<Desc/Clms Page number 1>
On sait qu'on utilise de plus en plus des récipients de cuisson dont la face intérieure est garnie d'un revêtement anti- adhésif, habituellement en silicone ou en polytétrafluorétylène.
Ces récipients de cuisson : poêles, sauteuses, cocotes, cassero- les, tout en présentant de nombreux avantages, tenant notamment leur facilité de nettoyage, à la possibilité qu'ils offrent d'effectuer une cuisson sans corps gras ou avec une quantité très minime de, corps gras, ont toutefois l'inconvénient d'être d'un usage relativement peu prolongé, le revêtement qu'ils compor- tent étant assez fragile, non seulement pouvant être détruit par une action mécanique telle que celle résultant du frottement d'une fourchette ou d'un couteau, mais disparaissent progressi-
<Desc/Clms Page number 2>
vement avec le temps.
Cette disparition est accélérée lorsqu'il se produit des surchauffes du récipient, soit qu'il ait/été déposé sur un feu trop vif, soit qu'il ait été posé vide sur le feu, soit encore que les déformations qu'il subit du fait des actions thermiques qui s'exercent sur lui localisent les points de chauffage entraînant la destruction du revêtement aux endroits . desdits points. Pour limiter dans la mesure du possible le dan- ger de surchauffe, on est amené à utiliser comme matériau con- stitutif du récipient un matériau bon conducteur comme le cuivre ou l'aluminium, qui est relativement cher, et sous une épaisseur relativement grande pour rendre plus difficile sa déformation et constituer une masse thermique suffisante.
On aboutit alors à un récipient cher qui, néanmoins, doit être remplacé dans un délai qui est couramment de l'ordre de quel- ques mois seulement.
C'est un but de l'invention de fournir un ustensile de cuisson qui, tout en possédant les avantages des récipients à revêtement non adhésif rappelés ci-dessus, est dépourvu de leurs inconvénients.
C'est, en particulier, un but de l'invention de fournir un tel ustensile dont l'usage soit économique, permettant à la ménagère de disposer constamment d'un récipient anti-adhésif en état excellant.
C'est un but de l'invention de fournir un tel ustensile qui soit d'une fabrication simple et d'un bas prix de revient.
L'ustensile selon l'invention est caractérisé par ce fait qu'il comprend, en combinaison, un premier récipient,ledit ré- éipient étant prévu seulement pour assurer la bonne cuisson des aliments, sans qu'il ait à répondre à des conditions sévères de résistance mécanique ou thermique et pouvant ainsi être constitué par un corps en métal mince avec, d'autre part, une par- tie portante ou second récipient ou ré ipient externe soumis di- rectement à l'action de la source de,chaleur et constitué de
<Desc/Clms Page number 3>
manière à pouvoir résister très longtemps aux effets thermiques, mais sans qu'il ait à répondre à des conditions tenant à la cuis- .son d'un aliment,
des moyens étant prévus pour assurer la réunion des deux récipients suivant un ensemble unique constituant une entité au point de vue mécanique, ces moyens étant de préfé- rence à caractère amovible, pour permettre le remplacement fa-- cile du récipient intérieur.
Le récipient intérieur peut être en aluminium ou en cuivre mais aussi en un métal moins bon conducteur, en raison de l'ef- fet de diffusion résultant de la présence du récipient exté- -rieur, sous forme d'une simple cuvette et le récipient extérieur .peut être en fer, le récipient intérieur reposant par l'intermé- diaire d'un bourrelet périphérique qu'il présente, qui en assure .simultanément la rigidité, sur le bord du récipient inférieur.
L'invention prévoit également que l'organe de préhension, queue ou anse, soit porté par le récipient inférieur et que ladite queue comporte des moyens de liaison amovible pour la solidarisation avec le récipient intérieur.
Selon une forme de réalisation, prévue pour un récipient destiné à aller sur la flamme, le récipient extérieur comporte un fond ajouré et ce fond est alors fixé en son centre sur une traverse, elle-même fixée à ses extrémités sur le corps annulaire du récipient, la dilatation du fond pouvant ainsi s'effectuer librement.
Selon une autre forme de réalisation, le récipient infé- rieur comporte un élément chauffant électrique dont le fond du récipient supérieur est à distance optimum.
