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Dans le but de chauffer, ou de refroidir, certains matériaux se trouvant à un moment donné, à l'état semi-liquide ou plastique, on a proposé de faire écouler ceux-ci dans un élément tubulaire, dont la paroi cylindrique est chauffée, ou refroidie, extérieurement, de manière à provoquer la solidification de ces matériaux sur la surface intérieure de cet élément tubulaire, et d'enlever les matériaux solidifiés, de cette paroi, au moyen de racloirs montés, de manière à pouvoir être réglés, sur un arbre tournant à l'intérieur de cet élément tubulaire, de façon à engager la surface cylindrique intérieure de l'élément, sous l'influence de la force centrifuge, lorsque cet arbre est mis en rotation.
Il est bien connu dans le métier qu'on peut monter chaque racloir individuellement, de manière à ce qu'il puisse tourner sur un pivot de support séparé, fixé à l'arbre rotatif, dans une position parallèle à celui-ci, de manière à permettre à chacun des racloirs de pivoter vers l'extérieur lorsque cet arbre est mis en rotation, de manière que le bord aiguisé de chacun d'eux engage la surface cylindrique intérieure de l'élément tubulaire, et racle efficacement celle-ci. Habituellement, les racloirs sont si légers que la force centrifuge qui les oblige à pivoter contre cette surface, n'est pas suffisante pour les presser efficacement contre celle-ci, de manière à ce qu'elle soit parfaitement raclée.
Toutefois, l'action de labourage qui se produit entre la couche de matériau solidifié sur la surface cylindrique intérieure de l'élément tubulaire, et les racloirs, lorsque ceux-ci se déplacent le long de la surface, peut être suffisante pour entraîner une action de raclage efficace. Cette action de labourage est cependant d'intensité très variable et on n'a en conséquence aucune assurance que cette surface est réellement bien raclée. Dans la négative, la transmission de chaleur depuis l'intérieur de l'échangeur tubulaire à travers la paroi cylindrique de celui-ci, ou vice-versa, sera défectueuse.
.. La présente invention a pour but d'assurer une action de raclage efficace des-dispositifs de raclage du type cité ci-dessus, et à cette fin, on ne compte pas sur cette action de labourage. Suivant la présente.invention, elle est partiellement ou complètement remplacée par une force pressant efficacement les racloirs contre la surface cylindrique intérieure de la paroi de l'élément tubulaire cité. Cette force peut être produite par des ressorts, comme on le précisera ci-dessous, ou bien constituée par la force centrifuge, cette dernière réalisation étant préférée pour des raisons hygiéniques, car l'insertion de ressorts dans l'appareil nécessite ordinairement la présence de cavités dans lesquelles ils sont logés, et celles-ci sont difficiles à nettoyer.
Suivant l'invention, les éléments de raclage sont montés sur des supports constitués par des.tringles, ou des rails, situés chacun dans une fente longitudinale de la surface d'un arbre ou d'un tambour rotatif, dans l'échangeur de chaleur tubulaire, de manière à pouvoir se déplacer radialement dans ces fentes. Lorsqu'on fait tourner l'arbre ou le tambour, la force centrifuge pousse ces rails ou ces tringles vers l'extérieur et en conséquence les racloirs qu'elles supportent sont pressés contre la surface intérieure cylindrique de l'échangeur tubulaire qui les entoure, sous une pression suffisante pour maintenir un contact satisfaisant avec cette surface.
La valeur, de la pression nécessaire à l'enlèvement complet par le racloir du matériau solidifié, déposé sur la surface intérieure de l'échangeur tubulaire, dépend de la consistance de ce matériau et de l'intensité de l'action de chauffage ou de refroidissement en question. Pour cette raison, cette pression devrait, de préférence sans que toutefois cela soit nécessaire, pouvoir être réglée conformément à ces conditions. Suivant la présente invention, cette possibilité peut être assurée soit en insérant des ressorts plus forts ou plus faibles, suivant le cas, entre ces rails ou ces tringles, portant les racloirs et la partie de l'arbre ou du tambour située à l'intérieur de cellesci, ces ressorts ayant tendance à pousser ces tringles ou ces rails vers l'extérieur, soit en faisant varier la masse de chacune de ces tringles ou de chacun de ces rails.
