<Desc/Clms Page number 1>
Au moyen de la forme d'exécution de la machine décrite dans le bre- vet principale on ne peut construire que des gouttières d'un profil déterminé.
En outre, cette machine devait être desservie à la main par un ou deux hommes au moyen d'un balancier à grand porte-à-faux ce qui occasionnait inévitablement la fatigue prématurée du ou des ouvriers, tant au point de vue moral (monotonie du travail) qu'au point de vue physique (travail musculaire).
En outre, par suite du mode de suspension des sabots de freinage au- dessus du plan de la bande de tôle, il pouvait arriver qu'une trop forte pres- sion de freinage ne soit exercée sur l'arbre de support supérieur commun, ce qui pouvait donner lieu suivant les circonstances à la déformation des châssis trans- versaux ou couples et des jeux de tringles et bielles, ainsi qu'à la détériora- tion de la surface du longeron de façonnage parce que les bielles des sabots de frein travaillant à la pression dans leurs paliers pouvaient parfois occasionner une pression de caractère explosif inopportunément élevé entre la bande de tôle et l'arbre supérieur.
Ces inconvénients sont efficacement supprimés dans la forme d'exécu- tion perfectionnée suivant la présente invention.
La possibilité de remplacer rapidement le longeron de façonnage per- met dès lors non seulement de façonner des gouttières de sections transversales de dimensions différentes, mais encore de fabriquer d'autres profilés que les gouttières. Une autre particularité de cette nouvelle forme de construction est que le travail manuel décrit, qui exigeait en général deux ouvriers est rempla- cé par une commande motorisée. Grâce au nouveau système de montage des sabots qui ne servent maintenant plus qu'à la marche arrière et à l'expùlsion des piè- ces finies, ainsi qu'au mode d'avancement de la bande de tôle par blocage de fric- tion dans les guides de pliage, le système de tringles de suspension des sabots ne travaille plus à la compression, mais à la traction ce qui donne lieu à un fonctionnement sans perturbations de la machine.
Le dessin annexé représente à l'aide de 15 figures un exemple d'exé- cution de la machine. Dans ce dessin :
Fig. 1 est une vue en perspective de la machine à façonner,
Fig. 2 en est une vue en plan,
Figs. 3 et 4 montrent la machine du coté de l'entrée de la bande de tôle plate avant le façonnage,
Fig. 5 est une vue de face vers l'extrémité du longeron et du coté de la sortie de la machine,
Fig, 6 est une vue d'une barre de formation du bourrelet pour la gouttière,
Fig. 7 est une vue d'ensemble montrant schématiquement les différen- tes phases successives du pliage, du commencement à la fin de l'opération, avec prolongement du pli de gouttière à la gauche et formation du bourrelet à la droi- te du longeron de façonnage,
Fig. 8 montre le longeron de formage et de pliage,
Figs.
9 sont des coupes transversales a-f des languettes de pliage montrant les phases correspondantes de la formation des plis,
Fig.9a montre les languettes de pliage pour le bourrelet et le pli de filet d'eau.
Fig. 9b est une vue en plan des languettes de pliage pour le bourre- let et le filet d'eau,
Fig. 10 est une vue en élévation de c8té du carter combiné du moteur, de la botte de vitesse et de l'excentrique.
<Desc/Clms Page number 2>
Fig. 11 montre la commande par excentrique du chariot d'entraînement.
Figs. 12 et 13 est une vue schématique montrant en élévation et en
EMI2.1
plan l'effet rde '.ca.'a.g,;Q:\1<-, :t.1'lE;!.m:lq1ii lérPTo-lkUk3rliuo3,dU formage.
