Appareil susceptible d'être utilisé comme pompe, compresseur ou moteur. L'appareil selon l'invention comprend au moins une chambre mobile, un excentrique monté à l'intérieur de chaque chambre de façon à pouvoir être mis en rotation, les! sur faces latérales et deux génératrices diamé tralement opposées dudit excentrique étant en contact avec les parois de la chambre mobile de manière à réaliser l'étanchéité et, par suite du mouvement de rotation de l'excentrique à l'intérieur de cette chambre, produire le dé placement voulu du fluide, ladite chambre étant disposée de façon à prendre un mou vement de va-et-vient dans le plan de rotation dudit excentrique,
-et un dispositif .de distri bution réglant l'admission du fluide vers cette chambre et son refoulement.
Un tel appareil est susceptible d'être uti lisé comme pompe à liquide ou comme pompe à vide. ventilateur ou compresseur s'il est en traîné par une source de puissance extérieure, ou bien comme moteur, s'il est alimenté par un fluide sous pression.
Selon une forme d'exécution préférée de l'invention la chambre mobile est disposée dans une chambre de refoulement de façon que la chambre mobile soit baignée par le fluide comprimé. La chambre mobile (faite. par exemple, en caoutchouc, en matières plas tiques, en métaux ou au moyen d'une combi naison de ceux-ci) est avantageusement éta blie à des dimensions fonction de l'élasticité des matières employées rendant la chambre mobile flexibl- ou déformable sous la diffé- rence de pression régnant entre l'intérieur et l'extérieur de cette chambre.
En tous cas, la chambre mobile peut être doublée de caout chouc ou d'une matière élastique semblable, afin d'aider à établir urne étanchéité parfaite.
L'étanchéité ente la chambre mobile for mant corps de pompe et une glace formant surface d'appui sur la partie immobile de la machine peut être obtenue, en fonctionne ment, au moyen de la différence de pression entre la chambre de refoulement et la cham bre d'aspiration. Au repos, la chambre mobile peut être retenue contre cette glace par des moyens élastiques en vue d'établir une étan chéité initiale et de maintenir la chambre mo bile en position pour le montage ou le démon tage de la machine.
Différentes formes d'exécution de l'objet de l'invention, données à titre d'exemples non limitatifs, sont décrites dans .ce qui suit en regard des dessins annexés.
Fig. 1 et 2 sont deux -coupes verticales, respectivement longitudinale et transversale, d'une forme d'exécution de l'invention.
Fig. 3 est une coupe à plus grande échelle par le plan médian longitudinal d'une des chambres mobiles employées dans la. forme d'exécution représentée fig. 1 et 2.
Fig. 4 est une section transversale par la ligne IV-IV de la fig. 3.
Fig. 5 est une 1/2 élévation de la chambre mobile et une 1/ coupe passant par la ligne V-V de la fig. 3. Fig. 6 et 7 montrent, en :coupe et en: él:éva- tion frontale, une forme modifiée d'exécu tion du mécanisme de rétention.
Fig. 8 est une coupe verticale longitudi nale d'une variante de la chambre mobile. Fig. 9 en est une élévation latérale, le mécanisme de rétention enlevé.
Fig. 10 et 11 représentent en coupe une variante de la chambre mobile et de l'excen trique dans deux positions de travail.
Fig. 12 et 13 en sont des: coupes. horizon tales.
Fig. 14 est une coupe d'une autre forme d'exécution d'une chambre mobile.
Fig. 15 est une coupe verticale transver- sale d'une machine à double effet.
Fig. 16 et 17 montrent en section longitu dinale et transversale une forme de la cham bre mobile utilisée dans la :construction re présentée fig. 15.
Fig. 18 est une vine schématique d'une ma chine montée dans un réservoir d'air com primé.
En se reportant d'abord aux fig. 1 et 2, l'enveloppe 1 forme la chambre de refoule ment de la machine, et 1e couvercle 2 forme la chambre d'aspiration; une paroi 3 est in terposée entre ces -chambres.. Une bride de refoulement 4 est reliée directement à la chambre de refoulement 1, tandis que la, bride d'aspiration 5 est reliée à la chambre d'aspira tion 2 au moyen d'un canal 6 qui peut être soli daire de l'enveloppe 1 et qui débouche .dans la chambre d'aspiration au moyen d'une lu mière 6a dans la paroi 3.
