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L'invention concerne un siège-corbeille et le procédé pour la fabri- cation de ce @
En revanche, le siège-corbeille suivant l'invention comporte une charpente de support à claire-voie et donnant au siège-corbeille sa forme fondamentale, quelques-uns au moins des espaces libres subsistant entre le treillis de la charpente étant munis de matériaux de remplissage.
L'un des avantages présentés par le siège conçu suivant l'invention consiste dans le fait qu'une charpente de support à claire-voie peut beau- coup plus facilement être pressée en forme de corbeille qu'une charpente pleine fabriquée avec le même matériau. En outre, les supports d'une char- pente à claire-voie n'ont besoin d'être cintres que pour une seule dimension, ce qui évite toute fatigue aux flexions répétées, contrairement à ce qui est le cas des sièges-corbeilles connus et fabriqués à partir d'une plaque de bois contreplaqué présentant une surface pleine. Cette fatique aux flexions répétées se fait notamment sentir aux endroits où le bois contre- plaqué des sièges déjà connus a dû être cintré dans deux dimensions.
Le siège-corbeille suivant l'invention peut être cintré aussi fortement qu'un siège corbeille obtenu par pressage d'un matériau synthétique. Mais d'ur. autre côté, il peut être fabriqué avec des matériaux beaucoup moins chers que le matériau synthétique requis par un siège-corbeille pressé dans cette forme. L'emploi d'une charpente de support à claire-voie permet donc de fa- briquer des sièges-corbeilles se laissant cintrer à volonté, mais dont le prix de revient, de même que le poids, sont réduits considérablement..
Un autre avantage du siège-corbeille suivant l'invention est dû au fait que la claire-voie facilite l'accès lors de tous les travaux de rem- bourrage. Comme l'on peut donner facilement n'importe quelle forme à la char- pente de support à claire-voie, il est possible également de donner la forme définitive au siège-corbeille en le munissant d'une garniture uniforme, par exemple d'une couche de caoutchouc spongieux. Il n'est donc pas nécessai- re de faire usage de garniture à épaisseur variée pour donner au siège-cor- beille sa forme définitive.
De plus, le rembourrage peut aussi être effectué autrement que par des points de couture, en ayant recours à tous les procé- dés connus: collage, fixation au moyen de pinces, par exemple, du fait que la charpente de support se prête à l'application de tous ces moyens de fixa- tiono D'une façon générale, la construction fondamentale à claire-voie se prête admirablement à l'exécution de tous travaux de rembourrageo
Les matériaux de remplissage épousent facilement la forme de la char- pente de support.
Ils peuvent être constitués par des textures, du papier, du carton, ou autres, En ce qui concerne un modèle d'exécution particulière- ment simple de l'objet de la présente invention, le siège-corbeille est con- stitué par une charpente de support dont le côté supérieur et le côté infé- rieur sont garnis d'un revêtement de mousseline muni à son tour d'une couche de rembourrageo Dans le cas d'un autre modèle d'exécution, les matériaux de remplissage alternent avec des sangles, élastiques éventuellement, fabriquées en un matériau approprié et disposées de manière à jeter un pont entre les espaces libres subsistant entre le treillis de la charpente.
Les matériaux de remplissage peuvent soit constituer des éléments propres, soit être re- liés par collage d'une façon telle entre eux, avec les sangles, avec la charpente de support, ainsi qu'avec une couche supérieure et inférieure de recouvrement, constituée par du textile, que l'agglomération ainsi réalisée fasse bloc et constitue une corbeille rigide.
En ce qui concerne un modèle d'exécution , la charpente de support se compose de plusieurs barres de support qui se croisent et qui sont consti- tuées de préférence par des bandes superposées de matériau, reliées entre elles par un agglutinant. L'avantage de ce modèle d'exécution consiste dans
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le fait que le siège-corbeille, tout en étant très léger, n'en présente pas moins toutes les qualités requises en matière de rigidité et d'élasti- cité. Etant donné qu'aux points de croisement, le matériau porteur présente une épaisseur double, ces points de croisement peuvent servir avantageusement en raison de leur stabilité, pour y raccorder les pieds de support. Ces pieds de support peuvent être raccordés soit directement aux points de croisement, soit par l'intermédiaire d'éléments élastiques.
