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Le présent brevet de perfectionnement, est relatif à l'appareil pulvé- risateur automatique, à pulvérisation par pression mécanique, pour brûleur à com- bustible liquide, qui fait l'objet du brevet d'Invention où il y est dénommé sous le titre ci-devant indiquée
Il doit être bien entendu une fois pour toutes, et il est expressément spécifié, que le terme : "vitessecentrifuge", qui est employé dans le Mémoire des- criptif du brevet d'Invention, veut dire: " vitesse giratoire".
Le perfectionnement, apporté à l'appareil pulvérisateur susnommé, donne la possibilité d'équiper celui-ci, indistinctement de l'un quelconque de différents systèmes, de dispositifs de modulation des pressions et des vitesses de pulvérisation du combustible, et dont deux exemples sont décrits ci-après.
Ce perfectionnement est caractérisé en ce que chacun des différents systèmes de modulation, possède sa conception particulière respective de réalisa- tion, laquelle diffère en certains points, de la conception de chacun des autres systèmes de l'un à l'autre. Mais ces systèmes sont tous basés sur les mêmes prin- cipes de fonctionnement, dont le premier consiste à moduler les pressions de pul- vérisation, d'amont et d'aval, simultanément en parallèle sous un certain rapport déterminé qui les synchronise.automatiquement.
Les buts du perfectionnement sont :
1. De produire et maintenir, une bonne pulvérisation du combustible liquide, constante à toutes les phases de la modulation des pressions de pulvéri- sation, d'amont et d'aval.
2. D'effectuer la modulation des différentes pressions du combustible liquide, simultanément en parallèle sous un certain rapport déterminé, invariable ou variable, respectivement en amont et en aval du dispositif de pulvérisation, et d'injection.
3. De faire lesdites modulations simultanées des pressions du combus- tible liquide, respectivement d'amont et d'aval, séparément et chacune des deux isolément de l'autre, à des vitesses de modulation, et à des taux de pressions respectifs, différents les uns des autres, sous un certain rapport déterminé qui les synchronise.
4. D'obtenir la synchronisation constante des pressions et des vites- ses de pulvérisation, modulées, en maintenant constamment en étroite concordance dans leurs effets entre-elles, les valeurs : pressions, d'amont-et d'aval d' une part ; vitesses, giratoire et linéaire d'autre part; des pressions et des vitesses entre-elles.
5. De faire automatiquement la sélection, constamment exacte à toutes les phases de la modulation, du rapport de synchronisation: 1 , des pressions du combustible liquide, respectivement d'amont et d'aval, et 2 , de ses vitesses, giratoire et linéaire de pulvérisation, sous ledit rapport dont la valeur est déterminée, invariable ou variable.
6. De produire, moduler et contrôler constamment et à volonté, le cône de pulvérisation exactement requis, et de déterminer et rendre, le diamètre de base de celui-ci, ou la valeur du degré d'ouverture de son angle : soit1 régulièrement constants; soit 2 , régulièrement variables, en plus ou en moins; soit 3 , irrégulièrement variables, en plus et en moins à volonté, pendant tou- tes les phases de la modulation simultanée des pressions du combustible, entre le minimum et le maximum de celles-ci.
7. D'assurer le fonctionnement des différents systèmes de dispositifs de modulation, par un moyen mécanique quelconque approprié, lequel serait action- né et commandé: soit automatiquement, soit manuellement, soit par l'effet d'une pression détermi- née transmise par un fluide ou par un liquide.
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Le perfectionnement porte encore sur des caractéristiques particuliè- res, de réalisation, de montage, et de fonctionnement d'un tel appareil pulvéri- sateur, modulant, automatique, dont toutes les parties et pièces sont, soit dit une fois pour toutes, de formes, de conformations et de positions diverses, et qui ressortiront de la description ci-dessous, faite en se référant aux dessins schématiquès représentés sur la planche B ci-annexée, qui sont donnés à titre d'exemples explicatifs, non limitatifs et purement indicatifs, et dans lesquels:
La figure I est une vue en plan d'un système de dispositif de modula- tion à soupapes jumelées, actionnées respectivement par des cames jumelées.
