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On sait que le séchage accéléré des cheveux est obtenu avec des séchoirs spéciaux basés sur un principe commun qui consiste à pulser de l'air chaud au moyen d'une turbine mue par un moteur, et à le projeter sur la chevelure.
Le séchage s'effectue à des températures variables que l'on peut régler et sa durée est estimée empiriquement par le coiffeur d'âpres le volume de la chevelure, son état .et sur- tout au juger.
L'utilisation toute récente d'un dispositif de contrôle électronique à partir d'une mèche témoin, oommandant l'arrêt automatique du séchoir quand les cheveux sont secs sans être
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deshydratés, a montré clairement : a) que dans 90 % des cas, on dépassait auparavant, avec les séchoirs habituels, le degré de séchage limite des che- veux, c'est-à-dire le degré de séchage au-delà duquel les cheveux subissent un dessèchement très nuisible à leur santé, et qui les rend difficiles à coiffer ;
b),que la durée précise du séchage d'une chevelure est impos- sible à prévoir, cette durée étant fonction de plusieurs facteurs essentiellement variables tels que la texture des cheveux, le ou les traitements qu'ils ont subi,la tempé- rature de réglage du séchoir, l'état hygrométrique de l'air amibant et, enfin la forme de mise en plis de chaque mèche.
Les séchages pratiqués jusqu'ici sans aucun contrôle ont pour conséquence ; 1.-. Une consommation exagérée de courant du fait du fonction- nement inutilement long du séchoir.
2.- Une immobilisation prolongée du séchoir, pour la même raison.
3.- La déshydratation du cheveu qui devient terne, cassant et très difficile à coiffer.
4. - Une sensation désagréable pour la patiente pendant la pé- riode de surséohage du fait que la chaleur perçue par le cuir chevelu n'étant plus tempérée par l'absorbtion de calories due à l'évaporation de l'humidité, elle est par- ticulièrement inconfortable et peut même provoquer de violente maux de tête.
Ces inconvénients sont évidemment évités grâce au sys- tème de contrôle électronique de l'humidité des cheveux au cours du séchage auquel il a été fait allusion précédemment.
Ce contrôle est réalisé en plaçant, dans une mèche témoin des cheveux à sécher, un détecteur d'humidité. Cependant, pour qu'un tel contrôle donne satisfaction, il faut que la sensi- bilité du détecteur d'humidité placé sur la mèche témoin soit appropriée et que cette mèche témoin soit placée dans les
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mêmes conditions de séchage que les autres mèches. Pour cela il est indispensable que le coiffeur ait l'initiative de choi. sir convenablement la mèche témoin d'après sa position, son volume et sa forme, toutes les mèches n'ayant pas forcément la même forme dans la mise en plis d'une chevelure. D'autre part, malgré tous les soins que le coiffeur doit apporter au choix et à la confection de la mèche témoin, il peut commettre une erreur.
Enfin un tel contrôle nécessite pour le coiffeur une opération supplémentaire.
C'est pourquoi, la présente invention a pour but de per- mettre un contrôle parfait du séchage des cheveux en surveil- lant le degré de séchage de l'ensemble des cheveux, et non plus celui d'une seule mèche témoin choisie arbitrairement.
L'invention a également pour but de permettre un tel contrôle sans aucune opération ou manipulation supplémentaire exécutée par le coiffeur, et sans la présence d'un détecteur dans ou sur les cheveux eux-mêmes.
A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de contrôle qui consiste à placer sur le passage de l'air usagé ayant passé dans les cheveux, un organe détecteur d'humidité de façon à contrôler le degré d'humidité de cet air usagé, donc le degré de séchage des cheveux, en tenant compte par ailleurs des caractéristiques hygrométriques de l'air utilisé pour le séchage, ou en maintenant constantes ces caractéris- tiques.
L'organe sensible peut être soit un simple témoin colo- ré changeant automatiquement de couleur lorsque l'air est sec, soit un hygrostat ou tout autre appareil détecteur de l'humidité.
