BE620659A - - Google Patents

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BE620659A
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    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C04CEMENTS; CONCRETE; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES
    • C04BLIME, MAGNESIA; SLAG; CEMENTS; COMPOSITIONS THEREOF, e.g. MORTARS, CONCRETE OR LIKE BUILDING MATERIALS; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES; TREATMENT OF NATURAL STONE
    • C04B35/00Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products
    • C04B35/622Forming processes; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products
    • C04B35/64Burning or sintering processes
    • C04B35/645Pressure sintering
    • CCHEMISTRY; METALLURGY
    • C04CEMENTS; CONCRETE; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES
    • C04BLIME, MAGNESIA; SLAG; CEMENTS; COMPOSITIONS THEREOF, e.g. MORTARS, CONCRETE OR LIKE BUILDING MATERIALS; ARTIFICIAL STONE; CERAMICS; REFRACTORIES; TREATMENT OF NATURAL STONE
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    • C04B35/01Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products based on oxide ceramics
    • C04B35/453Shaped ceramic products characterised by their composition; Ceramics compositions; Processing powders of inorganic compounds preparatory to the manufacturing of ceramic products based on oxide ceramics based on zinc, tin, or bismuth oxides or solid solutions thereof with other oxides, e.g. zincates, stannates or bismuthates

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Description


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    Nouveaux éléments optiques et procédé pour la fabrication de ces éléments.    



   La présente invention est relative à de nouveaux élé- ments optiques, ainsi qu'à un procède pour la fabrication de ces éléments. 



   On a décrit aux brevets belges 600.978 et 600. 979, demandés le 6 mars 1961 au nom de la demanderesse, un procédé permettant de fabriquer des éléments optiques en fluorure de magnésium et en sulfure de zinc. Ce procédé consiste à mouler une poudre de sulfure de zinc ou de fluorure de magnésium, en      atmosphère inerte sous une grande pression de moulage et à température élevée, ce qui   permet   d'obtenir des corps solides homogènes, d'une densité atteignant au moins 99/100 de la den- sité théorique. 

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   On a constaté, suivant la présente invention, que l'on peut, par une modification appropriée des   condition   de moulage,      appliquer le procédé au moulage d'autres composés minéraux pour obtenir de nouveaux éléments optiques susceptibles de nombreuses applications. 



   Les nouveaux éléments optiques suivant l'invention sont   eor.jtitués   par un corps solide homogène et transparent polycristallin d'un composé binaire choisi parmi les fluorures de calcium, de lanthane et de strontium, le sulfure de cadmium,   l'oxyda.de   magnésium et les composes binaires du zinc, tels que le séléniure de zinc et l'oxyde de zinc. 



   Au dessin annexé, donné seulement à titre d'exemple, - la Fig, 1 est une vue d'un solide polycristallin obtenu par moulage suivant l'invention d'une poudre de fluorure de calcium, de strontium ou de lanthane, de sulfure de cadmium, d'oxyde de magnésium ou d'un composé binaire du zinc, tel que le séléniure de zinc et l'oxyde de zinc; - la Fig. 2 est une élévation, avec coupe partielle, d'un dispositif de moulage utilisable pour la mise en oeuvre du procédé de moulage suivant l'invention; - la Fig. 3 est une élévation avec coupe partielle d'un autre dispositif pour le moulage de pièces optiques en com- posés minéraux polycristallins, utilisant le chauffage à haute fréquence; - la Fig. 4 est une élévation avec coupe partielle d'une partie du dispositif de moulage représenté   à   la Fig. 3;

   modifié pour convenir plus particulièrement au moulage du fluorure de calcium; - la Fig. 5 est un graphique représentatif de la trans- mittance spéculaire d'un fluorure de calcium polycristallin suivant l'invention, pour une épaisseur de 0,56 cm; - la Fig. 6 est un graphique représentatif de   la   trans- 

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 mittance spéculaire du fluorure de calcium polycristallin sui- vant l'invention, à 3  , pour diverses températures,   l'élément   optique   ayant  ne   épaisseur de 1 mm; - la Fig. 7 est un graphique représentatif des valeurs du coefficient partiel Pg-F en fonction des   valeurs V   pour diverse substances utilisées en optique et pour le fluorure de 
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 calcium polycristallin suivant linvent1on;

   - la Fig. 9 est un graphique représentatif de la trans- mittanee spéculaire dans l'infrarouge d'un élément de fluorure de lanthane polycristallin suivant l'invention, de 0,5 mm d'épaisseur; - la Fig. 9 est un graphique représentatif de la trans- mittance spéculaire d'un élément d'oxyde de magnésium suivant l'invention, de 1,2 mm d'épaisseur;   -   la Fig. 10 est un graphique représentatif de la transe 
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 mittance spéculaire dans l'infrarouge d'un sllén1urE: de zinc polycristallin suivant l'invention.-   .. la   Fige   11   est un graphique représentatif de la transi,' mittance spéculaire dans le visible et dans   l'infrarouge     d'un   
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 autre échantillon de séléniure de zinc polycristallin suivant l'Invention, de 1 mm d'épaisseur. 
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  L'appareil de moulage est, de manière générale,; 1dent1.. que à celui qui est décrit aux brevets belges précités. Comme indiqué à la Fig. 2, il comprend un socle 16, un JÓint 23 en ré-      sine de, silicone, un bloc 9, un isolant calorifique   15,   tin bloc 
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 13, un cylindre de moulage i, un plongeur die moulage Il dont la tête 8 est reliée à n organe moteur, non représenté, tel U. le piston d'une presse hydraulicue de manière que le plongeur 17 soit déplacé Verticalement dans le cylindre de moulage 12 pour comprimer la poudra et la transformer en un corps   sclide   10.