La figure II est une coupe en élévation du même système de dispositif de modulation qui est représenté à la figure I.
La figure III est une vue en plan d'un autre système de dispositif de modulation à robinets-boisseau jumelés, actionnés simultanément par un moyen mécanique quelconque, par exemple un disque denté et une chaîne, ou par des cames jumelées.
La figure IV est une coupe en élévation du même système de dispositif de modulation qui est représenté à la figure III.
La figure V est une coupe en élévation d'un type de pulvérisation auto- matique.
Dans les différentes figures, les mêmes notations de référence désignen des éléments identiques.
DESCRIPTION.
Les figures I et II de la planche B de dessins schématiques, donnent un exemple qui représente un système à soupapes jumelées, de modulation automa- tique et simultanée, des pressions du combustible liquide. Il est composé de corps de soupape jumelés, 1 celui d'amont qui est à trois voies, et 2 celui d' aval qui est à deux voies, dans lesquels sont logées respectivement deux soupapes creuses 3 et 4, qui y fonctionnent par déplacements rectilignes alternatifs, et qui chacune, module une des deux différentes pressions données par le combusti- ble liquide, lesquelles agissent respectivement en amont et en aval d'un disposi- tif de pulvérisation. La pression d'aval est aussi nommée contre-pression.
Les soupapes jumelées 3 et 4 sont interchangeables, et sont actionnées et commandées chacune isolément, séparément l'une de l'autre, par un moyen mécanique quelconque, par exemple respectivement par des cames jumelées de l'un quelconque des diffé- rents types, soit: à disque, à plateau, en coeur, à développante, à rainure, qui, sont amovibles et interchangeables. Les cames du type choisi en exemple, sont formées par deux disques 5 et 6 calés excentriquement sur un arbre porte-cames 7, sur lequel elles sont indépendantes l'une de l'autre dans leurs positions respec- tives, mais par lequel elles sont mises en action simultanément, par un même mou- vement de rotation, concentriquement à l'axe de l'arbre porte-cames, lequel est manoeuvré par un moyen mécanique quelconque, automatique ou manuel..
Les courses maximum d'avancement et de retour, que donnent les cames par leur excentricité maximum déterminée par les points culminants de leurs par- ties saillantes respectives, peuvent être égales ou inégales entre-elles d'une came à l'autre; ainsi que les vitesses de leurs mouvements de course de va-et- vient, peuvent être égales ou différentes entre-elles d'une came à l'autre, selon que les diamètres respectifs des disques-came sont égaux ou inégaux-entre-eux d'une came à l'autre.
Les diamètres passant par les points culminants, aux centres respectif des parties saillantes formant l'excentricité des cames, peuvent coïncider ensem- ble dans un même plan transversal, ou se situer dans des plans transversaux diffé rents, formant entre-eux un certain angle de calage dont la valeur est plus ou moins grande, suivant la position déterminée de calage des cames par rapport l'un
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à l'autre. La position de calage de l'une quelconque des cames, par rapport à la position de calage de l'autre came, peut donc donner sur l'arbre porte-cames à l'une quelconque de celles-ci, soit une certaine avance, ou soit un certain re- tard déterminés, d'action au départ, sur l'action de l'autre came.
Le chemin de roulement respectif de chaque came peut épouser : soit1 , un profil régulier qui produira suivant un plan diamétral de l'arbre portecames, un mouvement de va-et-vient de vitesse constante ; soit2 un profil fictif en montagne russe, obtenu: par un certain nombre déterminé de différents éléments, par exemple des galets disposés et répartis en sections régulières ou irréguliè- res, sur le pourtour de la circonférence du disque-came, dans un plan diamétral, lequel passe : par le centre de l'épaisseur du disque; soit par un point quel- conque, en parallèle à ce centre sur l'épaisseur du disque, ou bien en dehors de l'épaisseur de celui-ci.
