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La présente invention a trait à un procédé et à un ap- pareil d'apport de fibres textiles lâches à un transporteur (terme qui comprend ici les transporteurs à courroie, à rou- leaux, à tambour, à treillis et analogues) sous la forme d'une couche sensiblement uniforme. On entend, par fibres textiles lâches les fibres qui ne sont pas arrangées en un ruban ou en une mèche continue.
Présentement, les fibres tex.tiles lâches, telles que la laine, sont communément apportées à des installations de traitement en les laissant tomber d'une trémie. Dans les pro-
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cessus au cours desquels la laine est traitée sous la forme d'une couche sur un transporteur mobile, on laisse générale- ment tomber la matière en mottes relativement grandes et la matière ne tombe pas uniformément sur le transporteur. Si l'on tente d'obtenir l'uniformité de la couche sur le trans- porteur, on réalise cela en rompant les masses fibreuses en moceaux relativement petits. On a trouvé, dans le cas de la laine en suint, que cette opération donne lieu à la destruc- tion de la structure cramponnée et donne lieu à la crêpelure le long des bords des petits morceaux.
Bien des fibres lâches des régions crêpelées s'entremêlent et d'autres, qui se su- perposent entre elles, s'entremêlent au cours des opérations subséquentes telles que le pressage et le désuintage.
Le but de la présente invention consiste à proposer un procédé et un appareil d'apport de matière textiles à un trans- porteur en une couche sensiblement uniforme et dans laquelle le degré d'entremeement des fibres est réduit. La formation d'une telle couche uniforme a été trouvée particulièrement désirable dans les cas où les matières textiles, telles que la laine, subissent les processus du dégraissage et du séchage, tels que ceux qui sont compris dans le prooédé de dégraissage de la laine par solvant, déorit dans le brevet Australien n 155.186.
Antérieurement, on nta pas apprécié l'utilité, dans un tel processus, d'obtenir une couche sensiblement uniforme de laine relativement sans entremêlement. On a toutefois trouvé que la production d'une oouohe uniforme peut mener à des avantages substantiels en ce qui concerne le prix de revient et le rendement du traitement. Avec une oouohe plus uniforme, on peut faire usage de débits plus importants pour un rende- ment donné du traitement. Ainsi, pour une installation donnée,
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on augmente la production et l'on réduit, de manière corres- pondante, les frais d'exploitation ou, pour un débit donné, on pout faire usage d'une installation plus petite ou d'un inves- tissement réduit.
Par exemple, considérons le traitement de la laine au cours du processus susdit du dégraissage de la laine par solvant. Dons ce processus, la laine en suint est acheminée sur un transporteur poreux sous des jets de sol- vant et/ou d'eau dont l'effet combiné, de solvant et hydro- mécanique, élimine la cire, le suint et les crasses de la laine. Si la couche n'est pas uniforme, certaines parties sont plus épaisses que d'autres et, pour obtenir un nettoyage efficace, le débit maximum de la laine doit être celui pour lequel les parties les plus épaisses sont nettoyées de manière satisfaisante.
A ce débit, les parties les plus minces sont soumises à un nettoyage superflu et, pour cette raison, le processus peut être considéré, comme ayant un mauvais rende- mento Si la couche est rendue toute à fait uniforme et si on lui donne l'épaisseur maximum de la couche non uniforme, on traite une quantité bien supérieure pendant le même temps et chaque'partie de la laine reçoit juste le traitement correct, Le rendement est donc amélioré et le débit, augmenté. Il est évident aussi Que l'uniformité du traitement s'améliore pour une couche uniforme.
En outré, aux endroits où la laine est soumise des forces de dérangement, telles que celles des jets du traitement susdit de dégraissée au solvant,-ou celles du courant d'air de l'étuve de séchage, le déplacement des fibres, pour une couche uniforme dense où les fibres se sou- tiennent mutuellement, est moindre que pour une couche non uni- forme, de sorte que l'entremêlement des fibres est réduit.
En tant qu'autre exemple, considérons l'expression du liquide hors de la luine mouillée, effectuée en la faisant
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passer par des roulcaux essoreurs. Si la couche est inégale, les endroits épais sont efficacement pressés, tandis que les endroits latéralement voisins de f&ible épaisseur ne sont pas soumis à la pleine pression dos rouleaux. Il s'ensuit que la proportion du liquide emporté plus loin par la laine est plus Grande que dans le cas où la couche est @ uniforme et où chacue part e de la laine est pressée au même degré. De nouveau, une couche uniforme donne lieu à un traitement plus efficace, plus uniforme et à un débit plus élevé.
