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Le taux de compacité des agglomérés de ciment moulé est généra- lement augmenté par un effet dynamique de secousses, trépidations ou vi- brations appliquées soit directement dans la masse, par l'intermédiaire des armatures nu par des éléments plongeurs, so@t indirectement, au tra- vers du moule rigide.
On a tenté d'augmenter cet effet dynamique à l'aide de masses d'inertie reliées au moule par des moyens rigides ou élastiqueso On a aus- si sollicité l'aggloméré de ciment, successivement, par des sollicitations dynamiques de caractéristiques différentes, généralement de fréquences dif- férenteso
Tous ces moyens sont certainement efficaces et l'on a enregistré une augmentation sensible du taux de serrage de la texture, respectivement de la densité et de la résistance à la compression.
Neanmoins, aucun de ces moyens ne préserve l'aggloméré de ciment contre les effets dynamiques de réaction, cause d'une certaine dislocation dans la texture de l'aggloméré ou d'une limitation du taux de serrageoEn effet, lorsqu'une masse divisée comme une composition d'un aggloméré de ciment est soumise à un effet de vibration, par exemple, les éléments les plus gros de la composition entrent d'abord en contact mutuel, par priori- té des effets d'inertie, sur les éléments de plus grande masse; puis, dans les vides délimités par cette structure caverneuse s'écoulent les élément de moindre masse lesquels se stabilisent, successivement, par ordre dé- croissant de masse.
Cet écoulement ne peut se produire que par application d'un effet dynamique, par exemple une vibrationo Dès lors, à partir d'un certain moment, la vibration agit sur des éléments ayant déjà une assise ou un logement relativement stable ou dure Ces éléments subissent un effort de réaction qui tend à les séparer ou qui les sépare effectivement.
On peut aisément expérimenter cet effet d'une manière simple et très spectaculaireo Dans une éprouvette en verre, par exemple de 350 cc, on introduit 300 cc de poussier de charbon 0,1 à 0,5; on place l'éprouvette sur une table vi- breuse actionnée, de préférence, par un appareil vibreur à résultante al- ternative unidirectionnelle perpendiculaire au tablier de la table vibreu= se. Pendant la première période de la sollicitation de 1 éprouvette, dont la durée est d'ailleurs fonction de la puissance de l'appareil vibreur, on voit le niveau du poussier de char non, dans l'éprouvette, rapidement bais- ser, par exemple jusqu'au niveau indiquant 305 cc;
puis, presque soudaine- ment, le niveau du poussier de charbon dans l'éprouvette remonte jusqu à 330 et au-delà avec un dégagement de fines poussières. CI est l'effet de réaction de l'effort dynamique sur les grains dans de plus grandes masses.
C'est aussi ce qui se passe obligatoirement dans lé Grattement des agglo- mérés de ciment. Au fur et à mesure de leur entrée en contact mutuel, les grains de plus grande masse surtout reçoivent un effet parasitaire de réaction qui réduit d'autant le serrage produit par ledit effort dynamique.
Le procédé, objet de la présente invention, est basé sur la con- statation faite par le Demandeur que ces effets de réaction peuvent être sensiblement réduits en les absorbant, tout au moins partiellement, pen- dant toute la durée de la vibration, en interposant, entre la masse de l'aggloméré de ciment et la table vibrante, au moins une couche d'une ma- tière dont le degré de densité est moindre que celui des grains les plus durs dudit aggloméré. Cette couche formant véritable amortisseur contre les effets de "raquette", peut se placer entre le moule rigide et le ta- blier de la table vibreuse, ou entre le moule et la masse d'aggloméré de ciment;.dans une forme préférée d'application du procédé de l'invention, le moule sera lui-même exécuté en une telle matière éventuellement armée, renforcée, pressée ou soutenue de toute manière adéquate.
Cette matière
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sera, de préférence, une matière souple ou élastique : matière plastique, caoutchouc naturel ou synthétique, matières fibreuses imprégnées ou autres.
Quelle que soit la matière appliquée, elle sera uniquement choi- sie en fonction de sa faculté d'amortir au moins partiellement les effets de réaction. Subsidiairement, les parois internes desdit-5 moules seront conditionnées de manière à être parfaitement lisses ou à présenter tout dessin ou conformation adéquate.
