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La présente invention se rapporte aux compresseurs pour fluides gazeux, et concerne notamment un compresseur qui comprend des chambres ou des cylindres de refoulement qui coulis- sent sur des plaques de distribution ou sur des organes équiva- lents percés d'orifices d'admission et de refoulement qui sont ouverts et fermés par suite du mouvement de va-et-vient que ces chambres ou ces cylindres de refoulement effectuent sur ces pla- que-3 de distribution.
Les chambres de refoulement peuvent compren- dre chacune un sabot contenant un disque excentré, comme il est décrit dans les brevets britanniques N 592.432 du
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616.618 du , 617.750 du, 622.792 du , et 639.017 du de la Demanderesse ou un certain nombre de cylindres contenant chacun un piston, comme il est décrit, par exemple, dans la demande de brevet déposée le même jour sous le titre s "Perfec- tionnements aux pompes,compresseurs ou moteurs à fluides", les cylindres, dans ce cas, se déplaçant en va-et-vient contre des plaques de distribution à l'aide d'excentriques ou de manetons convenablement calés sur un arbre entraîné.
Dans ce type de compresseur, le corps ou le carter de celui-ci peut, soit être rempli de liquide, soit monté dans un réservoir sous pression ou dans un accumulateur, la paroi du carter étant percée d'ouvertures permettant au liquide contenu dans le réservoir ou dans l'accumulateur de venir au contact des pièces actives du compresseur afin de jouer à leur égard le rôle de joint d'étanchéité et de lubrifiant.
Dans les modes de réalisation connus de ces compres- seurs, où la chambre ou le cylindre de refoulement par suite de ses mouvements ouvre et ferme les orifices d'admission et de refou- lement de la plaque de distribution, l'ouverture et la fermeture de ces orifices se produisent nécessairement d'une façon symétri- que:: par rapport au point mort ou fin de course de la chambre ou du cylindre, de sorte que si l'orifice de refoulement, par exemple, s'ouvré juste au commencement de la course il doit se fermer exac- tement à la fin de cette dernière.
Pour obtenir le meilleur fonctionnement, l'orifice de refoulement devrait rester fermé pendant la course de refoule- ment jusqu'à ce que l'air ou le gaz ait été comprimé dans la chambre ou le cylindre à la pression de refoulement, et la soupape de refoulement devrait alors s'ouvrir rapidement, puis se refermer rapidement en fin de course. La-présente invention a principalement
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pour but de réaliser un tel mode de fonctionnement.
Un compresseur comportant trois chambres ou cylin- dres de refoulement et des excentriques ou des manetons décalés de 1200 entre eux, se prête particulièrement bien à la mise en oeuvre de l'invention, mais celle-ci peut également être appliquée à des compresseurs ayant un nombre quelconque de chambres ou de cylin- dres, suprérieur à un.
Jusqu'à présent, il était d'usage que l'orifice de refoulement de la plaque de distribution avec lequel vient coïnci- der la lumière de la chambre ou du cylindre de refoulement pendant la course de refoulement, débouche directement dans le corps du compresseur d'où part la conduite de refoulement.
Selon la présente invention, dans un compresseur du type spécifié, comprenant plusieurs chambres ou cylindres de refoulement travaillant les uns après les autres, l'ouverture effective de la lumière de refoulement de chaque chambre ou cylin- dre de .refoulement est commandée par une autre chambre ou un autre cylindre de refoulement situé dans le cycle de fonctionnement de façon à produire un retard à cette ouverture. De cette manière, l'ouverture effective de l'orifice de refoulement peut être retar- dée jusqu'à ce que l'air ou le gaz contenu dans la chambre ait été comprimé à la pression de sortie et on peut obtenir, au besoin, un mouvement d'ouverture rapide.
La description qui va suivre en regard du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif,fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui res- sortent tant du dessin que du texte faisant, bien entendu, partie de ladite invention.
La fig. 1 est une coupe transversale d'un mode de réalisation du compresseur selon l'invention; .suivant la ligne A-B de la fig,2.
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La fig. 2 est une coupe suivant la ligne C-D de la fig.l.
La fig. 3 est une coupe verticale d'une variante de réalisation du compresseur.
La fig. 4 est une coupe suivant la ligne E-F de la fig.3.
Dans le mode de réalisation représenté sur les fig.
1 et 2, le compresseur comprend un arbre entraîné 1 portant trois disques d'excentrique 2 décalés de 120 entre eux dans le plan de rotation, chaque excentrique tournant à l'intérieur d'un sabot 3 en caoutchouc naturel ou synthétique, en matière plastique, etc..., qui s'applique étroitement contre les faces opposées du disque de l'excentrique et est au contact du pourtour de celui-ci en deux points diamétralement opposés. Ce sabot, comme le montre la fig.l, est découpé en 4 pour laisser passer l'arbre 1, et s'applique contre ce dernier pendant l'établissement de la pression, la pression du liquide dans le carter 6 servant normalement à main- tenir le sabot contre une plaque de distribution 7 portée par un couvercle 8 fermant une ouverture pratiquée d'un côté du carter 6.
La plaque 7 est percée d'un orifice d'admission 9 débouchant dans un canal d'admission 10 commun au trois orifices d'admission du compresseur qui, sur la fig. 2 portent les références 9, 9a et 9b, le canal d'admission comportant une connexion d'alimentation à son extrémité 11.
Le sabot présente une seule lumière d'aspiration et de refoulement 12 et est évidé en 13 à son extrémité supérieure pour des raisons qui sont expliquées plus loin.
,En plus des orifices d'admission 9, 9a et 9b, la plaque de distribution 7 est percée de trois orifices de refoule- ment 14, 14a et 14b et de, trois orifices de sortie 15, 15a et 15b.