   Pour le moulage de certaines poudres telles que le fluorure de calcium ou le séléniure de zinc, il est avantageux de   dispo-   

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 ser, au bas de la cavité du cylindre de moulage   12,     un   bloc de moulage qui forme la base du cylindre de moulage et obture com- plètement cette base et qui est   éventuellement   fixé rigidement à ce cylindre par vissage, la partie inférieure de la paroi in- terne du cylindre étant alors taraudée à cet effet. 



   La tête 8 est   relire   à une bague de centrage 18 par un soufflet métallique 20 qui réalise un joint étanche au vide autour de la partie supérieure du plongeur 17. Un cylindre 21 entoure le cylindre de moulage 12 et le plongeur   17   et repose sur   un   bloc 7. 



   Un dispositif de chauffage   14   comprenant une paroi réfractaire est disposé autour du cylindre 21 pour reposer aussi sur le bloc 7 et contient des serpentins 11 de chauffage élec- trique dont les bornes sont représentées en 27. Un cylindre 29 est disposé concentriquement au cylindre 21, à   l'extérieur   de celui-ci, et délimite une chambre à vide 30 dont les extrémités sont fermées par les joints 23 et 26, par le socle 16 et par une plaque 19. Des serpentins de refroidissement 25 sont disposés au contact de la paroi externe du cylindre 29 et de la-plaque 19. 



   Une conduite 24 met en communication la chambre à vide 30 avec un système de pompe à vide non représenté. Le socle 16, la plaque 
19 et la tige filetée 22 maintiennent l'assemblage. 



   La température est mesurée par un ou deux thermo-   couples     28   et 31 qui sont disposés dans des puits appropriés, au voisinage du site de moulage.. Les blocs 9 et 13 et le cylindre   12   sont pour le moulage du fluorure de calcium et de l'oxyde de magnésium en molybdène., en alliage de   molybène   ou en toute autre matière appropriée présentant une grande résistance aux températures élevées.

   Dans le cas du moulage du fluorure de strontium, ces pièces sont   en   un alliage de molybdène et de titane; dans le cas du moulage   du   fluorure   d   lanthane ou du sulfure de cadmium, ces pièces, ainsi que le plongeur   17,   sont 

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 en molybdène, en un alliage de molybdène,.en nichrome ou en - acier inoxydable; dans le cas du moulage du séléniure de zine, le bloc   13   et le cylindre 12 sont avantageusement en molybdène ou en alliage de molybdène, ainsi que le bloc vissé qui forme la base de cylindre de moulage, tandis que le bloc 9 est en ni;. chrome ou en acier inoxydable;

   dans le cas du moulage de l'oxyda de zinc le bloc 9 et le cylindre 12 sont en molybdène ou alliage de molybdène, en alliage d'acier et de chrome, ou en acier inoxydable, tandis que 10 bloc 13 et le plongeur 17 sont en un alliage de molybdène ou en superalliage. Dans le cas   du rou-   lage de l'oxyde de magnésium, les substances utilisables pour constituer le plongeur   17   peuvent être les mêmes que pour les blocs 9 et 13 et le cylindre 12. Dans tous les cas, ces pièces doivent, bien entendu, être inertes à l'égard du composé qui doit être moulé.

   En outre, pour le moulage du fluorure de calcium, comme on l'a déjà indiqué, on ferme la base du cylindre de moulage par un bloc et ce bloc est avantageusement fait de molybdène, d'un alliage de molybdène, de graphite, d'alumine de grande densité, d'acier inoxydable ou d'un alliage de nickel à grande résistance. 



   Un autre mode de réalisation de   l'appareil   de moulage utilisable pour la fabrication des nouveaux éléments optiques suivant l'invention est représenté à la   Fig. 3.   Dans cet appa- reil, on utilise le chauffage à haute fréquence. 



   La poudre du composé à mouler est représenté en 41. 



  L'appareil comprend un cylindre de moulage 42, éventuellement fermé à sa base par un bloc de moulage 70 qui repose sur le bloc 43 (ce bloc de moulage étant avantageusement utilisé pour le moulage du fluorure de calcium ou du séléniure de zinc), un isolant 44 et des blocs de support   45   et 46. Le bloc 46 repose sur un socle 47. Un manchon de graphite 60 est disposé entre les serpentins 63 de chauffage par induction et les' 

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 pièces 42 et 43. Placée aussi sur le socle   47   ze trouve une chambre à eau 62 cylindrique que traverse une conduite de vide   64,   une conduite de casse du vide 65 et une enveloppe de thermo- couple 69.

   Des conduites   68   mettent en communication la   chaire   62 et des rainures de refroidissement 56 avec une source d'appro- visionnement en eau non représentée. Le thermocouple est repré- sent en 66.   Un   cylindre de quartz 61 est monté entre la chambre 62 et le plateau 57 dont il est isolé par des joints 67. Le cylindre   61   et la chambre   62   délimitent ainsi une chambre   à   vide 69 fermée à la partie supérieure par le plateau   57   dans lequel sont formées les rainures de refroidissement 56. Un joint 55 ferme la partie supérieure des rainures 56 et est maintenu en place de serrage 59. Des tiges 58 associées à des écrous à   oreille   permettent de maintenir l'ensemble en position d'assemblage. 



   Le plongeur   48   traverse une ouverture du plateau 57. 



  Un soufflet métallique 53 assure la liberté de mouvement néces- aire au plongeur, en maintenant l'étanchéité au vide. Les   extré-   mités du soufflet sont fixées respectivement sur la tète   54   du plongeur 48 et sur le plateau   57.   



   Le plongeur   48   comprend une section 49 faite, de pré-   férence,   en nichrome ou en acier inoxydable, une section 50 en nichrome et une section 52 en molybdène ou en un alliage de molybdène*   Un   disque isolant de la chaleur 51 est disposé entre les sections   49   et 50 et entre les sections 50 et 52. Les di- verses sections du plongeur sont solidarisées par des tiges filetées. 