Egalement, l'épaisseur des parois de tels'moules sera établie au prcrata du genre et des dimensions des pièces à réaliser, en sorte que, dans de nombreux cas, lesdites parois pourront, en raison de leurs défor- mations relativement aisées, dans les limites élastiques, favoriser le dé- moulage des pièceso
Dans une autre application encore, lesdits moules, totalement ou partiellement en une matière relativement élastique, faciliteront le moula- ge par enclave hermétiqueo En effet, il suffira généralement de poser, sur les bords libres supérieurs du moule, une plaque relativement rigide pour assurer automatiquement un joint suffisamment étanche tel que l'espace en- clavé entre ladite plaque et la face supérieure de la pièce moulée soit entièrement fermé, permettant ainsi la concentration, respectivement la con- densation,
des vapeurs dégagées au cours du processus de prise du liant.
Il est aisément compréhensible pour l'homme de métier que le moyen général révélé par la présente peut être appliqué sous des formes infini- ment variables selon la forme et les dimensions des pièces à réaliser, le type de moule et la disposition relative dans le moule de la matière desti- née à jouer le rôle d'amortisseur au moins partiel des efforts de réaction.
C'est donc à simple titre d'exemple, sans aucune caractère limi- tatif d'aucune sorte, que des exécutions sont décrites avec plus de détail ci-après, en se rérérant aux dessins annexés dans lesquels : les figures 1 à 4 schématisent aussi sommairement que possible des réalisations fondamentales appliquant le procédé selon l'invention; les figures 5, 6 et 7 représentent, en vue perspective avec dé- coupure partielle, trois exécutions d'un moule convenant pour l'application dudit procédé; la figure 8 représente, en vue perspective, un élément de con- struction réalisé à l'aide du moule représenté à la figure 7; la figure 9 schématise sommairement l'application du procédé, respectivement du moule, conforme à l'invention, dans un cas particulier;
la figure 10 schématise, en coupe verticale, une variante d'appli- cation du procédé appliqué conformément à la figure 90
Dans l'application schématisée à la figure 1, un moule tradition- nel 1 repose sur une table vibreuse 2, d'un type quelconque, par l'intermé- diaire d'une plaque ou couche 3 d'une matière relativement élastique choi- sie avec des qualités telles qu'elle soit susceptible d'absorber au moins une partie des efforts de réaction produits par le tassement de la matière M se trouvant dans le moule 1, sous les effets des sollicitations de ladi- te table vibreuse 2.
Dans la figure 2, la couche ou plaque 3 formant amortisseur se juxtapose complètement aux parois du moule traditionnel 1, ce qui est par- ticulièrement favorable, surtout lorsqu'on a affaire soit à des moules d'un profil spécial, soit à une table vibreuse à résultante sinusoïdale.
Dans cette exécution de la figure 2, ladite masse 3 est incluse
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entre ledit moule traditionnel 1 et une enveloppe extérieure 4 relative- ment rigideo Dans certains cas et en choisissant judicieusement la matière constitutive de la couche ou plaque 3 formant amortisseur, on peut réali- ser un moule traditionnel 1 simplement juxtaposé à un moule exécuté en une telle matière capable de former amortisseur.
Dans l'exécution de la figure 3, ces deux moules 1 et 3 sont com- plètement juxtaposés mais on pourrait, dans certains cas, ne réaliser qu' une juxtaposition partielle, l'élément 3 formant une espèce de cuvette dans laquelle est inséré le moule traditionnel 1.
Enfin, dans la figure 4, on a représenté une réalisation extrê- mement originale et pratique dans laquelle le moule 1 est exclusivement réalisé en une matière capable d'absorber les efforts de réaction produits sur la masse M par suite de son tassement progressif sous les effets dyna- miques de la table vibreuse 2. Dans une telle exécution, la matière consti- tutive du moule .2 devra être choisie judicieusement de manière à présenter une raideur suffisante pour ne subir aucune déformation, même temporaire, sous la sollicitation du poids mort de la masse M et des effets dynamiques résultant de la vibration et, simultanément, une élasticité suffisante pour absorber une partie des efforts de réaction, sans produire l'effet de "ra- quette".
