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Cette invention se rapporte aux lits des machines à tricoter à lit plan, du genre consistant en une tôle ou pla- que plane, possédant des rainures parallèles, à l'intérieur desquelles les aiguilles et les tringles qui les actionnent doivent pouvoir glisser librement.
Un des plus importants problèmes associés avec ces machines est le graissage, destiné à assurer un libre mouve- ment des tringles et des aiguilles dans les rainures du lit.
Cependant l'usage des lubrifiants connus n'est pas à conseil- ler en raison de la fréquence à laquelle le travail se souille Ainsi, il a été proposé de mouler les lits en maté- riaux plastiques, possédant certaines propriétés autolubri- fiantes, au lieu de faire ces lits en métal et d'usiner les rainures dans celles-ci. La fabrication d'un lit en matériau plastique rencontre jusqu'à un certain point l'inaptitude
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a graissage associée à un lit en métal, Biais on lui fait des objections sous d'autres rapports.
Par exemple, des plas- tiques auto-lubrifiant appropriés, tel le nylon, absorbent l'humidité à un degré tel que des changements relativement faibles de l'humidité atmosphérique, provoqueront le gonfle- ment et.-le gauchissement du matériau à un point qui rendra la maohine inutilisable, ou au moins très difficile à faire fonc- tionner. Ceci est particulièrement le cas avec des machines à lits jumelées, dans lesquelles les rainures d'aiguilles d'un lit doivent rester'parfaitement alignées avec les rainures de l'autre lit.
Les rainures peuvant naturellement être faites plus larges, mais le jeu supplémentaire des tringles et des aiguilles dans les rainures qui' en résulte n'améliore que légèrement l'inconvénient du gauchissement, et provoque inévi- tablement un fonctionnement bruyant, et aggrave également ce qui peut être appelé le problème du "rebondissement", en ce que, lorsqu'on travaille rapidement., la vibration peut faire .:.Luter et bondir les tringles, et peut-être les faire sortir ' de leur position de fonctionnement, et, plus désastreux encore, les séparer'des aiguilles qu'elles actionnent.
Le but principal de la présente invention est de procu- rer une lit plane, du genre de celui en question, qui remédie aux inconvénients cités ci-avant, en ce que, bien qu'il soit obtenu par moulage en nylon, ou en un matériau similaire auto- lubrifiant, il possède la propriété, qui se manifeste entre chaque paire de rainures d'aiguilles voisines, de "rattraper" les gonflements, les plissements ou autres déformations, sans que le lit, dans son ensemble, soit gauchi, voilé, ou abîmé autrement pour son emploi efficace.
Un autre but est de procurer un lit d'aiguilles plan, qui soit de construction extrêmement simple et peu coûteuse, . et qui se prête facilement à l'incorporation de dispositifs de freinage qui, sans gêner sen sbilement le libre jeu des tringles et des aiguilles, protège efficacement contre le
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condissment des tringles.
Suivant cette invention, un lit d'aiguilles, pour une m chine à tricoter. à lit plan, comprend un certain nombre de barrettes individuelles, égal au nombre de rainures d'aiguil- les requises dans le lit plus un, et chacune de ces barrettes consistant en une.' aile de base et une âme verticale, ayant une épaisseur moindre que celle de l'aile, et des moyens d'a- grafage et d'alignement pour tenir ces barrettes ensemble, en une rangée s'appuyant mutuellement, dans laquelle chaque élé- ment coïncide en profil avec les autres.
Des exemples de cette invention, telle qu'appliquée à une machine à tricoter à lit plan double, sont illustrés- dans les dessins ci-joints.
La.figure 1 est un plan non détaillé d'une machine à tricoter.
La figure2 reproduit la partie extrême gauche de la figure 1, à une échelle agrandie, avec deux plaques de couver- ture d'extrémité enlevées, et tournée à angle droit.
La figure 3 est une vue en bout, en élévation, suivant la ligne 3-3 de la figure 2.
La figure 4 est une vue en élévation d'une coupe faite suivant la ligne 4-4 de la figure 2.
La figure 5 est une coupe partielle faite suivant la ligne 5-5 de la figure 2.
La figure 6 est une vue en perspective d'une barrette.
La figure 7 est une élévation latérale incomplète d'une barrette montrant une forme d'un dispositif de freinage pour tringles.
La figure 8 est une coupe faite suivant la ligne 8-8 de la figure 7. vue
La figure 9 est une/similaire à la figure 7, montrant une variante'de dispositif de freinage pour tringles.