Le rotor se -compose d'un arbre 7 portant trois excentriques 8a, 8b, 8c calés à 120 les unes des autres, afin d'obtenir un débit et un couple plus uniformes, chaque excentrique étant logé respectivement dans une chambre mobile 9a, 9b, 9c.
Ces: chambres mobiles s'appuient sur une glace 3a placée contre la surface intérieure :de la paroi 3 et servant de surface d'appui aux chambres mobiles dans leur mouvement de va-et-vient. Des lumières 10, 11, 12 et 13 sont prévues dans la glace 3a, les lumières 10 et 12 débouchent directement dans. la eham- bre d'aspiration à l'intérieur du couvercle 2, les lumières 11 et 13 par contre débouchent dans la chambre de refoulement à l'intérieur de l'enveloppe 1 au moyen des canaux lla et 13a, prévus dans la paroi 3.
Des consoles 14a, 14b, attachées au moyen de boulons 15 à la. paroi 3, forment des gui des parallèles et opposés à la glace 3a. Comme on le voit plus clairement sur la fig. 3, des plongeurs 16 sont guidés dans: des douilles 17 à l'intérieur du corps 9 de -chaque chambre mobile telle que 9b (fig. 2). L'extrémité inté rieure :de chacun de ces plongeurs 16 est :creuse pour loger un ressort à boudin de compression 18. L'ensemble forme un dispo sitif élastique servant à maintenir la. chambre mobile en eontkkict avec la glace 3a (fi-. 2).
L'arbre 7 du rotor tourne dans des pa liers 19a, 19b, retenus dans -des boîtes, <I>20a,</I> 20b au moyen des couvercles 25a, 25b; les boites sont attachées aux consoles. 21a, 21b maintenues dans des ouvertures circulaires <I>22a,</I> 22b de l'onveloppe 1 dont le diamètre dépasse celui du cercle circonscrit aux trois excentriques., afin de permettre le montage et le démontage du rotor et de, l'enveloppe dans une direction axiale.
Des presse-étoupes 23a, 23b sont prévus aux extrémités intérieu res des consoles 21a, 21b, afin d'assurer l'étanchéité au passage de l'arbre 7 de l'inté rieur de l'enveloppe 1 vers l'atmosphère. Des bagues 24a, 24b empêchent par centrifuga tion tout liquide qui aurait pu suinter par les presse-étoupes d'atteindre les paliers à billes 19a, 19b dont les bagues intérieures sont re tenues sur l'arbre 7 au moyen d'écrous: 26c, 26b; une poulie (ou autre organe de com mande) 27 est clavetée sur le bout de l'ar bre 7.
Le fonctionnement de la machine repré- sentée par les fig. 1 et 2 est le suivant En supposant que la machine soit utilisée comme pompe, la poulie ou l'organe de com mande 27 est entraîné par une source exté rieure de puissance, telle qu'un moteur élec trique, et l'arbre du rotor 7 tourne dans ses paliers 19a, 19b.
Les chambres mobiles ne peuvent se mouvoir dans une direction hori zontale par suite de la présence de la glace 3a et des guides 14a, 14b, par conséquent, elles exécutent, dans une direction verticale, d,es mouvements de va-et-vient dont les phases sont échelonnées suivant la position angu laire de chaque excentrique.
L'excentrique 8b -de la fig. 2 est repré senté dans sa position la plus basse. En sup posant que la rotation s'effectue dans le sens des aiguilles d'une montre, cet excentrique va se mouvoir vers la gauche, augmentant ainsi le volume de la chambre mobile 9b. Par con séquent, du liquide est aspiré, à travers les lumières 10 et 12, dans la chambre d'aspira tion 2 où il est remplacé par du liquide as piré par la bride d'aspiration 5, par le canal 6 et la lumière 6a.