Dans la description qui suit, faite à titre d'exemple, on se réfère au dessin annexé, dans lequel: la figure 1 est une vue en plan d'un ustensile selon l'invention, pour une forme de réalisation, avec arrachement partiel;
<Desc/Clms Page number 4>
la figure 2 est une vue en coupe suivant la ligne-2 de la figure 1 le manche n'étant pas coupé; la figure 3 est une vue en coupe suivant la ligne 3-3 de la figure 1 ; la figure 4 est une vue à plus grande échelle, avec par- tie en coupe, d'un ustensile selon l'invention, au voisinage de l'attache du manche, pour une variante; la figure 5 est une vue en plan d'une bride faisant par- tie de ladite attache; la figure 6 est une vue de détail; la figure 7 est une vue en coupe d'un ustensile selon l'in. vention, encore pour une autre forme de réalisation.
On se référe d'abord aux figures 1 à 3. L'ustensile de cuisson selon l'invention comprend un récipient supérieur ou
A interne/et un récipient inférieur ou externe B. Le récipient interne A est constitué par une cuvette, qui peut être en une feuille d'aluminium mince, garnie sur la face interne de son fond
11 d'un revêtement anti-adhésif 12, qui peut être en silicone ou en polytétrafluoréthylène, le bord supérieur de la cuvette étant constitué par un repli ou bourrelet 13, qui assure la per- manence de forme du récipient intérieur. Le récipient inférieur ou externe B comporte un corps annulaire il+ avec un fond annu- laire 15 et une paroi latérale 16, celle-ci se terminant par un rebord 17.
Le bord interne du corps annulaire 15 est constitué par un support annulaire 18, surélevé par rapport au fond 12, auquel il est lié par la partie de raccordement 19. Sur la couron- ne 18, en deux points diamétralement opposés, sont fixées, par exemple par soudure, deux languettes 20 et 21 formant les extré- mités d'une traverse 22 à section transversale en forme d"U", dont l'ouverture est tournée vers le bas, et à fond supérieur 23 dans le prolongement,des languettes, les branches étant réfé- rencées 24 et 25. Une des languettes, par exemple, la languette 20, présente un repli 26 en forme de "V" en section longitudi-
<Desc/Clms Page number 5>
nale par rapport à la traverse 22.
Sur la partie centrale du, fono est fixé, avantageusement par rivure, le fond .2.2.. du récipient: externe qui est avantageusement ajouré',, la périphérie 28 dudit fond venant en regard de la couronne interne 18.
La queue de l'ustensile,une poêle' dans l'exemple représentée est fixée au récipient externe B par l'intermédiaire d'une attache 30, celle-ci présentant un trou -taraudé 31 avec lequel peut coopérer une tige filetée faisant partie d'un organe de serrage 33, présentant une tête avantageusement moletée, ainsi qu'un épaulement 35. L'organe de serrage 33 coopère avec une pièce d'appui 3,6 ¯,en forme de "Y", présentant deux branches 37 et38 ainsi qu'un appendice 39, que l'ongane de ser- rage 33 traverse grâce à une boutonnière 40 dirigée radiale- ment par rapport au centre de l'ustensile. La pièce d'appui 36 est galbée comme montré en 41.
Des agrafes, au nombre de deux dans l'exemple, 42 et 43, en forme de "U" sont fixées par leur' branche inférieure 44 sur le rebord 17 du récipient externe B et sont en contact par leur branche supérieure 45 avec le bourre- let 13 du récipient' interne A.
Lorsque l'ustensile est posé sur le feu, c'est le fond 27 qui est en contact avec la flamme; fixé seulement en son centre ledit fond peut se dilater librement. Le replia prévu sur le. traverse 22 permet la dilatation de celle-ci sans quun effort excessif soit appliqué sur le corps annulaire 14 du récipient externe.Le fond 11 du récipient interne est chauf- fé d'une manière uniforme sans l'apparition de points de cha- leur à caractère destructeur et avec l'intensité souhaitable,de sorte que la cuisson s'opère dans les conditions de rapidité analogues:
, si nécessaire, à celles permises par un récipient simpleo Le revêtement anti-adhésif 12 n'est nulle part soumis à une action thermique trop intense qui risquerait de le dé- truire ou le décomposer.
La faible inertie thermique du récipient intérieur fa-
<Desc/Clms Page number 6>
EMI6.1
c313:'; dl*autr-oe part,, l'exécution-' dU, reve%emen!- 8.1"- :te' réi,ipen, mtébîeur est-. pour- ttne 1"a:t- s-on quelconque,. on dévisse Il'organe de, serrage 33 oee qui. permet de dégager le r.écipient intéri'eur' des. 'brancJ;1es<32 et. z8¯ de 1"organe de maintien 3¯6,par couiissement de- cel.ixi-c3:..