La figure 10 est une coupe faite suivant la ligne 10-10 de la figure 9.
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La figure 11 est une coupe partielle montrant la forme de la section transversale d'une barrette, variante de celle montrée dans les autres figures du dessin.
Comme le montre la figure 1, une machine à laquelle la présente invention est applicable est du modèle convention- nel, pour autant qu'elle consiste en une paire de lits d'ai- guilles plane 12 et 13, maintenués ensemble de façon à définir entre eux une fente de tricotage 14, des plaques de recouvre- ment 15 (non indiquées dans les autres figures) et une boite à cames, ou chariot 16, qui peut coulisser le long des lits.
En se reportant aux figures 1 à 8, chaque lit d'aiguil- les est composée d'un certain nombre de barrettes individuel- les 17, Le nombre de celles-ci est égal au nombre de rainures d'aiguilles requises dans le lit plus un. Les barrettes 17 sont moulées en nylon, ou en un autre matériau approprié, et. chacune d'entre elles a une section transversale en forme de L, consistant en une aile de base 18, et une âme verticale 19, moins large que son aile de base. L'extension de l'aile 18 à partir de son âme 19, est telle, que dans une paire de barrettes voisines quelconque (lorsqu'elles sont maintenues étroitement ensemble', voir la figure 5) l'espace entre leurs côtés s'appuyant mutuellement est d'une largeur telle qu'il constitue une rainure d'aiguille et de tringle efficace.
La surface supérieure exposée de chaque aile de base forme ainsi un plancher de rainures, et la partie de projetant vers l'ex- térieur de chaque aile de base constitue une pièce d'espace- ment, qui permet à un certain nombre de barrettes d'être pin- cées ensemble pour constituer une base. La partie supérieure de l'âme de chacune des burrettes porte de préférence une ou plusieurs languettes, qui se projettent latéralement à la même .distance et dans le mêmsens que l'aile de base, pour assurer ainsi la stabilité et le parallélisme des barrettes, lorsqu'elles sont agrafées ensemble comme un empilage, en vue de constituer un lit plan.
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De préférence, au moins une languette 20 se projetant latéralement comme indiqué ci-dessus, est prévue sur chaque barrette, de façon que, quand la base est assemblée, ces lan- guettes puissent constituer une barre d'alignement contre la- quelle les bouts des tringles peuvent être alignés pour la translation des aiguilles d'un lit à l'autre.
Une façon d'aligner les barrettes, et de les agrafer ensemble, est de prévoir une plaque de base 22, qui possède une fente en forme de T 23, s'étendant longitudinalement, . et dans laquelle des languettes 24, en forme de T, se trouvant sur le côté inférieur des barrettes, peuvent être introduites.
Un dispositif supplémentaire de rétention pour les barrettes peut être apporté en.munissant les plaques de base 22 d'ailes d'appui 25, et d'ailes de garde 26, entre lesquel- les les extrémités arrière des barrettes peuvent être intro- duites à frottement'doux de façon à pouvoir glisser. Les agiles de garde 26 peuvent être pourvues pour la commodité d'ailes supérieures 27, capables d'agir comme chemin de roulement, ou! guides pour la botte à cames 16 (figure 1).
Les plaques de base sont de préférence en métal extru- dé, et comme elles sont droites, les éléments marqués 23 à 27 sont théoriquement suffisants pour maintenir les barrettes d'un lit avec leurs profils coïncidant (c'est-à-dire chacune complètement dans la projection verticale latérale de toutes les autres), pourvu qu'elles soient posées sur la plaque de base 22, à angle droit par rapport à celle-ci, c'est-à-dire sans torsion des languettes 24 dans les fentes 23.
De préfé- rence toutefois, des moyens d'alignement additionnels sont prévus, suivant ce qui est dit ci-après-, mais quels que soient les moyens d'alignement employés, il est nécessaire que des moyens d'agrafage soient également utilisés pour.maintenir les barrettes ensemble en une rangée s'épaulant mutuellement, c'est-à-dire une rangée dans laquelle chaque élément (autre que les deux se trouvant aux extrémités respectives de la''
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rangée) a ses deux faces latérales respectivement et étroite- ment en contact avec les faces latérales adjacentes de deux autres éléments.