Au cours du déplacement de l'excentri que 8b, depuis sa position extrême droite jusqu'à sa position cxtrême gauche, cet excen trique pénètre dans la chambre de refoule ment constituée par l'enveloppe 1, il déplace donc une certaine quantité de fluide qui est forcé -de quitter la chambre de refoulement par la bride 4.
Lorsque l'excentrique a terminé son mou vement vers la gauche à partir de la. position représentée fig. 2, la chambre mobile a at teint sa position moyenne (non représentée) dans laquelle les lumières 10 et 12 sont obtu rées par les parties adjacentes de ladite cham bre laissant les lumières 11 et 13 prêtes à être mises en communication avec l'intérieur de la chambre mobile.
Partant de la position extrême gauche (dans le sens des aiguilles d'une montre) vers la position extrême droite, l'excentrique 8b refoule le liquide, par les lumières 11, 13 et les canaux 11a, 13a, de l'intérieur de la chambre mobile 9b dans la chambre de refou lement, remplaçant ainsi la quantité égale de liquide qui est transféré, pendant la même période, de la chambre de refoulement dans la chambre mobile par l'extrémité ouverte de celle-ci .de l'autre côté de l'excentrique.
A l'azrrêt, les chambres mobiles étaient déjà retenues élastiquement contre la surface de la glace 3a par la réaction des plongeurs 16 contre les surfaces 14a, 14b du dispositif de rétention, sous l'action des ressorts à bou din 18. Dès le début du fonctionnement, les chambres mobiles sont pressées contre la glace 3a par la différence de pression entre la chambre de refoulement 1 et la chambre d'aspiration 2, ce qui assure l'étanchéité re quise.
Au lieu de prévoir des lumières 13 pour relier l'intérieur de chaque chambre mobile avec la chambre de refoulement 1, la cham bre mobile peut être prévue de manière à<B>dé-</B> passer, pendant une phase de son mouvement de va-et-vient, le bord de la glace, établis .s.ant ainsi la communication nécessaire.
Si la chambre mobile est faite en une matière et a des dimensions telles qu'elle soit flexible ou déformable sous l'action de la différence des pressions extérieures et inté rieures, ladite différence de pression presse les surfaces intérieures des, parois des cham bres mobiles contre les, côtés et la périphérie des excentriques assurant, là aussi, l'étan chéité.
La plaque 3a., formant glace pour la chambre mobile, peut être disposée de ma nière à ce qu'un opérateur ou un régulateur automatique puisse la. -déplacer de l'extérieur par rapport à la, chambre mobile et à la pa roi 3 de manière à contrôler le réglage et le débit ou l'admission du fluide. Un tel ré glage peut être obte=nu, par exemple, au moyen d'une tige vissée sortant de la cham bre de refoulement à travers un presse-étoupe, ou par un piston ou un plongeur hydrau lique.
On conçoit aisément que la machine ci- dessus décrite puisse sans modifications être utilisée .comme moteur. Dans ce cas, on. dis pose d'un fluide sous pression qui est envoyé par la bride 5 dans la chambre 2a..
En supposant que l'excentrique 8b et la chambre mobile 9b occupent leur position la plus basse représentée sur la fig. 2, le fluide sous pression admis dans la chambre 2 pénè tre dans la chambre mobile 9b par les lu mières découvertes 10 et 12 de la glace 3cç et l'excentrique est sollicité à se déplacer vers la gauche, ce qu'il ne peut faire qu'en tour nant dans le sens de la flèche.
En pénétrant dans la chambre 1 l'excentrique déplace une certaine quantité de fluide qui est évacué par la bride 4.
Au cours. de cette rotation de l'excentrique, la chambre mobile 9b qui est maintenue appliquée contre la glace 3a par les guides 14a et 14b se déplace de bas en haut et lorsqu'elle occupe sa position moyenne, correspondant à la. position extrême gauche de l'excentrique, les lumières 10 et 12 sont obturées par les parties adjacentes de ladite chambre, les lumières 11 et 13 étant prêtes à être mises en communication avec l'intérieur de la chambre mobile 9b.
