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Matériel photographique sensible perfectionné, en blanc et noir.
Inventeur Monsieur Dr. Luigi FRANCHI.
La présente invention se rapporte à un matériel photographique sensible perfectionné, en blanc et noir, a.pta à produire, grâce à la formation d'une image auxiliaire, un effet équivalent à une augmentation de la sensibilité originale.
On connaît différents procédés qui permettent d'augmenter le contraste de l'image développée suivant divers traitements, par exemple au moyen de sels mercuriques, d'indophénol, de ferricyanures, etc.
L'analyse sensitométrique de l'action de ces traitements sur la courbe caractéristique de l'émulsion, montre que, tandis que certains de ces traite-
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mente augmentent uniquement la pente de la portion médiane et de l'épaule de la courbe, en demeurant pratiquement sans effet dans la talon de la courbe, d'au- tres procédez augmentent aussi la pente de ce talon, mais produisent, en même temps, une forte augmentation du contraste dans le reste de la courbe, ce oui donne lieu à un tracé fortement "anorthophotique", rendant, dans tous les cas, impossible, un compromis entre l'augmentation du contraste dans le talon et l'augmentation du contraste général.
Il serait néanmoins désirable, pour des buts pratiques, de réaliser un matériel sensible qui permette de tirer partie de la partie de la courbe caractéristique correspondant à la portion inférieure du talon, sans que, d'un autre coté, les caractéristiques sensitométriques de la partie restante de la courbe en soient modifiées.
La surface ou matériel photographique sensible, selon la présente invention., procure une augmentation de la pente, augmentation limitée au tracé inférieur de la courbe caractéristique, le contraste du reste demeurant inchangé, ce qui, en pratique, se traduit par un effet équivalent à une augmentation effedtive de sensibilité, par des moyens simples et un traitement parfaitement contrôlable.
Le matériel (ou surface) sensible en question est constitué par un support revêtu d'une ou de plusieurs couches d'émulsion aux halogénures d'argent et d'une couche auxiliaire disposée, par exemple, au-dessus de la ou des couches précédentes. Cette couche auxiliaire comprend un composé apte à se lier au produit de réaction d'un révélateur chromogène pour donner lieu à une image qui, au tirage ou impression, peut jouer un rôle, conjointement avec l'image argentique.
Plus particulièrement, dans la structure de l'élément photographique sensible, objet de l'invention, les phénomènes suivants, connus depuis longtemps, mais plus ou moins individuellement, sont exploités simultanément @
1) dans les procédés en couleurs, après la réduction des AgX, la molécule du révélateur chromogène à l'état oxydé peut émigrer dans des z8nes même assez éloignées de celle où a lieu la réaction primaire et peut se lier à un composé de type connu, à groupe réactif, apte à donner lieu à la formation d'un pigment coloré;
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2) dans les procédés connus en couleurs, avec copulant non diffusant, pour un dépôt donné d'argent, la densité d'impresaion de la masse du colorant produit au cours de la réaction de développement du dit argent, est sensible- ment supérieure à celle de l'argent mesurée séparément.
Dans la pratique, pour traiter photographiquement un matériel sensible conforme à l'invention et qui se trouve être partiellement sous-exposé à la fin du traitement normal en blanc et noir, il faut soumettre ce matériel à un des procédés connus de réhalogénation de l'argent métallique, et, après exposition et traitement correspondant, à un développement chromogène qui, grâce au transfert de son produit d'oxydation de la couche auxiliaire, produira, en plus de l'image argentique et, correspondant à celle-ci, une autre image de coloration appropriée aux buts de l'impression.
La limitation ue l'accroissement de la pente dans la partie inférieure du talon de la courbe est obtenue, dans ce matériel, par le contrôle de la densité maximale susceptible d'être obtenue dans la couche auxiliaire; cette densité est fonction des caractéristiques de réactivité du copulant employé, de sa concentration,et anssi de l'épaisseur de la couche dans laquelle il est contenu.
