<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention est relative à un procédé pour obtenir un produit final de valeur de qualité sensiblement constante qui renferme un ou plusieurs constituants, la teneur en ces constituants dudit produit déterminant la qualité de celui-ci, ce produit étant obtenu à partir d'un produit brut en séparant celui-ci, dans une installation de séparation comprenant un ou plusieurs dispositifs de séparation, en deux ou plusieurs fractions ayant une teneur moyen- ne différente en un ou plusieurs des constituants précités, cette teneur étant mesurée de manière essentiellement continue dans une des fractions dont la teneur moyenne en ce ou ces constituants déterminants ne dépasse pas une valeur admissi- ble préalablement déterminée.
L'expression "produit de valeur" ou "produit final de valeur" est utilisée dans ce cas en vue de distinguer ce produit de l'autre ou des autres fractions provenant de l'installation de séparation, qui sont évacuées comme produit résiduaire ou doivent encore être soumises à un traitement ultérieur.
Un exemple d'une telle séparation est la préparation d'un produit final vendable à partir de charbon brut, la teneur en cendres déterminant dans ce cas la qualité du produit final. Cette teneur en cendres est déterminée par la présence de schistes dans le charbon. Etant donné que la teneur en schistes détermine la densité du charbon, le produit final voulu est obtenu en effectuant la séparation à une densité déterminée dans un ou plusieurs dispositifs de sé- paration connus, tels que des bacs à piston, des rhéolaveurs, des laveuses à liquide dense et autres.
Aussi bien le fournisseur que le client tiennent à ce que le charbon ainsi obtenu ait une teneur en cendres approchant le plus possible la teneur en cendres garantie. Non seulement le client désire recevoir un charbon dont la te- neur en cendres ne dépasse pas la teneur en cendres garantie, mais une teneur en cendres trop faible peut souvent encore être indésirable parce qu'elle peut donner lieu à des surprises désagréables. Ainsi l'industrie de hauts-fourneaux préfère, par exemple, un coke à teneur en cendres constante, les fluctuations de la teneur en cendres du coke nécessitant également des variations dans la quantité de fondant à ajouter au minerai. Aussi la tâche du lavoir à charbon de l'entreprise minière est elle de fournir un produit ayant une teneur en cendres égale ou in- férieure à la valeur déterminée.
Le mieux consisterait à fournir un produit dont la teneur en cendres approche le plus possible la valeur maximum déterminée, chaque lot fourni d'une teneur en cendres inférieure à la valeur admissible con- stituant une moinsvalue. Dans ce cas, même des dixièmes de pour cent sont im- portants.
La densité de séparation à laquelle le lavage doit être effectué étant essentiellement déterminée par la teneur en cendres du charbon, il serait en théorie possible, par un réglage exact de la densité de séparation à laquelle le lavage doit être effectué, d'obtenir un produit présentant une teneur en cendres approchant avec'une certaine précision la teneur en cendres maximum dé- terminée. La séparation à une densité constante ne garantit nullement que la teneur en cendres du charbon soit constante. En effet, les grains d'une densité quelque peu inférieure à la densité de séparation ont une teneur en cendres ' considérablement plus élevée que les grains ayant une densité considérablement plus faible, en sorte que la teneur en cendres du charbon lavé dépend considé- rablement de la composition du produit brut.
En outre, la densité de séparation est encore influencée par d'autres facteurs, tels que par exemple les propriétés de lavage des charbons. Ainsi, la qualité des charbons amenés au dispositif de lavage joue entre autres un rôle important. Cette qualité est, en effet, sujette à une forte fluctuation causée entre autres par la variation du pourcentage en schistes. Ainsi le lavoir est déréglé et, comme un réajustement demande beaucoup de temps, le produit fourni diffère considérablement du produit voulu. La teneur en cendres du produit fourni peut, pour les raisons susmentionnées, être sujette à d'importantes fluctuations. Des variations de la teneur en cendres de 4 à 12 %
<Desc/Clms Page number 2>
ne sont pas rares, même si la séparation est effectuée à une densité constante.
Par suite de ces fluctuations, il n'est pas possible en pratique de fournir un produit ayant exactement ou quasi-exactement la teneur en cendres maximum fixée. Il en résulte que certaines fractions plus ou moins grandes du produit à fournir auront des teneurs en cendres inférieures à la valeur fixée, tandis que d'autres auront des teneurs en cendres supérieures à celle-ci et il faudra, en vue d'éviter une non-réception des charbons fournis, observer une large marge entre la teneur en cendres du produit fourni et la teneur en cendres admissible fixée,ce qui, comme il a été dit déjà, constitue une perte financière importante pour l'entreprise minière. Au surplus, le client préfère souvent rece- voir un produit ayant une teneur en cendres aussi régulière que possible.
