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Procédé pour conserver des denrées animales et végétales*
La présente invention concerne un procédé pour mettre en conservation des denrées animales et végétales périssables com- prenant des denrées alimentaires ou non .
Des denrées animales et végétales mises en conservation com- mencent immédiatement à se détériorer sous l'effet de combinaisons de nombreuses altérations dans ces denrées. En général, ces alté- rations sont dues aux actions suivantes t physiologique, occasion- nés par exemple par des enzymes et se développant naturellement dans toutes les denrées végétales et animales;microbiologique, causée principalement par des micro-or@aniemes tels que des bacté- ries, des ferments et des moisissures qui sont des agents de
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contamination naturels pour toutes les denrées végétale et animales;
biochimique, qui cet principalement causée par une oxydation ayant finalement pour effet une rancidité et un brunissement
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non enzyma tiques} et physique, par exemple par dcshydratlon et plasmolyt-e.
Les décompositions physiologiques et zierobiologiques qui sont les principales causes de dégradation des denrées animales et végétales conservées, dépendent toutes deux des activités res-
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piratoiree. Pendant cette activité respiratoire, de l'oxygène est assimilé de l'at - sphère 8Jo1bl&.ntt, et la décomposition donne de l'anhydride carbonique et de l'oau.
Le fait que la dÓcopod- tion majeure ou initiale soit le résultat d'une activité phy- 8101o:lque ou 1:l1crobioloC1que est une fonction de la nature de la matière brute, du degré et du type de contamination, du degré de maturité des Ratières et de la température de conservation.
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En général, les végétaux ne décomposent phydologlque..1t!'nt avant de subir des altérations microbiologiques notables tandis que l'inverse est vrai pour des denrées animale .
La décomposition physiologique des végétaux mis en consor-
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vtition qui est également oonnue tous le n om de catabolisme, dégage de l'énergie en consommant de l'oxygène et en produisant de l'anhy- dride carbonique et de l'eau. La décomposition mierobiologique qui est la principale cause do dégradation ou de détérioration des denrées animales conservées telles que la viande fraîche et des
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derréep analogues est principalement due à des micro-organismes.
Ces micro-organismes consomment également de l'oxygène et produi-
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sent do l'anhydride carbonique et de l'eau cora.ie les végétaux. Le processus de décomposition pour les denrées animales et végétales peut donc être exprimé par l'équation approximative suivante des échanges respiratoires
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Dans cette équation qui exprime les réactions chimiques iIJIpl1qu88, (C1i20)n représente une molécule d'hydrate de carbone qui est dé-
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truite pendant le processus de décomposition cornue expliqué plut haut et n est un nombre entier dépendant de la dimension de la mo- lécule, cette dimension dépendant évidemment du nombre d'éléments CH2O récurrents présents. La limite inférieure pratique de n est évidemment de 6 et, dans ce cas, la molécule d'hydrate de carbone est celle d'un simple sucre.
Pour des molécules plus complexes, n peut être extrêmement grand, 1. 000.000 ou plus.
Cependant, dans chaque cas, une molécule d'oxygène est consommée pour chaque élément CH2O présent dans l'hydrate de carbone et produit une molécule d'anhydride carbonique et une molécule d'eau.
Les hydrates de carbone sont présents cornue tels dans les végé- taux et dans les micro-organismes décrits plus haut ou peuvent être des produits de décomposition d'autres substances telles que des protéines et des graisses. En tout cas, les altérations de dé- composition résultant de la mise en conservation de denrées ani- males et végétales en présence d'oxygène tel que l'oxygène de l'air normal sont exprimés par l'équation de réaction chimique précitée.
La formule qui procède est en fait une formule simplifiée puisque l'hydrate de carbone consommé passe habituellement par une série de stades comprenant un stade sucre, un stade acide et l'inti- lement un stade anhydride carbonique et eau, cornue indiqué.
Le procédé et l'appareil de la p@ésente invention résultent de la découverte que l'évolution de cette quation peut être retar- dée de manière à ralentir le processus de vieillissement des den- rées animales et végétales conservées premièrement, en réglant l'atmosphère à laquelle les denrées sont soumises et deuxièmement, en reconstituant continuellement cotte atmosphère pendant la période de conservation. Il est virtuellement impossible en pre tique d'ar- rxêter l'évolution de la réaction pour les denrées conservées et cet arrêt n'est pas souhaitable, parce qu'autrement les denrées ne respireraient pas, cette respiration étant nécessaire pour mainte- nir leurs caractéristiques de fraîcheur.