   Le plateau 57, la plaque de serrage 59 et le socle 47 peuvent être en aluminium. Le cylindre de moulage 42 et le bloc 43 sont, de préférence, en molybdène ou en alliage de   molybdène,   le bloc de support 45 en nichrome et le bloc de support 46 en nichrome ou en acier inoxydable. Les isolants 44 et 51 doivent supporter les températures et pression élevées du moulage. 

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   Etant donné que le molybdène couple médiocrement dans le champ à haute fréquence, on ajuste sur le cylindre de moulage le manchon de graphite 60.. Le champ à haute fréquence échauffe le graphite qui, à son tour, élève la température dit cylindre de moulage par conduction calorifique. Dans le cas où il est souhaitable   de.,ne   pas utiliser de manchon de graphite tel que le manchon   60,   il convient de constituer la section 52 du plongeur, le cylindre 42 et le bloc   43   par des substances qui couplent efficacement dans le champ à haute fréquence, par exemple par des alliages de nickel pour hautes températures. 



   L'utilisation du chauffage par induction présente, entre autres,   l'avantage   de permettre plus commodément que le chauffage par résistance   l'emploi   d'atmosphères inertes. 



   On va décrire le fonctionnement de ces appareils en se référant d'abord à   a   mise en oeuvre du procédé de moulage   suivant   l'invention pour la transformation d'une poutre de fluo- rure de calcium en un élément optique constitué par un solide homogène et transparent polycristallin. 



   Lorsqu'on utilise l'appareil représenté à la Fig.   2,   on introduit de la poudre de fluorure de calcium dent le cylin- dre de moulage 12, sous le plongeur 17, de   Manière   que cette poudre soit portée par le bloc, non représenté, qui terme la base de ce cylindre, et   l'on   monte l'appareil comme indiqué à la Figé 2. On comprime d'abord le fluorure de calcium à froid. 



  Le plongeur   17 -maintient   pendant quelques minutes, sur la poudre de fluorure de calcium, une pression de 1380 à 2070 tara pour transformer la poudre en un agglomérat ferme. On enlève ensuite le plongeur et on élimine la poudre en excès ou la poudre qui ne fait pas corps avec   1* agglomérat.   Cette opération de compres- sion   à     froid   sert à forcer une charge unie et permet aussi à la masse qui a subi cette compression préalable de   s'échauffer   plus facilement du fait que la chaleur est ainsi transmise plus 

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 efficacement. 



   Toutefois, on peut fabriquer des éléments moulés en fluorure de calcium satisfaisants sans pratiquer l'opération préliminaire de compression à froid décrite ci-dessus et en utilisant seulement le moulage à chaud comme indiqué ci-après. 



   On monte de nouveau l'appareil de moulage comme indique à la Fig. 2 et on le met en communication avec une source de vide appropriée non représentée par l'intermédiaire de la con- dut te,24. On crée dans la chambre 30 un vide de manière que la pression soit réduite à une valeur comprise entre 0,4 mm et 
1 x 10-5   mm   de mercure. On fait passer de l'eau de refroidissement dans les serpentins 25 et on fait chauffer les résistances 11. 



   On surveille la température du moule par les thermocouples 28 et 31   à   platine-rhodium. Quand la température atteint environ 
815*C (thermocouple 31), le plongeur 17 est abaisse par une presse hydraulique non représentée de telle manière que la pres- sion sur la poudre atteigne, en une minute environ, une pression de 276p bars. La pression sur le fluorure de calcium est   mainte-     nue à   cette valeur pendant 15 mn à 20 mn en même temps qu'on main- tient   la   température à environ 815 C. 



   Du fait que la température est mesurée par un   thermo-   couple, la température qu'on indique comme donnant les meilleurs résultais dans cet exemple, ainsi que dans les autres exemples indiqués, ci-après, n'est exacte   qu'à #   10   %   près. Au cours de la période de chauffe, les gaz contenus dans l'appareil s'échappent et la pression croît jusqu'à environ 0,5 mm, mais cette pression baisse de niveau jusqu'à 0,2 mm du fait que les gaz libérés sont   entraînas   au dehors. 



   .A l'expiration de la période de compression, on arrête le chauffage électrique, on supprime progressivement la pres- sion dans un délai variant dequelques secondes à plusieurs minuteset on laisse l'appareil revenir à la température ambiante,   c'est-à-dire à   environ 21 C. 

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   On peut alors enlever du dispositif de moulage la pièce de fluorure de calcium qui est constituée par   uq   solide polycristallin transparent dont la densité atteint   99/100   de la densité théorique. 



   L'appareil de la Fig. 3 fonctionne pratiquement dans les conditions de température, de pression de moulage ét de   via$   qui ont été décrites à propos de l'appareil de la Fig. 2, mais le délai de chauffage de la température de moulage se trouve réduit du fait de l'utilisation d'un champ de haute fréquence pour   assurerce   chauffage. 



   Les conditions de moulage indiquées ci-dessus per- mettent d'obtenir des éléments optiques en fluorure de calcium qui présentent les caractéristiques optimales. Toutefois, on peut obtenir des éléments optiques satisfaisants en utilisant pour le moulage du fluorure de calcium une température comprise environ entre 760 C et 925 C. Si l'on utilise, dans les   candi-   tions de durée et de pression de moulage   indiquées   ci-dessus, une température inférieure à 760 C, la transmission du fluorure de calcium pour les courtes longueurs d'onde peut se trouver abaissée. Si l'on accroît la durée de la compression et la pression de moulage ou un seul de ces facteurs, on peut néanmoins obtenir des éléments optiques satisfaisants à une température inférieure à 760 C.

   Il ne semble pas que l'utilisation d'une température au-dessus de   815*C   environ contribue à   aaéliorer   la qualité de l'élément moulé. 