Ceci s'applique en particulier quand ce produit est un charbon à. coke et qu'une grande partie du coke qui en est obtenu doit être travaillée dans les hauts- fourneaux. De fortes fluctuations de la teneur en cendres du coke peuvent avoir des effets très perturbateurs pour l'industrie de hauts-fourneaux.
Dans l'intérêt du client aussi bien que du fournisseur on s'efforce donc de préparer un produit aussi constant que possible, dont la teneur en cen- dres se rapproche le plus possible de la teneur en cendres garantie.
On a déjà proposé de régler les appareils de lavage au moyen d'une mesure effectuée en continu du produit provenant du dispositif de lavage et des valeurs de la teneur en cendres obtenues par cette mesure, de façon que, lors d'une valeur trop élevée de la teneur en cendres, le lavage soit effectué à une densité plus faible et inversement. Une telle mesure peut par exemple être effec- tuée à l'aide d'un appareil de mesure émettant et recevant des rayons électroni- ques, des rayons électromagnétiques, des rayons lumineux, des rayons X ou simi- laires.
Cet appareil, qui mesure en très peu de temps, sur un échantillon prélevé en continu du courant de matière du produit de valeur lavé, des valeurs continues qui sont, avec une très grande approximation, en corrélation avec la teneur en cendres, peut émettre des impulsions actionnant un mécanisme qui règle le fonc- tionnement du dispositif de lavage (voir entre autres le brevet belge 516.657).
Par suite du fait que le dispositif ou le milieu de lavage se règle lentement et également par suite des fortes fluctuations se présentant fréquemment en un bref laps de temps dans la composition du produit brut amené à l'installation, les résultats d'un tel procédé, surtout pour un lavoir à charbon, ne sont pas tel- lement prometteurs. Abstraction faite des inconvénients pratiques qu'on éprouve à régler les laveuses de façon à obtenir une teneur en cendres constante, la plus-value est obtenue en lavant autant que possible à une densité constante.
Ainsi, dans un cas, on ajoute aux charbons des particules à teneur en cendres assez élevée afin d'obtenir une teneur en cendres moyenne suffisamment forte, tandis que dans l'autre cas on élimine des particules à teneur en cendres con- sidérablement plus faible afin d'éviter que la teneur en cendres moyenne ne devienne trop forte. Pour les raisons précitées, la plus-value n'est pas réalisée non plus dans ce cas.
Or, la présente invention est basée sur le fait surprenant qu'il vaut mieux modifier le moins possible la position d'ajustement du dispositif ou des appareils de lavage, donc séparer autant que possible à une densité constante, et chercher la solution dans une amélioration du courant de matière tel qu'il est évacué comme produit fini du dispositif de valorisation, sans que ce courant, ne soit soumis de nouveau à un traitement de lavage.
Selon la présente invention, cette solution est, obtenue par le fait qu'à la fraction provenant du dispositif de séparation et dont la teneur est mesurée de manière sensiblement continue, on ajoute automatiquement et conformément à cette mesure et, au besoin, à une ou plusieurs mesures suivantes, à savoir aux parties de cette fraction qui ont une teneur en matière déterminante, inférieure à la valeur admissible, une quantité de matière à teneur en matière déterminante supérieure à la valeur admissible telle que ces parties acquièrent en substance la teneur admissible en matière déterminante.
<Desc/Clms Page number 3>
De préférence la matière est divisée, à l'aide de la mesure, en au moins deux fractions, dont au moins une fraction présente une teneur en matière déterminante supérieure à la valeur admissible, cette fraction étant mélangée au besoin aux fractions à teneur en matière déterminante inférieure à la valeur admissible.
Grâce à cette mesure, il reste une ou plusieurs fractions d'une te- neur en matière déterminante inférieure ou tout au plus égale à la valeur admis- sible, fractions dont la teneur en matière déterminante est rapprochée le plus possible de la valeur admissible en ajoutant de la matière à teneur en matière déterminante supérieure à la valeur admissible. Les fractions séparées à teneur en matière déterminante supérieure à la valeur admissible sont les premières à être employées pour ce mélange.
