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CONSTRUCTION DE BOGIES POUR VEHICULES FERROVIAIRES.
Page 2 ligne 51 le mot "foncitonnement doit être au singulier et non au pluriel.
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L'invention concerne les véhicules ferroviaires et a pour objet une constitution particulière des longerons auxquels sont fixées les bottes d'essieu, du châssis du bogie et de leurs guidages mutuels.
Il est connu d'assembler les boîtes d'essieu avec des longerons qui maintiennent leur écartement longitudinal et de placer sur ces longerons dés res- sorts qui supportent le châssis du bogie, celui-ci recevant, à son tour, la sus-' pension de la caisse. Le châssis de bogie est relié aux longerons à l'aide de bielles disposées longitudinalement et transversalement par rapport au sens du - mouvement de telle sorte que la mobilité verticale de la suspension soit permise tandis que les déplacements transversaux et longitudinaux entre les longerons et le châssis sont empêchés.
D'autre part, le châssis du bogie est habituellement situé à un ni- veau tel que ses extensions longitudinales puissent s'étendre au-dessus des boî tes d'essieu ; extensions sont généralement prolongées jusqu'au-delà de l'en- combrement des roues afin de recevoir les articulations des bielles supportant les sabots du frein. Cette disposition du châssis du bogie occasionne une grande inertie de celui-ci dans les oscillations angulaires autour d'un axe transversal et, d'un autre coté, au moment du freinage, les réactions de frottement des sa- bots sur les roues appliquent au châssis du bogie un couple important tendant à l'incliner dans un sens ou dans l'autre autour de son axe transversal.
La grande inertie angulaire autour de l'axe transversal du châssis de bogie ainsi que la sensibilité aux réactions du frein présentent l'inconvé- nient de favoriser des mouvements et des vibrations souvent en résonance avec les excitations périodiques des passages des roues aux joints des rails à des vi- tesses d'utilisation du véhicule.
D'autre part, les liaisons par bielles longitudinales et transversa- les nécessitent des espaces relativement grands afin de donner à ces bielles une longueur suffisante pour que les mouvements verticaux ne soient pas accompagnés de réactions horizontales sensibles.
Un autre inconvénient résulte du niveau élevé auquel il est nécessai- re de placer le châssis de bogie pour permettre ses extensions au-dessus des boî tes d'essieu. En effet, la région du dessous de la caisse, où est assemblé le bogie, est souvent occupée par des parties structurales jouant un rôle vital dans la résistance du véhicule, ainsi que par des tuyauteries et d'autres accessoires de l'appareillage; or, la présence du châssis de bogie dans un proche voisinage de cette région limite les espaces disponibles, non seulement par ce voisinage, mais aussi par les mouvements relatifs que le châssis du bogie peut prendre par rapport à la caisse.
L'invention a pour but de remédier à ces divers inconvénients en ré- duisant considérablement la dimension longitudinale du châssis de bogie, en abais- sant le niveau de celui-ci et en remplaçant les liaisons par bielles par des dis- positifs de guidage à faible encombrement, à savoir : - un pivot vertical, implanté au centre de chaque longeron et entraînant le châs sis du bogie par son extrémité supérieure engagée dans un alésage à axe vertical solidaire de ce châssis ; - quatre petits prolongements des parties longitudinales du châssis, correspon- dant chacun à une extrémité de longeron, maintenus, chacun, entre deux butées élastiques exerçant un effort minimum convenablement choisi et interdisant les mouvements transversaux au-delà d'une course relativement petite.
Un exemple de réalisation de l'objet de l'invention est représenté dans le dessin, dans lequel : - La figure 1 montre une vue en élévation de la région de longeron et du châssis du bogie, voisine de la boîte d'essieu ;
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- La figure 2 montre une vue en élévation de la région centrale du longeron et du châssis du bogie ; - La figure 3 montre une vue en plan de la même région que celle de la figure 1 et comprend une coupe partielle donnant le détail de l'une des butées ; - La figure 4 montre une coupe verticale transversale du guidage de la région centrale du longeron et du châssis dont il est question à la figure 2.
Dans cet exemple de réalisation, le longeron 1 s'étend d'une boîte d'essieu à l'autre boite d'essieu ; l'assemblage avec ces bottes d'essieu peut être réalisé d'après des dispositifs connus.