Cette machine de formage ou façonnage utilisable également pour d'autres profilés que les gouttières, se compose d'un socle renforcé 1 et la, en tôle d'acier, affectant la forme d'un cadre, dans l'une des parois longitudina- les 1 (fig. l) duquel est ménagé un évidement 1b destiné à recevoir pour y être monté, à peu près à la hauteur du chassis transversal ou du couple médian 3, sur une bride reliant les deux parois 1 et non représentée sur la figure, un moteur électrique ou hydraulique 48 accouplé rigidement à une boite à vitesse 54 et au carter d'un excentrique 50 (fig. 10). A coté du moteur 48, est disposé un inter- rupteur 47 à boutons poussoirs 46 qui actionne par son enclenchement, un appa- reil de traction, de formage et de pliage décrit plus loin.
Le socle 1 1a en forme de cadre est renforcé et supporté à ses deux extrémités par des pieds 6 pourvus de pattes en forme d'équerre 44 reposant sur le sol. Les pieds 6 forment avec les deux parois longitudinales 1, un ensemble complet pouvant être fixé au sol au moyen de boulons ou de tout autre dispositif analogue. Les pieds 6 sont creux, à section transversale rectangulaire, par exemple, et permettent le mon- tage de bielles 43 à mouvement légèrement pendulaire, reliées par leur extrémité supérieure aux traverses ou couples (2,3 et 5) au moyen de vis de réglage per- mettant le réglage précis des bielles ainsi que celui de l'amplitude de leur mou- vement d'oscillation.
Le couple d'entrée arrière 2 a pour fonction, en coopération avec le sabot de freinage 9, de laisser glisser librement dans la direction de la sor- tie (en avant), la bande de tôle 8 introduite sans serrage sous le sabot 9 qui, comme les deux autres sabots, est uniquement destiné à empêcher tout mouvement en arrière de la tôle. La traverse 3, disposée à proximité de l'extrémité anté- rieure du longeron de façonnage 17, c'est-à-dire à peu près au milieu de la ma- chine, assure la continuation du transport de la bande de tôle 8 dès que celle- ci est parvenue au sabot de freinage 13.
Il est alors possible, dès que ce sabot a commencé à assurer l'interdiction de tout mouvement de la tôle vers l'arrière, de mettre hors de service le couple d'entrée postérieur 2 en manoeuvrant le ver- rou de blocage 2a qui y est monté, alors que ce verrou, lorsqu'il est tourné vers l'avant, empêche tout mouvement d'oscillation de la traverse 2 et, par sui- te, supprime l'effet de freinage du sabot 9.
En dessous de la traverse d'entrée 2(figs. 3 et 4) et de chaque coté du sabot de freinage 9, réglant l'entrée et le blocage de la tôle, se trou- vent les longerons profilés 52 d'un chariot de pliage 52, 53. Ces longerons sont pourvus d'entonnoirs de graissage 51 et de languettes 10 et 11 destinées à rece- voir la bande de t81e 8 à son entrée dans la machine. Le rouleau de tôle 8 peut être simplement déposé derrière la paroi la de la machine, où il pend alors li- brement (fig.l), mais il peut aussi être disposé sur un arbre horizontal (non représenté sur les figures), dans une cuve ou dans tout autre dispositif monté sur la paroi transversale la de façon qu'il puisse se dérouler librement et au- tomatiquement vers l'avant à la cadence du formage.
La vitesse de rotation de l'arbre d'entraînement du moteur 48, peut être ramenée par exemple, de n = 1400 à n = 40 à l'aide du réducteur monté dans la boite de vitesse 54 (fig.10) et accouplé directement à l'arbre du moteur de façon à entraîner, pendant la marche, un excentrique 55 (fig.11) monté rigidement sur l'arbre de sortie du réducteur et accouplé par une bielle 56 à une barre de poussée et de traction en forme de fourche 57 dirigée vers l'avant pour trans- mettre à son tour un mouvement de va-et-vient en avant et en arrière, à un cha- riot d'entraînement et de pliage 58,52 par l'intermédiaire de l'arbre 59 (fig.
