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Les diapositives sont généralement placées ou bien entre des verres de recouvrement, ou bien entre des plaques de carton. Dans le premier cas les verres de recouvrement sont collés entre eux. La fabrication de ces dia- positives est compliquée et prend du temps. Il'est difficile d'éviter une pénétration de particules de poussière lors de l'encadrage. De plus on ne peut encadrer que des films bien séchés, parce qu'autrement il peut se pro- duire des précipités sur les plaques de verre, lesquelles du reste sont cas- sables. Au surplus, en cas de projection trop prolongée, le film est mena- cé par l'accumulation de chaleur se produisant entre les verres de recou- verment
Avec une diapositive entre plaques de carton, le film de la dia- positive est exposé sans protection à la souillure.
Au cours de la projec- tion le film de diapositive ondule sous l'effet des radiations lumineuses et calorifiques incidentes-, et c'est pourquoi au cours de la projection il y a lieu d'effectuer une correction, à plusieurs reprises ou constamment, de la mise au point fine sur l'écran. La couche de gélatine porteuse de l'image est exposée au danger de dégâts produits par manipulation, par des taches de souillures ou par des traces de doigts. La poussière et la saleté produisent souvent des rainures ou des striures, ce qui a pour effet d'abais- ser la qualité et la durée de service de la diapositive.
Un laquage de la diapositive possède les mêmes inconvénients. Cela tient à ce que des laquages minces sont inefficaces, tandis que les lequa- ges plus épais non seulement sont onéreux, mais aussi ils ont tendance à se détacher, parce que l'adhérence réciproque est trop faible. Il a été éta- bli en outre que l'on obtient des influences néfastes quant aux effets de couleur. C'est pourquoi les laquages de diapositives se sont avérés inutili- sables
Finalement, il est également connu de recouvrir le support d'image avec une bande de film sans couche, de manière à unir ce dernier au support d'image par des moyens mécaniques, par exemple des agrafes à cahier. Ce mo- de de réalisation est toutefois imparfait et offre l'inconvénient que l'on n'empêche pas la pénétration de la poussière ou de la saleté.
Il n'existe pas non plus de protection suffisante contre les dégats occasionnés par la manipulation. Il peut de même se produire un griffage parce que la bande de film appliquée mécaniquement peut s'e décaler. On ne peut pas non plus éviter un ondulage lors de la projection sous l'action de la chaleur.
L'objet de l'invention se rapporte à une diapositive pour films en couleurs ou pour films en noir et blanc, munie d'un film protecteur qui se compose d'une couche colloïdale hydrophile, fermement unie à la couche d'ima- ge de la diapositive, et d'une feuille de support hydrophobe pour la couche colloïdale, en l'occurrence la couche colloïdale hydrophile contenant de pré- férence le même liant que celui de la couche d'image de la diapositive. La gélatine s'avère convenir particulièrement bien comme liant pour la couche colloïdale
Lors de la préparation, le film diapositif développé est recouvert, sous eau et avec une légère pression de serrage simultanée, avec le film de recouvrement, et il est uni par adhérence.
Ici la couche d'image du film dia- positif et la couche non sensibilisée du film de recouvrement reposent l'une sur l'autre. Etant donné que les deux,couches sont en gélatine, il se pro- duit une union intime. Après le séchage on obtient ainsi une diapositive dont la couche porteuse d'image est recouverte de manière absolument sûre et ir- réprochable et est ainsi protégée en toute sûreté d'une action extérieure quelle qu'elle soit.
Le film diapositif selon l'invention se prête sans difficulté à
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un montage dans tous les cadres usuels. Il ne se produit pas de distorsion lors de la projectiono On peut aisément faire partir par lavage les traces de doigts ou les salissuresLa préparation du film diapositif se fait le plus avantageusement dans un bain de liquide, et cela directement à la sui- te du développement du film, lequel pour ceci ne doit pas au préalable être séchéo
Sur le dessin on représente schématiquement un exemple de réalisa- tion de l'objet de l'invention.