Les points de contact des différents galets excentriques sont réglables à volonté dans leurs positions respectives, et donnent le profil fictif requis, modifiable à volonté, lequel produit des variations alternatives, régulières ou irrégulières en plus et en moins, aux courses de va-et-vient, et aux vitesses de celles-ci, entre les minimums et les maximums de course de cames.
Les profils respectifs des cames peuvent être identiques ou différents, de l'une à l'autre.
Les cames jumelées 5 et 6 sont mises en action par un dispositif appro- prié quelconque, manoeuvré automatiquement ou manuellement. Celles-ci commandent et mettent en action modulante, les soupapes jumelées 3 et 4 qui produisent et règlent, respectivement les pressions d'amont et d'aval : par contact direct de leurs tiges respectives 8 et 9, lesquelles sont fixes dans l'exemple choisis, mais qui peuvent être amovibles, avec les chemins de roulement respectifs des cames 5 et 6 ; par l'intermédiaire de leviers de poussée 10 et 11 intercalés entre l'extrémité des tiges des soupapes et les chemins de roulement des cames.
Ces leviers intermédiaires sont de l'un quelconque des trois genres de ceux-ci, par exemple du genre interpuissant, et la réglabilité de l'emplacement de leurs points d'appui permet de changer à volonté les différents rapports: 1 , des lon- gueurs des bras entre-eux, de chaque.levier qui commande une soupape ; 2 , des longueurs des courses, entre celle d'une soupape et celle de la came qui la com- mande, entre-elles; 3 , des différentes longueurs des bras de levier de commande, ainsi que des différentes courses, d'une soupape et de sa came, respectivement de la soupape d'amont par rapport à la soupape d'aval; 4 , des vitesses, de modula- tion des taux respectifs de pression de pulvérisation, données par les soupapes de l'une à 1 autre.
Les extrémités des tiges des soupapes 3 et 4 qui prennent contact soit avec les cames 5 et 6, soit avec les leviers 10 et 11 intermédiaires de commande, soit munies d'écrous-coiffe réglables qui permettent de différer et de régler les longueurs respectives des tiges 8 et 9, et d'augmenter les possibi- lités de réglage pour déterminer le rapport initial requis, des taux de pressions de pulvérisation, amont et aval.
Des ressorts de rappel 12 et 13 maintiennent constamment les extrémités des tiges des soupapes, au contact de leurs cames ou de leurs leviers intermédiai- res, et ramènent les soupapes 3 et 4 à leurs positions respectives de départ, à la fin de leurs courses de retour, alors que les pressions d'amont et d'aval tom- bent à des taux presque nuls. Pendant toutes les phases de la modulation, le contact des tiges 8 et 9 avec leurs cames respectives 5 et 6, est également main- tenu par les pressions d'amont et d'aval elles-mêmes, qui agissent dans les ca- vités 14 et 15 de leurs soupapes respectives.
Mais ces pressions sont en grande parties équilibrées de part et d'autre des faces de chacune des soupapes , grâce aux passages 16 et 17 pratiqués dans le fond des cavités de celles-ci, qui per- mettent au combustible liquide d'établir simultanément ses pressions, d'amont et d'aval, respectivement sur les deux surfaces de chaque soupape 3 et 4, qui sont presque égales entre-elles, celle du côté cavité étant légèrement plus grande.
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Ces pressions transvasées compriment les joints de fond souples et élastiques 18 et 19 qui font aussi office de bourrage autour des tiges de soupapes 8 et 9.
Si l'on rend les tiges de soupapes, amovibles, les soupapes sont alors entière- ment équilibrées, et c'est la seule action des ressorts de rappel 12 et 13 qui maintient le contact aux cames, et assure la course de retour des soupapes. La résistance à l'action des cames est ainsi réduite à son minimum d'effet.
