<Desc/Clms Page number 1>
Chaîne à maillons constituée par une matière synthétique renforoée par des fibres minérales.
On connaît déjà des chaînes dont les maillons sont constitués par une matière synthétique renforcée par des fibres et, en particulier, des chaînes dont les maillons sont constitués par un bobinage annulaire de fibres, de fils; ou de filaments à base de fibres minérales et, par- ticulièrement, de fibres de verre collées ou agglomérées les unes avec les autres par une matière synthétique. De telles chaînes, et en particulier celles de ce dernier type, présentent une très forte résistance à la traction, ce que l'on peut attribuer à la résistance très élevée bien connue des fibres minérales et, en particulier, des fibres de verre. Une longue expérience avec ces chaînes a cependant montré que dans leur cas, la résistance à la
<Desc/Clms Page number 2>
traction des fibres qui leur sont incorporées, n'est pas utilisée à plein.
Comme l'ont montré des essais approfon- dis, des sollicitations exagérées à la traction et, en particulier, des sollicitations sous forme de chocs pro- voquent, en effet, dans les parties cintrées des maillons de la chaîne des dommages d'abord minimes, mais qui aug- mentent progressivement, ces dommages affectant les fibres incorporées aux maillons pour aboutir finalement à la rup- ture des maillons de la chaîne.
Ces dommages sont attribua- bles, bien entendu, au fait que, dans la zone correspondant aux parties cintrées de deux maillons successifs s'accro- chant l'un dans l'autre sans pouvoir s'appliquer étroite- ment l'un sur l'autre en raison de la flexibilité à laisser nécessairement à la chaîne, il se produit des sollicita- tions à la flexion et au flambage pour les fibres incorpo- rées à la chaîne et les fibres minérales et, en particu- lier, les fibres de verre ne peuvent à la longue supporter ces sollicitations.
Cette suppositon est confirmée par le fait que de tels dommages apparaissent d'autant plus t8t que la différence est plus grande entre la largeur inté- rieure de l'ouverture d'un maillon et la section droite de la partie cintrée du maillon voisin qui y est accrochée, ce maillon voisin pouvant d'ailleurs être un maillon de fermeture constitué par du fil ou un câble.
Pour s'opposer à la cause de cette destruction pré- maturée des fibres incorporées aux maillons, destruction attribuable au serrage des parties cintrées des maillons sous l'effet de la charge imposée à la chaîne, et pour augmenter la résistance à la traction déjà très élevée des chaînes considérées en matière synthétique, l'invention prévoit, dans le cas de chaînes dont les maillons sont constitués par des fibres minérales et en particulier par des fibres de verre agglomérées par une matière synthéti- que, de renforcer les parties cintrées de ces maillons au
<Desc/Clms Page number 3>
moyen d'une couche en matière synthétique appliquée sur leur faoe intérieure.
Une telle couche de matière synthé- tique accroît la rigidité à la flexion des parties cintrées des maillons de la chaîne et elle supprime complètement toute sollicitation à la flexion et au pliage des fibres lorsque cette couche s'étend jusqu'au point de raccordement entre la partie cintrée et les bras reotilignes du maillon, c'est-à-dire lorsqu'elle remplit entièrement l'intérieur de la partie cintrée du maillon, :Pour ne pas réduire la mobilité des maillons de ohatne suspendus l'un dans l'au- tre, l'un par rapport à l'autre, et pour empêcher tout pivotement ou décalage des maillons par rapport à leur position axiale, il est avantageux de raccorder la couche de matière synthétique suivant un arc aux bras rectilignes du maillon.
Le revêtement formé par la couche de matière syn- thétique peut être constitué par un remplissage fixé à la surface de l'arc intérieur du maillon, par exemple par collage dans le cas des chaînes connues dont les maillons préaentent déjà une enveloppe en matière synthétique pré- parée à l'avance ; mais, cependant, il peut être obtenu en une seule pièce avec les éléments de cette enveloppe.
Dans le cas de chaînes dont un maillon, de préfé- rence un maillon terminal, doit être relié à un organe de maintien ou de prolongement, par exemple un boulon-support, un câble en fil métallique, ou bien à un cordage, la forme du. revêtement en matière synthétique doit convenir aux pro- priétés de l'organe de maintien ou de prolongement. On peut, par exemple, prévoir dans la couche de matière syn- thétique s'élargissant d'une manière convenable vers l'ou- verture du maillon, un alésage transversal pour recwvoir un baulon-support.