Ainsi, on peut avantageusement effectuer dans l'appareil de séparation une séparation se rapprochant théoriquement de très près de la teneur admissible.
Le procédé selon la présente invention peut être mis en oeuvre de différentes manières.
Selon un mode d'exécution de l'invention, la matière est divisée en un certain nombre de fractions ayant des teneurs différentes et prédéterminées (respectivement une teneur maximum et une teneur minimum) en matière déterminante, fractions à partir desquelles on obtient, par un mélange contrôlé, le produit final. Ainsi, on obtient un certain nombre de fractions qui peuvent présenter- chacune des teneurs en matière déterminante se trouvant dans des limites étroites et qui sont divisées en des fractions dont les teneurs moyennes en matière dé- terminante sont supérieures à la valeur admissible et en des fractions dont les teneurs moyennes en matière déterminante sont inférieures à la valeur admissible.
Par un mélange approprié de ces fractions, on peut obtenir un produit final de qualité constante ayant une teneur en matière détermiante se rapprochant de très près de la teneur admissible.
Le dispositif de mesure utilisé à cet effet peut être un appareil de mesure tel que décrit ci-dessus, mais il peut également être tout autre appareil de mesure permettant de déterminer avec un retard négligeable la teneur en matière déterminant la qualité du produit final, tel que par exemple un dis- positif incinérateur.
De préférenbe, les fractions ainsi séparées sont recueillies dans des collecteurs séparés, par exemple dans des réservoirs.
De préférence, le mélange contrôlé des fractions obtenues est effectué à l'aide d'une mesure sensiblement continue effectuée sur le produit final à fournir, l'évacuation à partir des collecteurs de deux ou plus de deux fractions recueillies étant réglée.
Cette mesure peut être effectuée dans le courant de matière du pro- duit final mélangé, à l'aide d'un appareil de mesure du même genre que celui dé- crit ci-dessus.
Selon un autre mode d'exécution, l'addition de matière à teneur en matière déterminant la qualité du produit final supérieure à la valeur admissible a lieu dans le courant de matière provenant du dispositif de séparation ou de valorisation.
Dans ce cas, la matière ajoutée peut être composée en premier lieu entièrement ou partiellement des fractions à teneur supérieure à la valeur admis- sible, séparées ou préalable de ce courant.
Toutefois, la séparation dans le dispositif de séparation peut égale- ment être mise en oeuvre de façon que le courant de matière du produit valorisé ne contienne guère ou contienne peu de fractions dont la teneur est supérieure à la valeur admissible. Dans le cas d'un lavoir à charbon, ceci peut se faire par
<Desc/Clms Page number 4>
exemple en effectuant la séparation à une faible densité.
Dans ce dernier cas la matière ajoutée peut, selon la présente invention, provenir entièrement ou partiellement d'une autre fraction produite dans le dispositif de séparation ou de valorisation susdit, cette fraction ayant une teneur moyenne supérieure à la teneur admissible susdite.
De préférence, on ajoute la partie de la fraction partiellement ajoutée dont la teneur en constituants en question est la plus faible. Cette mesure présente divers avantages.
La fraction à plus forte teneur en constituants en question, dans le cas du charbon par exemple la fraction de mixtes, présente une plus forte teneur en cendres et peut donc seulement être utilisée comme combustible moins coûteux, par exemple comme combustible de chaudière. Néanmoins cette fraction peut encore renfermer d'importantes quantités de particules à teneur en cendres relativement faible. En tant que combustible de chaudière, ces quantités sont peu rémunératrices, mais en tant que matière additionnelle d'un combustible de haute qualité elles ont évidemment un plus grand rapport.
Il est déjà connu de produire, dans un couloir à profil triangulaire, une répartition en couches sui- vant la densité dans la fraction de mixtes et ce de façon que les particules ayant la densité la plus forte et par conséquent la teneur en cendres la plus élevée se trouvent sur le fond du couloir et que la densité et la teneur en cendres diminuent graduellement de bas en haut. En ajoutant une partie de cette fraction à la fraction à faible teneur en cendres, on séparera de préférence autant que possible les couches supérieures, en vue de les utiliser comme matière additionnelle.
La présente invention concerne également une ou plusieurs installa- tions pour la mise en oeuvre du procédé susdéorit.