Dans cette position moyenne, l'excentri que 8b ne transmet plus de couple moteur à l'arbre 7, mais, par suite du décalage angu laire des trois excentriques 8a, 8b, 8c, l'excen trique 8a occupe à son tour une position dans laquelle il transmet un couple à l'arbre 7. L'excentrique 8b est donc entraîné au-delà de sa position moyenne et le déplacement de la, chambre mobile 9b qui se pro duit découvre les lumières 11 et 13.
Au cours de sa rotation depiüs, sa position extrême gauche jusqu'à sa position extrême droite, l'excentrique 8b refoule par les lumiè res 11 et 13 et les canaux 11a et 13a, dans la chambre 1, le fluide contenu dans la cham bre mobile 9b et ce fluide remplace la quan tité de fluide transféré, pendant la même pé- riod'e, de la chambre 1 dans la chambre 9b.
Lorsque par suite de la rotation de l'ar bre 7, l'excentrique 8b dépasse sa position extrême droite pour revenir vers sa position extrême gauche, les lumières 11 et 13 se fer ment, tandis que les lumières 10 et 12 sont à nouveau ouvertes, et ledit excentrique rede vient moteur.
Par suite du décalage angu laire des divers excentriques, les différentes phases motrices et résistantes de chacun d'eux se recouvrent partiellement et le couple r6sul- tant agissant sur l'arbre 7 est sensiblement ré gulier.
Sur les fig. 3, 4 et 5, on a représenté à plus grande échelle une forme d'exécution d'une chambre mobile.
Les côtés latéraux de la chambre, qui offrent des surfaces relative ment importantes exposées à la différence de pression entre l'intérieur et l'extérieur, sont constitués par des plaques métalliques 34, en métal léger, par exemple, qui sont doublées de part et d'autre par des parois en caout chouc faisant partie d'une masse moulée d'une pièce constituant le corps 9 de la chambre.
Une plaque 35, de préférence en matière plas tique, est attachée aux plaques 34 au moyen de boulons 36 qui sont vissés dans des pièces métalliques 3 7 insérées à queue d'aronde dans la plaque 35.
Le corps 9 moulé en caoutchouc donne la flexibilité voulue, tandis que les plaques 34 donnent une rigidité plus grande aux parois de la chambre mobile, rigidité qui leur per met de mieux résister à la différence de pres sion entre l'extérieur et l'intérieur.
La. pla que en matière plastique 35 procure un coef ficient de frottement bas et une usure réduite entre la chambre mobile et la glace, tandis que le poids spécifique peu élevé des matières utilisées dans la construction de la chambre mobile (exécutant un mouvement alternatif) réduit les forces d'inertie.
L'extrémité ouverte de la, chambre mobile est découpée en 31 pour donner le jeu néces saire à l'arbre 7 du rotor (fig. 2) 'et est chan- freinée en 38 pour faciliter le montage de l'excentrique. Les plongeurs 16, les douilles 17 et les ressorts 18 logés dans les alvéoles 39 du corps 9 de la chambre mobile ont été décrits plus haut.
Sur les fig. 6 et 7, la -chambre mobile est repérée à nouveau par le chiffre 9 et la con sole fixe de rétention- par le numéro 14. Une plaque mobile de rétention 40 est guidée par des chevilles de guidage 41, 42 fixées. à la console 14, et est appuyée contre la surface de la chambre mobile 9 par un ressort à bou din de compression 18.
Sur les fig. 8 et 9, la chambre mobile 9 faite en une matière élastique ou flexible s'ajuste dans l'intérieur cunéiforme d'une en veloppe coulissante 40. Des plongeurs 16 sont prévus à l'iutérieur des alésages 39 de cette enveloppe 40 et sont poussés par des ressorts à boudin de compression 18 contre les conso les fixes de rétention 14a, 14b. Des goupilles 43 limitent le mouvement des plongeurs 16 lorsque la chambre mobile est retirée de sa position de travail entre la glace 3a et les consoles de rétention 14a, 14b.
Les surfaces cunéiformes de contact entre l'enveloppe 40 -et la chambre mobile 9 provoquent un effet de serrage et assurent ainsi l'étanchéité entre la chambre 9 et l'excentrique.
Sur les fig. 10 à 13, l'excentrique 8 pré sente une cavité 29 d'un côté (ou des cavités des deux côtés) et la chambre mobile 9 com porte une cavité correspondante (ou des ca vités) 28 à l'intérieur de la. paroi latérale, et un jeu 30 le long de l'arbre 7 du rotor.