Si l'on veut aussi suspendre, le cas échéant, une boucle en fil métallique ou en câble dans un maillon comportant un renforcement du type décrit, il est
<Desc/Clms Page number 4>
à recommander de ménager dans la paroi de l'alésage une rainure cintrée entourant partiellement la partie centrale de l'arc formé par le maillon suivant un arc de cercle.
Pour suspendre une boucle en fil métallique ou en câble, il est cependant préférable d'utiliser un revêtement en ma- tière synthétique présentant, de part et d'autre de l'ou- verture du maillon, des parties élargies en saillie avec une rainure cintrée entourant le milieu de la partie cin- trée du maillon à peu près suivant un demi-cercle, cette rainure servant à reoevoir la bouole d'un câble, d'un fil métallique ou d'un cordage.
En raison de ce que le.,-rayon de courbure de la rainure est supérieur à celui de la pé- riphérie du maillon, il se produit dans la partie élargie en matière synthétique une réduction avantageuse des solli- citations à la flexion et au pliage, aussi bien dans le cas d'un organe de soutien ou de prolongement accroché au mail- lon, de telle sorte que l'utilisation de cosses jouant nor- malement le même rôle devient inutile.
On a représenté aux dessins ci-joints plusieurs formes d'exécution de la chatne conforme à l'invention, prises à titre d'exemple. Sur ces dessins :
La figure 1 représente l'extrémité d'un maillon 1 en vue de face, 'l'extrémité du maillon qui y est suspendu étant représentée en coupe en 2.
La figure 2 représente le même maillon 1 en coupe longitudinale. Les parties cintrées 1a et 2a des maillons comportent chacune le long de leur face intérieure un re- vêtement 3 ou 4 en matière synthétique. Ce revêtement s'é- tend jusqu'au diamètre transversal représenté en 5, déli- mitant la partie cintrée par rapport aux parties reotili- gnes ou bras 1b du maillon. Ce revêtement remplit ainsi en- tièrement l'intérieur de la partie cintrée intérieure de la partie 1a du maillon. D'autre part, le revêtement 3 se raccorde progressivement sous forme d'un arc de cercle
<Desc/Clms Page number 5>
jusque sur chaque bras 1b du maillon.
La figure 3 est une vue latérale ; figure 4 est une coupe transversale et la figure 5 est une coupe longi- tudinale de l'extrémité d'un maillon de chaîne comportant un revêtement en. matière plastique différent du revêtement précédent, comme représenté en 6. Ce revêtement s'étend jusqu'au delà du diamètre 5 terminant la partie cintrée du maillon vers la partie ouverte du maillon et il présen- te au-delà du diamètre 5 un alésage transversal sensible- ment cylindrique 7. Cette forme donnée au revêtement en matière synthétique convient plus particulièrement au cas d'un maillon de chaîne destiné à être suspendu sur la che- ville ou le boulon-support fixe d'une manille.
Pour pouvoir suspendre dans l'alésage 7 une boucle de fil métallique ou de câble et pour protéger cet alésage contre toutes les sollicitations de flambage, il est prévu dans la paroi de l'alésage 7 une rainure cintrée 8 entourant partiellement en forme d'arc de cercle le milieu de la partie cintrée la du maillon.
Les figures 6 à 8 représentent l'extrémité d'un maillon 1 comportant un revêtement en matière synthétique suivant une autre variante, la figure 6 étant une vue de face de l'ouverture du maillon;la figure 7 une vue trans- versale de cette ouverture et la figure 8 une vue prise dans la direction de l'axe du maillon. Dans ce dernier cas, la couche de revêtement 9 en matière synthétique présente, de part et d'autre.des parties élargies 9a en saillie en- dehors de l'ouverture du maillon.
Cette couche présente de plus, suivant la ligne de raccordement de ses parties élar- gies latérales, une rainure cintrée 10 entourant, à peu près sur sa moitié intérieure et suivant un arc de cercle, la partie cintrée de l'arc formé par le maillon de ohatne en 1a ,cette rainure 10 étant destinée à recevoir une boucle de fil métallique, de corde, etc... Le parcours @
<Desc/Clms Page number 6>
de la rainure 10 correspond à la forme de la partie arron- die d'une cosse de câble. Cette rainure est donc suscepti- ble de remplacer entièrement une cosse.