L'installation selon la présente invention qui se compose d'un dis- positif de valorisation comprenant un ou plusieurs séparations pour le produit brut et d'au moins un appareil de mesure disposé derrière un séparateur ou der- rière le dispositif de valorisation dans les moyens d'évacuation pour la fraction valorisée, par exemple un appareil de mesure émettant et recevant des rayons électroniques, des rayons lumineux, des rayons électromagnétiques, des rayons X ou similaires, cet appareil déterminant de manière sensiblement continue la teneur en matière déterminante du produit provenant dudit dispositif ou du moins d'un échantillon prélevé de manière sensiblement continue dans celui-ci et pou- vant, en émettant des impulsions en fonction de la teneur mesurée, commander au moins un mécanisme,
l'installation étant caractérisée par des dispositifs de division et/ou de mélange disposés dans les moyens d'évacuation et commandés par ce ou ces mécanismes.
Selon une forme de réalisation, ce mécanisme commande un ou plusieurs clapets pouvant fermer ou ouvrir l'entrée des réservoirs disposés dans les moyens d'évacuation en question.
En général, l'appareil de mesure émet les impulsions électriquement.
Selon la présente invention, l'impulsion émise pour chaque valeur préalablement déterminée de la teneur mesurée en matière déterminante peut être conduite à travers une bobine faisant subir à un noyau métallique un déplacement assurant le fonctionnement du mécanisme de commande du clapet, l'agencement étant tel que le clapet correspondant soit seulement fermé lors de l'excitation d'une bobine.
Ainsi, en cas d'interruption du courant de commande tous les clapets d'admission du système de réservoirs sont avantageusement ouverts.
Selon la présente invention les ouvertures d'évacuation des réser- voirs communiquent avec un mélangeur dans le dispositif d'évacuation duquel se trouve également un appareil de mesure fonctionnant avec un retard négligeable et influant sur des moyens pour régler les quantités de matière évacuées d'un ou
<Desc/Clms Page number 5>
plusieurs réservoirs.
L'installation est susceptible de nombreux modes de réalisation. Le mode de réalisation le plus simple permet d'opérer avec deux réservoirs dont 1' un reçoit la matière ayant une teneur en matière déterminante supérieure à la valeur admissible et l'autre la matière ayant une teneur inférieure à cette valeur admissible, la valeur exacte: pouvant alors être obtenue par un mélange contrôlé. On peut également opérer avec trois réservoirs dont celui du milieu reçoit la matière ayant à peu près la teneur moyenne en matière déterminante et les deux autres reçoivent les matières ayant des teneurs en matière déterminante supérieure et inférieure respectivement à la teneur moyenne en question.
On utilise, de préférence, un plus grand nombre de réservoirs. Si on veut par exemple fournir du charbon d'une teneur en cendres entre 7 et 8 %, il est recommandé d'utiliser cinq ou plus de cinq réservoirs. Ainsi, on peut par exemple avoir des réservoirs dans lesquels sont respectivement stockés des schabons
EMI5.1
sYiaJt'..J.11i.1?S teuem:'tetodxfér.iaw:eÀ:6tIDe itméûo:ën.end#s Q'9m::r:B entre 6.¯et-è114\Ustüe.#t1rJ:nlg.en- dres comprise entre 7 et 8 %, une teneur en cendres comprise, entre 8 et 9% et une teneur en cendres supérieure à 9%. Cette gamme peut éventuellement être étendue dans la mesure où l'on dispose d'un plus grand nombre de réservoirs.
On peut, en ré- glant le débit de charbon évacué de deux réservoirs, former un mélange dont la teneur en cendres se rapproche de la teneur en cendres exigée et corriger alors les erreurs constatées lors de la mesure en ajoutant des charbons provenant d'un réservoir où le charbon présente une teneur en cendres moins élevée ou plus élevée..
Une autre possibilité de former un mélange à teneur en cendres exacte consiste à régler la sortie de deux réservoirs au moyen d'une transmission dif- férentielle qui est influencée par un appareil de mesure. On doit en effet tenir compte du fait qu'il n'arrive guère que la matière se trouvant dans un réservoir ait précisément la teneur en cendres moyenne comprise entre les deux valeurs - limites auxquelles le clapet du réservoir s'ouvre ou se ferme. En outre, la ma- tière entrant dans le réservoir forme des couches dont la teneur en cendres varie chaque fois.
Le grand avantage du procédé selon la présente invention ne réside pas seulement dans le fait qu'on peut fournir une matière de qualité constante se rapprochant avec une très grande précision de la valeur exacte souhaitée, mais également dans le fait qu'on peut exécuter un traitement de séparation très uniforme avec un rendement aussi grand que possible. Une modification de la limite de séparation, par exemple de la densité de séparation à laquelle le la- vage est effectué, ne doit maintenant être apportée que lorsqu'au bout d'un temps assez long on constate une diminution trop forte du stock soit des réser- voirs de charbon ayant la plus forte teneur en matière déterminant la qualité, soit des réservoirs de charbon ayant la plus faible teneur en cette matière.