L'organe sensible peut également être une sonde hygro- métrique formant interrupteur électrique commandant un appa- reil avertisseur ou un relais provoquant l'arrêt du séchoir, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un circuit am- plificateur.
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Le contrôle du séchage des cheveux par ce procédé est donc basé sur le contrôle de la surcharge d'humidité absor- . bée, au contact de la chevelure, par l'air assurant le sé- chage. En effet, l'air passant sur les cheveux, qui est chauf- fé et pulsé par le séchoir, a des caractéristiques bien dé- finies en température et en humidité par rapport à l'air initial, ces caractéristiques étant celles de l'air ambiant modifiées par le chauffage dans le séchoir, soit par exemple
55 C et 20 % d'humidité, soit une charge de 20,5 grammes au m3. Au contact de la chevelure, cet air absorbe une certaine quantité d'humidité, laquelle constitue une nouvelle charge évaluée, d'après les mesures psychométriques à 8 ou 10 g. au m3.
Cette surcharge varie au cours du séchage : elle sur,- mente d'abord pendant la mise en température de la chevelure,' puis se stabilise pendant un certain temps, et enfin elle di- minue jusqu'à devenir nulle quand les cheveux sont secs. L'air ayant passé a alors retrouvé les caractéristiques de l'air initial servant au séchage.
Ainsi le procédé selon l'invention, qui consiste essen- tiellement à contrôler le degré hygrométrique de l'air usagé, '' permet effectivement de contrôler l'évolution du séchage.
Cependant, ce contrôle n'est valable que si les caractéris- tiques hygrométriques de l'air initial, utilisé pour le séchas ge, restent constantes, ou si on tient compte des variations de ces caractéristiques. En effet, les variations des oarao- téristiques hygrométriques de l'air ambiant, qui est norma- lement utilisé pour le séchage, sont loin d'être négligeables.
Ces variations sont fonction non seulement des variations hygrométriques de l'atmosphère, mais également des variations de l'air ambiant dans le salon ou est disposé le séchoir.
Ces dernières variations sont très importantes ai plusieurs séchoirs fonctionnent simultanément dans le salon ou s'il y a des appareils de traitement produisant de l'humidité.
0'est pourquoi suivant une caractéristique essentielle
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du procédé de contrôle selon l'invention on prend la précau- tion soit d'alimenter le séchoir en air ayant des caractéris- tiques hygrométriques constantes, soit de surveiller les variations du degré hygrométrique de l'air ambiant lorsqu'on alimente le séchoir en air ambiant.
Dans le premier cas on peut assurer la stabilisation de l'air intérieur du local au moyen d'appareils appropriés de conditionnement d'air, ou on peut alimenter chaque séchoir, ou un groupe de séchoirs, par l'intermédiaire d'un appareil de conditionnement d'air fournissant de l'air ayant des carac- téristiques hygrométriques constantes,,cet appareil étant branché sur les entrées d'air frais dans le ou les séchoirs.
Ainsi on peut contrôler le degré de séchage des cheveux par le simple contrôle de l'humidité de l'air usagé au moyen d'un détecteur placé dans un conduit de passage ou de prélèvement de cet air,
Ce détecteur peut être relié à un appareil muni d'une aiguille se déplaçant devant un cadran permettant de suivre la progression du séchage et de l'arrêter au moment désiré.
Le détecteur peut également être relié à un dispositif élec- trique, amplificateur ou non, commandant un signal sonore ou lumineux ou encore un relai servant d'interrupteur du moteur du séchoir pour l'arrêter automatiquement.
Pour une même humidité de l'air usagé, le détecteur au- ra toujours la même valeur et peut par exemple, si la tempé- rature de séchage reste constante, être constitué par un seul thermomètre à contact dont le réservoir ou le bulbe recouvert d'une mousseline humide mesure la température humide de l'air usagé. Le thermomètre peut éventuellement être remplacé par une thermistance. Pour éviter les complications d'un disposi- tif d'humidification le détecteur peut être constitué par une sonde bipolaire de petite dimension dont la résistance élec- trique varie en fonction de l'état hygrométrique.
