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Procédé et nouveau produit photographique photosensible pour la reproduction photomécanique.
La présente invention concerne la reproduction photoméca- nique et les produits photographiques photosensibles utilisables, en particulier., pour la préparation de clichés d'impression, tels que les clichés de photogravure.
EMI1.1
Pour 1& prcparatiou de v-iicûc$ dé pûv i vt'çi nve,iiés il ésis i nécessaire de procéder à un retournement de l'image et on a propo- sé diverses techniques permettant d'obtenir ce retournement. L'une d'entre elles fait appel à un produit photographique photosensible qui comprend une émulsion aux halogénures d'argent 4 grand con- traste appliquée sur un support transparent. On copie le sujet à
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reproduire sur ce produit à travers le support, on développe et on fixe. On orient ainsi un négatif non retourné qu'on copie alors sur la couche sensible du cliché d'impression, par exemple par con- tact, pour former le cliché en relief désiré.
L'un des inconvénients de cette technique particulière est que la densité de la couche dorsale antihalo que comprennent normalement les produits photosensibles est suffisamment grande pour exiger une prolongation indue de l'exposition. Si, d'autre part, on utilise un produit photosensible sans couche antihalo, il se for- me un halo qui est fréquemment trop apparent pour que la copie ob- tenue soit jugée acceptable.
La présente invention se fonde sur la découverte que l'utilisation d'une couche dorsale antihalo dont la densité est comprise dans un domaine étroit de valeurs permet d'éviter prati- quement les effets du halo sans accroître notablement la durée de pose nécessaire.
L'invention a pour objet un procédé pour l'obtention d'une image photographique dans une couche d'une émulsion photo- sensible d'halogénure d'argent appliquée sur l'une des faces d'un support transparent et présentant un facteur de contraste d'au moins 3,0 pour la lumière d'exposition, ce procédé étant remarqua- ble en ce qu'on expose photographiquement la couche d'émulsion à travers le support, celui-ci portant, sur la face orientée vers la lumière d'exposition, une couche uniforme de densité optique comprise entre 0,1 et 0,3, cette densité optique étant mesurée pour la lumière utilisée pour l'exposition.
Le produit photographique photosensible suivant l'in- vention est remarquable notamment en ce qu'il comprend un support transparent portant, sur une face, une couche d'énulsion aux halo- génures d'argent à grand contraste du type des émulisions utilisées en photogravure et, sur l'autre face, une couche antihalo dont la densité est comprise entre 0,1 et 0,35.
On expose ce produit à travers le support, en inter- posant une trame de photogravure, et on traite le produit pour
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obtenir un négatif non retourné. Comme indiqué ci-après, la pose nécessaire pour l'exposition correcte du produit photosensible sui- vant l'invention à travers le support est à peine plus longue que cel- le qu'exige un produit photosensible sans couche dorsale antihalo, mais la petite quantité de substance antihalo présente sur la face dorsale du support suffit à protéger l'émulsion du halo, d'une ma- nière hors de proportion avec cette quantité. Le cliché ratourné est ensuite copié sur la couche photosensible du cliché de repro- duction photomécanique qui est ensuite traité de manière connue pour former le cliché d'impression.
Dans le cas des produits photosensibles à grand contras- . te, tel que le Film "Kodalith" vendu en France par la demanderesse,, qui sont usuellement utilisés pour la préparation de clichés con- venant à la photogravure, le halo donne lieu à deux effets particu- ' lièrement notables. L'un de ces effets est une réduction de la dif- férence des densités extrêmes de l'original qui peuvent être re- produites à travers une trame. Le second effet apparaît lorsqu'on copie des originaux présentant des traits blancs et/ou des traits noirs très fins. Dans ce cas, du fait,du halo, l'épaisseur des traits dans la copie dépend de l'exposition, ce qui réduit naturel- lement la latitude de pose.
En outre, cette réduction de la latitu- de de pose correspond usuellement à une réduction de la latitude de , développement.