   Les pressions utilisées pour le fluorure de calcium sont comprises entre 2070 bars et 3450 bars. Dans les condition! de durée et de température indiquées ci-dessus, si l'on utilise une pression intérieure à   2070   bars, il peut arriver que l'élé- ment optique ne soit pas complètement comprimé à l'état d'une masse homogène. L'utilisation d'une pression supérieure à 2760 bars ne contribue pas notablement   à   améliorer la qualité de l'élément optique, On peut faire varier la durée de séjour à la tempéra- 

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 jure de compression entre 5 mn et   45   mn. Pour une durée inférieure      5 mn il peut arriver que l'élément optique ne soit pas complè- tement comprimé.

   En revanche, l'utilisation d'une durée de com- pression supérieure à 15 minutes ne paraît pas contribuer à      améliorer la qualité de l'élément optique. Toutefois-, comme déjà indiqué, si l'on prolonge la compression, on peut opérer le moulage à chaud à une température plus basse et à une pression plus petite. 



   Dans le cas du moulage du fluorure de calcium suivant le procédé de l'invention, l'élément moulé peut s'écailler sur les bords ou présenter des craquelures. Ces défauts peuvent être dus au fait qu'une mince couche de fluorure de calcium se   tome,   au cours du moulage à chaud, dans le petit espace situé entre le plongeur 52 et la paroi interne du cylindre de moulage 42, de même qu'entre le bloc qui ferme la base du cylindre du mou- lage et la paroi interne de ce dernier. 



   On a représenté à la Fig. 4 un dispositif qui permet d'éviter ces défauts lorsqu'on moule le fluorure de calcium. On a, en effet, constaté que, si le plongeur et la pièce qui ferment la base de la chambre de moulage 42 sont faits d'une substance dont le coefficient de dilatation est plus petit que celui du fluorure de calcium, la couche de fluorure de calcium respon- sable des défauts indiqués se détache de l'élément moulé au cours du refroidissement qui suit le moulage, formant ainsi des éclats à la périphérie de l'élément optique. Ces éclats peuvent ensuite déterminer l'apparition de craquelures qui pénètrent à l'inté- rieur de l'élément.

   Suivant   l'invention,   on évite ces défauts en introduisant dans la chambre de moulage deux blocs 74 et 75 (Fig. 4) dont la nature et les dimensions sont choisies de telle manière que, dans les conditions de température et de pression Utilisées pour le moulage, le diamètre de ces blocs soit rigou- reusement égal au diamètre interne du cylindre de moulage 42. 

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   Dans ces conditions, l'écoulement du fluorure de calcium entre ces blocs et le cylindre de moulage se trouve extrêmement ré- duit de sorte que les éclats et les craquelures se trouvent con- sidérablement diminués, Pour obtenir ce résultat, deux moyens sont possibles. L'un de ces moyens est d'utiliser pour consti- tuer les blocs 74 et 75 une substance qui subit une petite de- formation dans les conditions du moulage à chaud. On donne à ces blocs un diamètre un peu moindre que le diamètre interne du cylindre de moulage pour faciliter leur introduction dans ce dernier.

   Lorsque le moule atteint la température du moulage à chaud et sous les conditions de pression mécanique   indiqua   la force verticale exercée par le plongeur sur les blocs 74 et 
75 détermine un accroissement du diamètre de ceux-ci jusque ce que le diamètre soit égal au diamètre interne du cylindre du moulage. Le second moyen consiste à constituer les blocs d'une substance dont le coefficient de dilatation est plue grand que celui du cylindre de moulage.

   Etant donné que le diamètre des .      blocs croit alors plus rapidement que la cavité du cylindre du moulage, on peut donner à ces blocs un diamètre initial permet- tant de les introduire facilement dans le cylindre la tempé- rature ambiante tandis qu'à la température utilisée pour le moulage à chaud ces blocs comblent complètement l'espace entré eux-mêmes et les parois du cylindre.. Quel que soit celui de ces deux moyens qu'on emploie, le graphitage de la paroi interne du cylindre de moulage facilite la translation du bloc supérieur 
75. Certaines substances utilisées pour constituer ces blocs peuvent se souder au fluorure de calcium ou aux parties   voisines   du moule; il suffit alors de graahiter la totalité du bloc pour éviter cet inconvénient.

   Des exemples de substance qu'on peut utiliser de manière satisfaisante pour constituer les blos 74 et 75 sont le graphite et l'alumine de grande densité, l'acier inoxydable et plusieurs alliages nickel-chrome de grande résistance. 

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   Le type de fluorure de calcium utilisé impose cer- taines limites à l'opération de moulage à chaud. On obtient des fenêtres satisfaisantes % partir de fragments cristallins dont la taille moyenne est comprise entre une valeur inférieure à 10 microns et plusieurs millimètres. On obtient aussi des fenêtres de qualité acceptable lorsqu'on utilise une poudre de fluorure de calcium préparée au laboratoire à partir de produits chimiques ayant la pureté des réactifs pour analyse. On peut aussi mouler des fenêtres satisfaisantes   à   partir de fluorure de calcium commercial ayant la qualité d'un réactif pour analyse après un traitement approprié.

   Bien qu'on puisse directement couler à chaud des fragments de cristaux synthétiques de fluo- rure de calcium pour former un solide   polycristallin,   on peut, aussi utiliser, pour pratiquement toutes les applications, des morceaux de fluorure de calcium cristallin naturel contenant des quantités notables d'impuretés. On réduit en poudre ces cristaux pour permettre l'élimination des impuretés constituant une phase   distincte,   par exemple par lavage   au   moyen d'un acide, et l'on moule à chaud la poudre obtenue. Les conditions   opti*.   males du moulage dépendent quelque peu de la qualité du produit de   départ.   



   On peut obtenir des pièces moulées plan-convexes en comprimant à chaud de la poudre de fluorure de calcium dans un moule concave au moyen d'un plongeur plan, dans l'appareil et suivant'le procédé décrit. propos de la Fig.   2,   dans les mêmes   conditions   de température et de pression. La pièce en fluorure de calcium qu'on obtient ainsi est résistante   e   présente toutes les propriétés décrites ci-dessus. On peut la doucir et la polir pour former une lentille, une calotte ou un autre élément op- tique analogue.