Suivant un mode simplifié de mise en oeuvre du procédé
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selon l'invention, la stabilisation de l'air alimentant le séchoir peut être assurée par un saturateur d'humidité trai= tant l'air ambiant à une température fixe légèrement supérieu- re à l'ambiance et réglée par un thermostat. Ce saturateur assure alors l'alimentation d'un ou de plusieurs séchoirs en air saturé à 35 C par exemple, Cet air initial porté dans le séchoir à 55 C est encore de l'air relativement sec, et par- faitement efficace pour le séchage.
Le séchage d'une chevelure est toujours arrêté pour la même valeur du détecteur. Dans ce cas spécial on peut contr8- ler le séchage en dérivant une petite quantité d'air usagé au moyen d'un; petit tube à faible débit formant plusieurs spi- res à l'extérieur du séchoir et en dirigeant le jet d'air con- tre une plaque polie maintenue à la température d'entrée du saturateur par contact sur ce dernier. Dès le début du sécha- ge une formation de rosée se dépose et reste nettement visible jusqu'à ce que la surcharge de l'air usagé devienne négligea- ble c'est-à-dire quand la chevelure est sèche.
Dans le cas où l'air initial est constitué par de l'air ambiant, susceptible de variations hygrométriques, la mesure simple ne peut être précise et nécessite un préétalonnage qui peut s'imposer avant chaque séchage si les variations de ca- raotéristiques de l'ambiance sont fréquentes. Le séchage ne peut plus être contrôle automatiquement. La méthode consiste à mesurer l'état hygrométrique de l'air usagé avec un unique déteoteur, de réparer sa valeur après la mise en température du séchoir à vide, et de rectifier au besoin cet étalonnage après chaque séchage, si ceux-ci se succèdent sans interrup- tion, ou avant chaque nouveau séchage.
Ce repérage étant fait le séchage sera arrêté par un relai interrupteur ou signale par une aiguille se déplaçant sur un oadran ou par un système lumineux ou sonore quand cette valeur sera de nouveau attein- te. Ces mesures peuvent.être faites au moyen de thermomètres, couples thermo-éleotriques, thermistanoes, bilames humidifiés
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selon la méthode psychometrique ou au moyen de sondes bipo- laires à résistances variables en fonction de l'hygrométrie;
Oependant lorsque le séchoir est alimenté en air ambiant susceptible de variations hygrométriques, la méthode la plus avantageuse pour tenir compte de ces variations consiste à effectuer un contrôle différentiel du degré hygrométrique de l'air usagé et de l'air initial ambiant.
On peut alors effectuer ce contrôle différentiel par la mesure directe des deux températures humides de l'air ambiant et de l'air usagé, soit par thermomètre, thermo-couples ou thermistances, les températures sèches des deux airs étant égales. Les deux éléments sensibles peuvent être combinés pour permettre une lecture directe (par exemple on peut employer deux thermomètres à bulbe commandant deux aiguilles concentri- ques se déplaçant sur un même cadran), ou pour manoeuvrer un signal sonore ou lumineux, ou commander l'arrêt du séchoir en fin de séchage.
A titre d'exemple on peut remplaoer les deux aiguilles indicatrices des températures humides (air ambiant, air usagé) par deux disques portant chacun une fente à l'emplacement des aiguilles si une lampe est placée à l'intérieur du boîtier derrière le cadran une raie lumineuse apparaîtra quand les fer- tes se superposeront, c'est-à-dire quand les températures s'égaliseront signalant ainsi la fin du séchage. Une cellule photo électrique ou un photo transistor convenablement disposé peut commander l'arrêt par l'intermédiaire d'un relai.
