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La présente invention se rapporte à une machine à trier les lettres et objets plats similaires de dimensions limites prédéterminées. Elle constitue plus particulièrement un perfection-,, nement à la machine décrite dans le brevet belge N 507.878. Dans cette machine, les lettres à trier venant d'une ou plusieurs tables d'encodage sont transférées par une chaîne intermédiaire, à une chaîne principale effectuant la distribution vers les différentes ,destinations,
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Différentes variantes de cette chai,ne intermédiaire ont été réalisées et des perfectionnements ont été apportés.
Citons no- tamment :
1 le brevet belge N 507.880 dans lequel est décrit un système de trois chaînes parallèles et sans fin dont deux ont les axes respec-' tifs des roues qui les supportent, dans le prolongement l'un de l'au tre tandis que la troisième, tout en parcourant un chemin de même forme que celui des deux premières chaînes, a ses axes décalés par rapport aux axes correspondants de celles-ci, et sert à maintenir dans une orientation constante pendant leur translation, les porte - lettres supportés par les deux premières chaînes;
2 le brevet belge N 526,799 dans lequel est décrit un système perme tant de réduire la vitesse linéaire de translation des porte-lettres à leur passage dans les courbes de leur parcours.
Cette réduction de vitesse est obtenue par le fait -que les axes de suspension des porte-lettres sont déportés d'une certaine quantité vers l'intérieur de la boucle des chaînes de sorte que dans les courbes, les porte- lettres subissent une translation suivant un arc dont le rayon est inférieur à celui de l'arc suivi par les chaînes . Dans ce mécanis- me, il n'est plus fait usage d'une troisième chaîne comme dans le brevet bblge N 507,880 Le maintien des porte-lettres daris une même direction est obtenu par le décalage des deux chaînes porteuses l'une par rapport à l'autre. Mais dans ce cas, la stabilité et la fermeté de l'orientation des porte-lettres n'est plus aussi grande que lorsqu'il est fait usage d'une troisième chaîne.
Or, il est à remarquer que lorsqu'on applique le prin- cipe de réduction de vitesse cité ci-dessus, il n'est pas possible d'adapter directement au prolongement de l'axe de suspension des porte-lettres des manivelles reliées à une troisième chaîne, car la trajectoire du dit prolongement couperait la couronne dentée des roues supportant une des chaînes porteuses.
Le but de la présente invention est de réunir dans un même mécanisme le principe de ralentissement dans les courbes et
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le principe du maintien de l'orientation des porte-lettres par des manivelles reliées à une troisième chaîne décalée.
Suivant une caractéristique de l'invention, pour chacun des dits porto-lettres et la manivelle correspondante, lors du fran- chissement des courbes du dit parcours, chaque point du porte-lettres décrit, par rapport à l'axe de la manivelle, un épicycle correspon- dant au cas particulier où la vitesse angulaire du point considéré est nulls par rapport à l'axe du porte-lettres, et ainsi le porte- lettres garde une même orientation dans l'espace.
Les but et caractéristique cités ci-dessus ainsi que d'autres et la façon de les atteindre apparîrtont et l'invention elle même sera mieux comprise, à la. lecture de la description d'un exemple de réalisation d'un mécanisme suivant l'invention, descrip- tion faite en se référant aux dessins ci-annexés dans lesquels: - la Fig.l est une vue schématique en plan d'une extrémité du trans porteur, montrant un porte-lettres et le dispositif qui lui est por pre, au moment du franchissement d'une courbe de leur parcours; - la Fig.2 est une vue schématique en élévation de la partie de mé- canisme représentée sur la moitié supérieure de la Fig.l.
Dans sa forme préférée de réalisation, le mécanisme con' struit suivant l'invention et ci-décrit à titre d'exemple comprend deux chaînes sans fin 1 et 2 supportées par des roues dentées telles que 3 et 4. A leur tour, ces chaînes supportent plusieurs porte- lettres tels que 5 par l'intermédiaire de pièces telles que 6 et 7, attachées aux chaînes 1 et 2 au moyen des axes de maillons 8,9 et 10. Les pièces 6 et 7 sont munies de coussinets 11 et 12 dans les, quels peut tourner l'axe de suspension 13-13' du porte-lettres 5.
Sur cet axe, du côté 13', est fixé un pignon denté 14 sur lequel passe la chaîne 15.
D'autre part une troisième chaîne 16 dont le parcours a la même forme que celui des chaînes 1 et 2 mais qui est décalée dans son plan par rapport à celles-ci, conduit l'extrémité de la manivelle 17 comme il est expliqué dans le brevet belge N 507.880.
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Il en résulte que le pignon denté 18, fixé sur l'axe 19 de la manivel le, n'opère aucun mouvement angulaire autour de son axe pendant sa translation le long du parcours des chaînes, tout comme le porte-let- tres dans le mécanisme du brevet cité ci-dessus.
Le pignon 18 a le même nombre de dents que le pignon 14, et la chaîne 15 passe sur ces deux pignons, de sorte que chacun des points du pignon 14 décrit, par rapport au pignon 18, un épicycle correspondant au cas particulier où sa vitesse angulaire autour de l'axe 13 est nulle. Par conséquent, le porte-lettres 5, solidaire du pignon 14, gardera la même orientation dans l'espace pendant son mouvement de translation.
En même temps, la vitesse linéaire de trana lation est réduite, dans les courbes, du fait de l'utilisation des pièces 6 et 7, comme il est décrit dans le brevet belge N 526,799
Pour réaliser ce mouvement,on peut employer, au lieu de la chaîne 15, un jeu d'engrenage ou tout autre dispositif permettant d'assujettir les axes 15 et 19 l'un à l'autre dans le rapport 1.1 mais l'emploi d'une chaîne est préférable parce qu'il est plus simple et qu'il permet plus facilement d'annuler le jeu dans la transmission par l'addition d'un galet tendeur (non représenté sur les fig.);il évite aussi les usures locales qui se produiraient sur les engrenage' dans le cas de l'utilisation de ceux-ci, du fait que certains effort} se produisent toujours aux mêmes endroits du parcours des chaînes et sont donc toujours supportés par les mêmes dents.
Notons enfin, que la cheville 20 n'est plus fixée à l'extrémité du bras de la manivelle 17, comme dans-le brevet belge N 507 880, mais est simplement engagée dans une boutonnière taillée dans ladite extrémité, de façon à pouvoir effectuer de légers mouve- ments provenant de la tolérance de fabrication des pièces.
Bien que les principes de l'invention aient été décrits ci-dessus en se référant à des exemples particuliers, il est bien entendu que cette description est faite seuleraent à titre d'exemple et ne constitue aucunement une limitation de la portée de l'invention,