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La présente invention concerne des haveuses-chargeuses de charbon du type dans lequel le travail de coupe est effectué par des chaînes sans fin équipées avec des outils de coupe et commandées pour se déplacer en circuit fermé sur des bras de support.
Bien que ces machines soient connues sous le nom de haveuses-chargeuses pour "charbon" du fait qu'elles sont con- çues en premier, lieu pour travailler dans les mines de charbon, on peut les utiliser néanmoins dans des mines d'autres minerais.
L'invention s'applique plus particulièrement, mais non exclusivement, à des machines travaillant sur des veines de faible épaisseur..
L'invention a pour objet une machine perfectionnée qui travaille le long de la face d'une veine, en la désintégrant
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de l'éponte inférieure au ciel en menu charbon et en déchar- ge-ant ce menu charbon à un dispositif de transport placé à côtés de préférence une transporteuse de surface.
Selon l'invention, unehaveuse-chargeuse du type susdit comprend des bras superposés portant un ensemble de chaînes porte-couteaux qui présentent une surface de coupe du charbon s'étendant à partir de l'éponte inférieure pratiquement jus- qu'au ciel de la mine, un bras portant une chaîne porte-couteaux disposé derrière ledit ensemble, ce bras étant réglable en hau- teur pour travailler au niveau du ciel de la mine, et une char- geuse transversale à charbon disposée au niveau de l'éponte Inférieure, au-dessous du bras de la chaîne porte-couteaux tra- vaillant le ciel et adaptée pour décharger vers l'extérieur le minerai havé par l'ensemble'de chaînes porte-couteaux se trouvant devant et par la chaîne porte-couteaux se trouvant au-dessus.
Il est souhaitable que la chargeuse soit du type dans le- quel les racleurs sont attachés à une chaîne sans fin qui est commandée pour se déplacer en circuit fermé, la chaîne de char- porte gement et la chaînes-couteaux disposée au-dessus étant commandées à l'unisson au moyen de pignons à chaîne reliés les uns aux autres.
Un mode de réalisation d'une haveuse-chargeuse est repré- senté à titre d'exemple sur le dessin annexé, qui est partielle- ment schématique.
La figure.1 est une vue en plan d'une haveuse-chargeu- se.
Les figures 2 et 3 sont des vues en élévation, dans les directions des flèches II et III respectivement, de la figure 1.
Dans l'exemple représenté, la haveuse-chargeuse comprend deux bâtis 10 et 11 constitués comme des unités séparées et com- plètes et qui sont articulés l'un à l'autre bout à bout. Le
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dispositif d'articulation comprend des tiges-pivots amovibles 12 qui traversent les ergots accouplés 13 et 14 sur deux dés 15 et 16 fixés par de longs boulons 17 aux parties terminales 18 et 12 respectivement des bâtis 10 et 11. Ces tiges sont co- axiales et constituent avec les ergots une charnière à axe ho- rizontal formant articulation entre les deux bâtis. De cette façon, chaque bâti peut osciller de haut en bas par rapport à l'autre bâti.
Chaque bâti porte à son extrémité extérieure un disposi- tif de traînage 20; un seul de ceux-ci est représenté. Chaque bâti comprend également un moteur électrique ou autre, 2le qui commande les pignons de traînage extérieur. associés 20 et un mécanisme de transmission intérieur 22, ce mécanisme compor- tant les engrenages réducteurs usuels (non représentés).
Un des bâtis articulés, à savoir le bâti 10, est conçu purement comme une haveuse à charbon. Comme on le voit sur la figure 2, un bras 30 est relié au bâti 10 au niveau de l'éponte inférieure, étant adapté pour pivoter de 180 autour d'un touril Ion vertical incorporé dans le mécanisme de transmission associé 22, pour pouvoir fonctionner de l'un ou de l'autre côté du bâti Le tourillon n'est pas représenté, car il est d'un type conven- tionnel, mais son axe est représenté en 31. Pour effectuer le pivotement, les deux bâtis sont provisoirement séparés. Le bras 30 supporte une chaîne porte-couteaux sans fin 32 qui est commandée par une roue à chaîne 33 disposée sur le susdit touril- lon vertical, dans le mécanisme 22, et qui commande une roue à chaîne 34 à l'extrémité du bras.