Pour l'effet mentionné sous 2), de faibles variations de densité dans la couche photosensible produisent des variations de densité appréciables dans la couche auxiliaire, avec, pour conséquence, une augmentation de la pente.
Grâce à la densité maximale contrôlée qu'on peut atteindre, les variations perceptibles de densité dans cette coucha auxiliaire sont cependant limitées à celles de la première portion de la courbe caractéristique; à la série des densités croissantes, constituant le reste de la courbe caractéristique, s'ajoute une densité de valeur constante à partir de la densité pour laquelle se trouve atteinte la saturation dans la couche auxiliaire.
On aura donc une courbe originale aux ordonnées de laquelle viennent s'ajouter, du fait de la couche auxiliaire, les ordonnées d'une autre courbe caractéristique en vue de l'obtention de l'effet désirée Les avantages obtenus par ce procédé sont notamment les suivants @ ils permettent d'utiliser la plupart des matériels négatifs en blanc et noir munis de cette couche auxiliaire, jusqu'à une valeur d'exposition qui peut dépasser le double du minimum permis, tout en rendant également possible la récupération, pour l'impression , des photogrammes sous-exposés. Les caractéristiques
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de contraste originales de matériels ne sont pas modifiées d'une façon substantielle.
Etant donné qu'il n'est plus nécessaire de faire la distiction entre les photogrammes sous-exposés et ceux exposés correctement, un effet de ce genre peut aussi être recherché "à priori" et obtenu au cours du traitement normal, effet qui devient ainsi un résultat de l'ensemble du traitement.
Dans tous les cas, les matériels munis de cette couche auxiliaire offrent, en ce qui concerne l'exposition, une marge de sûreté que les produits photographiques courants n'avaient pas jusqu'à présent.
A titre indicatif seulement et en aucun cas limitatif, on ra décrire ci-après un exemple de matériel photographique sensible réalisé selon l'inven- tion.
EXEMPLE
Sur un support conventionnel à base d'esters de cellulose, on étend sur une épaisseur de 11-12 microns, une couche unique d'émulsion photographique à. l'iodobromure d'argent sensibilisé panchromatiquement, le rapport Ag/gélatine étant de 0,4 environ; sur cette couche on étend une couche auxiliaire de gélati- ne dont l'épaisseur est d'environ 1/10ème de celle de la première couche, cette couche auxiliaire contenant, dans la proportion de 1:1 par rapport à. la géla- tine utilisée, un formateur de couleur pour le jaune, antidiffusant, du type indiqué, par exemple, dans glafkidès, 2ème édition, page 492. La couche est durcie selon les techniques connues.
Après exposition et développement, en blanc et noir, dans un révéla- teur du type usuel et fixage à l'hyposulfite, le matériel est soumis au traite- ment suivant t lavage de 5 minutes à. l'eau courante; réhalogénation, pendant
30 secondes à 1 minute, dans une solution de 30 gr. de ferricyanure de potassium additionnée de 50 gr. de bromure de potassium par litre; exposition poussée plus à fond, par exemple à 30 cm de distance d'une lampe de 100 w., si le local où se produit la réhalogénation est peu, éclairé;
développement chromogène de 5 à 10 minutes dans un bain du type usuellement employé pour le développement des négatifs et positifs en couleurs; lavage finale
On applique un procédé analogue, avec un lavage de 2 minutes avant la réhalogénation, dans le cas où le matériel a été séché à la fin du traitement normal.
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Sur la fig.1, on a représenté par A la courbe caractéristique d'ori- gine de l'émulsion, dans le matériel photographique sensible pris comme exemple, sans post-traitement, la densité d'impression étant indiquée sur l'axe des ordonnées et le log. E sur l'axe des abscisses; par B, la courbe relative à la couche auxiliaire; et par C, la courbe résultante obtenue en pratique, courbe dont les ordonnées sont les sommes des ordonnées des courbes A et B.
Sur la fig.2, on a représenté la variation du contraste par rapport aux courbes A et C, les valeurs du "gamma" étant indiquées sur l'axe des ordon- nées et le log. B sur l'axe des abscisses.