   De   marne,   on peut former des ménisques concaves. convexesque l'on peut utiliser comme fenêtres pour les projec- tiles téléguidés ou autres engins   spéciaux.   Si l'on utilise 

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 des moules à surfaces polies asphériques, on peut obtenir des éléments optiques asphériques de manière économique. 



     On   peut façonner les éléments de fluorure de calcium obtenus par moulage chaude Par exempleon centre à   la     base   dit cylindre de l'appareil de moulage, le cylindre ayant   un   diamètre de 5   mm,   un disque cylindrique de fluorurede calcium   obtenu   par moulage à chaud suivant l'invention et présentent un   diamètre   de   28,40   mm + 0,25 mm et une épaisseur de   7,62   mm après   palissage.   



   Sur les deux faces de l'échantillon, on place une feuille de 'molybdène dé   6,125-0,250   mm d'épaisseur couverte de graphite. 



   Sous une pression de 1,035 bar environ, on chauffe le disque à une température do 900 C environ, température qu'on main- tient pendant 10 mn- 15 mn A l'expiration de ce délai, on applique la pression très soigneusement et lentement par réglage de valves à pointeau jusqu'à ce que la hauteur de la colonne mano- métrique présente une variation calculée à l'avancer   lorsque'   cette variation est obtenue, la pression sur l'échantillon est   d'environ 345   bars. On maintient ces conditions pendant 15mn-20 mn. 



   On laisse ensuite   l'échantillon   se refroidir lentement jusqu'à environ   732 C,   puis on coupe le chauffage.   On   introduit de l'argon et on laisse l'appareil se refroidir jusqu'à environ 205 C avant l'extraction. Les échantillons présentent alors un diamètre d'environ 31,75   mm   et une épaisseur d'environ   5,72   mm.   Le   diamètre de l'échantillon a donc varié de 3,35 mm. Ces échantillons   présen-   tent des figures de contrainte normales qu'on peut éliminer par recuit.. 



   Le fluorure de calcium moulé à chaud est susceptible d'un bon poli optique. Il a la limpidité de l'eau et présente une transmission élevée entre 0,25   et 9  , comme indiqué par le graphique de la Fig. 5, où les abscisses représentent la lon- gueur   d'onde   en microns et les ordonnées la   transmittance   spé- culaire pour un échantillon de 5,6 mm   d'épaisseur*   Les essais int erférométriques montrent que les   éléments   sont   optiquement   , homogènes. Les mesures de l'indice de réfraction indiquent un 

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 très bon accord entre les valeurs ainsi mesurées et celles qui sont publiées pour un cristal de fluorure de calcium.

   Du fait que les éléments moulés suivant l'invention présentent une meilleure stabilité mécanique au cours du doucissage et du polis- sage, il y a lieu de supposer que la résistance mécanique du fluorure de calcium moulé à chaud est notablement plus grande que celle   d'un   monocristal de fluorure de calcium. 



   Lorsqu'on le retire du moule, après le cycle de moulage décrit ci-dessus, les pièces moulées présentent des figures de contrainte importantes lorsqu'on les examine au polariscope de type usuel. On peut supprimer ces contraintes par un recuit au four. Il est possible aussi de   l'éliminer   en modifiant la phase de refroidissement du cycle de moulage de manière que cette phase reproduise les conditions d'un recuit au four. Un cycle de recuit approprié est donné ci-après pour un exemple   particu-   lier. L'échantillon obtenu par moulage suivant l'invention et qui présente une épaisseur de 7,62 mm et un diamètre de   28,58   mm est introduit dans un four,   chauffé à   815 C environ, maintenu à cette température pendant environ 20 mnpuis refroidi à raison d'environ 52 C par heure.

   Les échantillons ainsi recuits ne pré- sentent plus do contrainte décelable au polariscope classique. 



   On peut apporter des corrections au recuit suivant le degré de recuit désiré., Par exemple, si l'on refroidit à raison d'en- viron   205*C   par heure, le niveau de contrainte après recuit est à peine décelable au polariscope. Le meilleur cycle de recuit dépend aussi des dimensions de l'échantillon. Pour éviter   l'oxy-   dation superficielle, il convient souvent de faire le recuit en atmosphère inerte ou dans le vide. 



   La transmittance spéculaire du fluorure de calcium polycristallin est indiquée à la Fig. 5. La Fig. 6 indique la variation de la transmittance spéculaire à 3   pour le fluorure de calcium   polycristallin   en fonction du temps de maintien à 

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 diverses températures. Les abscisses représentent le temps en minutes. 



   Le coefficient de dispersion exceptionnellement petit (V = 95) du fluorure de calcium polycristallin rend cette substance particulièrement précieuse pour la construction de lentilles. Une autre caractéristique intéressante des éléments de fluorure de calcium suivant l'invention est la relation entre le coefficient de dispersion partielle Pg-F et le coefficient de dispersion V Le coefficient de dispersion partielle Pg-F est défini par   la/relation   
 EMI15.1 
 n9 - ny Pg-F = ###### nu - ni et le   coefficient V   est défini par la relation 
 EMI15.2 
 nD - 1 1) = #### np-np Dans ces relations, ng est l'indice de réfraction pour 4359 A, nF est l'indice de réfraction pour 4861 A.   nC   est   1-'indice   de réfraction pour 6563 A et nD est l'indice de réfraction pour 5893 A.

   Comme le montre la courbe de variation du coefficient de dispersion partielle   Pg-F   en fonction du coefficient de dis- persion   @   reproduit à la Fig. 7, la plupart des verres d'op- tique connus sont situés très près de la droite tracée. Les opticiens sont à la recherche de substances utilisables   en   optique-qui s'éloignent de cette droite, mais qui aient néanmoins le même coefficient de dispersion partielle Pg-F que les verres d'optique connus.

