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Le traitement de métaux à conductibilité calorifique relativement faible, tel que bronze phosphoreux, cupro-nickel, laiton ou acier, dans des fours à induction à courant triphasé ne permet pas d'obtenir les résultats voulus en raison de la diminution du champ lors du passage de l'un des solénordes au solénolde suivant du four. De plus, ce traitement subit une vatiation sensible au voisinage de l'extrémité de sortie des billettes du four, en raison de l'action simultanée de la diminution du champ et du refroidissement engendré par l'air àmbiant.
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En vue de remédier à ces défauts, on a dejà songé à utiliser trois solénoïdes dont le solénoïde inter- médiaire a un champ inversé par rapport à ceux des deux solénoldes extrêmes. On obtient ainsi une diminution moins forte du champ au passage d'un solénoïde au suivant, mais cette diminution est cependant suffisamment sensible pour apporter des perturbations dans le traitement des billettes.
Dans le but d'obtenir un champ d'induction sensiblement constant aussi bien au voisinage des extrémités des solénoïdes extrêmes -qu'au passage d'un solénoïde au solénoïde suivant, la présente invention a pour objet un four à induction comportant trois solénoïdes successifs alimentés respectivement par les phases d'un réseau triphasé et dont chaque extrémité est entourée par un enroulement additionnel de quelques spires, les enroulements addition- nels extrêmes des deux solénoïdes d'extrémité étant reliés en série avec ceux-ci alors que l'enroulement additionnel d'une extrémité d'un solénoïde voisine d'un solénoïde adjacent est relié en série avec ce solénoïde adjacent, le champ développé par le solénoïde central étant inversé par rapport aux champs développés par les solénoïdes extrêmes.
Cette inversion de champ peut être obtenue soit par bobinage du solénoïde central dans le même sens que les solénoïdes extrêmes et alimentation inversée par rapport à ces solénoïdes extrêmes à partir de la phase correspondante, soit par bobinage du solénoïde central en sens inverse des solénoïdes extrêmes et alimentation dans le même sens que pour ces solénoïdes extrêmes à partir de la phase correspondante.
La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être mise en pratique.
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Les fig. 1 et 2 représentent respectivement un solénoïde monophasé et la courbe du champ d'induction développé à l'intérieur de ce solénoïde en fonction de sa longueur.
Les fig. 3 et 4 représentent respectivement trois solénoïdes alimentés en courant triphasé et la courbe du champ d'induction à l'intérieur de ces solénoïdes en fonction de leur longueur.
La fig. 5 est une courbe analogue à celle de la fig. 4 dans le cas où le-solénoïde central de la fig. 3 engendre un champ d'induction inversé par rapport à ceux engendrés par les deux solénoïdes extrêmes.
Les fig. 6 et 7 représentent respectivement les trois solénoïdes à enroulement additionnel et inversion de champ pour le solénoïde central qui équipent un four à induction conforme à l'invention et la courbe du champ d'induction développé à l'intérieur de ces solénoïdes en fonction de leur longueur.
La fig. 8 représente un mode d'exécution de l'extrémité d'un solénoïde pour four à induction conforme . à l'invention.
Ainsi que représenté aux fig. 1 et 2, la courbe du champ d'induction H engendrée à l'intérieur d'un solénoïde monophasé 1 comporte une partie centrale A de valeur sensiblement constante et deux parties extrêmes B et C de valeur décroissante, sensiblement symétriques par rapport au point milieu du solénoïde.
Si l'on utilise trois solénoïdes successifs 2, 3 et 4, tels que représentés à la fig,. 3, alimentés chacun en 5-6, 7-8 et 9-10 par l'une des phases d'un réseau,triphasé, la courbe du champ d'induction à
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l'intérieur de ces solénoïdes est représentée à la fig. 4.
Cette courbe comprend l'association de trois courbes.
.analogues à celles de la fige '2 dans lesquelles les portions horizontales A, A3 et A4 sont reliées par des portions C2-B3 et C3-B4 successivement décroissante et croissante, cette courbe se terminant par deux parties extrêmes B2 et C décroissantes analogues aux parties B et
C de la courbe de la fig. 2.
Les billettes qui circulent dans les solénoïdes dans le sens de la flèche±. sont soumises à un champ d'induction inférieur au passage des courbes C2-B3 et
C3-B4 et lorsqu'elles s'approchent de la courbe C, étant alors soumises en même temps à l'action refroidissante de l'air extérieur.
Pour pallier ces défauts, on a songé à inverser le champ d'induction du solénoïde central 3 par rapport à ceux des solénoïdes extrêmes 2 et 4. On obtient alors la courbe de champ de la fig. 5 dans laquelle les portions horizontales A2' A3 et A sont réunies par des courbes D et E présentant une moindre diminution de champ que l'asso- ciation des courbes telles que C2-B3 de la fig. 4. Toutefois, cette diminution de champ est encore suffisamment sensible pour perturber le traitement des billettes circulant dans le sens de la flèche ±.1 billettes dont l'extrémité de sortie reste toujours soumise à la diminution du champ suivant la courbe C et à l'action refroidissante de l'air extérieur.
Dans le mode d'exécution illustré à la fig. 6, les extrémités de chaque solénoïde 2, 3 et 4 sont entourées par des enroulements à faible nombre de spires, enroulements
2e, 3e, 4e pour leurs extrémités d'entrée, enroulements
2s, 3s, 4s pour leurs extrémités de sortie. Les enroulements extrêmes 2e!et 4s sont reliés en série avec les solénoïdes
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2 et 4. Chaque enroulement additionnel intermédiaire 2s, 3e, 3s, 4e, est relié en série avec le solénoïde voisin de celui dont il entoure l'extrémité, o'est-à-dire respectivement avec le solénoïde 3, le solénoïde 2, le solénoïde 4, et le solénoïde 3.
De plus, l'alimentation par une phase en 5 et 6 de l'ensemble 2e, 2, 3 et celle en 9 et 10 de l'ensemble 3s, 4, 4s est effectuée de telle., sorte que les champs dans les solénoïdes 2 et 4 sont inver- sés par rapport au champ obtenu par l'alimentation par une phase en 7 et 8 de l'ensemble 2s, 3 et 4e,
On obtient ainsi la courbe de champ de la fige 7 dans laquelle les parties horizontales A2' A3 et A sont reliées entre elles par deux courbes F et G sensible- ment horizontales, les parties A et A se terminant à leurs extrémités par des courbes H et I présentant une faible diminution du champ.
De la sorte, les billettes circulant dans les solénoïdes dans le sens de la flèche f sont soumises à un champ d'induction sensiblement constant et lorsque leur extrémité de sortie arrive au voisinage de l'extrémité du solénoïde 4, elles restent soumises à un champ d'induction important qui contrebalance l'effet refroidissant de l'air extérieur.
Dans la forme d'exécution illustrée à la fig. 8, le four comprend dans un bâti 11 un tube réfractaire 12 muni d'une goulotte 13 dans laquelle circulent les billettes à traiter. Autour du tube réfractaire 12 est enroulé le solénoïde d'extrémité 4 autour duquel est disposé l'enroulement additionnel 4s, à faible nombre de spires ; le montage est analogue pour les extrémités de chacun des autres solénoïdes.
Il est bien évident que, sans sortir du cadre' de la présente invention', dés modifications pourraient
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être apportées au dispositif décrit.