Le bras 30 porte un bras auxiliaire 35 se trouvant immédiatement au-dessus, ce dernier approchant très près du bâti 10 et étant équipé d'une chaîne porte-couteaux sans fin 36 qui se déplace immédiatement au-dessus de la chaîne principale 32.
Cette chaîne porte-couteaux auxiliaire 36 est commandée
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par une roue à chaîne 37 disposée à l'extrémité du bras auxiliai- re 35 et reliée par un arbre vertical central (non représenté) à la roue à chaîne entraînée 34 située au-dessus. Ainsi, les deux chaînes 32 et 36 constituent un ensemble qui présente une face unie. La profondeur de cette face est d'environ 40,5 cm, et elle est prévue pour travailler sur des veines peu épaisses, d'une hauteur de ciel minimum d'environ 43 cm.
Le deuxième bâti articulé, c'est-à-dire le bâti 11. com- porte un bras de chargement 40 qui s'avance au niveau de l'épon- te inférieure à partir du mécanisme de transmission associé 22, comme on le voit sur la figure 3. Ce bras 40 part d'un touril- lon vertical (non représenté) dont l'axe est représenté en 41.
On peut faire pivoter ce bras de 180 autour de cet axe, pen- sont dant que les bâtis/provisoirement séparés. Le tourillon porte une roue de commande à chaîne 42 qui est entraînée par un engrenage faisant partie du mécanisme de transmission associé.
Une chaine sans fin à racleurs de chargement 43 est guidée autour du bras 40, cette chaîne engrenant avec la roue à chaîne 42 du mécanisme de transmission et entraînant une autre roue à chaîne 44 à l'extrémité du bras.
Les racleurs 43 sont des plaques en forme d'aube qui sont reliées en 45 aux éléments 46 de la chaîne, ces éléments faisant saillie sur la chaîne à des angles sensiblement droits.
Les racleurs peuvent être du type pivotant ; autrement dit, ces racleurs font saillie sensiblement à angle droit lorsqu'ils attaquent le charbon à charger, sur les sections droites de leur trajet, à savoir sur l'avant et sur l'arrière du bras, mais lorsqu'ils passent sur les sections demi-circulaires au voisi- nage du bâti 11 et à l'extrémité du bras, ils pivotent autour de l'axe vertical de l'articulation 45, pour prendre une posi- tion oblique. On voit que le bras de chargement 40 s'étend dans le même plan que le bras principal 30 et très près derrière celui-ci.
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Le bras de chargement sert également de base pour sup- porter un bras 50 se trouvant immédiatement au-dessus et desti- né à l'attaque du ciel de la mine. L'agencement de support est tel que le bras destiné à l'attaque du ciel peut être réglé en hauteur selon le niveau du ciel de la mine. L'agencement de support comprend par conséquent un vérin 51qui,dans l'exemple re- présenté, est hydraulique, et des guides verticaux appropriés 52, 53, le vérin pouvant être actionné commodément par un ouvrier lorsque la machine se déplace le long de la surface du gisement de charbon.
Le bras 50 est constitué par un cadre de guidage, ayant à son extré-mité extérieure une roue à chaîne supérieure 54 qui est montée de façon coulissante sur un arbre cannelé ou similaire (non représenté) s'étendant verticalement à partir de la roue à chaîne inférieure 44, à l'extrémité du bras de char- gement, de façon à faire tourner les deux roues à l'unisspn lors' que la machine est en fonctionnement. Une chaîne porte-couteaux 55 est guidée sur un chemin sans fin, autour du bras ±0 pour l'attaque du ciel, et elle engrène la roue à chaîne supérieure 54 qui l'entraîne.
Cette chaîne 55 pour l'attaque au ciel est disposée immédiatement derrière la chaîne portecouteaux auxi- liaire 36 du susdit ensemble et recouvre la même largeur de charbon du gisement, mais la chaîne supérieure 55 dépasse ver- ticalement l'autre chaîne 36 à un degré défini par le réglage du vérin 51.
Dans le mode de réalisation représenté, les guides verti- eaux 52 et 53 sont constitués par des colonnettes télescopiques; dans chacune de ces colonettes, une partie se dresse verticale- ment sur le bras de chargement 40 et l'autre partie fait sail- lie vers le bas à partir du bras 5¯0 situé au-dessus. De plus, le guide extérieur sert de logement à un arbre vertical qui occupe une position centrale à l'intérieur de ce guide.
