37 le  long de leurs bords en contact.  



  La mise en place de ce coffrage et sa  tenue en position montée ne     nécessitent    pas  de cintres.     -Une        longrine    de réglage 44 en  béton armé est coulée sur     toute    la longueur  du conduit de la canalisation à exécuter. Les  deux secteurs inférieurs sont     assemblés    au  droit de .cette longrine, maintenus au moyen  de matériaux pierreux ou de     ,cales    63 et sur  ces secteurs vient     s'assembler    le secteur supé  rieur.  



  Les joints     longitudinaux    37 entre deux sec  teurs consécutifs -doivent être aussi réguliers  que possible, ne     permettre    qu'une filtration  négligeable et, de préférence, fonctionner  comme articulation.  



  Dans ce triple but, on pourra leur donner  la disposition représentée sur la     fig.    12. Au  lieu d'avoir un profil rectiligne suivant un  rayon qui serait la disposition la plus simple,  on donne aux joints 37 un profil en ligne bri  sée. Les bords longitudinaux des secteurs 61       présentent    deux parties radiales     38a    et 38b,  tandis que la partie médiane -de .chaque joint  est formée, pour l'un des bords, par une ner  vure     39a        sensiblement    trapézoïdale et, pour  le bord coopérant, par une rainure 39b de  forme correspondante.  



  Les secteurs sont en contact en 40 par le  fond de la rainure et le sommet de la nervure,  ce qui     assure    l'étanchéité désirée et une légère  possibilité de rotation relative entre     secteurs          voisins,    tandis qu'un jeu est ménagé entre les    parties     38a    et 38b afin d'éviter     l'épaufrement     des bords longitudinaux des secteurs en cas  de rotation relative.  



  Les secteurs, une     fois        assemblés    en an  neaux, sont soumis par     des    calages, au     besoin     mis en place à l'aide de vérins, à une pres  sion radiale qui, provoquant une légère pré  contrainte préalable desdits anneaux,     assure     la stabilité de ceux-ci et une meilleure étan  chéité     des    joints avant l'injection.  



  Chacun des     anneaux    est     susceptible    de  légères déformations indépendantes et le  flambage des secteurs qui le constituent peut  être empêché par le calage contre le terrain.  Il y a intérêt à donner à ces anneaux une  épaisseur     aussi    faible que possible, en amélio  rant corrélativement la. qualité du béton, de  faon à accroître leur élasticité et à dimi  nuer la perte de précontrainte due au retrait  ultérieur du mélange liquide injecté durci. A  cette fin également, on provoquera le plus  grand retrait possible des secteurs avant leur  mise en place par passage de ceux-ci dans une  étuve sèche.  



       Dans    les conditions qui viennent d'être  indiquées, la filtration du mélange liquide à  l'état d'émulsion colloïdale injecté dans l'es  pace annulaire entre le coffrage et la galerie  1 sera obtenue par les joints transversaux mé  nagés entre anneaux consécutifs.  



  Le nombre de ces joints     transversaux    dé  pend de la longueur des anneaux qui est dé  terminée, en outre, par des considérations de  facilité de manipulation des secteurs qui les  constituent.  



       Etant    donné que la     pression    radiale du  mélange liquide injecté ne tend pas à refer  mer ces joints transversaux et que, d'autre  part, ceux-ci sont susceptibles d'avoir une lar  geur variable à cause des inévitables imper  fections de fabrication, il est nécessaire de  prévoir une obturation partielle de ces joints  qui limite la vitesse de filtration.  



       Dans    l'exemple représenté, cette obtura  tion est obtenue au moyen de couvre-joint,  annulaires formés chacun d'un certain nom  bre de secteurs 65 qui sont appliqués contre      la paroi intérieure du coffrage     att    moyen de       vérins    64, tendant à augmenter la circonfé  rence de .ces couvre-joints. Pour favoriser  cette application, le glissement des secteurs  65 contre la paroi peut être facilité de toute  manière appropriée, par exemple par une  lubrification des surfaces en contact.

   La sta  bilité des couvre-joints annulaires peut être       cbtenue    en reliant les secteurs 65 de plu  sieurs couvre-joints consécutifs à l'aide  d'entretoises longitudinales légères 36     qui     ont, en outre, l'avantage     d'assurer    un espace  ment régulier de ces couvre-joints.    Afin de réduire le volume du mélange li  quide injecté, on peut diminuer autant que  faire se peut l'espace annulaire compris entre  la surface extérieure du coffrage perdu et la  paroi de la cavité enveloppante.