Dans de nombreux cas d'application, un tel moule pourra parfaite- ment remplir ces différentes conditionso Par la nature même de la matière utilisée, ce moule pourra servir pour la fabrication d'un très grand nom- bre de pièces sans déformation ni destruction prématurées. Néanmoins, pour d'autres fabrications, il sera nécessaire de soutenir ou fretter temporai- rement un tel moule, ce qui pourra très aisément être réalisé par des ca- dres ou étriers placés autour des parois latérales du moule pendant le mou- lage, respectivement la phase de vibration, et retirés pour le démoulage afin de permettre aux parois latérales du moule de se déformer dans les li- mites nécessaires.
L'invention concerne aussi bien le procédé en soi que lesdits moules répondant auxdites conditions propres à ce procédé,
Les figures 5, 6 et 7 représentent à simple titre d'exemple, des moules du type utilisé dans le mode opératoire schématisé à la figure 4. On remarquera que, par leur conformation, ces moules permettant de réaliser aisément des noyaux intérieurs tels que 6 sans nécessité, à cet effet, des éléments rapportés et sans introduire, dans l'opération de démoulage, des difficultés particulières.
11 conviendra évidemment de conditionner la forme et les dimen- sions des parties saillantes vers l'intérieur du moule, au prorata des li- mites de déformation élastique de la matière, sans danger de déformation permanente ou de destruction;,
La figure 8 représente, en vue perspective, à simple titre indi- catif, une dalle 7 présentant des creux latéraux 8 tels qu'ils sont pro- duits par l'application du moule conforme à la figure 7.
Dans les figures 9 et 10, est schématisée une application très particulière du procédé, respectivement du moule, conformes à l'invention.
Cette application exploite un avantage tout spécial du moule en matière re- lativement simple. En effet, à ladite figure 9, on retrouve le moule 5 mon- té éventuellement sur une table vibreuse 2. Dans le moule est introduite la masse M à un niveau inférieur au niveau du bord libre supérieur des fa- ces latérales dudit moule 5.Sur ledit bord supérieur est posée une plaque relativement rigide 9. Il subsiste, entre la face inférieure de cette pla- que 2 et la surface supérieure de la masse M, un espace libre 10.Pendant
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le processus de prise du liant dans l'épaisseur de la masse M, se dégagent des vapeurs d'eau qui se concentrent dans ledit espace enclavé 10 et attejg- nent la paroi 2 qui remplit le rôle d'un véritable déflecteur.
Cette plaque 9 @era d'ailleurs choisie en une matière lisse à texture serrée et à faible perméabilité calorifique.
Les vapeurs se condensent donc et retombent sur la masse M, réa- lisant une véritable stabilisation dont le résultat est d'empêcher ladite masse M, notamment dans sa couche supérieure, de se déshydrater. Les piè- ces sont ainsi assurées de subir des déformations beaucoup moins grandes et elles se présentent, par conséquant, dans une texture plus homogène et avec des faces et des arêtes plus nettes.
On peut réaliser le même processus, comme schématisé à la figure 10, en empilant de tels moules 1 individuellement recouverts d'un déflec- teur 9.
On pourra évidemment, par ce procédé particulier, réaliser des pièces de toute forme car il suffirait soit de faire usage de moules de pro- fil adéquat, soit de pièces intercalaires posées sur la masse M enclavée.
Toutefois, dans ce dernier cas, lesdites pièces intercalaires devraient être ajourées d'une manière suffisante pour laisser s'écouler l'eau de con- densation vers la masse M.
L'invention s'étend non seulement au procédé général tendant à absorber toute ou une partie des efforts de réaction sur l'agglomérée de ciment en suite des sollicitations généralement par vibration, mais égale- ment aux moules exécutés partiellement ou totalement en une matière capable d'absorber au moins une partie desdits efforts de réaction.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé de moulage d'aggloméré de ciment, caractérisé en ce qu'il consiste à introduire l'aggloméré de ciment dans un moule; à intro- duire, entre ladite masse et le dispositif destiné à solliciter mécanique- ment ladite face, au moins une épaisseur d'une matière capable d'absorber au moins une partie des efforts de réaction et à solliciter ladite masse par un effet mécanique, généralement une vibration.