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La présente invention est relative à un procédé d'obtention de canettes de filés demi-finis destinés à servir de matières premières pour le tissage des tapis.
Jusqu'à présent, on garnissait, à partir de la ma- chine à carder avec une division à 60 fils, à la manière de
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la fabrication d'un fil peigné, quatre rouleaux creux chacun de quinze bobines d'une largeur d'environ 5 à 6 cm. Récem- ment, on dirigeait ces rouleaux creux sur des métiers conti- nus à anneau. Sur le métier continu à anneau, on filait sur les broches, en constituant des canettes, à partir de chaque rouleau creux, et par adaptation au nombre des broches se trouvant de chaque côté du métier continu à anneau, respecti- vement les fils des bobines 1, 3, 5,7 à 15 sur le côté gau- che, et les fils des bobines 2, 4, 6, 8 à 14 sur le côté desit, ou inversement. Dans cette opération, une bobine fournissait environ le quart de la canette.
Il fallait donc toujous qua- tre rouleaux creux pour garnir entièrement une canette. Cela signifie qu'on était obligé d'accepter que le métier soit arrêté quatre fois pour produire une canette complète.
En même temps, il fallait sur chaque canette quatre raponces, ce qui, comme on sait, donne lieu dans la suite du travail le plus souvent à des défauts dans le tissu du tapis, défauts qu'il faut faire disparaître et réparer par un travail à la main.
Par la limitation et suspension des rouleaux creux, il se produit en outre entre les rouleaux creux des interval- les, tandis que les broches sont réparties d'une manière uni- forme sur toute la longueur du métier à tisser à anneau. De ce fait, il se produit à partir du milieu de chaque rouleau. creux, lorsqu'on en retire le filé pour le faire passer sur la broche, une orientation oblique de ce filé, qui va en s'ac- centuant vers les bobines qui se trouvent aux extrémités, ce qui a pour effet qu'il n'est as rare qu'en raison de la moin dre adhérence des fibres qui est le propre des fils peignés, il se produit des ruptures de fil.
On remédie à ces ruptures de fil également par
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des raponces, mais cela donne lieu à des défauts supplémen- taires dans le tissu.
On conçoit qu'une telle alimentation du métier continu à anneau par un seul côté avec de tels rouleaux creux en quinze parties conduit à des obliquités inadmissibles, ce qui est la raison pour laquelle la répartition s'est faite sur les deux côtés du métier continu à anneau.
En.outre, le nombre de tours est, dans les bobines connues, au début de l'enroulement sur le moyeu de la bobine, d'environ 4,6 tours et il diminue, lorsque la bobine est pleine, jusqu'à une valeur d'environ 0,76 tour. Pour obtenir ce nombre de tours, il faut, avec les bobines très étroites connues, maintenir à une très faible valeur l'angle de pente des tours. Cela donne lieu à différents inconvénients. En raison de la faible valeur de l'angle de pente, les diffé- rents tours ne sont écartés l'un de l'autre du parallélisme que faiblement, de sorte que souvent plusieurs tours succes- sifs se superposent.et tombent alors sur le côté.
De ce.fait, le filé, qui n'a qu'une faible cohésion à l'intérieur du fil, s'accroche dans les différents fils et il est difficile de retirer le filé des bobines pour l'enrou- ler sur des broches au cours de l'opération de filature.
La présente invention a pour but de supprimer ou au moins de limiter fortement ces inconvénients qui se pro- duisent dans la confection des filés constituant les demi- produits utilisés pour le tissage des tapis.
On résoud ce problème essentiellement par le fait que l'alimentation de quatre rouleaux creux comportant quinze bobines d'une largeur d'environ 5 à 6 cm, alimentation qui correspond à la division de la machine à carder, est répartie sur huit rouleaux creux comportant sept à huit bobines d'une
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largeur d'environ 11 à 15 cm et davantage, chaque bobine con- tenant à peu près le volume de filé correspondant à une canet- te et davantage, et que les rouleaux creux alimentés à partir des manchons frotteurs exécutent un mouvement oscillant pour l'obtention d'une bobine croisée et que les guide-fil restent immobiles, en même temps que chaque côté du métier continu à anneau est alimenté par l'un de ces rouleaux creux,
tandis que la division des bobines correspond à la division des bro- ches du métier à filer à anneau.