On remarquera que le mouvement en va-et-vient de
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chaque sabot contre la plaque de distribution à d'abord pour conséquence de relier la lumière 12 à l'orifice d'admission 9 percé dans cette plaque, ce qui a pour effet d'aspirer du fluide gazeux à l'intérieur du sabot. Par suite de la rotation de l'ex- centrique dans le sabot, ce fluide y est comprimé et quand la lumière 12 arrive en regard de l'orifice de refoulement 14, le fluide comprimé emprisonné dans le sabot est refoulé par l'orifi- ce de refoulement 14 dans le conduit de refoulement 16 qui lui est associé.
Si l'on se reporte à la fig.2, on voit que le conduit 16 relie l'orifice de refoulement 14 à l'orifice de sortie 15a associe à la chambre de refoulement voisin et de ce fait, le fluide quoiqu'il puisse passer du sabot à travers l'orifice de refoulement 14 dans le conduit 16, ne peut pénétrer à l'inté- rieur du carter en traversant l'orifice de sortie 15a avant que , ce dernier ait été découvert par le sabot voisin, ce qui assure un refoulement différé du fluide.
Comme le sabot qui commande l'ouverture de l'orifi- ce de sortie 15a est décalé de 1200 par rapport au sabot précé- dent, il se déplace sensiblement à sa vitesse maximum lors de l'ouverture de l'orifice de sortie 15a, ce qui assure l'ouvertu- , re rapide désirée. Le mouvement effectif de fermeture se produit en fin de course, quand la chambre de refoulement 3 ferme elle- même l'orifice de refoulement 14.
Il y a lieu. de remarquer que le conduit 16, reliant l'orifice de refoulement à l'orifice de sortie 15a, se trouve mis en communication avec l'intérieur de la chambre de refoulement du sabot 3 au commencement de la course de refoulement et que le fluide comprimé se trouvant dans les orifices et dans le conduit 16 peut alors se détendre dans la chambre de refoulement et abais- ser le rendement du compresseur. C'est pourquoi il est avantageux que le conduit 16 se remplisse de liquide après la sortie du
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fluide par l'orifice 15a et avant qu'il soit à nouveau relié à la chambre de refoulement.
C'est à cette fin que le sabot est découpé en 13 pour qu'après le passage du fluide comprimé ans le carter du compresseur, le liquide puisse pénétrer dans le conduit 16 par l'orifice de refoulement 14 et remplir ce conduit. Le ralentissement et l'inversion du mouvement de la chambre de refoulement pendant la course d'aspiration tend à augmenter la pression à l'extrémité postérieure de la colonne de liquide où l'orifice 14 a été découvert, et cette pression jointe à la force vive du fluide et du liquide refoulés précé- demment par l'orifice, tendent à remplir le canal de liquide. Le profil donné à la partie supérieure 13 du sabot favorise ce résultat et fait que le liquide est pour ainsi dire dirigé vers l'orifice de refoulement 14 et dans le conduit 16 correspondant,.
Les fig. 3 et 4 représentent une variante de réa- lisation dans laquelle les chambres de refoulement sont formées par des cylindres 17 dont chacun renferme un piston 18 qui, de son côté, est porté par une bielle 19 montée sur un excentrique 20 calé sur un arbre entraîné 21. Pour éviter un déplacement angulaire des bielles d'accouplement 19, on a prévu un second arbre 22 portant d'autres excentriques 23, de sorte que les bielles 19 accouplent les arbres 21 et 22. Un tel agencement est décrit dans la demande de brevet déjà citée au nom de la Demanderesse.
Dans ce cas, les cylindres 17 effectuent un mouve- ment de va-et-vient vertical contre les faces des couvercles 8 dans lesquels on a prévu les orifices d'admission, de refoulement et de sortie qui, pour la clarté de l'exposé, portent les mêmes références que celles des fig. 1 et 2.
Le fonctionnement du compresseur est, par consé- quent, identique à celui du compresseur décrit ci-dessus, la seule autre différence de construction étant que dans le cas présent, le compresseur est destiné à être monté dans un réservoir
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ou accumulateur, et que la paroi de son carter 6 est à cette fin, percée d'ouvertures 24 relativement grandes par lesquelles le liquide peut pénétrer pour jouer le rôle de joint d'étanchéité et de lubrifiant à l'égard des pièces en mouvement.
Le fonctionnement des cylindres et des pistons est comparable à celui des sabots et des disques d'excentrique associés précédemment décrits, de sorte qu'il semble superflu de décrire en détail le mode de fonctionnement de ce type particulier de compresseur.
Comme le montre la fig.4, la disposition des di- vers orifices de chaque plaque de distribution est analogue à celle adoptée sur la fig.2;, trois paires de cylindres opposés étant prévus, tandis que les plateaux d'excentrique voisins sont décalés entre eux de 120 dans le plan de rotation.
Les cylindres pourraient être en métal, mais il est préférable de les mouler en une composition de résine synthétique thermoplastique ou thermodurcissable ou encore en caoutchouc na- turel ou synthétique, les cylindres pouvant, le cas échéant, être munis de chemises intérieures en métal.
Les bielles d'accouplement 19 sont pourvues de che- villes 25 faisant saillie latéralement, s'engageant dans des fentes ou dans des ouvertures 26 ménagées dans les cylindres pour éviter que ces derniers tournent autour de leur axe, tandis que les cylin- dres présentent des prolongements 27 pouvant s'appliquer contre l'arbre 21 pendant que la pression s'établit dans le carter 6, cette pression maintenant normalement les cylindres 17 appliqués contre les plaques de distribution correspondantes..