Un autre avanta- ge est donné par la possibilité de pouvoir varier à volonté, même en ce qui concerne des sièges-corbeilles ayant la même forme, l'emplacement des points de croisemento Il est cependant judicieux de prévoir les points de croise- ment en des emplacements offrant des avantages statiques pour les organes, pieds ou autres, de support. Le profil du matériau porteur peut être limité à des formes d'une importance statique, alors que les parties de surface ne jouant aucun rôle dans le domaine statique peuvent être constituées par des matériaux de remplissage moins coûteux et plus légers.
Les bandes de matériau se laissent cintrer très facilement de sorte qu'il est possible de donner au siège-corbeille n'importe quelle forme sans qu'on ait besoin d'avoir recours à des outils compliqués. Un faible effet de pressage confère déjà à la charpente de support la forme souhaitée, et dans la plupart des cas, un effet de pressage n'est même pas nécessaire,
Les bandes de matériau pour la confection de la charpente de support peuvent être constituées par des déchets de contre-plaqué ou par du bois quelconque de qualité inférieure, quelle que soit l'orientation des fibres.
A la fabrication de la charpente de support peuvent servir également des angles imprégnées de produits synthétiques se prêtant au durcissement, des bandes de matériau synthétique munies d'agglutinant, ou d'une garniture de fibres de verre, ou encore des bandes de carton ou autres produits appro- priés, pourvu que ces produits confèrent à la charpente de support la rigi- dité requise. Lorsque la charpente de support est fabriquée par simple ap- plication sur un moule de sangles imprégnées d'un produit synthétique se prêtant au durcissement, il n'est même pas nécessaire de faire intervenir un effet de pression pour donner à la charpente de support sa forme.
Suivant un modèle d'exécution, l'arête du siège-corbeille est formée par une bordure indéformable qui, constituée de préférence par une ficelle im- prégnée d'un matériau synthétique se prêtant au durcissement, confère au siège-corbeille les contours recherchés dans chaque cas particulier et la ri- gidité marginale nécessaireo @
L'invention concerne aussi un procédé pour la fabrication des sièges-corbeilles conçus suivant l'invention.
Ce procédé est caractérisé par le fait que sur un noyau représentant la forme négative sont étalés des tex- tures,sangles et matériaux de remplissage, dont une partie au moins est imprégnée de colle, que des bandes munies d'agglutinant sont superposées d'une façon telle sous forme de supports se croisant que les points de croisement adoptent des emplacements favorables au point de vue statique à la mise en place de pieds, ou autres, et qu'après la pose éventuelle d' une autre garniture de recouvrement en textile sur les supports, les maté- riaux ainsi empilés sont pressés sur le noyau en forme de corbeille.
Alors que la fabrication de sièges-corbeilles confectionnés en- tièrement en contreplaqué ou en matériau synthétique requiert l'utilisation de noyaux en acier poli, les pressions nécessaires à la fabrication du siège- corbeille suivant l'invention sont tellement faibles qu'il est possible de faire usage de noyaux en maçonnerie recouverts d'une couche constituée par du ciment par exemple.
Le noyau utilisé en application du procédé de fabrication suivant l'invention revient beaucoup moins cher que les moules en acier nécessaires à la fabrication des sièges-corbeilles déjà connus, si
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bien que l'économie réalisée est déjà considérable même lorsqu'un même mo- dèle de siège n'est fabriqué qu'à un nombre d'exemplaires relativement peu élevéo De plus, le procédé de fabrication suivant 1 invention offre un autre avantage fort appréciable, consistant dans le fait que la surface de la corbeille réalisée suivant 1 invention est beaucoup moins dure que celle des corbeilles connues et fabriquées en contreplaqué ou en un matériau syn- thétique.
Le procédé suivant 1 invention se prête à la fabrication de sièges- corbeilles de n'importe qu'elle grandeur, depuis le plus petit tabouret jus- qu'au fauteuil à oreilletteso
Tous les détails complémentaires concernant l'invention ressortent de la description ci-après en combinaison avec le dessin, qui représente à titre d'exemples plusieurs modèles d'exécution.
Sur le dessin:
Les figures 1 jusqu'à 3 représentent des formes diverses données au siège-corbeille. Par souci de simplicité, les produits de remplissage, textures et matériaux de rembourrage répartis sur la charpente de support, ne sont pas représentéso
Les figures 4 et 5 représentent à une échelle agrandie des points de croisement conçus différemment.