Les figures III et IV de la planche B représentent en exemple, un autre dispositif de modulation, qui est composé de robinets à boisseau, jumelés,1, ce- lui d'amont qui est à trois voies, et 2, d'aval qui est à deux voies, à système d'ouverture et de fermeture par la rotation des boisseaux creux, percés;: 3, ce- lui d'amont par trois voies de passage, et 4, celui d'aval par deux voies de passage. Les dos de ces boisseaux, qui sont en partie équilibrés, sont maintenus constamment contre les joints de fond 20 et 21, par les pressions respectives d' amont et d'aval, et par les ressorts 22 et 23.
Cet autre dispositif est basé et fonctionnent sur les mêmes principes, que les dispositifs précédents déjà décrits, lesquels sont représentés: l'un sur la planche A du brevet d'Invention, et l'autre par les figures I et II sur la planche B ci-annexée. Ces principes communs sont: 1 , la modulation simultanée des pressions du combustible liquide, respectivement en amont et en aval d'un dispositif de pulvérisation et d'injection; 2 la syn- chronisation constante:des pressions d'amont et d'aval, et des vitesses, giratoire et linéaire de pulvérisation, se faisant sous un certain rapport déterminé dont la valeur est, soit constante, soit en variations progressives ou dégressives, régulièrement continues, ou soit en variations alternativement progressives et dégressives ;
3 la sélection automatique et constante, du rapport de ces synchro- nisations, qui répondra exactement aux besoins de la chauffe modulée, à tous les moments de celle-ci.
Ces robinets à boisseau sont jumelés, et leurs boisseaux rotatifs 3 et 4 reçoivent respectivement les mêmes réglages, par rapport l'un à l'autre, que ceux des soupapes 3 et 4 des figures I et II de la planche B, en ce qui concerne: 1 , leurs angles de calage respectifs, qui déterminent leurs points d'attaque initiale, respectifs, par rapport l'un à l'autre ; 2 , les longueurs et les vites- ses de course d'avancement et de retour, qui peuvent être égales ou inégales d' un boisseau à l'autre, dans leurs mouvements de va-et-vient respectifs.
Ils sont indépendants l'un de l'autre dans leurs actions respectives, mais ils sont com- mandés simultanément par un même mouvement de rotation produit par un moyen mé- canique quelconque, par exemple un disque denté 24; ou par des cames 5 et 6 à profil ordinaire fixe, ou à profil modifiable- et réglable par joints de contact, agissant d'une façon appropriée sur des leviers intermédiaires de commande 10 et 11, et manoeuvrées par un dispositif automatique ou manuel. Les leviers 10 et 11 sont calés sur les boisseaux 3 et 4.
L'appareil pulvérisateur représenté par la figure V de la planche B est censé pulvériser du combustible liquide du type lourd ou extra-lourd, nécessitant une circulation continue de préchauffage et de réchauffage.même pendant les-arrêts momentanés.de la chauffe.
Les deux différents systèmes de dispositifs de modulation représentés respectivement par les figures I et II d'une part, III et IV d'autre part, ainsi que l'appareil pulvérisateur de la figure V, sur la planche B, y sont figurés dans la phase où ils sont, soit en service préalable de la chauffe, ou soit en service d'arrêt momentané de celle-ci.
Dans cette position du dispositif de modulation, les soupapes, ou les boisseaux rotatifs 3 et 4, ont terminé leurs courses de retour maximum et se trou- vent sur leurs points morts respectifs, avant un nouveau départ. A ce moment, tous les orifices d'entrée et de sortie pratiqués, et qui sont conditionnés par les soupapes ou boisseaux 3 et 4, dans leurs corps respectifs 1 et 2, présentent leurs passages entièrement libres à la circulation du combustible liquide, de même que les orifices d'entrée, de sortie et de passage, les canaux, conduits et
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chambres de circulation pratiqués dans le corps 25 du pulvérisateur de la figure V.