On peut alors- remplacer Le récipient. intérieur détérioré pàr un
EMI6.2
récipient intérféunen 6ont le prix d'achat'est minime en raison de la faible quantité de métal nécessaire et de là simplicité de sa constitution, la solidarisation étant obtenue, --après engagement du bourrelet 13 dans- les agrafes 42 et 43,
EMI6.3
en faisant coulisser 1-.'organe de maintien.jusqu'a ce que ses branches .3.1., et 38 prennent :appui sur le bourrelet 13, puis en assurant cette position par action sur la tête moletée 34.
L'amovibilité des deux récipients peut aussi être mise à pro- fit pour le nettoyage du récipient interne.
On se réfère maintenant aux figures 4 6 relatives
EMI6.4
à une variante. Dans cette variante, la q!i. tre 0, Jdonk la section transversale est sensiblement rectangulaire avez-des faces planes 2l et .2g et des faces d'extr-4,êmité arrondies Û et ±µ, est montée à rotation autour d'un ame iµµ., (qui za traverse par un trou 56 qu'elle présente et qui travers également les branches 57 et 58 d'une bride 59 fixée par- son fond 6 0 sur la paroi latérale 61 du récipient externe 62. La queue 50 présente un bec ± dont le côté 64, lorsque la queue est en position de préhension comme montré sur la figure 4, est paral- lèle au rebord 66 du récipient externe 62 et. assure ainsi l'im- mobilisation du récipient interne 67 par son bourrelet 68.
La position de préhension de la queue est assurée par un étrier 69 à deux branches 70 et 71 se terminant suivant une boucle 72 qui coopère avec des ergots 73 que présente la queue sur. cha- cune de ses. faces 51 et 52, le fond 74 de l'étrier étant enga- gé dans des crans 75 que présente la bride 59. Lorsqu?.on dé-
EMI6.5
sire séparer le 1lée:i.pi arf latarlie du: récipient externe, Il sur,
<Desc/Clms Page number 7>
fit de dégager l'étrier de ses crans par rotation des boucles 72 autour des ergots 73, puis de faire tourner la queue ±± autour de l'axe 55.
On peut amener la queue 50 dans la position montrée en trait pointillé sur la figure 4, ce qui est une condi- tion commode pour le transport et destine l'ustensile en parti- culier au camping.
On se réfère maintenant à la figure 7.Dans cette forme de réalisation, l'ustensile comprènd une enveloppe extérieure 80, en forme de cuvette, comportant un élément chauffant électrique 81, de toutes formes et disposition connues et convenables, une plaque calorifuge, par exemple en amiante 82, étant interposée entre le fond 83 et l'élément chauffant file L'ustensile comprend également un récipient de cuisson 84 en forme de cuvette basse en métal mince, qui peut être du cuivre ou d'aluminium et est garni ou non sur la face interne de son fond 85 d'un revêtement 86 anti-adhésif. Le récipient 84 repôse par son bord 87 sur le rebord 88 de l'enveloppe externe, des moyens de liaison amovibles étant prévus pour solidariser les deux récipients suivant une entité mécanique.
L'invention prévoit d'utiliser, avec la même enveloppe ou récipient externe, une multiplicité de récipients de cuisson différents les uns des autres, de manière à satisfaire aux diver- ses exigences de la cuisine et constituant en quelque sorte, une batterie d'ustensiles de cuisine à chauffage électrique, en n'uti" lisant tous, bien qu'incorporés en eux, qu'une seule source de chauffage. L'enveloppe extérieure 80 étant séparée du récipient bas de cuisson 84, on y fait reposer, par son rebord 89, un ré- cipient de cuisson 90, plus haut, qu'on solidarise avec l'envelop- pe extérieure 80 par les mêmes moyens de liaison qu'utilisés au- paravant.
On a montré un.récipient encore plus grand 91, propre à être solidarisé de manière amovible avec la même enveloppe exté. rieure 80, portant le manche ou les anses.
<Desc/Clms Page number 8>
Pour le transport, le récipient 84 est introduit dans le récipient 90 et l'ensemble dans le récipient 91, ce qui ré- duit l'encombrement. La même disposition peut être utilisée pour le chauffage à la flamme, le récipient extérieur étant alors celui précédemment décrit.