<Desc/Clms Page number 1>
Il est connu de constituer les écrans des tubes cathodi- ques par des grains d'une substance luminescente qui, avant d'être appliquée dans le tube sur l'écran, est enrobée d'une mince couche de bioxyde de silicium. Cette couche retient les ions positifs et transmet avec une faible perte d'énergie les électrons primaires du faisceau électronique. Etant donné que les ions positifs sont retenus, il ne se produit pas de tache ionique comme dans les tubes dont l'écran est constitué par des grains ne comportant pas de telles couches protectrices. Toutefois, un inconvénient subsiste: Le potentiel de l'écran luminescent n'est pas stable. Comme on le sait, on peut fixer ce potentiel en prévoyant, du côté de l'écran tourné vers le canon, une mince couche métallique perméable aux
<Desc/Clms Page number 2>
électrons.
L'application d'une telle couche métallique est cependant une opération assez compliquée et donc coûteuse.
L'invention fournit un moyen pour stabiliser d'une autre manière.le potentiel d'un écran luminescent.
Un tube cathodique conforme à l'invention comporte un canon électronique engendrant un pinceau électronique concentré, comportant uniquement des électrons rapides, une source d'électrons additionnelle fournissant un courant d'électrons dont la vitesse moyenne ne dépasse pas les deux tiers de la vitesse moyenne des électrons dans le pinceau électronique concentré et un écran d'image en une matière luminescente granuleuse, dont les grains sont enrobés, avant l'application dans le tube, d'une couche d'une substance qui est perméable au rayonnement luminescent engendrée il est caractère se en ce que l'épaisseur de l'enrobage des grains luminescents est si grande que les électrons rapides traversent l'enrobage, avec une faible perte, et portent les grains à la luminescence,
tandis que les électrons lents de la source d'électrons additionnelle sont pratiquement arrêtés.
La stabilisation du potentiel de l'écran, obtenue selon l'invention, est basée sur le fait que les électrons primaires lents provoquent une émission secondaire de l'écran plus grande qu'un électron secondaire par électron primaire. Le potentiel de l'écran s stabilise alors d'une manière telle que ce potentiel acquiert la valeur du potentiel de l'anode du canon électronique et de la couche de paroi éventuellement y connectée. Dans de nombreux tubes modernes, les électrons primaires du faisceau électronique concentré sont tels que l'émission secondaire qu'ils engendrent est plus petite qu'un électron secondaire par électron primaire. Donc, en l'absence de la source d'électrons lents, le potentiel de l'écran ne serait pas stable. De ce fait, l'écran se chargerait, avec tous les effets nuisibles y inhérents.
L'une des suites nuisibles est, comme on le sait,une réduction de l'énergie disponible pour l'excitation des substances luminescentes. Cela se traduit par un
<Desc/Clms Page number 3>
rendement lumineux réduit de l'écran. Un autre inconvénient est le pairage de deux lignes d'image tracées, pairage qui se produit parfois lors du tracé d'une trame.
L'emploi d'une source électronique additionnelle d'élec- trons lents assure donc, par lui-même, une stabilisation du poten- tiel de l'écran luminescent. Ces électrons primaires lents peuvent cependant exciter les substances luminescentes et provoquer ainsi' une lumière de dispersion qui réduit évidemment le contraste dans l'image enregistrée. Aussi, conformément à. ].-invention, chaque grain de matière luminescente est-il enrobé d'une couche de sub- stance d'épaisseur telle que les électrons lents soient pratiquement; arrêtés. Les électrons rapides subissent évidemment certaines per- tes d'énergie, mais conservent néanmoins suffisamment d'énergie pour porter facilement à luminescence les grains luminescents.
De plus, l'enrobage des grains luminescents arrête encore fortement les ions positifs et les ions négatifs. En effet, l'é- paisseur des couches enrobantes des grains luminescents devra être plus grande que l'épaisseur des couches qui ont déjà.été proposées pour retenir les ions. En effet, les électrons, bien qu'ils soient lents, ont un pouvoir de pénétration beaucoup plus grand.
Les substances appropriées pour l'enrobage des grains sont par exemple l'oxyde d'aluminium, l'oxyde de magnésium, le bioxyde de silicium et des mélanges de ces substances.
L'épaisseur des couches enrobantes utilisées dans un tube conforme à l'invention est, de préférence, comprise entre 75 et 250 m pour une tension anodique du pinceau électronique concentré de 15 kV.
Le courant des électrons lents ne doit pas nécessairement être concentré. C'est ainsi'que l'on peut disposer, à proximité de ¯l'écran, ùn certain nombre d'émetteurs d'électrons primaires lents.
On peut également prévoir un canon électronique émettant un faisceau divergent, d'électrons lents qui irradient simultanément tout l'écran. On peut cependant aussi concentrer les électrons
<Desc/Clms Page number 4>
lents en un faisceau et explorer, à l'aide de celui-ci, l'écran d'un manière continue.