Le piston 26 qui fonctionne dans la chambre-cylindre 27 pratiquée au centre du corps 25, et qui commande les mouvements rectilignes alternatifs du pointeau d' obturation 28 qui lui est rendu solidaire par la tige 52, est repoussé par son ressort de fermeture 290 qui s'est détendu, applique et maintient la tête formant siège de soupape, du pointeau 28 contre l'entrée du conduit-gicleur 29 qui est ainsi complètement obturé.
Le retour direct à sa source, d'un certain volume constamment variable,., de combustible liquide, est permis et prévu pendant la modulation simultanée des pressions. Ce volume variable est déterminé et réglé par l'étranglement variable de l'orifice 30, produit par la position variable de la soupape ou boisseau 3, de modulation d'amont, et son échappement se fait normalement par l'orifice 30 pratiqué dans le corps de soupape ou de boisseau 1, de modulation d'amont.
La sortie dudit orifice 30 est momentanément complètement obturée par un clapet, placé après celle-ci sur le trajet de retour direct, dont la résistance à l'é- chappement du combustible est réglable à volonté, et est légèrement supérieure à la pression de circulation de préchauffage de celui-cio
Dans la partie de description qui va suivre, et qui se rapporte à la circulation du combustible liquide dans les dispositifs de modulation et de pulvé- risation, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques dans les différentes figures.
Le volume total de combustible liquide envoyé par pompe d'alimentation, après avoir passé sous une faible pression de circulation libre, dans son appa- reil de réchauffage, arrive et entre dans le dispositif de modulation choisis et utilisé, par l'entrée 31 du corps 1 de soupape ou de boisseau d'amont, s'établit dans la chambre formée par la cavité 14 de la soupape ou du boisseau 3 d'amené continue par la sortie 32 et se dirige vers l'entrée 33 du pulvérisateur, (fig.V) par laquelle il y pénètre. Il gagne ainsi la chambre annulaire 34 de répartition, et de là, par un certain nombre déterminé de canaux de communication 35, arrive à une deuxième chambre de répartition 36.
Mais il n'y a provisoirement qu'une faible partie de son volume total qui arrive à cette chambre 36, pour de là se diriger par les conduits d'alimentation 37, vers les entrées des conduits de tur- bulence 38. Car, en un certain endroit déterminé, situé sur la longueur des con- duits 35, un certain nombre déterminé de passages 40 y sont pratiqués, dans un même plan diamétral, du corps 25 du pulvérisateur, depuis les conduits 35 jusqu' à une chambre centrale de retour 42. Dans la position de points-morts et de cir- culation libre, le piston obturateur 41 qui fonctionne dans la chambre-cylindre 42, et qui est commandé par le piston 26, dont il est rendu solidaire par la tige 52, a été repoussé par le ressort 290, et découvre entièrement les sorties ainsi libérées,
des passages 40 qui débouchent dans la chambre centrale de re- tour 420
A partir des endroits, ou les passages 40 prennent naissance dans les canaux de communication 35, le volume total du combustible qui entre dans le corps 25 du pulvérisateur, se divise en deux veines distinctes, qui prennent deux directions divergentes.
La plus importante de ces deux veines, qui est constituée par la quasi- totalité de ce volume total de combustible, trouve un débouché direct et rapide par les passages 40 et entre dans la chambre de retour 42, d'où ce volume princi- pal de combustible gagne directement la sortie 43 du corps 25 du pulvérisateur, par la chambre 27. La plus faible de ces deux veines, constituée par la partie restante, du volume total de combustible, qui atteint la chambre de répartition 36, est distribué par celle-ci à un certain nombre déterminé de conduits d'ali- mentation 37, qui amènent le combustible répartis, en amont des entrées d'un même nombre de conduits de turbulence 38, pratiqués dans la matière d'une pastille- chicane 39, dans lesquels il passe et débouche en état de turbulence dans la cham- bre 44.