En tent que troisième exemple, considérons le séchage de la laine dans l'étuve du type communément employé dans l'in- dustrie, où un courant d'air chaud passe à travers la masse de la laine, à mesure qu'elle se déplace dans l'étuve, sur un transporteur poreux. Si la couche de laine est inégale, la majeure partie de lair passe par les parties minces qui offrent la moindre résistance. Ces parties sont donc surséchées, tandis que les parties paisses sons sous-séchées. Une fois de plus, une couche uniforme produit les avantages décrits dans les deux exemples précédents.
L'entremêlement des fibres est important dans les phases initiales du traitement de la laine, à cause de ses effets sur les processus subséquents. Les fibes entremêlées se cassent au cours du cardage, donnant lieu à une proportion plus élevée de fibres courtes et une proportion Inférieure de fibres longues, par comparaison avec la laine non entremêlée.
Dans le processus subséquent du peignage, les fibres courtes sont séparées, en tant que blousses, des fibres longues de la mèche, le poids de la mèche étant bien plus grand que celui des blousses. Le degré d'entremêlement a donc un effet subs- tantiel sur l'économie du traitement de la laine et uoit, si possible, être réduit au minimum.
La présente invention propose un procédé d'apport de
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fibres textiles lèches T. un transporteur, pour former une couche sensiblement uniforme, dans lequel les masses indivi- duelles de fibres se tassent avant de passer vers ou sur le transporteur.
Plus particulièrement, on propose, selon l'invention, un procédé d'apport de fibres textiles lâches à un transpor- teur, pour former une couche sensiblement uniforme, qui com- prend les opérations consistant à mouiller les fibres-et à les laisser glisser vers le bas sur une surface en pente, vers le transporteur. De préférence, les fibres sont entrai- nées par un courant de liquide vers le bas sur la surface en pente.
L'invention propose aussi un appareil destiné à apporter des fibres textiles lâches à un transporteur, qui comprend un couloir en pente, agencé pour acheminer les fibres depuis un organe d'emmagasinage vers'le transporteur, et un moyen, ,disposé au sommet ou près du sommet du couloir, et destiné à apporter un liquide aux fibres pour les mouiller.
Un appareil destiné à mettre l'invention en oeuvre, pour apporter une couche uniforme de laine à un@ installation de dégraissage par solvant du type décrit dans le brevet
Australien n 155.180 va être maintenant décrit plus complètement à titre d'exemple en se référant aux des- sins annexés,
La figure 1 est une section de l'appareil destin à mettre en oeuvre l'invention.
La figure 2 est une section suivant la ligne 2-2 de le figure 1.
La figure 3 est un plan suivant la ligne 3-3 de la figure 1.
Dans cette forme d'app.' reil, la laine en suint lâche 1 est amenée depuis une trémie 2 à un couloir ouvert, en pente,
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de tôle métallique, 3, à côtés convergents, qui mène vers un transporteur poreux primaire 4 de l'installation de dégraissa- ge par solvant. Un tuyau 5 est situé en travers du sommet du couloir 3 et est perforé; un liquide est projeté par ce tuyau sur la laine qui quitte la trémie et qui arrive sur le cou- loir. Sous la transporteur poreux 4 se trouve une auge 6 dans laquelle le liquide provenant du couloir et de la laine disposée sur le transporteur poreux peut s'écouler.
En fonctionnement, la laine venant de la trémie et arrivant sur le couloir est' mouillée par les jets et tend à se tasser et elle est entraînée vers le bas sur le couloir par le liquide provenant des jets. Lorsque la laine mouillée atteint le transporteur poreux, son mouvement est temporai- rement arrêté, ce qui amène la laine mouillée à se tasser en une masse qui s'accumule le long du couloir sur une cer- taine distance, comme il est. indicé en 7. Il faut observer, à l'examen de la figure 1, que le fond du couloir se termine en un point situé plus bas que la surface supérieure.du trans- porteur. Cela contribue au tassement de la laine mouillée, car l'extrémité du transporteur se comporte en mur contre le- quel la laine tombe.
L'état des choses est tel que le trans- porteur poreux se comporte en digue pour la laine, mais non pour le liquide, et la lainè s'accumule en couche sur le cou- loir, sur une distance d'un ou de deux pieds depuis le fond.