Dans une autre forme de.moyen d'agrafage, les côtés inférieurs des barrettes sont pourvus d'oreilles en saillie (comme celles marquées 28 et 29 dans les dessins) percées de trous dans lesquels des boulons sont passés suivant la lon- gueur-de la rangée complète des barrettes. Des écrous sont serrés sur les extrémités de ces boulons, pour assurer ainsi la retenue des éléments à la façon d'une rangée s'appuyant mutuellement. On se rendra compte que là où des boulons sont utilisés, comme il vient d'être décrit, ils peuvent être ajus- tés à frottement doux dans les trous prévus pour eux dans les barrettes; se comportant ainsi comme des goujons, et cons- tituant donc des moyens d'alignement additionnels, auxquels il a été fait allusion précédemment.
Dans la forme de réalisation préférée de l'invention illustrée dans les figures 1 à 8, le dispositif d'agrafage consiste en des blocs d'about 30, maintenus de façon rigide sur,les plaques de base 22 par des boulons ou des vis de ser- rage, comme indiqué en 31. Les trous dans les plaques de base
22, pour les boulons ou les vis 31,peuvent être légèrement ovalisés de manière à permettre le réglage des blocs d'about, lorsqu'on agrafe un lit de barrettes. Là où des blocs tels que' 30 sont utilisés, comme moyen de calage adopté (ou de toute façon pour cet objet), il est désirable que des moyens d'alignement additionnels soient incorporés, comme il en a été question Ci-avant.
Dans l'exemple actuel, ces moyens ad- ditionnels consistent en des tiges -goujons 32, qui se trou- vent à frottement doux dans les oreillas percées 28 et 29, et dont les extrémités appuient légèrement contre la partie in- férieure des blocs de butée, comme indiqué en 33 (figure 4), ou sous les surfaces constitua.nt la voûte de cavités 34, for- mées dans les blocs d'about. On remarquera que les oreilles
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? sont percées de trous ovalisés.
Ceci parce que les goujons dans ces trous sont seulement requis d'empcher la montée ou la descente du centre des barrettes par rapport à leurs vois!- nes;ainsi, les goujons sont ajustés suivant la verticale, mais, en ovalisant les -trous dans une direction horizontale, on supprime ce qui pourrait autrement entraîner la nécessité d'un espacement précis des trous dans les oreilles 28. Dans l'arrangement qui vient d'être décrit, la rangée de barrettes,' avec les bloos d'about et les goujons 32 déjà en place, serait comprimée jusqu'à l'espacement correct des rainures dans un - gabarit de montage, et, pendant qu'il serait maintenu'par le gabarit, les blocs 30 pourraient être serrés par des boulons, ou vissés dans la position requise, sur les plaques 22.
Un - avantage important découlant de cet arrangement est que le groupage par compression des barrettes entre les faces planes' ' de deux blocs d'about assure que les rainures du lit d'ai- guilles sont droites, parallèles, et à angle droit par rap- port à la fente de tricotage 14.
-. Un avantage supplémentaire important de la présente invention, dû à son emploi de barrettes individuelles et des moyens de serrage comme indiqué ci-avant, est que la légère compressibilité du nylon (en supposant que ce matériau soit utilisé, comme c'est de préférence le cas) permet aux moyens d'agrafage de pres,s:e r les barrettes, pour procurer ainsi un certain champ libre, limité mais avantageux, pour un réglage sélectif de la largeur des rainures d'aiguilles.
Encore un autre important avantage résultant de l'usa- ge de barrettes moulées individuellement est 'la possibilité, mentionnée précédemment, pour le lit d'aiguilles de rattraper des déformations entre chaque paire de barrettes voisines.
Cette possibilité, pour étrange que cela soit' , apparaît comme résidant principalement dans ce qui pourrait être ap- pelé les imperfections de moulage, en ce que, bien que les barrettes puissent être moulées dans un même moule ou dans
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des moules exactement similaires, il existe de minimes diffé- rences dans le poli de la surface, de légères courbures dans des surfaces supposées être planes, et d'autres "défauts" de dimensions à peine mesurables, qui donnent à un empilage d'éléments un degré d'élasticité dans le sens longitudinal que ne possède pas un article moulé solidement d'une seule pièce.
Cette élasticité suivant la longueur permet à chaque barrette de se déplacer plus intimement, ou moins intimement, en contact avec ses voisines, sans gauchissement ou autre dé- formation, que ce n'est le cas avec un lit d'aiguilles moulé d'une seule pièce.