Cependant, la période de
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conservation peut être largement prolongée pour conserver aux den- rées leur aspect de fraîcheur en ralentissant l'allure de la réac- tion.
Afin de retarder l'évolution de l'équation précitée l'atmos- phère de conservation doit contenir moins d'oxygène et plus d'anhydride carbonique. Cornue il y a consommation d'oxygène dans la réaction qui précède, la quantité d'oxygène est maintenue à une valeur inférieure à celle de l'air ordinaire. D'autre part, comme il y a production d'anhydride carbonique, la quantité d'an- hydride carbonique dans l'atmosphère de conservation est supérieure à celle de l'air normal. Ainsi, d'une part, l'état de mise en conservation a pour effet de maintenir l'hydrete de carbone dans un état de sous-activité de sorte que sa vitesse de décomposition est freinée et d'autre part, l'hydrate de carbone est "inondé" d'anhydride carbonique de manière à retarder la réaction davantage.
Tant la quantité d'oxygène que la quantité d'anhydride carboni- que servent donc à retarder la vitesse de la réaction et prolongent la durée de conservation.
Connue cela ressort de ce qui précède, les quant.tés d'oxygène et d'anhydride carbonique n'ont pas d'importance aussi longtemps que suffisammment d'oxygène est présent pour permettre l'évolution respiratoire de l'équation, mais à une allure réduite. Si on désire obtenir une durée de conservation maximum, cette quantité d'oxy- gène doit juste suffire à maintenir la respiration des derres conservées. Si on ne désire obtenir qu'une faible prolongation de la durée de conservation, la quantité d'oxygène ne peut être que légèrement laférieure à celle que l'on trouve dans l'air normal.
Il est bien connu que l'air ambiant ou normal contient habituelle- ment environ 21% d'oxygène et 0,03% d'anhydride carbonique, en volume, le resto de l'air étant de l'azote et de petites quantités d'autres gaz inertes.
Il est bien connu qu'une atmosphère contenant peu d'oxygène et beaucoup d'anhydride carbonique est contenue dans les gaz de com-
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bastion résultant de la combustion de COCObu8tIbloO carbonb tels que des hydrocarbures combustibles dans de l'oxygène, par exeople l'oxygène de l'air. En fait, un réglage approprie1 des '11S" air-coi4bumtible donne des gaz d't<chapP''1Icmt contenant une concen. tration d'oxygène deair6o quelconque allent do 0 6 10% avec une teneur correspondante en anhydride carbonique dépendant de la con-
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centration d'oxy6ine et du combustible. Lors des premières tenta- tives d'utiliser oe gaz d'échappement pour retarder la décomposition de denrées ali;2>1ntl.lIru fraîches, on a observé des effets nuisibles sur les denrées.
On a découvert que les aient. de contamination principaux sont des oxydes d'azote qui se trouvent nornaleaent dans des gaz combustibles résultant de la combustion de combustibles dans de l'air des températures de flapie normales.
On a alors découvert qu'un procédé de combustion modifié produit une combustion complète sans quantités notables ou mesura- bles d'oxydes d'azote.' Ce procédé de combustion modifié consiste à brûler un combustible carboné dans de l'air à des températures
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inférieures aux températures de réaction auxquelles l'azote de l'air réagit avec l'oxygène pour forcer des oxydes d'azote mélan-
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gés. Ces températures sont notablement intérieures à la ga=ne de températures des flan es normales.
On a obtenu une combustion sans
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flanue avec des gaz d'échappement purs on mettant un mélange d'air et de combustible en contact avec un lit cctalyseur disposé de façon que le refroidissement du lit, par exemple par rayonnerait
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du catalyser, limite la teapérature de combustion une température désirée quelconque située dans la gaa...e de 1200 à 2000"F (649 à 1093 C).
Dans le procédé et l'appareil de la présente invention, l'atmosphère de conservation est obtenue en brûlant un combustible carboné, et de préférence un hydrocarbure, en présence d'air à une température inférieure celle requise pour oxyder une partie
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notable ou Mesurable quelconque des constl tuants 8Zots présents dans le mélange de combustion afin de produire une etnosphère comprenant de l'oxygène et de l'anhydride carbonique et en substance exempte @
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des oxydes d'azote qui ont un effet nuisible sur les denrées con-
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servéee. Il est bien connu que dans une combustion de gaz à flamme nor.''ale, il se fore au .'.oins 50 à 75 parties par million d'oxyde. d'azote.