La totalité du courant liquide ou une partie substantielle de ce courant est dirigée sur le dessus de la laine alors qu'elle se déplace vers le bas de-ne le couloir, si bien qu'el- le est bien mouillée avant de rejoindre la couche du fond.
Un mouillage supplémentaire a lieu dons la couche, du fait du courant de liquide qui s'écoule à travers la couche avant de s'échapper à travers le transporteur poreux, de manière
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que, lorsque la laine est reprise par le transporteur, elle soit bien Mouillée. Dans la forme mouillée, la laine se tasse dans une mesure considérable, le tassement augmentant sous l'effet du courant de liquida qui s'écoule % travers le cou- che située à la base du couloir et sous l'effet de la pres- sion de la partie supérieure de la couche sur la partie in- férieure.
La direction du courant de liquide au sommet du cou- loir est sensiblement parallèle aux côtés du couloir, mais, à le base du couloir, la direction du courant est déterminée par le contour du bord supérieur de la couche tassée. Si donc la couche s'accumule d'un seul côté du couloir, le courant de liquide est dévié par les morceaux accumulés et les morceaux suivants de laine sont emportés vers le bas, vers la partie appauvrie de la couche. De ce fait, le tassement de la couche est gardé uniforme sur toute la largeur du couloir au point de transfert au transporteur poreux.
On trouve, en pratique, que de courtes variations pé- riodiques du débit d'apport de la laine au sommet du couloir sont automatiquement compensées par des variations corres- pondantes de la longueur de la couche tassée dans le couloir.
Si le débit est momentanément accru, la couche s'accumule dans le couloir sur une distance plus grandeet, si le débit d'apport est réduit, la longueur de la couche est temporairement ré- duite. Même si ces variations ont lieu, le transporteur poreux continue à reprendre la laine à un débit sensiblement unifor- me, de sorte qu'une couche sensiblement uniforme est maintenue sur le transporteur, en dépit des variations considérables @ de l'apport de laine au couloir.
On trouve aussi qu'on peut utiliser des débits d'apport dont les valeurs se situent dans un large intervalle, sans réglage spécial du débit de courant liquide ou de la vitesse du
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transporteur. Pour de petits débits d'apport, la taille moyenne de la couche tassée dens le fond du couloir est relativement petite, le degré de tassement est inférieur et l'épaisseur de la couche uniforme produite sur le transporteur poreux est petite. Pour de grands débits d'apport, la taille moyenne d la couche tassée est plus grande et le degré de tassement et l'épaisseur de la couche produite sont plus grends, de manière correspondante.
Des débits d'apport variant de 600 à 1200 livre, anglaises par heure ont été employés sans qu'il soit ncessai- re de régler le débit du liquide ou la vitesse du transporteur.
L'emploi du procédé et de l'appareil décrits ci-avant donna lieu à une augmentation substantielle du rendement du dégraissage de la laine et à une réduction du degré d'entre- mélement des fibres. Par exemple, dans une installation de dé- graissage par solvant du Wool Textile Research Laboratory du Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation de Geelong, Victoria, Australie, les débits de traitement de la laine avant l'installation du présent dispositif étaient limités à 300 ou 400 livres anglaises par heure de laine en suint,-selon le type de la laine traitée.
Après l'installation d'un couloir d'apport construit selon la présente invention, les débits de traitement furent augmentés à une valeur de 600 à 900 livres anglaises par heure, le degré de nettoyage étant équivalent à celui qui était produit pour le débit plus petit, sans le couloir. Lorsque cette laine fut cardée et pei- gnée, le rapport de coupures (c'est-à-dire le rapport de la mèche à la blousse ) fut amélioré par comparaison à une laine du même type, dégraissée au solvant, sans que l'apport n'ait été réalisé selon la présente invention.
Dans les processus tela que le dégraissage de la laine en suint par des solutions de savon et de soude, la laine est déjà entremêlée dans une mesure considérable avant qu'elle ne soit façonnée en couche pour être introduite entre les rou- leaux d'essorage ou les sécheurs,et l'application de la pré-
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sente invention ne réduit pas grandement l'entremêlement des fibres Elle résulte toutefois en un rendement plus élevé du processus, comme dans le cas du dégraissage par solvant.
REVENDICATIONS
1. Procédé d'apport de fibres textiles lâches à un trans- porteur , qui comprend les opérations consistant à mouiller les fibres et à les laisserglisser vers le bas sur une surface en pente, vers le transporteur.