Dans la position représentée fig. 10 et 12 les cavités 28 et 29 ne communiquent pais et la chambre mobile est obturée par les surfaces latérales de l'excentrique. Le fonctionnement de la machine est alors essentiellement iden tique à celui de la forme d'exécution repré sentée aux fig. 1 et 2 dans la, phase corres pondante. Mais, si l'excentrique 8 atteint la position des fig. 11 et 13, les cavités 29 com muniquent, d'un côté avec les .cavités 28 dans les parois de la chambre mobile 9, et de l'au tre côté avec le jeu 30, reliant ainsi, pendant une phase déterminée du cycle d'opération, l'intérieur de la chambre mobile avec la cham bre de refoulement qui l'entoure.
En variante, la chambre mobile 9 peut "être munie d'une ou de plusieurs soupapes de débit automatiques qui s'ouvrent si la pres sion dans la chambre mobile dépasse la pres sion dans la chambre de refoulement. Dans la forme d'exécution montrée, à titre d'exem- ple dans la fia. 14, la soupape 44 glisse sur un guide 46, et sa fermeture est assurée par un ressort 47. Quand la soupape est ouverte, le fluide passe de la chambre mobile à la cham bre de refoulement à travers les lumières 45a, 45b.
Au lieu d'être prévue sur la cham bre mobile comme représenté fig. 14, la sou pape peut être montée sur la. glace 3a dans une position telle qu'elle soit en communica tion avec l'intérieur de la chambre mobile au moyen d'une lumière pendant la période de refoulement. L'admission du fluide à la chambre mobile peut être réglée par une sou pape automatique semblable en combinaison avec une lumière de la glace ou par le mou vement de la chambre mobile comme décrit ci-dessus.
Les formes d'exécution des fig. 10 à 13 et de la fig. 14 conviennent particulièrement à l'adaptation de l'invention à un compresseur ou à une pompe à vide parce qu'elles permet tent la compression du fluide à l'intérieur de la chambre mobile avant que celle-ci soit mise en communication avec la chambre de refoulement.
La paroi 3 étant, ainsi qu'il a été spéci fié., interposée entre l'enveloppe 1 et le cou vercle 2, le démontage de l'appareil repré senté sur les fig. 1 et 2 s'effectue très aisé ment ainsi qu'il suit. Les boulons de fixation la du couvercle 2 sur l'enveloppe 1 étant dé vissés, on enlève le couvercle qui laisse ap paraître la paroi 3 portant la glace 3a et les consoles 14a et 14b entre lesquelles sont maintenues les chambres mobiles 9a, 9b et 9c. Cet ensemble peut être retiré de l'enveloppe par un déplacement de gauche à droite per pendiculairement à l'arbre 7 au cours duquel les excentriques 8a, 8b et 8c glissent dans leurs chambres respectives.
Ceci fait, on démonte l'un des paliers, 19b par exemple, et l'on retire la console 21b qui le relie à l'enveloppe. Il suffit alors de libérer la console 22a de l'enveloppe 1 pour pouvoir sortir l'arbre 7 et les excentriques calés sur lui, par coulissement axial. Cette opération est possible en raison du fait que les ouvertures circulaires 22a et 22b prati quées dans l'enveloppe ont, ainsi qu'il a été spécifié, .un diamètre légèrement supérieur à celui du cercle circonscrit aux trois excentri ques 8a, 8b et 8c.
Le remontage s'opère dans le sens inverse, la remise en place de l'ensemble formé parla paroi 3, les consoles 14a et 14b maintenant entre elles les chambres mobiles 9. étant fa cilitée par les parties chanfreinées 38 prati quées sur les bords desdites chambres, ce qui aide à l'engagement des excentriques dans leurs chambres respectives.