Comme le procède de contrôle simple de l'air usage, le procédé de contrôle différentiel peut être réalisé en emplo- yant des sondes hygrométriques formant des résistances élec- triques dont la résistance varie proportionnellement au degré hygrométrique de l'air passant dessus. Ces deux sondes sont placées l'une dans un passage où circule l'air usagé, l'autre dans un conduit de circulation ou de prélèvement de l'air ambiant, et il est prévu un agencement particulier ou des
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moyens appropriés pour amener l'air des deux circulations contrôlées à avoir la même température. Ces deux sondes sont. branchées dans un circuit électrique à effet différentiel commandant un relais provoquant l'arrêt du moteur.
Ainsi, le contrôle est fidèle car il est réalisé, à l'état de séchage de la chevelure, en rapport avec le degré hygrométrique de l'air ambiant.
La présente invention a également'pour objet un séchoir pour la mise en oeuvre du procédé de contrôle défini ci- dessus, séchoir qui comporte l'un ou l'autre des agencements décrits précédemment.
Ainsi l'invention a pour objet un séchoir pour cheveux caractérisé en ce qu'il comporte en combinaison un passage de récupération de l'air usagé ayant passé sur les cheveux, et un détecteur d'humidité disposé dans ce passage, ce détec- teur pouvant constituer un simple moyen de contrôle visuel ou sonore, ou un moyen de commande de l'arrêt automatique du séchoir.
Dans un mode d'exécution avantageux permettant un con- tr8le différentiel, ce séchoir comporte un conduit de oir- culation de l'air ambiant dans lequel est disposé un second détecteur d'humidité permettant de tenir compte du degré hy- grométrique initial de l'air, et les deux détecteurs d'humi- dité sont constitués chacun par une sonde hygrométrique for- mant une résistance électrique dont la résistance varie pro- portionnellement au degré hygrométrique de l'air passant dessus, ces deux sondes étant 'branchées dans un circuit élec- trique à effet différentiel commandant un relais provoquant l'arrêt du moteur du séchoir, soit directement, soit par l'in- termédiaire d'un circuit amplificateur.
Quelques exemples de réalisations d'un tel séchoir sont décrits ci-dessous, à titre indicatif, en référence au dessin annexe sur lequel :
La fig. 1 est une vue schématique en coupe verticale
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d'une première forme de réalisation d'un tel séchoir selon l'invention;
Les fige. 2 et 5 représentent deux exemples du schéma du circuit électrique de branchement des sondes hygrométriques;
Les figs. 4 et sent des vues schématiques en coupe ver- ticale de deux autren formes de réalisation du séchoir selon l'invention;
La fig. 6 est un ochéma explicatif du fonctionnement du séchoir représenté à la fige 5 ;
La fige 7 est une vue schématique en coupe verticale d'un. autre forme de réalisation encore d'un séchoir selon l'inven- tion ;
La fige 8 est une vue partielle de l'appareillage de con- trôle prévu dans cette forme de réalisation, et vue en coupe suivant la ligne VIII - VIII de la fig. 7;
La fige 9 est une vue en coupe de ce même appareillage suivant la ligne IX - IX de la fig. 8.
Le séchoir représenté sur la fige 1 comporte un carter normal 1 formant casque 2 à sa partie inférieure, et renfer- mant, de façon connue, une turbine 9 entraînée par un moteur électrique 4. Une cloison 5 sépare le casque 2 de l'intérieur du carter. Cependant cette oloioon laisse autour d'elle, un espace libre pour le passage de l'air puisé par la'turbine jusqu'aux cheveux, cet air étant chauffé, par exemple par des résistances électriques non représentées,
Par ailleurs, la cloison 5 comporte, dans sa pallia con- traie, une ouverture 6 pour la reprise de l'air usagé dans le haut du casque, c'est-à-dire qui a contribue au séchage des cheveux et s'est chargé d'humidité.
Cet air usagé se trouve effectivement aspiré par le contre de la turbine 3 pour Être à nouveau projeté sur les cheveux après un nouveau chauffage.