Selon un autre mode de réalisation on dispose dans les moyens d' évacuation un dispositif mélangeur commandé par l'appareil de mesure et raccordé à un dispositif d'évacuation d'une autre fraction provenant du ou des dispositifs de séparation et/ou du dispositif de valorisation.
La présente invention est illustrée à titre d'exemple à l'aide des dessins ci-annexés, dans lesquels : - la figure 1 montre schématiquement une installation selon l'in- vention ; - la figure 2 montre schématiquement un dispositif de commande d'un clapet de réservoir ou soute; - la figure 3 montre schématiquement un détail du dispositif selon la figure 2;
<Desc/Clms Page number 6>
- les figures 4a et 4b représentent un schéma des connexions pour la transmission des impulsions au dispositif de commande des clapets; - la figure 5 est un schéma d'une autre installation selon l'inven- tion ; - la figure 6 montre une partie d'un graphique sur lequel sont en- registrées, à l'aide d'un appareil de mesure, les teneurs en cendres d'un courant de charbon provenant d'un dispositif de séparation.
A la figure 1, la notation de référence 1 désigne un dispositif de séparation, par exemple le lavoir d'une houillère. Le produit final préparé pour la livraison est amené, par un transporteur 2, par exemple une chaîne à raclettes, à un certain nombre de soutes 3 à 7. Les soutes sont munies chacune à leur partie supérieure d'un clapet 9 à 13, qui peut pivoter autour d'un axe 8. A la partie inférieure des soutes se trouvent des clapets 14 à 18. Dans le fond du trans- porteur, on prévoit en 19 une fente étroite ou un certain nombre d'ouvertures par lesquelles peut passer en continu un petit courant de la matière amenée sur la fente ou sur les ouvertures.
Ce courant est recueilli sur une courroie transpor- teuse actionnée à vitesse uniforme amenant l'échantillon ainsi prélevé à un dispositif de broyage et un dispositif de séchage disposés l'un derrière l'autre, et d'où la matière est conduite sous forme d'une couche à dimensions uniformes, à travers un faisceau de rayons de Röntgen. A l'aide de celui-ci, la teneur en cendres est déterminée et enregistrée avec un retard négligeable. L'appareil de mesure roentgenométrique indiqué par 20 peut également émettre, à des valeurs constatées déterminées, une impulsion pouvant influer sur un mécanisme. Dans le cas présent, un ou plusieurs des clapets 9 à 13 se ferment ou s'ouvrent, comme décrit plus loin.
A l'aide des impulsions émises, on peut donc remplir les sou- tes de matière de façon que chaque soute contienne de la matière dont la teneur en cendres est comprise dans des limites étroites. Il va sans dire que les cla- pets des soutes peuvent également, en fonction des valeurs relevées de la teneur en cendres, être commandés à la main ou bien à distance, au moyen d'un système à boutons-poussoirs.
En dessous des soutes passe un dispositif d'évacuation 23, par exemple une courroie transporteuse. En ouvrant deux ou plusieurs soutes, on peut former un mélange dont la teneur en cendres est très voisine de la teneur en cendres garantie ou est pratiquement égale à celle-ci. Dans un dispositif mélan- geur 24, qui peut être de tout genre voulu et qui se compose, par exemple, de deux ou plusieurs courroies transporteuses disposées l'une par rapport à l'autre de façon que la matière tombe d'une courroie transporteuse sur l'autre, on réalise un mélange homogène qui est amené à l'endroit de fourniture par un trans- porteur 25. Dans ce dispositif transporteur on a également incorporé un appareil de mesure 26 pouvant commander un ou plusieurs des clapets 14 à 18 ou corriger le mélange d'une autre manière, par exemple au moyen d'un mécanisme différentiel.
Le dessin ne montre que le conducteur de commande 21 - 22 pour le clapet 9 et le conducteur de commande 27 pour le clapet 14. Les figures 4a et 4b montrent un schéma des connexions permettant la commande des clapets 9 à 13.