A cette fin, ceux-ci sont divisés longitudinalement en deux ou trois parties séparées, placées l'une à l'intérieur de l'autre, dans la fente de l'arbre
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ou du tambour. Si une pression plus légère des racloirs contre la surface à nettoyer est désirée) on retire une ou plusieurs parties des rails ou des tringles.
Dans le dessin : la figure 1 est une coupe transversale le long de la ligne I-I de la figure 2, à travers un dispositif de raclage suivant l'invention, comprenant deux éléments de raclage supportés, à titre d'exemples, de différentes manières, dans les moitiés supérieure et inférieure, respectivement, d'un tambour ou d'un arbre rotatif, et la figure 2 est une coupe longitudinale à travers ce dispositif le long de la ligne II-II de la figure 1.
Dans le dessin, 1 est un élément tubulaire fixe, prévu pour être chauffé, ou refroidi, extérieurement d'une manière quelconque non indiquée;, et 2 est un arbre, ou-tambour rotatif placé coaxialement dans cet élément tubulaire.
Dans la forme de réalisation que montre le dessin, l'axe, ou le tambour, est en partie creux, et dans deux parties opposées de la circonférence, on a prévu des rainures longitudinales 3 et 4. Dans chacune de celles-ci, on a monté une tringle, ou un rail 5, et 6,7 respectivement, dans une position parallèle à l'axe de l'arbre ou tambour 2, et de manière à pouvoir être déplacé suivant une direc- tion:radiale relativement à ce tambour. Chacun de ces rails 5, et 6,7 porte un certain nombre de pivots 8, disposés radialement, auxquels on a fixé des racloirs 9. On a prévu dans le rail 5 des cavités 10 disposées:radialement et faisant face à l'axe du tambour. Un ressort 11, placé radialement dans chacune de ces cavités, tend à pousser le rail 5 vers l'extérieur, dans la rainure 3.
Le rail, ou la tringle, 6, 7 comprend deux parties 6 et 7 parallèles l'une à l'autre, dont une, la partie 6, peut être enlevée, si la pression avec laquelle le racloir 9 engagerait la surface cylindrique intérieure de l'élément tubulaire lorsqu'on fait tourner l'arbre 2, à une certaine vitesse, devait être inférieure à la pression avec laquelle le racloir 9 engagerait cette surface s'il tournait à la même vitesse de rotation, sans enlèvement de la partie 6.
On remarquera que, bien que dans les figures 1 et 2, le dispositif de raclage soit muni de racloirs montés de diverses manières sur l'arbre rotatif, cette circonstance sert seulement à indiquer deux modifications dans une seule et même figure. En pratique, tous les racloirs seront montés d'une seule et même manière dans chaque dispositif individuel de raclage, bien que naturellement les deux modifications peuvent, si on le désire, être utilisées dans un seul et même dispositif. En montrant deux modifications différentes, on a seulement l'intention d'indiquer que l'emploi de ressort 11, dans le but de fournir une pression additionnelle au racloir 9, n'est pas obligatoire.
Si la variation de l'influence de la force centrifuge sur la pression avec laquelle les racloirs engagent la surface cylindrique intérieure de l'élément tubulaire, à une certaine vitesse de révolution, n'a pas d'importance, les parties 6 et 7 peuvent faire partie intégrante d'une seule et même tringle ou d'un seul et même rail.
Dans la figure 1, la flèche indique le sens de rotation du tambour ou de l'arbre 2.
Le nombre de racloirs 9 montés sur l'arbre 2, le long de la circonférence de celui-ci.peut être modifié à volonté.
REVENDICATIONS.
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