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Le procédé de production d'hydrocarbures d'un poids moléculaire relativement bas par transformation thermique d'hydrocarbures de poids moléculaire élevé qui peuvent être liquides ou gazeux, procédé qui est dé- crit au brevet principal, réside essentiellement dans le fait que l'on mé- lange l'hydrocarbure de départ avec un support de chaleur chaud sous une vitesse d'écoulement élevée et qu'on introduit le mélange dans dne chambre de réaction qui va en s'évasant par rapport à l'orifice en forme de buse d'entrée du mélange, de telle sorte que la réaction s'accomplit dans un courant où le support de chaleur et l'hydrocarbure de départ circulent dans le même sens et sans contact avec des surfaces fixes de limitation.
Le chauffage du support de chaleur gazeux ou sous forme de va- peur à la température qui est nécessaire pour le craquage de l'hydrocar- bure de départ peut, par exemple, avoir lieu dans ce cas dans des régéné- rateurs de chaleur travaillant suivant le principe des réchauffeurs de vent connus (Cowper). Suivant la nature du gaz final désiré, le support de chaleur peut être constitué par de la vapeur d'eau ou par du gaz de fu- mée, ou aussi par un mélange de vapeur d'eau et d'une partie du gaz utile produit.
Pour un bon rendement en hydrocarbures de bas point d'ébullition, il est essentiel que le mélange réactionnel chaud qui quitte la chambre de réaction à une température de 7000 et, le cas échéant, aussi à une température un peu plus élevée, soit soudain refroidi brusquement. Comme on l'a déter- mine, il est notamment nécessaire de parcourir relativement rapidement un certain domaine de température situé au-dessous de 700 , afin qu'il ne se produise pas de décompositions indésirables des hydrocarbures formés par le craquage. Dans ce but, on a déjà proposé d'injecter de l'eau dans le mélange réactionnel chaud, ce qui permet indubitablement d'obtenir un refroidissement brusque du mélange réactionnel.
Le gaz refroidi de cette manière, qui présente toutefois toujours encore une température comprise entre 120 et 180 environ, parvient a,iors dans un épurateur de gaz electros- tatique, dans lequel les substances en suspension dans le gaz sont séparées.
Il s'est maintenant' avéré que le condensât qui se l'orme clans l' épurateur électrostatique de gaz, au cas où l'on effectue le refroidis- @ sement du mélange réactionnel chaud de la manière décrite par injection d'eau, est constitué par un mélange ou, plus exactement, par une émulsion avec de l'eau de fractions huileuses d'un point d'ébullition relativement élevé. Bien que la température à l'intérieur de l'épurateur électrosta- tique de gaz soit sensiblement supérieure à 100 , il se produit une éli- mination d'eau, car notamment le mélange réactionnel délivré à l'épurateur de gaz renferme non seulement de la vapeur d'eau,
mais aussi dans certains cas des quantités notables d'eau liquide sous la forme de fines gouttelet- teso Etant donné que le concentrât qui se forme dans l'épia leur électri- que de gaz doit être utilisé comme combustible pour la production du gaz porteur chaud (par exemple pour le chauffage des Cowpers), la tereur en eau relativement élevée de ce concentrat, teneur qui peut être à peine abaissée de façon notable par décantation, est très gênante, car par suite de la forte formation d'écume, il n'est pas possible sans autres, en vue d'une meilleure injection, de procéder à un préchauffage du concentrât.
La possibilité d'utilisation pratique de ce concentrat n'est donc que rela- tivement minime bien qu'il possède un pouvoir calorifique non négligeable.
L'invention s'est fixé pour but de conférer au procédé du brevet principal une forme d'exécution pour laquelle il se produise dans l'épu- rateur électrostatique de gaz un concentrât, qui soit pratiquement anhy- dre et qui puisse donc être injecté sans difficultés notables et puisse, par suite, être utilisé pour améliorer le bilan thermiqueo
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L'invention consiste essentiellement à insuffler un brouillard d' eau pulvérisée de la façon la plus fine possible dans le mélange réaction- nel sortant de la chambre de réaction à une température de 700 et plus, la quantité d'eau pulvérisée étant déterminée par rappot à la quantité du mélange réactionnel et à sa température de sortie, de manière que lorsque le mélange réactionnel a éte refroidi à une température comprise entre 120 et 180 environ,
la totalité de l'eau injectée soit alors pratique- ment présente à l'état de vapeuro
D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressorti- ront de la description qui van suivre, en regard des dessins annexés repré- sentant schématiquement et simplement à titre d'exemple, un mode de réali- sation d'un dispositif servant à la mise en oeuvre du procédé conforme à l'invention.