La cloison 5 porte deux chambres 7a et 7b renfermant deux sondes hygrométriques identiques 8a et 8b. La chambre 7a est ouverte à ses deux extrémités,et elle est montre on re-
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gard de l'ouverture 6 de la cloison,, zip lie- sM?te q!l1"e-J3 esa traversée par l'air usagée iésspdné par la lutine 5. aa.t, l'autre eD.am1)t=6I'" eù1; est. fermée du côté opposé à %a t.uJ!rbju, et communique par' ]'inrt;eJ1'mêdiaire d'un tube 9t avec, 1 Ilemt&- rieur du carter 1.. Cette seconde chambre est. donc traversée par de l'air ambiant préféré à l'extérieur-, mais réchauffe, à la température de l'air usagé.
En effet, ce réchauffement de l'air ambiant traversant la chambre )7µ est assuré du fait même de la position de cette chambre dans la zone de réaspi- ration de l'air usagé et du trajet du tube 9 à l'intérieur du casque.
Chaque sonde hygrométrique 8a ou 8b est très sensible et forme une résistance électrique dont la valeur diminue proportionnellement au degré hygrométrique de l'air la tra- versant. Chaque sonde peut être constituée par un support en manière isolante portant deux circuits conducteurs distincts 10 et 11, mais isolés sur leursurface extérieure, et présen- tant des portions très voisines, de façon que l'humidité même de l'air traversant la sonde puisse assurer la liaison élec- trique de ces circuits, la résistance électrique de la sonde variant aveo le degré hygrométrique de l'air. Ces sondes sont réalisées soit par des circuits électriques imprimés, soit par des peignes métalliques imbriqués.
Or on peut faire varier considérablement la sensibilité des sondes de ce genre en faisant varier les distances qui séparent les éléments des deux pôles et en les revêtant d'une couche pellioulaire d'un oiment hygroscopique (à base de silicate de soude et de ma- gnésie par exemple).
Les deux sondes 8a et 8b sont branchées sur un circuit électrique à effet différentiel tel que celui représenté sur la fige 2 qui comporte une source de courant E convenablement adaptée, continue ou alternative, et deux résistances R1 et R2. De ce circuit partent deux conducteurs 12 et 13 aboutis- sant à un relais susceptible de commander l'arrêt du séchoir,
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soit directement, soit par l'intermédiaire d'un circuit ampli- ficateur électronique à lampes ou à transistors.
Les deux conducteurs 13 et 13 peuvent également aboutir à un voltmètre servant d'appareil indicateur de l'état de séchage. En effet, la valeur de la tension indiquée par ce voltmètre décroît au fur et à mesure que les cheveux sont sé- chés, pour devenir nulle quand les cheveux sont secs.
Comme elles sont montées dans les chambres 7a et 7b, les deux sondes peuvent détecter à la même température, l'une, l'humidité de l'air qui s'est chargé d'humidité au contact de la chevelure, l'autre l'humidité de 1. air extérieur réchauffé par la chaleur intérieure du casque.Autrement dit, la diffé- rence de résistance des sondes sera uniquement fonction de la charge d'humidité absorbée par l'air usage et cette diffé- ronce s'annulera en même temps que cette charge, c'est-à-dire quand le degré hygrométrique de l'air intérieur du casque et celui de l'air extérieur se confondront.
A ce moment, qui correspond au séchage des cheveux, le circuit à effet dif- férentiel des sondes 8a et 8b, commandera le relais qui provo- quera l'arrât du séchoir.
Cet arrêt du séchoir se réalise automatiquement dès que les cheveux sont secs, De plus, il convient de noter que le contrôle du séchage est fidèle puisqu'il est effectué en rap- port permanent avec le degré hygrométrique de l'air ambiant en fonction de sa température. Eventuellement, les sondes 8a et 8b peuvent être branchées dans un circuit électrique diffé- rentiel comprenant une résistance variable R3 d'étalonnage (voir fig. 3). Cette résistance permet le préréglage du sys- tème différentiel pour obtenir le déclanchement du relais de commande par l'intermédiaire du circuit amplificateur au mo- ment désiré, c'est-à-dire pour un. séchage plus ou moins pous- sé.