   La Fig. 7 montre que le fluorure de calcium polycristallin moulé à chaud suivant l'invention dont le point représentatif est   situé!   au voisinage de la droite horizontale d'ordonnée   0,540     (540   au-dessous de cette droite et au voir sinage de l'axe dés ordonnées a à peu près le même coefficient 

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 de dispersion partielle Pg-F que les verres ordinaires désignés par les symboles BSC   1,   BSC   2,   C-11,   DBC-6,     DBC-16,   mais un coefficient de dispersion   @   notablement plus grand.

   On   sait   depuis longtemps que le fluorure de calcium présente des qualités optiques exceptionnelles, mais jusque présent la médiocrité de ses propriétés mécaniques ont interdit son emploi en optique. 



  Les cristaux de fluorure de calcium se clivent facilement et sont donc très sujets à se briser. Bien qu'on   n'ait   fait aucune mesure quantitative sur le fluorure de calcium moulé à chaud, la   résistance     océanique   de ce produit apparaît comme étant plus grande que celle du fluorure de calcium   monocristallin.   Par exemple, il subit facilement sans   dommage   les opérations de doucissage et de polissage.

   On ne   sait   pas bien jusqu'à présent pourquoi le fluorure de calcium polycristallin moulé à chaud présente de meilleures propriétés mécaniques, mais il se peut que ceite amélioration soit due à la fine structure polycristalline et à la résistance à la   déformation   et aux efforts   qu'acqui-   rent les petits cristallites au cours du moulage à chaud. 



   Le fluorure de calcium polyucristallin moulé à chaud présente une bonne stabilité et une bonne résistance à l'oxyda- tion aux températures élevées. Après exposition d'échantillons , à l'air à des températures atteignant environ   815 C   pendant des périodes de temps   prolongées,   on constate que la transmission dansl'infrarouge n'a pas changé ou n'a subi qu'une très faible diminution. 



   Le fluorure de calcium polycristallin est tout à fait insoluble dans l'eau et il se comporte donc de manière satisfai-   sente -dons   les essais de résistance à l'humidité. L'échantillon présentant la plus grande résistance à la chaleur qu'on a pu jusqu'à présent produire suivant l'invention résiste au choc thermique résultant de l'immersion brutale dans de l'eau à 25 C d'un échantillon porté à la température de 200 C. 

 <Desc/Clms Page number 17> 

 



   On mesure la densité du fluorure de calcium et   de*   autres éléments suivant l'invention décrits ci-après par la méthode de pesée hydrostatique indiquéeà la page 104 du chapitre III, de   l'ouvrage   de'A. Weissberger, Physical Methods of Organic Chemistry, Vol. 1, publié par Interscience Publishers Inc., New York,   N.Y.   Etats-Unis d'Amérique   (1945).   Des écarts à la densité théorique indiquent la présence d'inclusions de seconde phase dans la pièce moulée, dues à des impuretés ou à la poro- sité. 



   La fabrication de nouveaux éléments optiques polycris- tallins homogènes en fluorure de lanthane ou de   strontium,   en sulfure de cadmium, en oxyde de magnésium, en séléniure de zine, ou en oxyde de zinc, se fait de manière générale de la manière qui a été décrite pour le fluorure de calcium. Toutefois, on opère directement le moulage à chaud, sans passer par la phase de moulage à froid qui a été décrite dans le cas du fluorure de calcium. 



   On peut utiliser, dans tous les cas, aussi bien l'appa- reil de la Fig. 2 que l'appareil de la Fig. 3. 



   Le tableu 1 indique les conditions particulières   à   utiliser pour chacun des composés précités. La colonne A indique la température optimale en degrés   Celsius   lue au thermocouple 28 ou 31 (suivant l'indication entre parenthèses) à laquelle on élève la température du moule après établissement du vide, la   colonne ?   la pression de moulage optimale en bars, la colonne C la durée en minutes de maintien de ces conditions de température et de pression de moulage, la colonne D la température à laquelle on laisse refroidir le moule avant d'enlever le plongeur, la colonne E le domaine de températures utilisables pour le moulage, la colonne F le domaine de pressions utilisables pour le moulage. 

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  TABLEAU 1 
 EMI18.1 
 
<tb> Poudre <SEP> A <SEP> B <SEP> C <SEP> D <SEP> E <SEP> F
<tb> 
<tb> Fluorure <SEP> da <SEP> lanthane <SEP> 8500 <SEP> (28) <SEP> 2760 <SEP> 20-30 <SEP> 2000 <SEP> 825 -875  <SEP> 2480-3100
<tb> 
<tb> Fluorure <SEP> de <SEP> strontium <SEP> 8600 <SEP> (28) <SEP> 2760 <SEP> # <SEP> 20 <SEP> 3000 <SEP> 800 -900  <SEP> 1725-3450
<tb> 
<tb> Sulfure <SEP> de <SEP> cadmium <SEP> 530  <SEP> (28) <SEP> 2760 <SEP> 10-40 <SEP> 200  <SEP> 510 -800  <SEP> 690-3800
<tb> 
<tb> Oxyde <SEP> de <SEP> magnésium <SEP> 8600 <SEP> (28) <SEP> 4140 <SEP> 20 <SEP> 2000 <SEP> 800 -860  <SEP> 2760-4485
<tb> 
<tb> Séléniure <SEP> de <SEP> zinc <SEP> 980  <SEP> (31) <SEP> 2070 <SEP> 15-30 <SEP> 200  <SEP> 845 -1095  <SEP> 690-3450
<tb> 
<tb> Oxyde <SEP> de <SEP> zinc <SEP> 700  <SEP> (28)

   <SEP> 3100 <SEP> 10-40 <SEP> 3000 <SEP> 600 -750  <SEP> 2070-3100
<tb> 
 
Si l'on utilise une pression inférieure à la limite infé- rieure indiquée dans la colonne F, il peut arriver que   l'éludent   optique ne soit pas complètement comprimé à l'état d'une masse homogène, tandis qu'une pression supérieure à la pression opti- male (colonne B). ou à la limite supérieure indiquée à la colonne F ne paraît pas contribuer notablement à améliorer la qualité de l'élément optique ou fenêtre suivant l'invention. 