L'hydrocarbure à craquer, par exemple une huile à point d'ébulli - tion élevé, est envoyé par une conduite ¯1 dans une buse 2 de mélange et de pulvérisation dans laquelle est insufflé, par la conduite 3, un sup- port de chaleur surchauffé. Le support de chaleur gazeux est porté dans le Cowper 4 à une température élevée, par exemple au-dessus de 1000 .
Comme support de chaleur, on envisage de la vapeur d'eau ou du gaz de fumée, ou aussi un mélange de vapeur d'eau et d gaz utile renvoyé, qui sont intro- duits par la conduite 2 dans le Cowper 6. Le mélange d'hydrocarbure et de support de chaleur chaud formé dans le dispositif de mélange 2 parvient dans la chambre réactionnelle 6 dans laquelle a lieu le craquage désiré.
Le mélange réactionnel s'écoule, par une conduite de passage 7, dans un barillet 8 dans lequel il rencontre un très fin brouillard de gouttelet- tes d'eau. Ce fin brouillard d'eau est produit en introduisant par la con- duite 2 dans le barillet de l'eau qui est pulvérisée de la façon la plus fine par un vigoureux courant de gaz et de vapeur affluant par la. conduite 10 L'agent de pulvérisation nui est délivré par la conduite 10 peut soit être constitué également par de la vapeur d'eau, soit aussi une partie du gaz utile produit. Le cas échéant, il est également possible de soumet- tre l'eau dans une buse appropriée à une pression suffisamment élevée pour que sa pulvérisation en très fin brouillard ait lieu.
Dans le barillet 8, le mélange réactionnel est refroidi à une température comprise entre 120 et 180 , le cas échéant la valeur de 180 peut encore aussi être quelque peu dépassée.
Il est essentiel que la quantité d'eau qui est introduite par la conduite.2 dans le barillet 8 soit déterminée, par rapport à la quantité du mélange réactionnel ainsi qu'à la température de départ et à la tempéra- ture finale, de manière que la totalité de l'eau soit transformée à l'état de vapeur. Par suite de la très fine pulvérisation, la vaporisation de l'eau se déroule dans un intervalle de temps assez court et le dosage de la quantité d'eau permet d'obtenir pour résultat que le gaz ne renferme pas de quantités notables de brouillard d'eau, mais est seulement saturé d'une façon relativement importante par de la vapeur d'eau.
Le condensat huileux qui se forme éventuellement dans le baril- let se rassemble dans le récipient récepteur 11 et parvient ensuite par la conduite 12 dans le récipient collecteur 13.
Le'mélange réactionnel refroidi s'écoule par la conduite 14 dans l'épurateur électrique de gaz 15 qui, d'une manière connu en soi, élimine du gaz sous forme liquide les substances en suspension qui sont en général constituées par des composantes huileuses ou goudronneuses à point d'ébul- lition élevé se présentant sous la forme de gouttelettes. Pour faciliter la séparation et pour obtenir un condensat s'écoulant relativement bien, .
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on peut injecter par la conduite 16 une petite quantité d'une huile hydro- carbonée aromatique, par exemple une petite quantité d'huile anthracéni- que ou aussi de goudron.
Le concentrât qui se forme dans l'épurateur électrique de gaz parvient dans le récipient récepteur 12 et de là, par la conduite 18, dans le récipient collecteur 130
Le gaz quitte l'épurateur électrique de gaz par la conduite 19 et parvient dans un réfrigérant direct 20 dans lequel il est arrosé par de l'eau froide injectée par la conduite 21. En principe lors du refroidis- sement du gaz dans le réfrigérant direct 20, la majeure partie de la vapeur d'eau préalablement absorbée se trouve séparée sous forme liquide ainsi qu' une partie des hydrocarbures à bas point d'ébullition qui se sont égale- ment formés lors du craquage.
Le condensat parvient d'abord dans le ré- cipient récepteur 22 et de là, par la conduite 23, dans le récipient sépa- rateur 24. De ce récipient séparateur, les fraction huileuses sont envoyées, par la conduite ±±, dans le récipient collecteur 13, tandis que l'eau est soutirée par la conduite 26.
Le gaz refroidi de cette manière parvient du réfrigérant indi- rect dans l'aspirateur de gaz 27 d'où le gaz est envoyé à d'autres traite- ments par la conduite 28. Une partie du gaz utile passe par la soupape 29 dans la conduite 30 et revient ainsi dans la conduite 2 et par suite dans le Cowper 4.