La forme d'exécution des fig. 15 à 17 correspond à un dispositif à double effet. Dans cette forme d'exécution, deux glaces 3a, 3b parallèles et opposées sont prévues, par exemple horizontalement. Des lumières 10a, 12a et 10b, 12b sont prévues, respectivement dans les glaces 3a,
3b- pour relier l'intérieur 9 de la .chambre mobile aveclachambre d'aspira- tion 2. On verra -que la position des lumières 10a et<I>12a</I> diffère de celle des lumières 10b, 12b, parce que ces deux groupes de lumières sont mis en service à des phases différentes.
Des lumières lla, 13a et 11b, 13b, prévues, respectivement dans les glaces 3a, 3b relient également l'intérieur 9 de la chambre mobile avec la chambre de refoulement 1, à des phases différentes du cycle de fonctionne ment.
La chambre mobile se compose de deux moitiés 9d et 9e ajustées l'une dans l'autre, ainsi que les fig. 16 et 17 le montrent en détail. Ces deux moitiés s'ajustent exactement l'une dans l'autre, mais elles sont libres de se déplacer l'une par rapport à l'autre dans une direction perpendiculaire au mouvement de va-et-vient qu'effectue l'ensemble de ces deux pièces. Les surfaces intérieures sont en contact avec des génératrices diamétralement opposées de l'excentrique 8,
les plans de joints entre les moitiés 9d et 9e sont déportés à l'in térieur de la chambre par rapport au plan général de division passant par le centre de la chambre mobile, afin d'empêcher les géné ratrices de contact de dépasser ces, plans de joints.
Des plongeurs 16 chargés par des ressorts à boudin 18 peuvent être logés dans des alé sages 39 des moitiés 9d, 9e des chambres mo biles. Les ressorts 18 s'appuient contre des collets 17d et tendent à écarter les, moitiés <I>9d, 9e,</I> c'est-à-dire à les appuyer .contre les glaces 3a, 3b (fig. 16).
Quand la chambre mobile n'est pas main tenue entre les glaces 3a, 3b, l'écartement des moitiés<I>9d, 9e</I> est limité par des goupilles 18d, 18e insérées dans les plongeurs 16 (fig. 16). Comme on le verra plus clairement dans les fig. 16 et 17, les d'eux moitiés de la chambre mobile sont découpées de manière à former un trou allongé, afin de ménager le passage nécessaire à l'arbre 7.
Des prolongements 32e, 32d des deux moitiés de la chambre mobile s'engagent dans des cavités correspondantes prévues dans 1a moitié opposée et adjacentes aux extrémités du trou allongé 31, ces prolongements sont en veloppés par des lèvres 33d, 33e solidaires de l'autre moitié, lèvres qui les entourent presque complètement et empêchent la for mation d'interstices continus à travers les quels une perte de pression de la chambre mo bile pourrait se produire.
Pendant le fonctionnement, l'excentrique 8 augmente et diminue alternativement le vo lume intérieur des parties de la chambre mo bile 9 limitées, respectivement par les glaces 3a, 3b. Ce déplacement dans une direction verticale, correspondant à la disposition de la fig. 15, est accompagné d'un mouvement al ternatif horizontal de la chambre mobile par rapport aux glaces 3a,
3b. En supposant que la rotation s'effectue dans le sens des aiguil les d'une montre, l'excentrique, dans son mouvement à partir de sa position la plus basse (indiquée fig. 15) vers sa position la plus élevée, amène la chambre mobile à dé couvrir les lumières 10b, 12b de la glace in férieure 3b, pour permettre l'entrée de fluide de la chambre d'aspiration 2 dans la moitié inférieure de la chambre mobile 9;
les lumiè res lla et 13a de la glace supérieure 3a sont aussi découvertes, permettant ainsi la sortie de liquide tle la moitié supérieure de la cham bre mobile vers la chambre de refoulement 1 qui l'entoure.
Lorsque l'excentrique revient (dans le sens des aiguilles d'une montre) de Ba position la plus élevée (non représentée) à sa position la plus basse indiquée fig. 15, il entraîne la chambre mobile vers la .droite découvrant ainsi les lumières d'aspiration 10a, 12a de la glace supérieure 3a et les lumières :
de refoulement llb et 13b de la glace inférieure 3b. La pression de la chambre de refoulement s'exerce sur la partie extérieure du joint situé entre les moitiés. 9d et 9e et agit aussi par le trou allongé 31 poussant ainsi les deux moi tiés de la chambre mobile contre les surfaces des glaces 3a., 3b, ce qui assure l'étanchéité nécessaire au fonctionnement.