   Bien entendu, les matériaux constitutifs de l'appareil doivent être choisis comme il a été indiqué et en tenant compte, au surplus, du fait que le plongeur,   le   cylindre de moulage et le bloc 13 doivent non seulement être résistants aux hautes tem- pératures, mais aussi être inertes à l'égard de le poudre à mouler. Dans le cas du fluorure de lanthane, du fluorure de strontium, de l'oxyde de magnésium et de l'oxyde de zinc, on peut constituer le plongeur, le cylindre de moulage et le bloc 13 d'un alliage de molybdène et de titane. Dans le cas du sulfure de cadmium, on peut utiliser pour ces mêmes pièces un alliage de molybdène et de titane, un superalliage approprié ou certains aciers ou alliages de nickel pour températures élevées.

   Dans le 

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 cas du séléniure de zinc, un alliage de molybdène et de titane ou un alliage de molybdène, de titane et de zirconium convient pour ces mêmes organes. 



   Comme dans le cas du fluorure de calcium, il peut être utile de graphiter les psrties du moule qui viennent au contact de la poudre, pour éviter les adhérences et   l'apparition   de craquelures. Il peut, en outre, être utile de doubler la cavité du,moule d'une mince feuille d'une substance telle que le tungstène. 



   On choisit avantageusement la qualité de la poudre à mouler d'après les indications suivantes. Le fluorure de lan- thane et le fluorure de strontium de grande pureté donnent de meilleurs résultats que les fluorures moins purs; il en est de même pour   l'onde   de magnésium et de l'oxyde de zinc, Il est avantageux que les poudres de ces composés soient aussi fines que possible; les grains de fluorure de lanthane, de sulfure de cadmium, d'oxyde de magnésium et d'oxyde de zinc doivent être de diamètre inférieur au micron. Dans le cas du moulage à chaud du séléniura de zinc, il faut purifier le composé pour   éliminer   les substances étrangères et établir les conditions stoechio- métriques dans le composé.

   La poudre peut être préparée pour le moulage à chaud en la chauffant sous vide dans la chambre de moulage, à environ 1120 C pendant 15 mnà 30mn. On peut assurer une purification partielle avant d'introduire la poudre dans l'appareil en chauffant sous un courant lent d'hydrogène à   950*C,   pendant 6 h. Lorsque l'on procède à cette purification partielle par un traitement à l'hydrogène, on peut abaisser la température de la cuisson sous vide avant moulage à environ 1080 C. Ces   condi-   tions de purification s'appliquent à un produit de départ parti- culier et il peut êtrp nécessaire de les modifier quelque peu lorsqu'on utilise un produit de départ provenant d'une autre   source.   



  De même, lorsqu'on utilise le sulfure de cadmium, il convient de le purifier dans le cylindre de moulage par une cuisson sous vide avant l'application de la pression   mécanique;   en outre, on peut 

 <Desc/Clms Page number 20> 

 
 EMI20.1 
 purifier partiellement la poudre avant de l'introduire dans le cylindre de moulage. 



  On indique au tableau II les propriétés des nouveaux éléments optiques suivant l'invention. 



  TABLEAU II 
 EMI20.2 
 Composé Ca F3 Sr F2 Gd S Mg 0 Zn Se rr0 orsno - 
 EMI20.3 
 
<tb> douleur <SEP> eau <SEP> eau <SEP> rouge <SEP> eau <SEP> eau
<tb> sombre
<tb> 
 
 EMI20.4 
 Ïri nri"i5slon dans t'ranspa- 
 EMI20.5 
 
<tb> visible <SEP> rent
<tb> 
 
 EMI20.6 
 Transmission dens ... 



  IR -13-14/ # 10 /J -->16,p .,,,8, 5 u+ .,.2I ++ 4 t Indice de r(frac- 1,55 à 1,43 2,33 à 1,711 à 2,89 2,D tion 7u 1/3. l,8yu Perte ppr rflex- N.o/loo sl,oo N/oo .al.oo zo/1o ion 10/100 6/100 ri2e/100 13/100 h 20/100 ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯:¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯##¯¯¯¯ Durete  chelle inconnue - 3-35 5-6 4-:4,5 !?enait'f - 43,24 4,82 3,58 gIt.1 - 5,7 yil#l#MW .' " in '#"# " li '#"  mur #¯¯¯ ' ;l ¯¯¯¯¯¯¯¯¯¯ ,.-¯¯¯,--! Bsit:tMce yyyy *9U'chpc therrique bonne bonne bonne la:ftB:Tllâ'&U'9 bonne bonne bonne .4\*ivteit' 'bonne -bonne tienne #..###,################<####.###'**-*" 
 EMI20.7 
 
<tb> Coefficient <SEP> de
<tb> 
 
 EMI20.8 
 Coefficient - 4:;10-' 13,9xlo-6 gsa-quartz C,rie ivitc thé'- 3p8xlO 0,048 0,011 njlaue X * (14"C) f3oo c - <1000 C) , ins.HpO },011g/100ml sol. 



  Solubilité 2Q à OOC ins. ins,H20 ina.H2o acides Cpucis*!p?e et comme3e cqni-Ke le co!lme le comme le coaite le pplispagë verre verre verre verre verre 
 EMI20.9 
 * IR : lnJrf'rOur:e p + à 1* extraie rouge #t expr1:"""" E.n CF].. ci . S  C.cn #<#++# coince indiqua aux Fig. 10 et 11 + q'r,eni e la pureté 

 <Desc/Clms Page number 21> 

 
On peut suivant l'invention obtenir des corps moules en fluorure de lanthane ou de strontium et en oxyde   d   magné- sium. ou de zinc de formes et de dimensions très diverses, par exemple des cylindres de divers diamètres, des lentilles par moulage dans des moules soigneusement polis à rayon de courbure précis ou par polissage optique.