Mais elle ne peut en aucun cas provoquer le surséchage si néfaste aux cheveux.
La fig. 4 représente une variante du séchoir représenté
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sur la fig. 1. Il s'agit d'un séchoir où le contrôle du sécha- ge est conçu de la même façon, mais qui est d'un type diffé- rent. La turbine 3a de ce séchoir projette l'air sous pres- sion à travers les perforations d'un casque 2a. Par ailleurs, ce séchoir comporte une double enveloppe 14,15 entourant le casque 2a et ouverte à sa partie inférieure 16 pour réaspirer l'air usagé par le bas, la chambre anulaire 17 ainsi formée communiquant en 18 avec la partie centrale de la turbine 3a.
La sonde 8a de contrôle de l'air usagé est alors montée dans cette chambre 17 de réaspiration de l'air usagé. Quand à la sonde 8b de contrôle de l'air ambiant réchauffé, elle est montée dans sa chambre 7b mais celle-ci est disposée à côté de la sonde 8a dans la chambre annulaire 17. La chambre
7b est ouverte du côté de la turbine 3, et de l'autre côté elle communique avec l'extérieur par un tube 9a serpentant dans la chambre 17. Ainsi, l'air ambiant traversant la sonde
8b est encore réohauffé à la température de l'air usagé.
Les deux sondes de ce séchoir sont branchées, comme celles du séchoir représenté sur la fig. 1, dans un circuit différentiel commandant un relais provoquant l'arrêt automa..
. tiqué du séchoir, lorsque les cheveux sont suffisamment secs@
La fig. 5 représente une autre forme de réalisation du séchoir selon l'invention. Il s'agit d'un séchoir du même . type général que celui représenté sur la fig. 1, mais où. le montage des deux sondes hygrométriques est différent. En ef- fet, dans ce séchoir, la sonde 8b de contrôle de l'air am- biant est montée dans une chambre 18b communiquant directe- ment avec l'air ambiant. Cette ohambre est ouverte'à ses deux extrémités et elle est montée contre une ouverture 19 du car- ter 1b du séchoir.
Ainsi, cette chambre est traversée par de l'air provenant directement de l'extérieur et qui est aspiré par la turbine 3b, cet air pouvant être canalisé par une en- veloppe 20 autour du moteur 4 pour le refroidir.
Quant à la sonde 8a de contrôle de l'air usagé, elle: est
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montée dans une chambre 18a communiquant avec le centre de la turbine 3 par un conduit 21 aboutissant dans l'intérieur de ' l'enveloppe 20. Dans l'extrémité opposée de cette chambre débou- che un conduit 22 partant du centre de l'ouverture 6 de la cloi- son 5 à travers laquelle l'air usagé est réaspiré par la tur- bine 3. Le conduit 22 serpente, sous forme d'ondulations 22a, devant une large ouverture grillagée 23 du carter 1b, par la- quelle l'air extérieur est aspiré par la turbine 3. Ainsi, l'air usagé circulant dans ce conduit se trouve refroidi à la tempé- rature de l'air ambiant avant d'arriver sur la sonde 8a (voir le schéma explicatif de la fig. 6).
Les deux sondes 8a et 8b sont donc encore traversées par de l'air - soit usagé, soit provenant de l'extérieur - mais se trouvant sensiblement à la même température. Toutefois, dans le cas présent, l'air ambiant est à sa température normale et c'est la température de l'air usagé qui est modifiée, pour être re- froidie à la même valeur que celle de l'air ambiant. Les sondes 8a et 8b étant branchées comme précédemment sur un circuit dif- férentiel commandant le fonctionnement du séchoir, l'arrêt de celui-ci est encore assuré automatiquement lorsque les cheveux sont secs.