Dans les exemples suivants, non limitatifs, on se référe à la différence des densités extrêmes différenciées et à la latitu- de de pose pour évaluer l'efficacité de la protection contre le halo des produits photosensibles comprenant une couche dorsale sntialo dont la denslté optique est comprise entre une valeur nulle et la valeur normale pour de telles couches.
EXEMPLE 1.-
On prépare cinq échantillons d'un film photographique à grand contraste comprenant un support qui porte, sur une face, une couche d'émulsion au chlorobromure d'argent du type utilisé en
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photogravure et, sur l'autre face, une couche dorsale contenànt, en diverses quantités, un agent de protection contre le halo, tel que le bioxyde de manganèse. On place ces échantillons sur un banc de reproduction, la face dorsale orientée vers l'objectif et la cou- che d'émulsion au contact d'une feuille de papier noir. L'original est constitué par un coin sensitométrique qu'on copie sur les échan- tillons à travers une trame, au moyen de deux lampes à arc de 25 A.
Après l'exposition, on traite les échantillons pendant deux minutes et demie, à 20 C, dans un révélateur à très grand contraste. On dé- termine, pour chaque coin tramé, les densités extrêmes de 1'original qui ont pu être reproduites par des points communément jugés accep- tables comme points d'ombre ou de grande lumière respectivement.
La différence entre ces densités extrêmes figurent sur la deuxième ligne du tableau I. D'après les coins tramés obtenus, on détermine aussi la perte de sensibilité (en log E) résultant de l'effet,de filtre de la couche dorsale. Les valeurs de cette réduction de sen- sibilité, rapportée à la sensibilité d'un échantillon sans couche antihalo, figurent sur la première ligne du tableau I. Elles sont identiques aussi aux densités optiques des couches dorsales mesu- rées par la sensibilité de la couche d'émulsion.
Ces valeurs expri- mées en log E sont converties en antilogarithmes sur la troisième ligne, pour correspondre à la lumination qu'il faut donner aux di- vers échantillons porteurs d'une couche antihalo pour obtenir des résultats analogues à ceux qu'on obtient, pour une lumination don- née, choisie ici comme unité, sur un échantillon sans couche anti- halo.
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TABLEAU I
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<tb> 1) <SEP> Perte <SEP> de <SEP> sensibilité <SEP> en <SEP> log <SEP> E
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> relativement <SEP> à <SEP> l'échantillon
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> sans <SEP> antihalo <SEP> (= <SEP> densité <SEP> optique
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> de <SEP> la <SEP> couche <SEP> antihalo). <SEP> 0 <SEP> 0,1 <SEP> 0,2 <SEP> 0,28 <SEP> 0,76
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 2) <SEP> Différence <SEP> des <SEP> densités <SEP> extrêmes
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> de <SEP> l'original <SEP> différenciées.
<SEP> 0,98 <SEP> 1,22 <SEP> 1,28 <SEP> 1,34 <SEP> 1,52
<tb>
<tb>
<tb>
<tb>
<tb> 3) <SEP> Lumination <SEP> nécessaire <SEP> 1,0 <SEP> 11,26 <SEP> 1,58 <SEP> 1,9 <SEP> 5,75
<tb>
Des résultats qui sont consignés au tableau 1, on dé- duit qu'il est possible, en l'absence de couche antihalo, de repro- duire un original dont la différence des densités extrêmes est de 0,98, c'est-à-dire inférieure de 0,54 à la différence de densité qu'on peut reproduire sur un échantillon contenant une couche dor- sale normale d'une densité optique de 0,76, mais que si l'on utili- se une couche dorsale présentant une densité optique de 0,1, on re- gagne 1,22 - 0,98x 100% = 44 % de cette perte, ou que si l'on
0,54 utilise une couche dorsale présentant une densité de 0,28, on re- gagne 1,34 - 0.98 x 100 % = 66 % de cette perte.