Au dispositif indicateur de l'appareil de mesure est couplé un arbre ou disque à cames 30 à chanfrein 31, qui peut commander un certain nombre d'inter. rupteurs A, B, C, D, dits "micro-interrupteurs". La position de ces interrupteurs est réglable et peut être choisie selon les teneurs en cendres auxquelles on désire séparer le produit. Si on suppose que les interrupteurs sont disposés de façon à être actionnés à des teneurs mesurées en cendres de 6, 7, 8, et 9 % respectivement, l'interrupteur A est, selon la figure 4a, changé de position, tandis que les interrupteurs B, C et D sont dans leur position de repos.
La figure 4b représente également les interrupteurs A, B, C et D, les contacts mobiles étant dans ce cas reliés aux conducteurs 32 et 33 respectivement d'un circuit à courant alternatif ayant par exemple une tension de 42 V, de façon que
<Desc/Clms Page number 7>
les contacts supérieurs et les contacts inférieurs des interrupteurs successifs soient reliés alternativement au conducteur 32 et aux conducteurs inférieurs et de façon que les contacts supérieurs des interrupteurs soient alternativement reliés au conducteur 33.
Entre les contacts fixes 34 et 35, 35 et 36, 36 et 37 sont montées des bobines 43, 44 et 45. On a également intercalé une bobine 42 entre le con- tact 34 et un conducteur 55 relié au conducteur 32 et une bobine 46 entre le contact 37 et le conducteur 56 relié au conducteur 32.
Chacune des bobines 42 à 46 comprend un noyau métallique mobile représenté à la figure 3, ce noyau étant déplacé en cas d'excitation de la bo- bine et actionnant ainsi le mécanisme de commande d'un clapet de soute. Au moyen de cinq bobines, il est donc possible de commander cinq soutes ou groupes de soutes, dans le cas où un seul mécanisme de commande peut ouvrir ou fermer plusieurs clapets à la fois.
Les notations E, F, G, H, K, L, M, N, 0 et P désignent des interrup- teurs à commande manuelle, équipés de trois contacts mobiles, les contacts fixes 59 à 68 étant reliés aux extrémités des bobines. Dans la position médiane des interrupteurs, les bobines se trouvent intercalés dans le système automati- que; dans la position de gauche des interrupteurs, les bobines sont hors circuit, tandis que l'excitation d'une bobine se produit dans le cas où l'un des inter- rupteurs est mis manuellement dans la position de droite. A cet effet, les con- tacts de droite des interrupteurs sont à tour de rôle reliés à un rail auxiliaire 57 et à un rail auxiliaire 58, qui sont reliés à leur tour, par les conducteurs 69 et 70, aux conducteurs 32 et 33 respectivement.
Une exception est faite par le contact de droite de l'interrupteur P, qui est en communication avec le conducteur 57.
Le schéma choisi est tel que la fermeture d'un clapet ne peut être réalisée qu'en cas d'excitation de la bobine commandant ce clapet. En supposant que les bobines 42 à 46 commandent respectivement les clapets 9 à 13, les in- terrupteurs A à D étant respectivement changés de position pour des teneurs en cendres de 6, 7, 8 et 9 %, on constate que dans la position représentée aux figures 4a et 4b où l'interrupteur A a été préssé vers le bas, le courant passe du conducteur 32, par le conducteur 59, la bobine 42, les conducteurs 47 et 38 et l'interrupteur 34, au conducteur 33. La bobine 42 est donc excitée et le clapet 9 est fermé.
La bobine 43 se trouve dans le circuit ouvert : conducteur 32, interrupteur B, conducteurs 39 et 49, bobine 43, conducteurs 48, 38 et interrupteur 34, conducteur 71, conducteur 33; elle est donc hors circuit et le clapet correspondant 10 est ouvert. Ainsi, on peut constater que les bobines 44, 45 et 46 sont également excitées, en sorte que les clapets correspondants 11, 12 et 13 sont fermés.
Quand la came 31 se déplace jusqu'au delà de B, en un endroit situé entre B et C, la teneur en cendres mesurée étant donc entre'7 et 8 %, il ressort du schéma que les bobines 42, 43, 45 et 46 se trouvent en circuit, tandis que seule la bobine 44 est hors circuit. Il en résulte que le clapet 10 se ferme quand le clapet 11 s'ouvre.
En cas d'interruption du courant tous les clapets sont ouverts.