Le châssis du bogie 3, dont un bras longitudinal seul a été figuré, repose sur les longerons par l'intermédiaire des ressorts 10 et 11, et comporte un prolongement 9 garni de deux plaques d'usure 4. Le longeron 1, ici représenté comme étant exécuté sous forme d'une pièce moulée avec des joues verticales 17, s'épanouit verticalement de part et d'autre des prolongements 9 et contient les butées comportant chacune ; - la plaque de frottement 5 - le support élastique 6, - la tige de guidage 7 terminée par l'écrou de réglage 8.
La tige de guidage 7 coulisse librement dans l'alésage de la portée 18 du longeron. Les supports élastiques 6 possèdent une raideur de compression croissant rapidement avec l'enfoncement, comme c'est le cas pour un ressort en caoutchouc. Dans la position de fonctionnement, les supports élastiques 6 sont comprimés, de telle sorte que, pour un déplacement relativement faible dans le sens de la compression de la butée, l'effort de réaction atteigne une valeur su- périeure à celle nécessaire au bon guidage relatif du châssis et des longerons.
La précontrainte du support élastique 6 a, d'autre part, un effet de frottement agissant comme amortissement vis-à-vis des oscillations verticales.
A mi-distance entre les deux bottes d'essieu, le longeron 1 comporte un épaississement intérieur 13 alésé verticalement, dans lequel est implanté un pivot cylindrique 12, garni, à son extrémité supérieure, d'un collier en matière anti-friction 14 et d'une tige filetée avec écrou 15 emprisonnant le collier 14 par l'intermédiaire d'une rondelle 19. Le châssis du bogie possède, en cet endroit, un renflement 16 alésé verticalement et à l'intérieur duquel peut coulisser libre- ment le collier 14. Les génératrices extérieures de ce collier 14 ont une forme incurvée ou polygonale, de telle manière que les inclinaisons du châssis par rap- port aux longerons ne donnent pas lieu à coinçage.
Un faible jeu radial est prévu entre l'extérieur du collier 14 et l'intérieur de la portée cylindrique 16, de telle sorte que les mouvements verticaux de la suspension soient aisés, tandis que les déplacements relatifs longitudinaux et transversaux sont pratiquement empêchés. A remarquer que les ressorts 10 et 11 peuvent être concentrés en un seul ressort ou être remplacés par n'importe quel dispositif élastique.
Pour satisfaire aux conditions de fonctionnement rationnel du bogie, tous les guidages sont établis dans le plan des essieux quoique ceci ne soit pas limitatif car il peut être utile de choisir, pour ces niveaux de guidage, des valeurs plus ou moins différentes de celle du niveau des essieux.
Au lieu de supports élastiques 6 en caoutchouc, on pourrait utiliser aussi des rondelles élastiques en acier ou d'autres matières ou dispositifs élas- tiques.
,Au lieu d'une construction en pièces moulées, on pourrait également réaliser une construction en éléments laminés et soudés, comportant des disposi- tions dont le fonctionnements soit comparable à celui décrit ci-dessus.
A remarquer que s'il y a lieu de suspendre un sabot de frein exté- rieur, on peut prévoir, à cet effet, une extension de l'extrémité correspondante
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du longeron à laquelle est assemblée la boite d'essieu.
REVENDICATIONS.
1.- Construction de bogie pour véhicules de chemins de fer dans lequel les boites d'essieu d'un même côté sont reliées entre elles par un longe- ron supportant élastiquement le châssis caractérisée en ce que le châssis a ses parties longitudinales réduites à une longueur mondre que celle entre les axes des boites d'essieu et possède des prolongements d'extrémité pénétrant à l'inté- rieur des longerons et y étant guidés entre des suffaces de frottement appuyées par des éléments ou des butées élastiques, ces guidages permettant des mouvements verticaux et longitudinaux, mais limitant les déplacements transversaux tandis que les déplacements longitudinaux sont empêchés à l'aide de deux pivots cylindri- ques encastrés dans les longerons et pénétrant dans des alésages cylindriques verticaux du châssis du bogie,
vis-à-vis desquels ils peuvent coulisser vertica- lement sans entraver les mouvements angulaires relatifs entre le châssis du bogie et les longerons, tant autour d'un axe transversal qu'autour d'un axe longitudinal.