   La diversité des formes et des dimensions que peuvent recevoir les éléments au fluorure de lanthane moulés à chaud n'est limitée que par l'appareillage disponible et l'on peut fabriouer des pièces de formes très compliquées et de grand diamètre. On peut aussi mouler des grappes de lentilles de fluorure de lanthane. 



   Etant donné que le sulfure de cadmium et le séléniure de zinc présentent un indice de réfraction élevé respectivement (environ 2,4 et 2,89 au rouge extrême), les éléments optiques ainsi fabriqués sont très réfringents et peuvent être utilisée à constituer des lentilles d'une grande puissance de   concentra-   tion de la lumière. C'est ainsi qu'on peut appliquer une couche de sulfure de-plomb ou d'une autre substance sensible à   l'infra-   rouge sur une lentille de sulfure de cadmium ou de séléniure de zinc suivant l'invention pour constituer un détecteur d'infra- rouge, le sulfure de cadmium ou le séléniure de zinc accrois-   sant   la densité du rayonnement sur le photodétecteur. 



   Les éléments de sulfure de cadmium et de séléniure de zinc moulés   à,.chaud   prennent un bon poli optique. Du fait de leur indice de réfraction élevé, il y a une perte notable de lumière par réflexion (environ 26 % pour CdS), ce que l'on peut efficacement éviter par l'application d'une couche antireflet . qui doit transmettre très bien l'infrarouge. 



   En opérant comme il est indiqué aux brevets belges précités, les nouveaux éléments optiques suivant l'invention peuvent être montés dans des bagues métalliques pour constituer des fenêtres transmettant l'infrarouge serties hermétiquement dans du métal. 

 <Desc/Clms Page number 22> 

 



   Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de   réalisation   décrits et représentés qui   nont   été choisis 
 EMI22.1 
 qu'à titre d'exeuples,

Claims (1)

  1. RESUME La présente invention a pour objets : 1 / de nouveaux éléments optiques, remarquables notamment par les caractéristiques suivantes considérées séparé- ment ou en combinaisons: a) ils sont constitués par un corps solide homogène et transparent, polycristallin, formé d'un composé binaire choisi parmi les fluorures de calcium, de lanthane et de strontium, le sulfure de cadmium, l'oxyde de magnésium et les composés binaires du zinc tels que le séléniure de zinc et l'oxyde de zinc; b) ils ont une densité, rapportée à la densité théorique, comprise entre 99/100 et 1; c) ils transmettent les rayonnements électromagnétiques dans le domaine du visible et de l'infrarouge;
    d) suivant un mode de réalisation, c'est un solide homogène constitué de fluorure de calcium polycristallin transpa- rent transmettant dans les régions du visible, de l'infrarouge et des ondes micrométriques du spectre électromagnétique; e) c'est un solide homogène de fluorure de calcium poly- cristallin transparent qui a subi un recuit et est pratiquement exempt de figures de contrainte; 2*/ un procédé pour la fabrication des éléments optiques tels que définis sous le/, ce procédé étant remarquable notam- ment par les caractéristiques suivantes considérées séparément ou en combinaisons:
    a) on moule une poudre du composé devant constituer EMI22.2 l'élément optique sous v1deouenabnosphère inerte, à une pression <Desc/Clms Page number 23> de moulage comprise entre 2070 bars et 3450 bars et une température de 7600 et 925 C pour le fluorure de calcium, à une pression de moulage comprise entre 2480 bars et 3100 bars et une tempé- rature comprise entre 825 et 875"C pour le fluorure de lanthane, à une pression de moulage comprise entre 1725 bars et 3450 bars et une température de 800 à 900 C pour le fluorure de strontium, à une pression de moulage comprise entre 690 bars et 3800 bars et une température de 510 à 800 C pour le sulfure de cadmium,
    à une pression de moulage comprise entre 2760 bars et 4485 bars et une température de 800 à 860 C pour l'oxyde de magnésium, à une pression de moulage de 690 bars à 3450 bars et une tempéra- ture de 845 à 10950C pour le séléniure de zinc et à une pres- sion de moulage de 2070 bars à 3100 bars et une température de 6000 à 750 C pour l'oxyde de zinc; b) suivant un mode de réalisation appliqué au moulage 1 du fluorure de calcium, on fait précéder le moulage à chaud d'une opération de moulage à froid sous une pression comprise entre 1380 bars et 2070 bars ; j c) suivant un mode de réalisation applique au moulage du fluorure de lanthane, on opère à une pression de coulage de 2760 bars, la température étant de 850 C;
    d) suivant un autre mode de réalisation appliqua au fluorure de strontium, on opère à une pression de moulage de 2760 tars et à la température de 860 C, e) on opère le moulage de la poudre de sulfure de cadmium, suivant un mode de réalisation particulier, à une pression de 2760 bars et à la température de 530 C; f) la poudre d'oxyde de magnésium est, suivant un mode de réalisation particulier, moulue sous une pression de 4140 bars, à la température de 860 C;
    g) suivant un autre mode de réalisation, on moule la ' poudre de séléniure de zinc 4 une pression de 2070 bars et à la température de 980"C; <Desc/Clms Page number 24> h) on opère le moulage à chaud de la poudre d'oxyde de zinc, suivant un mode de réalisation particulier, à la tempé- rature de 700 C, sous une pression de 3100 bars.
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Cited By (1)

* Cited by examiner, † Cited by third party
Publication number Priority date Publication date Assignee Title
US3475116A (en) * 1965-04-23 1969-10-28 Eastman Kodak Co Hot pressed cadmium telluride

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* Cited by examiner, † Cited by third party
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US3475116A (en) * 1965-04-23 1969-10-28 Eastman Kodak Co Hot pressed cadmium telluride

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