Les figs. 7 à 9 représentent une autre forme de réalisa- tion encore du séohoir selon l'invention. Dans cette forme de réalisation les deux sondes 8a et 8b sont disposées dans deux conduits 24a et 24b s'étendant côte à côte à l'intérieur d'une cheminée annulaire 25, l'ensemble formant échangeur de chaleur entre l'air usagé et l'air ambiant. Pratiquement, ces conduits sont formés simplement par la présence d'une cloison mince 26 en métal de faible inertie thermique.
L'extrémité supérieure de la cheminée, annulaire 25 débou- che librement à l'extérieur en 27. Sur son extrémité inférieure est branchée une canalisation 28 amenant une fraction de l'air usagé du séchoir. A cet effet l'orifice d'entrée 28a de cette canalisation est disposé en regard de la turbine du séchoir de
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façon à recevoir l'air usagé qui est aspiré et pulsé à nouveau par cette turbine vers la chevelure pour effectuer un nouveau passage sur les cheveux (voir les flèches f1 et f2).
Cependant, comme la turbine aspire et pulse également une certaine quantité d'air frais venant de l'ambiance par les trous 29 du carter 1, le rotor de la turbine de ce séchoir est cons- titué par deux séries d'aubes 3d et 3c portées par un disque 3d qui constitue une cloison de séparation. L'orifice d'entrée 28a de la canalisation 28 est donc disposé en regard des aubes 3d qui aspirent et pulsent l'air usagé, et ce, de manière à recevoir uniquement de l'air usagé, avant son mélange avec l'air frais pulsé par les aubes 3c. La canalisation 28 est en forme de serpentin et elle est disposée à l'extérieur du séchoir au contact de l'air ambiant.
L'extrémité supérieure des deux conduits 24a et 24b dé- bouche librement à l'extérieur. L'extrémité inférieure du con- duit 24b communique librement avec l'extérieur. Quant à l'extré- mité inférieure du conduit 24a, elle communique par un orifice calibré 29 avec la cheminée 25, et ce, pour recevoir une frac- tion de l'air usagé amené par la canalisation 28, et que le débit d'air usagé circulant ainsi dans le conduit 24a soit égal au débit d'air ambiant circulant dans le conduit 24b. Enfin cette extrémité inférieure du conduit 24a comporte également une ouverture 30 débouchant à l'extérieur, mais lors du fono- tionnement de l'appareil cette ouverture est fermée par une vanne 31 dont le rôle apparaîtra par la suite.
Il convient de noter que les deux sondes 8a et 8b, qui sont du même type que dans les formes de réalisation précédentes et se présentent sous forme de plaquettes, sont fixées dos à dos sur la cloison 26 dans la partie supérieure de l'échangeur de température. Ces sondes sont branchées sur un circuit électri- que du type de celui de la fige 2 ou de celui de la fig. 5.
Le fonctionnement de ce dispositif est le suivant : une fraction de l'air usagé est pulsé par les aubes 3d dans la
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canalisation 28. En parcourant cette canalisation en serpentin et qui est disposée à l'extérieur, l'air usagé se refroidit en partie. Cet air arrive dans le bas de la cheminée 25 et ressort en 27 mais une fraction passe, par l'orifice 29, dans le con- duit 24a et circule ainsi sur la sonde 8a. Le conduit 24b est parcouru par de l'air ambiant qui se trouve réchauffé par la circulation d'air usagé dans la cheminée annulaire 25 et dans le conduit 24a. Le dispositif constitue un échangeur de chaleur efficace, de sorte qu'au niveau des deux sondes 8a et 8b l'air usagé du conduit 24a et l'air ambiant du conduit 24b se trou- vent à la même température.
La différence des valeurs des résis- tances des deux sondes correspond donc en permanence à la sur- charge d'humidité prélevée par l'air usagé lors de son passage sur les cheveux. Le contrôle différentiel assuré par les deux sondes 8a et 8b est de ce fait très fidèle.