La figure 1 montre une coupe transversale à travers un film à une échelle agrandieo
La figure 2 montre une coupe à travers un dispositif pour l'appli- cation du film de recouvremento
Suivant la figure 1, la diapositive selon l'invention se compose du film de support a et de la couche d'image b Le film de recouvrement c possède la couche de gélatine non sensibilisée d, qui vient s'appliquer sur la couche d'image bo Les deux couches b et d reposent donc l'une sur l'autre et sont protégées des deux côtés par le film de diapositive a et respecti- vement le film de recouvrement c
La préparation d'un film diapositif selon l'invention se fait le plus avantageusement dans un bain de liquide.
A cette fin on remplit par exemple suivant la figure 2 le récipient e avec de l'eau ou un autre liquide approprié, sous l'eau se trouvent plusieurs cylindres inverses g (dans l'ex- emple de réalisation il y en a trois), montés de manière à produire la pres- sion de serrage chaque fois désirée. Latéralement sont prévus des cylindres d'amenée f pour l'admission séparée du film diapositif développé a et du film de recouvrement co Les deux films a et c sont réunis sous eau et guidés sur les cylindres inverses go Le film diapositif est prélevé sur le cylindre extracteur i après que les cylindres exprimeurs h ont éliminés par pression l'eau adhérenteo
Les deux films a et c, lors du passage à travers le récipient e, reposent l'un sur l'autre de manière à ce que leurs couches de gélatine soi- ent tournées l'une vers l'autre.
L'union mutuelle a lieu sous une légère pression de serrageo L'air et la poussière n'ont pas accès étant donné que l'application du film de recouvrement se fait sous l'eau. Les cylindres g peuvent évidemment aussi être superposés et engendrer la pression de serrage par leur propre poids, pour le cas où par exemple ils ne sont pas pressés mutuellement par une force élastiqueo
Après son extraction le film diapositif est séché de la manière usuelle, après quoi on exécute le découpape en diapositives individuelles.
Ces dernières peuvent être insérées dans de petits cadres quelconques en carton, métal, etc.
Le substrat pelliculaire du film de recouvrement peut être consti- tué en des composés connus à poids moléculaire élevé comme par exemple des esters cellulosiques (acétate de cellulose, acétobutyrate de cellulose, acé- topropionate de cellulose, nitrocellulose), des polyesters (polyester d'a- cide téréphtalique et d'éthylène glycol) ou polymérisats (polyéthylène, polystyrène). De préférence on utilise à cet effet les mêmes substrats que pour le support de la couche d'image du film diapositif.L'épaisseur du sub- strat du film peut s'élever à environ 30 à 200 de préférence elle est du même ordre de grandeur que l'épaisseur du support de la couche d'image.
Comme liant pour la couche adhérente du film protecteur on fait de préférence intervenir la gélatine, pour autant que la couche d'image du
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film diapositif contienne de la gélatine comme liant. D'autres liants appro- priés sont par exemple l'alcool polyvinylique ou autres colloïdes hydrophiles.
L'épaisseur de la couche colloïdale s'élève à environ 2 à 100et de pré- férence de 5 à 10 On obtient des résultats particulièrement favorables lorsque la couche d'image et la couche adhérente ont à peu près la même épaisseur, soit environ 10 à 20 Les couches colloïdales peuvent contenir les additions courantes en mouillants et agents hygroscopiques, par exemple de la glycérine, et de préférence ne sont pas durcies ou seulement dans une faible mesure
REVENDICATIONS.
1 Diapositive pour films en couleurs ou pour films en noir et blanc qui possède une couche protectrice, caractérisée en ce que le film protecteur se compose d'un substrat (c) de film hydrophobe et d'une couche colloïdale hydrophile (b) fermement unie à la couche d'image du film diapo- sitif, en l'occurrence la couche colloïdale contenant de préférence le même liant que celui de la couche d'image du film diapositif.