   Dans ces con  ditions, il est difficile d'assurer le calage des  anneaux consécutifs contre la paroi de la ca  vité, si bien que la poussée     d        Archimède,    qui  agit sur le     coffrage    au moment de l'injection,  tend à     soulever    celui-ci. On peut remédier à  cet inconvénient en utilisant la variante d'exé  cution montrée sur les     fig.    14 et 15.  



  Dans cette variante, on     supposera    le con  duit montré en coupe sur la     fig.    14 édifié et  terminé vers la droite jusqu'à l'anneau indi  qué par 47. On met alors en place un certain  nombre d'anneaux consécutifs 47a, 47b<B>...</B>  correspondant à. une     longueur    L du conduit.       Au-delà    du dernier anneau     47c,    on établit,  contre la paroi de la galerie 1, un anneau de  maçonnerie 49 .dont la paroi intérieure de  forme légèrement tronconique est de plus  grand diamètre que le diamètre extérieur des  anneaux 47.

   Sur cet. anneau de maçonnerie  vient s'appliquer une structure annulaire 50       présentant    une face plane     50a    orientée vers  la tranche extrême du dernier anneau 47c.  Grâce à un     dispositif        extenseur    51 d'un mo  dèle quelconque, on peut faire varier la lon  gueur de la périphérie de la     structure    50, de  manière que cette structure s'applique avec  une certaine pression contre l'anneau 49 et       qu'elle    puisse être dégagée de la surface d'ap  pui tronconique de ce dernier.

      Enfin, entre la face     50a    et la tranche  extrême de l'anneau 47e est placé un tube  ou chambre souple annulaire 52 que l'on peut  gonfler au moyen d'un fluide sous pression  par un raccord 53.  



  Cet     ensemble    étant. en place, la     mise    en       pression    du tube annulaire 52 prenant appui  sur la structure 50 exerce un effort longitu  dinal sur les anneaux 47a, 47b, 47c et ferme  aux deux extrémités l'espace annulaire com  pris entre ces anneaux et la galerie 1. On  peut alors injecter cet espace annulaire par  des orifices     tels    que 54.  



  Outre la précontrainte radiale centripète  obtenue par l'injection, on obtient ainsi une  précontrainte     longitudinale        chi    conduit qui  est conservée après dégonflage et enlèvement  du tube annulaire 52 par l'adhérence du pro  duit injecté, après sa prise, contre la surface  extérieure desdits anneaux.  



  Après démontage de la structure annulaire  50, l'exécution du conduit se     poursuit    de la  manière indiquée, les anneaux 49 se trouvant,  au fur et à mesure de l'avancement, noyés  dans le produit, injecté. Comme     dans.    le cas  de la     fig.    11, on peut. prévoir éventuellement  une obturation partielle et réglable des joints  transversaux entre anneaux successifs.    Le moulage des secteurs constitutifs de  chacun des anneaux peut être obtenu en une  seule opération à l'aide du dispositif de mou  lage     illustré    par la     fig.    13.  



  Ce dispositif de moulage comprend un  mandrin 45 et une coquille 46, tous deux  cylindriques et démontables. Entre ce man  drin et cette     coqu_lle,    on fixe, aux emplace  ments prévus pour les joints longitudinaux, à  l'aide     d'organes    41, une cloison mince 42, en  tôle par exemple, ayant la forme générale  du joint.

   Vers les extrémités de cette tôle sont       disposées    des     surépaisseurs    43 destinées à  fournir les parties élargies 38a et<B>38b</B> du  joint.     Entre    le mandrin et la. coquille, on  coule le béton destiné à fournir les secteurs  et, après prise, démoulage et séchage à l'étuve,  ceux-ci sont prêts à être     utilisés    de la manière  indiquée     précédemment.  