Ce combustible en turbulence, qui ne peut pas encore sortir par le conduit-
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gicleur 29, lequel est encore obturé par la tête du pointeau 28, se détend dans la chambre 45 et de celle-ci, par un certain nombre de petits canaux 46 pratiqués dans le piston obturateur 41,arrive dans la chambre centrale de retour 42, où il s'ajoute au gros du volume de combustible qui y entre par les passages 40, pour arriver avec celui-ci à la sortie 43 du corps 25 du pulvérisateur.
De cette sortie, le combustible liquide sous son volume total reconstitué, continue son trajet jusqu'au corps 2 de soupape ou de boisseau de modulation de la pression d'aval, dans lequel il pénètre par son entrée 47, s'établit dans la cavité 15 et en sort par l'orifice 48, après lequel il termine son trajet de retour, en rejoignant la conduite de retour direct à sa source , dans laquelle il vient aboutir à proximité et après le clapet de retenue, placé immédiatement après l'orifice de sortie 30 du corps 1, de soupape ou de boisseau de modulation d'amont.
Le combustible li- quide accomplit donc sous une faible pression déterminée, son circuit complet de préchauffage et de réchauffage, et il maintient ainsi tous les organes et éléments qu'il traverse et parcourt, à la température requise par le bon fonction- nement des dispositifs.
Lorsque l'appareil de contrôle commande la mise en marche du système de modulation, le déclenchement depuis son point-mort, du dispositif qui actionne les organes 3 et 4 de modulation, amène d'un seul temps ceux-ci, qu'ils soient de l'un ou de l'autre type, sur leurs différentes positions respectives, où se produisent les modulations initiales du combustible liquide, lesquelles lui don- nent ses pressions initiales de démarrage, synchronisées sous un rapport initial déterminé, simultanément et respectivement, en amont et en aval, des entrées et des sorties des conduits de turbulence 38.
Ces différentes positions de départ des éléments de modulation 3 et 4, sont déterminées par leurs réglages initiaux respectifs, qui placent simultanément et d'un seul temps, ces éléments de modula- tion 3 et 4, en des endroits de leurs courses respectives, où les arrêtes 50 et 51 de leurs bords, provoquent chacune un étanglement initial, plus ou moins pro- noncé mais exactement déterminé et réglé, au passage et à l'échappement du com- bustible, respectivement: 1 , par l'entrée 47 et à l'orifice de sortie 48 de l' organe 2 de modulation d'aval; 2 , à l'orifice de sortie 30 de l'organe 1 de mo- dulation d'amont.
L'étranglement initial opposé dans l'organe 2 par l'élément 4 de modu- lation d'aval, à l'échappement libre du combustible en retour vers sa source, fait monter instantanément sa pression, dans toutes les parties du circuit qu'il parcourt, jusqu'à son taux initial prévu, et réglé en aval des sorties des con- duits de giration 38, pour le démarrage de la pulvérisation. Aussitôt, cette pres- sion initiale d'aval agit sur la surface 49 du piston 26, refoule d'un seul temps celui-ci à fond de sa course, en comprimant le ressort de fermeture 290, qui lui aussi résistait jusqu'alors à la faible pression de circulation libre de préchauf- fage du combustible. Un conduit de fuite 53 met la chambre 54, en communication avec la conduite de retour du combustible, empêchant la pression de s'établir dans celle-ci, et d'y équilibrer le piston 26.
Dans sa couse de recul le piston 26, entraine le piston obturateur 41, qui vient ainsi obturer complètement les sorties dans la chambre 42, de tous les passages 40, et simultanément il entraine le pointeau d'obturation 28 qui libère ainsi l'entrée du conduit-gicleur 29. Au même instant, où le piston obturateur 41 stoppe complètement l'arrivée, de la veine la plus importante de combustible dans la chambre 42, depuis les canaux 35 par les passages 40, le volume total de combustible envoyé par la pompe d'alimentation est dirigé forcément vers les entrées d'amont des conduits de giration 38, qui lui opposent une résistance de passage beaucoup plus forte, que celle que lui opposaient les passages 40, là- quelle était presque nulle.