L'utilisation du procédé selon la présente inven- tion va être décrite à l'aide d'un exemple.
Une machine à carder usuelle à 60 divisions ali- mentait jusqu'à présent 4 rouleaux creux comportant chacun 15 bobines de 5 à 6 cm de large. Lors du dévidage de ces 15 bobines en direction des broches, il fallait, pour éviter une traction trop oblique sur le filé mou et lâche, alimen- ter chaque fois la moitié, et plus spécialemént la broche des deux côtés du métier à filer. Quatre bobines de ce genre étaient nécessaires pour garnir une canette complète, tandis que l'intervalle entre les bobines individuelles qui se trou- vaient sur un rouleaux creux représentait une perte de volume.
Il fallait aussi arrêter quatre fois le métier continu à an- neau, pour remettre en place de nouveaux rouleaux creux.
Dans ces conditions, on monte devant la machine à carder un nombre double de rouleaux creux qu'on charge chacun d'un nombre moitié de filés, et plus spécialement d'une ma- nière alternée de 7 ou de 8 fils. Pour permettre alors l'en- roulement de -ces bobines désormais larges, dufait que la lon- gueur du rouleau est plus grande, c'est-à-dire de 11 à 15 cm environ et davantage, sans qu'il y ait à craindre des ruptu- res de fil à cause 'de la plus grande obliquité de l'effort
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de traction, on a désormais, en opérant à l'inverse de ce qui se faisait jusque à présent, laissé les guide-fil immo- biles, et on a fait effectuer aux rouleaux un mouvement os- cillant.
Par ce moyen, on a obtenu que le fil qui arrive du manchon frotteur ne soit soumis à aucune charge par le guide- fil, et arrive de façon correcte sur le galet de guidage, et que le rouleau creux soit guidé de manière à obtenir une bobine croisée, la largeur de la bobine étant déterminée par la course des rouleaux animés d'un mouvement de va-et-vient, par rapport au nombre des bobines réparties sur la longueur du rouleau.
Chaque rouleau creux de ce genre, garni de sept ou huit bobines de quinze centimètres de large environ, alimente un nombre de broches, situées de l'un des côtés du métier continu à anneau, qui correspond aux bobines. Chaque bobine contient en même temps, pour une largeur d'environ 11 à 15 cm et davantage, un volume de filé qui suffit au garnissage d'une canette et davantage.
Par ce procédé, on obtient une suppression des ra- ponces à l'intérieur de la canette, il se produit en outre une diminution des ruptures de fil à cause de la diminution du degré d'obliquité des fils par rapport à la broche, car les bobines sont désormais montées par rapport à la broche presque dans une position centrée. Enfin, la machine peut fonctionner plus rapidement que jusqu'à présent, à cause de ce moindre risque de rupture du fil. On obtient donc par ce procédé, à cause des périodes moins importantes d'arrêt de la machine, des ruptures moindres de fil, d'une marche plus de/ rapide/îfiâ machine et d'une diminution des défauts dans le tissu, une augmentation de production de 30 à 50 %, en dehors d'une amélioration considérable de la qualité du filé consti-
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tuant un demi-produit.
C'est la première fois que, désormais, on peut aussi filer simultanément des filés de couleurs différentes, sur un métier continu à anneau.
Pour compléter encore dans ces conditions, ces avantages, le principe de la présente invention est en'outre caractérisé encore par le fait que le filé est bobiné avec un angle de pente compris entre 10 et 25 .
Une autre caractéristique consiste en ce que la largeur des bobines correspond à peu près à 10 à 12 tours du filé qui repose directement sur le moyeu qui a un diamètre égal environ au tiers de la largeur.
En adoptant pour l'angle de pente des spires du filé une valeur comprise entre 10 et 25 et un nombre de spires de 10 à 12 au début de l'opération de bobinage, on parvient à réaliser un bobinage dans lequel les spires des différentes couches de bobinage se croisent de telle sorte qu'elles ne s'accrochent plus les unes dans les autres, par le moyen de quoi on-obtient un déroulement correct lors de la transformation, au cours de l'opération de filature, du filé ou de la mèche en canettes.