Lors de l'arrêt du séchoir, la vanne 31 est ouverte de manière à établir une circulation d'air ambiant dans le conduit
24a. Ainsi les deux sondes 8a et 8b sont parcourues par l'air ambiant et se maintiennent à la même valeur. De cette façon on est assuré de l'égalité d'état de deux sondesavant chaque opé- ration de séchage et on évite ainsi que le contrôle assuré par la sonde 8a soit faussé par une différence d'état de celle-ci du fait des variations hygrométriques de l'air ambiant inter- venues pendant l'arrt du séchoir.
De préférence la commande de la vanne 31 peut être couplée aveo la commando de l'interrupteur général du séchoir, la fer- meture de cette vanne provoquant celle de l'interrupteur, ou vice-versa.
La vanne 31 peut éventuellement être supprimée et l'orifi- ce 30 rester constamment ouvert, si le débit de la dérivation d'air usagé passant par l'orifice 29 de la cheminée 25 dans le conduit 24a est légèrement supérieur au tirage de ce conduit ' En effet dans ce cas une partie de l'air usagé circulant dans ce conduit se dirige vers l'orifice 30, ce qui empoche toute
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entrée d'air ambiant dans ce même conduit. Pour éviter que l'air usagé sortant en 30 passe dans le conduit 24b, il suffit alors de prolonger légèrement vers le bas la cloison 26.
Bien entendu le séchoir selon l'invention n'est pas limité aux quelques exemples de réalisation décrits ci-dessus. Ainsi dans une forme de réalisation simplifiée, les deux sondes de contrôle peuvent être disposées l'une dans l'air usagé du sé- choir, l'autre à l'extérieur dans l'air ambiant. Les sondes sont alors traversées respectivement par de l'air usagé et de l'air ambiant se trouvant à leur température normale. Dans ce cas, une correction de température est faite obligatoirement avant chaque séchage pendant une période de marche à vide du séchoir au moyen d'un rhéostat d'étalonnage prévu dans le circuit dise- trique différentiel de branchement des sondes.
Evidemment, il faut alors admettre que la variation du de- gré hygrométrique de l'air ambiant ne varie pas sensiblement pendant la durée du.séchage et que le séchage est effectué à température constante.
Dans une forme de réalisation plus simplifiée encore, le séchoir peut ne comporter qu'une seule sonde hygrométrique pla- cée sur le passage de l'air usagé et formant interrupteur éleo- trique pour ouvrir automatiquement un circuit électrique comman- dant l'arrêt du séchoir. Cette sonde unique assure effectivement l'arrêt automatique du séchoir lorsque l'air usagé est sec. Maie il faut alors alimenter le séchoir, non pas en air ambiant sus- aeptible de variations hygrométriques, mais en air stabilise au point de vue de son degré hygrométrique.
Il convient donc alors de suivre le procédé de contrôle simple décrit au début de la présente description, c'est-à-dire de stabiliser l'air ambiant au moyen d'un appareil de conditionnement général, ou de bran- cher le séchoir sur un appareil de conditionnement d'air par- ticulier à. ce séchoir ou alimentant un groupe de séchoirs.
Comme il 4 été également indiqué au début de la présente description, la sonde hygrométrique unique peut commander non
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plus l'arrêt automatique ou séchoir, mais un dispositif, aver- tisseur, à effet sonore ou lumineux, avertissant l'opérateur de la fin du séchage des cheveux pour qu'il puisse arrêter le séchoir au moment voulu.
REVENDICATIONS 1.- Procédé de contrôle du degré de séchage d'une chevelure au cours de son séchage dans un séchoir, procédé consistant à disposer, dans un conduit de récupération de l'air usagé, ayant traversé la chevelure, un détecteur d'humidité, de façon à contrôler le degré d'humidité de cet air usagé, donc le degré de séchage des cheveux en tenant compte par ailleurs des caractéristiques hygrométriques de l'air utili- sé pour le séchage, ou en maintenant constantes ces carac- téristiques.