La figure 6, enfin, représente un modèle d'exécution du moule de pressageo
La figure 1 montre la charpente de support, le piedestal et la couche de texture, disposée en dessous de la charpente de support, d'un siège-corbeille conçu suivant l'inventiono Par souci de simplicité, les cou-- ches garnissant la charpente de support ne sont pas représentées. Dans le cas du modèle d'exécution représenté dans la figure 1, le siège-corbeille comporte quatre supports 1 qui se croisent en quatre points de croisement 2 et qui sont constitués par du matériau superposéo Ces points de croisement 2 présentent des alésages 6 dans lesquels sont fixés les tenons 7 des pieds 8.
Au coté inférieur des supports 1 est collée une couche de texture 40 En commun avec des textures non représentées, les sangles 3 ébauchées par des stries jettent un pont entre les espaces libres subsistant entre les sup- ports l. Le bord du siège-corbeille est formé par une ficelle 5 imprégnée d'un matériau synthétique se prêtant au durcissement. Les sections margina- les du bord sont renforcées par une garniture 9 en carton représentée par des stries dans la figure 3 et disposée en dessous de la garniture (couche de texture) recouvrant vers le haut la corbeilleo
La figure 2 représente un modèle d'exécution à demi-long et dont la charpente de support est constituée par deux supports longitudinaux et quatre supports transversaux.
La figure 3 montre un autre modèle d'exécution dont la charpente de support est formée par trois supports disposés les uns au-dessus des autres en forme de croix.
Les supports 1 peuvent être disposés d'une façon telle les uns au- dessus des autres aux points de croisement 2 que le support l' vienne à adop- ter avec toutes les couches de sa structure constructive par rapport au sup- port l". constitué lui-aussi par des bandes superposées, la position repré- sentée dans la figure 4. Mais les points'de croisement 2 peuvent aussi être conçus de manière à ce que les supports 1' et 1" qui se croisent s'entremê- lent par leurs bandes superposées (voir figure 5). De plus, toutes les posi- tions intermédiaires entre elles représentées dans les figures 4 et 5 sont également possibles.
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La fabrication du siège-corbeille suivant l'invention s'opère de la façon suivante sur le moule chauffé électriquement sont étalés successive- ment la texture recouvrant vers le haut la corbeille, le matériau fibreux utilisé éventuellement aux fins de remplissage, papier par exemple, le carton servant à renforcer les parties marginales, la ficelle formant le bord et, enfin, les supports 1 constituant la charpente de support et constitués de préférence par des bandes superposées de déchets de contreplaqué munies préalablement de colle par la machine à enduire de la colle. Les bandes distinctes peuvent aussi être groupées au préalable en supports qui se croi- sent, de manière à pouvoir disposer sur le moule une charpente de support déjà toute prêtée Il va de soi qu'on peut également attendre pour ce faire, que les bandes soient étendues sur le moule.
Il est judicieux de prévoir les points de croisement en des emplacements offrant des avantages statiques pour les organes, pieds ou autres, de supporto Dans un renfoncement présenté par la bord du moule est insérée une ficelle imprégnée d'un produit synthé- tique se prêtant au durcissement. Cette ficelle est destinée à former l'arê- te du siège-corbeille. Il est avantageux d'imprégner la ficelle avec un pro- duit synthétique dont le temps de durcissement correspond au laps de temps pendant lequel le siège-corbeille reste dans le moule. L'arête rigide et indéformable peut aussi être constituée par des listeaux massifs en matériau synthétique, en résine synthétique par exemple. Tous les genres de ficelles entrent en ligne de compte: ficelle en laine, coton, laine de verre, ou autres.
A la place d'une ficelle imprégnée d'un produit synthétique, l'on peut également faire usage d'une ficelle imprégnée de colle. Tous ces élé- ments constructifs sont pressés dans une seule et même phase opératoire sur le moule et agglomérés par la colle additionnée préalablement en une corbeille indéformable.
