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Il est connu de fondre électriquement sur les fers feuillards, par'un.procédé échelonné, les dépôts d'étain qui avaient été appliqués sur ceux-ci par voie galvanique.
A cette fin, il est connu aussi bien de chauffer par passage direct du courant, que par voie induc- tive. Cependant, chacune de ces solutions, considérée séparément, présente certains inconvénients.
Pour pouvoir régler la température dans le cas d'un chauffage par résistance, on doit employer un -transformateur de réglage, lequel abaisse le rendement global et est d'un prix élevé. Dans les installations .qui assurent l'accrochage par fusion d'après le principe du chauffage par résistance, le dernier cylindre de contact
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qui constitue le rouleau de renvoi, est situé dans le bac de trempe. Ceci signifie que la partie du feuillard située dans ce bac est chargée de courant et que la chaleur ainsi engendrée dans ce tronçon est immédiatement évacuée à travers l'eau de trempe. Ceci entraine également des pertes considérables.
@ Dans les installations où le feuillard est entraîné à grande vitesse, la grande capacité qui' en. ré- sulte exige une intensité de courant très élevée qui est le plus souvent notablement supérieure à 7.000 ampères.
Or, on sait que cette situation crée des difficultés con- sidérables, étant donné que les moindres impuretés présen- tes entre la bande et le cylindre de contact donnent déjà naissance à des carbonisations ou des décharges à arc qui d'une part, produisent des défauts dans le feuillard et, dtautre part, provoquent la détérioration du cylindre de contact, laquelle nuit à son tour à la qualité de la sur- face du feuillard.
Les difficultés énumérées plus haut sont évitées dans l'accrochage à fusion par induction, celà pour la raison que cette méthode n'exige pas de cylindres de contact, c'est-à-dire, les rouleaux de renvoi peuvent être caoutchoutés, ce qui permet d'éviter les dégâts cites plus haut. Par contre, les frais d'installation sont naturellement plus élevés dans le cas du chauffage induc- tif. En particulier, le trajet de chauffage s'allonge notablement lorsqu'on adopte des vitesses de feuillard éle- vées, de sorte que la tour.à bobines requise à cet effet 'devient trop élevée pour pouvoir être logée aisément dans les locaux- existants.
¯¯¯ L'inventeur a constaté que ces difficultés' peuvent. être écartées lorsque, conformément à l'invention,
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.on chauffe le feuillard par passage direct de. courant., le dépôt d'étain étant immédiatement après accroché par fu- sion, par voie inductive.
L'application méthodique du chauffage par résistance, suivi d'un chauffage inductif, conduit à une amélioration notable du rendement global d'une telle instaL. lation de chauffage pour feuillards. Il est désormais inutile de prévoir un transformateur de réglage pour le trajet comportant le chauffage inductif, transformateur requis lorsque le chauffage se fait exclusivement par ré- sistance, afin que l'on puisse maintenir avec la plus gran de précision la température à laquelle le feuillard doit être porté.'' L'invention permet donc d'éliminer les pertes dues à un tel transformateur de réglage,.
Etant .donné que, conformément à l'invention; le feuillard est chauffé dans la masse par résistance, sans toutefois atteindre la température à laquelle la cou- che d'étain entre déjà en fusion, il n'est pas nécessaire que le dernier cylindre de renvoi, qui sert d'amenée de courant pour le tronçon.chauffé par résistance, soit situé dans un bain. d'eau, car cette couche d'étain ne doit nul- lement être trempée en amont de ce cylindre. -Au contraire, elle n'est même pas encore fondue à ce niveau.
Le feuillard est transféré d'un trajet où il est chauffé par résistance électrique, vers un trajet où l'on prévoit des bobines d'induction. la déviation du feuillard sur ce trajet peut se faire aisément à l' aide de cylindres en caoutchouc, que l'on rend résistants à la chaleur par.un' revêtement de silicone, par exemple, comme il est connu en soi. Cette solution est rendue possible par le fait que, dans cette dernière zone, les cylindres ne sont pas chargés d'amener
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du courant au feuillar,,. Grâce à ces cylindres de caout- chouc, on évite une détérloration de la couche d'étain, même dans. la gamme de températures lu élevées.
Le réglage de la température est particulier rement simplifié, étant donne qu'il d@it être effectué exclusivement sur le trajet chauffé par voie inductive.
Le réglage de la température d'une installation chauffée par induction s'opère d'une manière simple, en réglant la tension de la génératrice.
En plus des avantages cités plus haut, le procédé suivant l'invention comporte encore celui qui consiste en ce que le chauffage uniforme dans la masse, du feuillard, n'est effectué par résistance que jusqu'à la 'température à laquelle s'amorce la formation d'un alliage entre la couche d'étain et la bande d'acier. A partir de ce moment, le chauffage se poursuit par voie inductive, avec une faible dépense d'énergie, de telle façon qu'il se produit principalement un échauffement de la couche ,d'étain et que cette dernière est finalement accrochée par fusion,, tandis que le feuillard proprement dit n'est affecté-par cette élévation de la température que dans sa couche extérieure.
La température au point où le feuillard quit- te le trajet chauffé par résistance peut être réglée sans difficulté à 150 environ, sans que l'on doive se préoccu- per particulièrement des fluctuations plus ou moins impor- tantes de la température. Dans la partie chauffée induc- tiveement, on peut; en réglant la tension, maintenir aisé- ment, avec précision, une température finale de 250 à la surfaae du feuillard. Ce dernier pénètre ensuite dans le bain de trempe, dans lequel le rouleau d'inversion est
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également caoutchouté.
Grâce à cette combinaison, la puissance globale requise est répartie-, d'une part, sur un tronçon extrêmement simple de chauffage par résistan- ce qui, grâce à sa simplicité, est d'un'prix de revient fort réduit, et, d'autre part, sur une installation, de chauffage par induction, qui est plus petite que celle qui aurait dû être utilisée pour fournir la puissance totale. Ceci permet de réduire notablement le coût de fabrication total et l'on obtient le meilleur rendement possible de l'installation.