Claims (1)

  1. REVENDICATION I: Procédé pour l'exécution d'une construc tion souterraine creuse, précontrainte radiale ment, caractérisé en ce qu'il consiste à injec ter sous pression, entre la surface extérieure d'un coffrage délimitant la cavité intérieure de la construction à créer et une excavation du sol enveloppant ce coffrage, un mélange liquide susceptible de durcir en conservant la pression sous laquelle il a été injecté. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication 1, carac térisé en ce qu'on fait ledit coffrage de ma nière qu'il présente des parties formant un filtre colmatable, et en ce qu'on injecte un mélange liquide, formé d'eau et de ciment à l'état d'émulsion colloïdale, le filtre permet tant l'évacuation d'une partie de l'eau de ce mélange. 2. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait ledit coffrage au moyen d'éléments de coffrage agencés et disposés entre eux de telle manière que leurs joints forment ledit filtre. 3.
    Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce qu'on fait ledit coffrage au moyen d'éléments de coffrage agencés et disposés entre eux de telle manière que leurs bords, qui ne tendent pas à être appliqués les uns contre les autres par la pression du mélange liquide, constituent ledit filtre. 4.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 3, caractérisé en ce qu'on dispose, contre la surface intérieure du- dit coffrage et sur lesdits bords, des couvre- joints obturant au moins partiellement ledit filtre. 5.
    Procédé selon la revendication I et les sous-revendications 1 et 3, caractérisé en ce qu'on dispose au préalable des cintres agen- cés pour supporter les éléments de coffrage, ces cintres contribuant à supporter la pres sion du mélange liquide injecté. 6. Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on rend au préalable la sur- face intérieure de l'excavation imperméable au mélange liquide injecté. 7. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 1, caractérisé en ce que, préalablement à l'injection du mélange liquide, on sature d'eau le terrain voisin de l'exca vation. 8.
    Procédé selon la revendication 1, appli qué à une construction souterraine creuse édifiée à l'avancement, .caractérisé en ce qu'on obtient l'étanchéité de l'extrémité de l'espace entre la surface extérieure dudit coffrage et l'excavation au moyen d'une chambre exten sible, susceptible d'être gonflée par un fluide et emprisonnée dans des strictures résis- tantes limitant ledit espace à ladite extrémité. 9. Procédé selon la revendication I et la sous-revendication 8, caractérisé en ce qu'on met en pression la chambre extensible de fa gon à développer sur ledit coffrage une pres sion longitudinale.
    10. Procédé selon la revendication I, carac- téris6 en ce qu'on dispose ledit coffrage dans l'excavation de faon que, sur toute sa péri phérie extérieure, il soit éloigné de la sur face intérieure de l'excavation. REVENDICATION II: Construction souterraine creuse, obtenue par le procédé selon la revendication I, carac térisée en ce qu'elle comprend ledit coffrage qui est un coffrage perdu formé d'éléments de coffrage en béton. <B>SOUS-REVENDICATIONS</B> 11. Construction selon la revendication Il, caractérisée en ce que les éléments de coffrage en béton sont formés par des voussoirs. 12.
    Construction selon la revendication II, caractérisée en ce que les éléments de coffrage en béton sont formés par des secteurs de forme cylindrique constituant, par leur assem blage, des troneons annulaires dudit cof frage. 13.
    Construction selon la revendication II, et située dans -an -sol de résistance insuffi sante pour supporter la pression du mélange liquide injecté, caractérisée en ce que la sur- face de l'excavation comprend un parement résistant armé agencé pour supporter ladite pression. 1-1. Construction selon la revendication IT, et située dans un sol de résistance insuffi sante pour supporter la pression du mélange liquide injecté, caractérisée en ce qu'elle com prend un second coffrage perdu situé entre la surface extérieure dudit premier coffrage perdu et l'excavation,
    une première injection du mélange liquide ayant eu lieu entre ces deux coffrages et une seconde injection du- dit mélange ayant eu lieu entre le ,second coffrage et l'excavation. 15. Construction selon la revendication IT, caractérisée en ce qu'elle comprend, entre le coffrage et le sol de l'excavation, au moins une pièce de béton étroite et allongée, repo sant sur le sol et présentant des ouvertures latérales à travers lesquelles paisse le mélange liquide injecté, ladite pièce étant prévue pour supporter le coffrage avant l'injection du mélange liquide. 16.
    Construction selon la revendication II et la sous-revendication 15, caractérisée en ce que lesdites ouvertures sont formées par des encoches s'ouvrant sur la face de ladite pièce de béton en contact avec le sol.
CH285707D 1948-03-23 1949-03-19 Procédé pour l'exécution d'une construction souterraine creuse, précontrainte radialement, et construction souterraine creuse obtenue par ce procédé. CH285707A (fr)

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* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
CN114294024A (zh) * 2022-01-26 2022-04-08 陕西开拓建筑科技有限公司 沿空留巷用柔模挂设机构

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* Cited by examiner, † Cited by third party
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