Les figures 2 et 3 représentent un mécanisme de commande d'un des clapets, par exemple du clapet 9. Dans un cylindre 80 on a monté un piston 81 qui peut être axialement déplacé sous l'influence d'un agent (par exemple de l'air) introduit sous pression dans le cylindre. La tige de piston 82 est articulée en 83 à une tige 84 qui est fixée au pivot 8 du clapet 9. En cas de déplacement du piston 81 dans le sens de la flèche 85 le clapet 9 est amené, dans le sens de la flèche 86, à sa position de fermeture. L'agent introduit sous pression peut être amené ou évacué par les conduites 87 et 88, suivant la direction dans laquelle le
<Desc/Clms Page number 8>
piston doit se déplacer. Les conduites 87 et 88 sont raccordées à un dispositif - de réglage 90 conduisant l'agent amené par la conduite 89 vers une des deux conduites 87 et 88.
Dans la tête 93 on a monté une des bobines 42 - 46, dans le cas présent la bobine 42, qui est reliée par les conducteurs 91 et 92 aux con- tacts 59 et 60. Le dispositif de réglage 90 schématiquement représenté à la figure 3 a une tête 93, dans laquelle on a monté la bobine 42.
Le dispositif de réglage comprend une enveloppe 94 munie d'une boite 95 dans laquelle est monté un tiroir régulateur 96 qui peut être déplacé en sens axial à l'encontre de la pression d'un ressort 97. Ce déplacement est provoqué par une tige 98 qui est montée coaxialement à la bobine 42. La tige 98 peut être déplacée axialement dans un élément 112, dans lequel est ménagé un évidement 113.
La tige 98 est pourvue à son extrémité inférieure d'une bride 114. Sur le côté supérieur de cette bride repose un ressort 115 qui s'appuie par son extrémité supérieure contre la paroi supérieure de l'espace 113. La bride 114 constitue, au repos, une fermeture d'un canal 116 ménagé dans un organe 117 monté dans un alésage 118 ménagé dans le couvercle 119 de l'enveloppe 94. Cet alésage commu- nique par un canal 120 avec un alésage 99 ménagé dans l'enveloppe 94. L'espace 113 communique par des canaux 125 avec un espace 126 pourvu au dessus du tiroir régulateur 96. Dans la tige 98 sont ménagés des rainures axiales 121 débouchant dans un espace fermé 124 se trouvant à l'intérieur de la bobine. Cet espace est fermé à sa partie supérieure par un élément cylindrique 122, dans lequel est ménagé un canal axial 123.
On choisit une hauteur de l'espace 124 telle qu'en cas de soulèvement de la tige 98 par suite de l'excitation de la bobine 42, le côté supérieur de la tige 98 ferme le canal 123. L'alésage 99 communique, d'une part, avec la conduite 89 et, d'autre part, au moyen d'un alésage 100, avec l'in- térieur de la boîte 95. Des alésages 101 et 103 communiquent, d'une part, au moyen d'un alésage 102, 104 avec l'intérieur de la boite et, d'autre part, avec l'atmosphère. L'alésage 105 communique avec la conduite 87 et l'alésage 106, avec la conduite 88. Par ailleurs, les alésages 105 et 106 communiquent au moyen des alésages 107 et 108 avec l'intérieur de la boite.
Le tiroir régulateur 96 pré- sente des collerettes 109 et 110, 111 et 112 disposées de façon que dans la position représentée, où la bobine 42 est hors circuit, l'alésage 99 communique au moyen des alésages 100 et 107 avec l'alésage 105, en sorte qu'un agent tel que l'air est amené par la conduite 87 vers le côté inférieur du piston 81 (figure 2) et que le clapet 9 s'ouvre. Les alésages 106 et 103 communiquent l'un avec l'autre et permettent l'évacuation de la conduite 88. En cas d'excitation de la bobine 42, la tige 98 est levée à rencontre de la pression du ressort 115, en fermant ainsi le canal 123 et en mettant le canal 116 en communication avec l'espace 113. De l'air comprimé peut alors passer par le canal 120, 1' espace 118, le canal 116, l'espace 113 et les canaux 125 vers l'espace 126.
Ainsi le tiroir régulateur 96 est pressé vers le bas à l'encontre de la pression du ressort 97, en produisant une communication entre les alésages 99 et 106 et entre les alésages 102 et 105. Un agent passe sous pression par la conduite 88 vers le côté supérieur du piston 81 et presse celui-ci vers le bas, en fermant ainsi le clapet 9, la conduite 87 étant en même temps débarrassée de l'air.