Il s'ensuit que la pression du combustible monte très rapidement en amont des entrées des conduits de giration 38. Mais cette pression est ramenée instantanément à la valeur de son taux initial requis, réglé par la position ini- tiale de l'élément 3 de modulation d'amont, car, l'ouverture, simultanée à la fer'
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meture des passages 40, du clapet de retenue intercalé sur la conduite de retour direct,en aval de l'orifice de sortie 30 de l'organe 1 de modulation d'amont, et dont le réglage ne lui donnait qu'une résistance de passage, un peu supérieure à la pression initiale d'aval, donne immédiatement l'échappement d'une partie déterminée en retour direct à sa source, du volume total de combustible.
A ce moment, l'élément de modulation 3 détermine, par sa position réglée, d'étranglement initial de la section de sortie de l'orifice 30, le taux initial requis de la pression qui existe en amont des conduits de giration 380 Ce sera donc ce même élément 3 de modulation d'amont qui déterminera, par la mo- dulation de ses positions d'étranglement de l'orifice 30, l'importance constam- ment variable en plus et en moins, du volume d'échappement du combustible, par l'orifice 30, en retour direct à sa source, sélectionnant ainsi automatiquement le débit variable de combustible, requis au gicleur à chaque moment de la chauffe modulée, tout en modulant la pression d'amont, simultanément et sous leur rapport de synchronisation, avec la modulation de la pression d'aval, qui elle, est pro- duite et réglée par son élément 4.
La modulation simultanée, des pressions d'amont et d'aval, est donc démarrée sous le rapport déterminé de ces pressions, lequel les synchronise entre- elles, en même temps qu'il synchronise: les vitesses, giratoire et linéaire de pulvérisation entre-elles, et simultanément les pressions d'une part, et les vi- tesses d'autre part, entre-elles.
Pendant toutes les phases de la modulation des pressions d'amont et d'aval, entre les minimums et les maximums respectifs de celles-ci, leur rapport de synchronisation est : soit invariable et sa valeur initiale ne change pas; soit variable, et sa valeur subit alors des variations qui sont: 1 , soit conti- nues, régulièrement en augmentation ou en diminution; 2 , soit alternatives, ré- gulièrement ou irrégulièrement en augmentation et en diminution, suivant le rap- port modulé donné aux réglages respectifs des éléments 3 et 4, par le dispositif de modulation qui les commande, respectivement en amont, et en aval des conduits de giration 38.
La sélection automatiquement constante, du rapport de synchronisation des pressions et des vitesses de pulvérisation donne, pendant toutes les phases de la chauffe modulée, le débit de combustible, et son cône de pulvérisation, exactement requis; détermine et rend, le diamètre de la base de ce cône, ou la valeur du degré d'ouverture de l'angle de celui-ci: soit 1 , régulièrement con- stants; soit 2 , régulièrement variables, en plus, ou en moins; soit 3 , irrégu- lièrement variables, en plus et en moins.
Il doit être entendu que le présent perfectionnement n'est nullement limité à la forme d'exécution décrite ci-devant, et que bien des modifications peuvent y être apportées, notamment quant à la forme, à la constitution, au nom- bre et à la disposition des éléments intervenant dans sa réalisation, sans sortir du cadre de la présente demande de brevet de Perfectionnement, et de l'esprit des revendications énoncées ci-après.
REVENDICATIONS.
1. Appareil pulvérisateur automatique, modulant, à pulvérisation par pression mécanique, pour brûleur à combustible liquide, caractérisé en ce que il réalise la modulation simultanée des pressions de pulvérisation du combustible, sous un certain rapport déterminé qui les synchronise, respectivement, en amont et en aval, d'un dispositif, de giration, de pulvérisation et d'injection.