Des moyens de freinage, pour remédier au fonctionne- ment bruyant et au rebondissement des tringles, sont de pré- férence prévus dans chaque barrette. Ces moyens consistent (dans chaque élément) en une petite languette élastique ou "plume", qui se projette, aussi légèrement que possible dans la rainure de tringles définie en partie par les éléments qui le portent. En se reportant plus particulièrement aux figures 7 et 8, la barrette est percée de part en part d'un trou 35.
A une extrémité de ce trou, et en travers de celui-ci s'é- tend une languette mince et flexible. La languette est moulée 'en même temps que le corps de la barrette dont elle est par- tie intégrante, et sur son extrémité libre elle porte une légère protubérance 37, qui se projette dans la rainure voi- sine (voir figure 5) pour ainsi exercer une contrainte de freinage, légère et élastique, sur un mouvement trop libre de la tringle à l'intérieur de la rainure.
Les figures 9 et 10 montrent un dispositif de freinage modifié. Dans cette disposition, la barrette possède un trou
38 qui est fermé à une extrémité par un diaphragme qui fait pactie intégrante de la barrette. Une languette flexible 40, faisant également corps avec la barrette, se projette à par- tir du diaphragme dans l'espace de la. rainure voisine.
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La figure 11 montre une forme modifiée de barrettes.
. - lieu d'avoir une section en L, comme dans les autres figu- -, elles ont la forme d'un T inversé. Comme avant, chacune
19A @2siste en une aile de base 18A, et une âme verticale/, qui , 'est pas aussi large que l'aile de base. Chaque barrette pos ;'de une languette 20A, se projetant latéralement, dont le t et l'effet sont exactement.les mêmes qu'avec les languet- es 20. Il sera évident que dans une machine à lit simple, es plaque de base 22 seulement, portant une unique rangée de @2rrettes, sera nécessaire. Il est également évident qu'une schine à lits jumelées exige quelque chose pour maintenir ensemble les deux lits d'une manière -rigide.
Dans la'machine illustrée, les deux lits sont ainsi maintenus par deux sup- ports formant pont 41, fixés respectivement aux plaques de *=se 22, à chaque extrémité de la machine. Chaque support 41 est attaché, sans réglage prévu., à une plaque de base.; par exemple, par des boulons 42, et, de'préférence, il est fixé, e façon à pouvoir être ajusté, à l'autre plaque de base, par les boulons 43, passant dans des trous ovalisés 44. Ceci per- met à un lit d'être écarté facilement de l'autre lorsque c' est nécessaire, par exemple dans le cas d'un coincement de la --'Gîte à cames.
Sous ce rapport, les blocs d'about 30 sont, de préférence, faits d'une longueur telle que la rencontre de leurs extrémités voisines, comme indiqué en 45, définit :.'espace de fonctionnement correct des deux lits d'aiguillesi facilitant ainsi un remontage précis das deux baseso Chacun les deux supports formant pont peut avoir un trou 46,' pour recevoir de manière commode une mâchoire d'un serre-joint, lorsqu'il est requis de fixer la machine'sur le bord d'une table, ou d'un meuble analogue.
Un avantage important de toute réalisation de la pré- sente invention est la facilité et la faible dépense avec lesquelles un lit d'aiguilles peut être reconstruit dans le cas du bris d'une partie importante de celui-ci. Evidemment;
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le remplacement du lit d'aiguilles, moulé ou usiné, connu précédemment, lors du bris de toute partie importante de ce- lui-ci, était une affaire coûteuse, mais par la présente in- vention, toute barrette endommagée peut être enlevée et rem- placée simplement par une barrette intacte.
Il est clair que là où la machine n'emploie pas de tringles pour communiquer le mouyement des cames aux aiguil- les à tricoter, il ne serait pas nécessaire de prévoir des languettes flexibles, ou des moyens de freinage à languette du type dont il a été question ci-dessus.
REVENDICATIONS ---------------------------
1/ Lit d'aiguilles, pour une machine à tricoter à base plane, caractérisé en ce qu'il comprend un certain nombre de barrettes individuelles, égal au nombre de rainures d'ai- guilles requises dans la base plus un, et chacune consistant en une aile de base et une âme verticale de largeur inférieu- re à celle de l'aile, et des moyens d'agrafage et d'alignement pour-maintenir ces barrettes ensemble, comme une rangée s'ap- puyant mutuellement, dans laquelle chaque barrette coïncide , en profil avec les autres.