On actionne'le vérin 51 au moyen d'une pompe 56 à comman-
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de manuelle(figure 1) qui est montée sur le bâti 11; la poignée de cette pompe est représentée en 57. Cette pompe est reliée par des conduites 58 au vérin 51 qui est du type à piston et cy- lindre à double effet. Les conduites 58 sont commandées par une soupape inverseuse, non représentées.
Dans l'exemple représenté, et comme on le voit sur la figure 1, des plaques arrière 60 et 61 sont prévues sur les deux bras inférieurs 30 et 40 et elles sont adaptées pour gui- der le charbon havé. La longueur de la plaque 60 est faible en comparaison du bras 30. La plaque est disposée à- peu près au niveau de l'éponte inférieure de la mine et une patte 62 étant est soudée a cette plaque, cette patte/reliée par des goupilles 63 au corps du bras 30. Un câble métallique 6 fixe les gou- pilles à la machine, de façon qu'elles ne puissent être égarées.
Le r6le de cette plaque est de maintenir, dans le chemin de déplacement de la chaîne 32 du bras inférieur, les morceaux de charbon qui ont tendance à se déplacer vers le bâti 10. La plaque 61 a la même longueur que le bras de chargement associé 40. Cette plaque se trouve à peu près au niveau de l'éponte inférieure et elle comporte des ergots 65 fixés par des gou- pilles 66 à un support 67,qui est fixé par des goupilles 68 au corps du bras 40. Des câbles métalliques 69 et 70 fixent les goupilles 66 et 68 à la machine pour les empêcher de se perdre. Le montage est tel que les morceaux de charbon qui ont tendance à traîner derrière la chargeuse sont retenus dans le chemin des racleurs 43.
Comme il a été dit plus haut, on peut faire pivoter les bras de 180 . Lorsqu'un tel pivotement a été effectué, on doit réajuster la position des plaques 60 et 61 de façon correspon- dante. En ce qui concerne la plaque 60, on enlève provisoirement les goupilles 63 et l'ensemble constitué par la patte de sup- port et la plaque (62, 60) est simplement renversé et placé
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avec la plaque 60 sur le coté opposé du bras 3g. En ce qui con- cerne la plaque 61, on enlève provisoirement les goupilles 66 et 68. On réajuste la position du support 67 de façon qu'il ' s'étende le long de la face opposée du bras 40. On transfère la plaque 61 sur le côté opposé du bras et on la fixe de nouveau, deux autres paires d'ergots 65 A étant prévues pour recevoir dans ce cas les goupilles 66.
Comme il est usuel, on prévoit une possibilité d'allonger et de raccourcir les différents bras, afin de régler la tension des diverses chaînes. Ces moyens de réglage sont représentés symboliquement en 80, et ne sont représentés qu'en ce qui concerne les bras ,inférieurs 30 et 40 ( figures 2 et 3).
Lorsque la machine est en fonctionnement, l'ouvrier règle le vérin 21 au moyen de la pompe manuelle 56 toutes les fois que cela s'avère nécessaire pour maintenir la chaîne porte-cou- teaux supérieure 55 à peu près au niveau du ciel de la mine.
Ainsi, l'ensemble des chaînes porte-couteaux principales 32, ± et la chaîne porte-couteaux supérieure 55 fonctionne de concert pour le havage sur toute la surface du gisement, de l'épon. te au ciel, de manière à former une nouvelle surface verticale dans le gisement. La commande des diverses chaînes porte-couteaux est agencée de telle manière que les sections de tête de ces chaînes se déplacent et travaillent vers l'extérieur à partir de la surface du gisement, comme il est représenté par les flè- ches sur la figure 1. Le charbon havé est désintégré en menues pièces.
Ce menu charbon est déposé par la chaîne porte-couteaux devant la chargeuse, dont les racleurs 43 ramassent lecharbon et le déchargent vers l'extérieur, au-dessous de la machine, sur un long convoyeur (non représenté) qui est parallèle à la surfa- ce du gisement et s'étend le long du côté extérieur du chemin de roulement de la machine.