2 et 4) dans les guides 64, la course dû chariot correspondant toujours au dia- mètre de l'excentrique.
Ces mouvements assurent automatiquement l'avance positive par inter-
<Desc/Clms Page number 3>
valles de la bande de tôle 8, et lors du déplacement du chariot en arrière, le formage de la bande de tôle 8 (ainsi qu'il est décrit plus loin d'une façon dé- taillée), y compris le façonnage du pli (a- f, fig.7) du côté gauche, et celui du bourrelet (a1- f1) du côté droit.
Le formage s'effectue de la façon suivante :
Au début de l'opération, on met d'abord le verrou de blocage 2a dans la position voulue de façon à rendre inopérants la traverse2 (fig. 3 et 4) et le sabot de freinage 9. La bande de tôle 8 peut alors être engagée sous le sabot de freinage 9, entre les languettes 10 et 11, jusqu'à ce qu'elle rencontre les lan- guettes de pliage intérieures 12 (fig.2) du chariot de pliage 52-53. On met en- suite en marche le moteur 48 au moyen de l'interrupteur 47 et on ouvre à nouveau le verrou de blocage 2a lorsque le chariot d'entraînement est en mouvement. L'ou- verture du verrou de blocage 2a libère le couple 2 ainsi que le sabot de freina- ge 9.
Pendant la course de retour du chariot d'entraînement 58, la bande de tôle 8 s'engage dans le chariot de pliage 52,53 qu'un dispositif articulé relie à l'appareil d'entraînement 58 par l'intermédiaire de la traverse 60. En poursui- vant son mouvement vers l'avant, la bande de tôle parvient derrière les languet- tes d'entrée 10 et 11, d'abord par l'entrée oblique des languettes de pliage 12 servant aussi à la formation des plis successifs a - f et ai - f1 (fig.7), après quoi, les plis ébauchés des deux côtés arrivent dans le dispositif à chariot d'entraînement 58, de telle sorte que le mouvement de la tôle se poursuivant, le bourrelet est formé d'un des côtés dans la barre de formage 58w, tandis que le pli de filet d'eau est définitivement formé de l'autre côté dans la barre de gui- dage et de pliage 58f,
ce formage s'exécutant jusqu'à l'extrémité de la machine.
Ainsi qu'on peut le voir sur les figs. 7 et 8, le longeron de for- mage (pour le façonnage de gouttières) se compose d'un corps de formage (repré- senté en perspective sur la fig. 8) épousant la forme des différentes phases géométriques du formage. Il peut être facilement et rapidement démonté et rempla- cé pour permettre le façonnage de pièces présentant d'autres sections.
Le formage de la tôle est représenté schématiquement sur les figs.
12 et 13. Les deux éléments de finition du formage (longeron de façonnage et pièces de pliage) peuvent être comparés à deux troncs de cône. Le longeron de façonnage 17, vu en plan et de côté, représente le tronc de cône extérieur, alors que les barres de formage avec la bande de tôle 8 qu'elles maintiennent autour du longeron représentent le tronçon de cône intérieur. Le longeron de formage (tronc de cône extérieur) est relié rigidement au corps de la machine et de telle façon que sa surface supérieure plane du longeron soit horizontale (fig.
12). Les barres de formage (comme tronc de cône intérieur) sont reliées rigi- dement l'une à l'autre par la traverse 65 avec laquelle elles forment le chariot mobile d'entraînement 58. Les barres de formage sont montées dans celui-ci de façon que leur extrémité avant soit relevée (fig. 12, vue latérale), elles sont ainsi parallèles au bord inférieur du longeron de formage. Ainsi qu'on peut le voir sur la vue en plan de la fig. 13, elles sont également parallèles, aux bords extérieurs du longeron 17.