Le moule constitue la forme négative du siège proprement dit. Sa fabrication est réalisée comme suit : Un siège-corbeille est tout d'abord pétrifié avec de l'argile à échelle 1 : 1. De cette forme en argile, un moulage est fait, par exemple en ciment ordinaire ou spécial, moulage ren- fermant intérieurement des briques creuses en forme de lingots dans les- quelles est disposé un système de chauffage électrique. Ce moulage consti- tue la forme négative. Il supporte très longtemps des témpératures jusqu'à 110 degrés centigrades et les pressions requises par le pressage des élé- ments constructifs.
De la même manière, des formes aux dimensions les plus diverses peuvent être confectionnées, pouvant servir tant à la fabrication de sièges-corbeilles pour petits tabourets que pour fauteuils à oreillettes comportant une charpente de support conçue suivant l'invention. Le pressage est réalisé en amenant le moule sur une table de pressage et en abaissant sur les éléments constructifs entassés sur le moule une cloche en acier ren- fermant une poche en caoutchouc gonflée au préalable au moyen d'air compri- mé. Sous l'effet exercé par l'air comprimé, la poche en caoutchouc presse avec une pression uniforme en chaque endroit du siège-corbeille les élé- ments constructifs contre le moule.
Le cycle opératoire tout entier, y com- pris la pose des matériaux de remplissage, la disposition par couches des supports et le pressage de la corbeille, ne nécessite pas plus de dix minu- tes. Lorsque les supports sont fabriqués en déchets de contreplaqué disposés par couches successives, il est judicieux de faire usage de déchets présen- tant une largeur standardisée.
Dans certains cas, il peut être judicieux de donner à la surface externe de la corbeille une superficie lisse et de transférer davantage vers la surface interne la claire-voie en bois. A cet effet, le moule présente à sa superficie des rainures servant à y poser les éléments en bois devant constituer la claire-voieo Ces rainures sont suffisamment profondes pour que les couches supérieures des supports ne transgressent que faiblement le
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reste de la surface du noyau de chauffe constituant le moule, afin qu'après le pressage, les matériaux de remplissage posés sur les supports présentent à leur côté externe une surface lisse, Lorsque les rainures sont moins pro- fondes, les supports se réfléchissent sur le revers du siège-corbeille.
Le moule peut présenter aussi de ces rainures moins profondes afin que les sup- ports ne puissent se décaler pendant le chargement du moule.
Suivant une autre caractéristique du procédé suivant l'invention, ce n'est pas seulement le noyau qui est chauffé électriquement, mais le siège-corbeille est échauffé à son tour pendant le pressage, à l'aide d'air surchauffé. A cet effet, les rainures 10 présentées par le noyau 11 du moule sont un peu plus larges que les couches formant les supportso Les canaux subsistant dans les rainures 10 des deux côtés des supports servent à amener l'air surchauffé à la corbeilleDes ouvertures d'échappement 12 réalisent l'évacuation de l'air ayant servi et saturé d'humidité. A l'intérieur du noyau Il est disposé un réchauffeur d'air 13 d'une construction appropriée, à partir duquel des conduites 14 conduisent l'air surchauffé aux rainures 10.
Le noyau est échauffé en outre par des barres de chauffage 15.
Une fois que le matériau utilisé à la fabrication du siège-corbeil- le a été entassé de la façon décrite sur le moule, que la cloche en acier ébauchée dans le dessin et désignée par le chiffre de référence 17 a été abaissée sur le moule avec sa poche én caoutchouc, que cette poche a été gonflée au moyen d'air comprimé après la fixation préalable de la cloche 17 au moule, le réchauffeur d'air 13 aspire à travers la conduite 16 de l'air frais qu'iléchauffe et qu'il chasse à travers les conduites 14 dans les rai- nures 100 Cet air échauffe les supports de claire-voie déjà chauffés par le noyau et les barres de chauffage 15, après quoi l'air est évacué vers l'ex- térieur à travers le canal 12. Ce chauffage à l'aide d'air surchauffé abaisse considérablement le laps de temps requis par le pressage.
Une autre possibilité de réduire le laps de temps nécessité par le pressage consiste à prévoir à la place de l'habituel sac de pressage une plaque continue à la chaleur et qui, disposée dans la cloche en acier 17, peut être échauffée par des rayons infrarouges. Cela permet d'échauffer é- galement par le haut le matériau de pressage et de raccourcir encore davan- tage l'opération de pressage et la prise du matériau.