En cas de mise hors circuit de la bobine 42, la tige 98 est pressée vers le bas par le ressort 115, en fermant ainsi le canal 116 et en ouvrant 1' entrée du canal 123. L'air comprimé se trouvant dans l'espace 113 peut alors s'échapper par les rainures 121, l'espace 124 et le canal 123, en sorte que le ressort 97 peut presser le tiroir 96 vers le haut.
Le dispositif de réglage représenté sur le dessin ci-annexé est un des dispositifs que l'on trouve dans le commerce et ne fait donc pas partie de la présente invention.
A la figure 5, on a représenté en 201 un dispositif de séparation ou un dispositif de valorisation comprenant un ou plusieurs séparateurs, par exemple un lavoir à charbon, dans lequel le produit brut introduit en R est séparé.
<Desc/Clms Page number 9>
La notation 202 représente un courant de charbon, qui est obtenu par séparation suivant une densité déterminée et par un traitement ultérieur éventuel dans des . filtres, des essoreuses et similaires et qui doit être fourni à la clientèle.
La notation 203 représente un courant de charbon provenant du même dispositif de valorisation et ayant une teneur en cendres moyenne supérieure à la teneur en cendres moyenne du courant 202 qui est fourni en T. En 204, on prélève du courant 202 un échantillon qui est amené, par un couloir ou une courroie trans- porteuse 208, à un appareil de mesure 205 fonctionnant par exemple avec des rayons de Röntgen et mesurant la teneur en cendres. L'appareil de mesure est établi de façon que lorsqu'une teneur en cendres préalablement déterminée-est dépassée il puisse, par un conducteur 206, donner une impulsion, en ouvrant ainsi, dans le courant 202, un clapet 207, qui se referme en cas de diminution de la teneur en cendres jusqu'en dessous de la valeur susmentionnée.
La distance choisie entre l'endroit du prélèvement de l'échantillon 204 et le clapet 207 est telle que le temps nécessaire au transport de l'échantillon à l'appareil de mesure 205, à la préparation de l'échantillon et à la mesure est sensiblement égal à celui nécessaire à une particule se trouvant dans le courant pour se déplacer de l'endroit 204 au clapet 207. En aval du clapet 207, est monté un dispositif mélangeur 209, dans lequel une partie du courant de matière 203 peut être ajoutée au courant de matière 202.
En aval du dispositif mélangeur 209, le plus près possible de celui-ci, se trouve un dispositif 211 pour le prélève- ment continu d'un échantillon qui, au moyen d'un couloir ou d'une courroie transporteuse 212, est transporté à un appareil de mesure 213 enregistrant la teneur en cendres et pouvant, par un conducteur 214, émettre des impulsions qui commandent un dispositif de distribution 210 dans le courant de matière 202.
Ce dispositif de distribution peut par exemple être un clapet à deux positions "ouvert" et "fermé" et commandé par un servomoteur de façon qu'il s'ouvre en cas de diminution de la teneur de cendres enregistrée en 211 jusqu'en dessous d'une valeur préalablement déterminée et qu'il ne se ferme qu'après dépassement de la teneur en cendres prédéterminée en question.
La figure 6 représente une partie d'une bande sur laquelle ont été enregistrées, à l'aide de l'appareil de mesure 205, les teneurs en cendres des échantillons prélevés en 204. Les lignes verticales représentent les teneurs en cendres montant de 6 à il % et les lignes horizontales la division en heures du relevé. La courbe interrômpue 215 représente la teneur en cendres mesurée.
Le diagramme montre en premier lieu que, malgré la séparation suivant une densité constante, la teneur en cendres présente encore des divergences considérables.
Si on veut, par exemple, fournir une matière à 8 % de cendres, il ressort du diagramme que les parties 216 et 217 du courant de matière ont une plus forte teneur en cendres. En séparant, d'une part, ces parties et en assurant, d'autre part, par un mélange contrôlé en 209, que la teneur en cendres des parties du courant, dans lesquelles la teneur en cendres est inférieure à 8 %, soit augmen- tée jusqu'à cette dernière valeur, on obtient en S un courant de matière à teneur en cendres uniforme sensiblement égale à la teneur en cendres exigée convenue.
Le procédé selon la présente invention a, en outre, l'avantage que la meilleure partie du courant 203 peut être fournie à un prix plus rémunérateur. La matière évacuée en 207 peut au besoin être introduite dans le courant de matière 203.
Au lieu d'un seul dispositif mélangeur 209 et d'un seul dispositif de distribution 210, on peut uiliser plusieurs de ces dispositifs, ce qui permet de réaliser un mélange plus graduel.
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.