Le montage et le démontage de l'appareil représenté sur la fig. 15 s'effectuent sensi blement de la même manière que pour l'ap pareil à simple effet représenté sur les, fig. 1 et 2, toutefois, la direction de déplacement des chambres mobiles oblige à ne pas les maintenir entre les glaces 3a et 3b avant la mise en place de ces glaces dans l'appareil.
L'arbre 7 .et les excentriques 8 étant intro duits dans l'enveloppe 1 et fixés ainsi qu'il a été dit pour l'appareil à simple effet, on engage les deux moitiés 9d et 9e de chaque chambre sur l'excentrique correspondant, ce qui peut être fait aisément par l'ouverture latérale de l'enveloppe fermée par le couver cle 2. Ces chambres mises en place sont oi@ien- tées de façon que leurs surfaces d'appui :sur les glaces 3a et 3b soient horizontales.
On remarquera sur la fig. 15 que les bords de ces glaces sont chanfreinés en 38 pour faci liter l'engagement des chambres mobiles, l'en semble formé par la paroi 3 et les deux glaces étant emboîté latéralement sur lesdites cham bres maintenues sur leurs excentriques. Il pourrait être avantageux pour faciliter ce montage, et dans le cas où l'appareil compor terait un nombre important d'excentriques, de prévoir dans l'enveloppe 1 une ouverture, op posée à celle fermée par le couvercle 2, ou verture par laquelle il serait possible de maintenir les chambres mobiles. convenable ment orientées pendant l'emboîtement des gla ces 3a, 3b et de la paroi 3.
Une des particularités des machines dé crites constituera ce que l'enveloppe 1 (fig. 1, 2 et 15) n'est pas utilisée comme cylindre, corps de pompe ou élément opératif sembla ble, mais simplement comme réceptacle. Par conséquent, il peut être avantageux dans cer tains cas de monter le rotor, la chambre mo bile et la glace à l'intérieur du récipient ou réservoir de refoulement; on peut ainsi se passer d'une enveloppe spéciale pour la ma chine, celle nécessaire étant constituée par les parois du réservoir.
Un exemple de cette forme d'exécution particulièrement avantageuse pour les, com presseurs d'air ou de gaz, les pompes combi nées à liquide et à air ou à gaz, ou pour les com presseurs .ou pompes à liquide débitant dans un récipient d'emmagasinage sous pression d'air ou de gaz, est représenté par la fig. 18. Dans cette forme de réalisation, l'arbre du rotor peut traverser la paroi du réservoir ou réci pient à travers un presse-étoupe, et les pa liers pour le rotor peuvent être disposés à l'in térieur comme il est indiqué en 43a, 43b (fig. 18), ou bien ils pourraient être prévus à l'extérieur.
Si la machine est utilisée pour fonctionner avec des fluides gazeux, par exemple, comme compresseur ou pompe à vide, ou .comme pompe débitant du liquide dans un récipient d'emmagasinage sous pression d'air ou de gaz, on peut la monter avantageusement de manière à ce que les éléments actifs soient im- merg-és au moins partiellement dans un fluide liquide assurant la lubrification et l'étan chéité et le refroidissement du fluide gazeux, qui est refoulé par une lumière, ou accumulé, dans la partie supérieure du récipient pendant que le fluide liquide reste dans la partie in férieure du récipient.
Par exemple, dans la forme de construc tion indiquée par la fig. 18, la partie infé- reure du réservoir 44, dont la partie supé rieure sert comme récipient pour le fluide gazeux, peut contenir les éléments opératifs immergés au moins partiellement dans un liquide.
Bien que dans le dispositif décrit, la chambre mobile soit animée d'un mouvement alternatif rectiligne, on peut construire l'ap pareil de manière à ce que la chambre mo bile soit animée d'un mouvement de va- et-vient quelconque le long, par exemple, d'une trajectoire courbe ou en forme d'arc et, par conséquent, le terme mouvement de va- et-vient est employé dans un sens général.