Tout gain supplé-
0,54 mentaire dans l'efficacité de la proportion contre le,:.halo résul- tant d'un accroissement de la densité optique de la couche dorsale est considéré comme ne justifiant pas la réduction de sensibilité concomitante. La première ligne du tableau I fait apparaître que les réductions de sensibilité dues aux densités optiques de ces deux couches dorsales (exprimées par les mêmes nombres que ces den- sités) sont 0,1 et 0,28, alors qu'elle est de 0,76 dans le cas de la couche antihalo normale, ce qui, comme indiqué par la troisième ligne du tableau, exige un accroissement de lumination de (1,26 - 1) x 100 % = 26 % et de (1,9 - 1) x 100 % = 90 % respecti- vement par rapport à l'échantillon sans couche dorsale,
tandis que l'échantillon à couche dorsale normale, lorsqu'on l'expose à tra- vers le support exige un accroissement de lumination de (5,75 - 1) x 100 % = 475 %.
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EXEMPLE 2.-
On monte une carte géographique au trait à support trans- parent sur le porte-clichés d'une chambre de reproduction et on fo- calise l'image sur la glace dépolie de telle manière que la largeur des traits blancs ou noirs déliés soit réduite dans le plan de l'image à 0,025 mm. On copie cette carte sur cinq échantillons iden- tiques à ceux de l'exemple 1, en faisant l'exposition à travers le support et en réglant cette exposition de manière à tenir compte approximativement de la densité de la couche dorsale telle qu'indi quée sur la troisième ligne du tableau I. En fait, on expose chaque échantillon à une série de luminations croissantes, puis on les traite pendant deux minutes et demie comme à l'exemple 1.
Des échan-, tillons traités, on déduit la lumination maximale et la lumination minimale qui donnent des reproductions acceptables de la carte con- ! stituant l'original. Les valeurs du rapport de ces deux luminations sont Indiquées au tableau II.
De la lecture du tableau II, il apparaît que, si l'on accroît..la densité optique de la couche dorsale jusqu'à une valeur de 0,3 environ, on constate un accroissement considérable de la la- titude de pose, mais on gagne relativement peu en latitude de pose lorsqu'on accroît la densité optique de la couche dorsale au-delà de 0,3.
Les exemples 1 et 2 font apparaître que c'est la première fraction, de 0,1 à 0,3, de la densité optique de la couche ' dorsale qui est plus utile en ce qui concerne la protection contre le halo, et que dans cette région, la perte de sensibilité (compara- tivement à la sensibilité d'un produit sans couche antihalo) n'est pas trop importante, étant comprise entre 0,1 et 0,3 log E. Pour une densité de la couche dorsale supérieure à environ 0,3, on obtient encore une réduction du halo, et, par suite, un accroissement de la différence des valeurs différenciées, ainsi qu'un accroissement de la latitude de pose pour les originaux à traits fins, mais la perte de sensibilit4 devient très grande.
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TABLEAU II
EMI7.1
<tb> DENSITE <SEP> OPTIQUE <SEP> DE <SEP> LA <SEP> COUCHE <SEP> 0 <SEP> 0,1 <SEP> 0,2 <SEP> 0,28 <SEP> 0,76
<tb>
<tb> RAPPORT <SEP> DES <SEP> DEUX <SEP> DOMINATIONS <SEP> 1,15 <SEP> 1,23 <SEP> 1,48 <SEP> 1,74 <SEP> 2,04
<tb>
Pour la mise en oeuvre de l'invention, il convient de no- ter que la densité optique utile de la couche dorsale varie usuelle- ment avec la qualité de la lumière d'exposition. C'est ainsi que, lorsqu'on utilise des lampes à arc, la densité optique maximale uti- lisée est de 0,35, tandis que, lorsqu'on utilise des lampes à fila- ments de tungstène, cette densité optique maximale est, de préfé- rence égale à 0,3. suivant l'invention, la valeur de la densité optique est comprise entre 0,1 et 0,3 et est uniforme dans toute la couche à ¯ 0,015 près.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit qui n'a été choisi qu'à titre d'exemple.