Le chariot d'entraînement est déplacé en ligne droite, en avant et en arrière, horizontalement par une bielle de poussée et de traction 57 (fig.4 et Il) actionnée par le moteur 48 par l'intermédiaire du réducteur 54 et de l'excentrique 55. Au cours du mouvement vers l'avant la bande de tôle, rendue solidaire des barres de formage par l'action de frottement est entraînée aussi vers l'avant. Par suite de ce mouvement (et selon la position des barres et du longeron de formage), le tronc de cône intérieur (barres de formage et bande de tôle coincée) se sépare en même temps du tronc de cône extérieur, à la manière d'un embrayage conique.
Les sabots de freinage, par suite de leur suspension pendulaire, sont libérés dans le sens de l'avancement et laissent glisser sous eux la bande de tôle, alors que, en raison de l'oscillation en sens arrière du dispositif pendulaire, tout mouvement arrière de la bande de tôle est empêché
<Desc/Clms Page number 4>
(figs. 12 et 13).
Les barres de formage, montées rigidement sur le chariot d'entraîne- ment, effectuent alors un mouvement en arrière. Par suite de leur mode de sus- pension, elles pressent la tôle sous l'effet du calage sur le longeron de façon- nage et lui donnent la forme désirée. Les deux bords de la bande de tôle reçoi- vent leur forme définitive sous l'effet, d'une part, de la barre de guidage et de façonnage du pli et, d'autre part, sous celui de la barre de formage du bourre- let, toutes deux engagées de force dans la tôle.
Il est à noter encore que pendant le mouvement d'avancement au cours duquel elle est uniquement transporté en avant mais non façonnée, la bande de tôle est légèrement desserrée. L'avancement par intervalles périodiques du cha- riot d'entraînement est en même temps utilisé pour l'expulsion des pièces ter- minées (dans l'exemple actuel, une gouttière), au cours de la phase de desserra- ge.
Le même résultat serait obtenu si les barres de pliage étaient fixes et le longeron de façonnage 17 mobile, ce qui est également valable pour la bar- re de formage du bourrelet.
A proximité du couple médian 3, en avant de celui-ci, est disposée une barre presse-tôle 49. Cette barre, au cours du mouvement d'avancement, exerce sur une longueur d'environ 1000 mm, une légère pression de haut en bas sur la bande de tôle 8 qui a déjà atteint le milieu du longeron et dont la forme est déjà ébauchée. La course d'avancement, exécutée chaque fois sous l'action de l'excentrique et déterminée par le diamètre de celui-ci, est normalement de 50 mm. Il est ainsi possible de façonner impeccablement et automatiquement des pièces de grande longueur dans un temps relativement court. Le support de la bar- re de pliage (à gauche) et celui de la barre de formage (à droite) sont reliés à leurs extrémités postérieures par une barre transversale (58a).
Contrairement aux méthodes de formage connues jusqu'à présent, le formage de la tôle s'effectue ici uniquement au cours du mouvement arrière du dispositif d'entraînement et de pliage, alors que pendant son mouvement d'avan- cement s'effectue uniquement l'expulsion des pièces terminéës.
Dans les conditions d'entraînement indiquées ci-dessus et pour le façonnage de gouttières, le rendement atteint est d'environ 2 m de gouttière en- tièrement finie à la minute. Cette gouttière peut être coupée à la sortie de la machine ou sur le chantier même à la longueur désirée. On peut donc ainsi fa- briquer rapidement et économiquement des gouttières d'une seule pièce pouvant être montées sans aucun travail de soudage. On citera également comme caracté- ristique importante de cette machine, que les garnitures de formage sont inter- changeables et peuvent être remplacées par d'autres sans aucune difficulté pour la fabrication d'autres pièces ou de pièces de sections différentes.
A cet effet, le longeron de formage 17 est fixé à son extrémité avant par de simples boulons au bâti de la machine et à son extrémité arrière par une broche filetée 66 (fig.
2).
REVENDICATIONS.
**ATTENTION** fin du champ DESC peut contenir debut de CLMS **.