En utilisant une combustion catalytique et en dissipant une notable partie de la chaleur de cOl1butlon, on peut facilement .maintenir la température naximuia dans la zone de combustion en dessous de 2000 F (1093 C) à laquelle la formation d'oxydes d'azote est pratiquement nulle.
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Quoique des calcula therinoohi:lI1ques indiquent que dans des conditions d'équilibre ftt h des températures inférieures à 2000T (1093 C), des nt1dl notables d'oxydes d'azote soient présentes, cette te.apé ratura réduite, ainsi que d'autres facteurs essentielle- nient présents dans cette combustion font que les produits de combus- tion ne contiennent bitoiire quantité mcrsurable d'oxydes d'azote. Un appareil courant permettrait de mesurer la quantité des oxydes d'azote présente si la concentration atteignait une partie par million :nais mè:ne cette petite quantité n'a pas été mesurée.
L'atmosphère résultante est modifiée, s'il le faut, pour
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atteindre les proportions volttaétriques prédéterminées d'oxygène et d'anhydride carbonique appropriées aux denrées à conserver ou à conditionner, et on la règle . lorsqu'il le faut, à la température désirée.
Il est à remarquer que puisqu'un des produits de combus- tion principaux des hydrocarbures liquides est la vapeur d'eau,
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l'at'aosphère fournie h l'enceinte de conservation a également l'a- vantage d'être saturée ce qui est bénéfique, par exemple, pour conserver des denrées telles que des pommes, des cerises, des haricots verts et en particulier des viandes.En ce qui concerne les viandes, la perte par déshydration dépasse normalement celle qui est causée par la décomposition physiologique et microbiologique.
Lorsqu'on conserve un produit tel que des oignons qui nécessitent une humidité moindre, on peut sous-refroidir l'atmosphère et la
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réchauffer pour obtenir les condltionr d'huraidité désirées.
Cela étant, la présente invention a notamment pour but
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de procurer un procédé perfectionné pour mettre en conservation des denrées animales et végétales périssables dans lequel on pro- duit une atmosphère appropriée pour la conservation en brùlant, à basse température et d'une façon réglée, un combustible carboné en présence d'un excès d'oxygène, de préférence del'air.
D'autres particularités et avantages de l'invention ressorti- ront de la description d'une forme d'exécution donnée ci-après, à titre d'exemple, avec référence aux dessins annexés dans lesquels! la Fig.l est une vue schématique d'un dispositif de conserva- tion suivantl'invention ; la Fig.2 est une coupe verticale schématique du brûleur catalytique de l'appareil de la Fig.1; la Fig.3 est une vue en perspective du brûleur catalytique de l'appareil, en partio arrachée, pour montrer des détail inté- rieurs ) et, la Fig.4 est une coupe horizontale du brûleur de la Fig.2.
La chambre de la forme d'exécution de l'appareil représenta dans laquelle les denrées alimentaires sont conservées, est indiquât* schématiquement en 10 sur la Fig.l et l'intérieur do cette charabre est refroidi par l'évaporateur d'agent réfrigérant 11 d'une instal- lation de réfrigération classique. Une atmosphère de conservation dans la chambre 10 est mise en circulation dans cette chambre et sur l'évaporateur qui la refroidit, par un ventilateurmoteur représenté schématiquement en 12. Il faut que la chambre 10 com- porte une sortie afin qu'à mesure que les gaz qui constituent. l'atmosphère de conservation pénètrent dans la chambre, une cer- taine proportion des gaz s'en échappe afin que l'atmosphre soit continuellementrenouvelle.
Cet échappement dans une forme d'exécutie tion telle qu'une chambre froide classique s'opère autour des portes et autres ouvertures et irrégularités de structure, ces moyens de fuite étant représentés sous forme d'un évent indiqué schématique- ) ment en 13 sur la Fig. l.
Afin de produire l'atmosphère de conservation à wie tempéra-
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ture relativement peu élevée empêchant la production d'oxydes d'azote, il est prévu un brûleur catalytique 14 comportant une première conduite de sortie 15 pour les produits de combustion.
La conduite est pourvue d'une valve 16 au moyen de laquelle elle peut être ouverte ou fermée.
Une seconde conduite 17 part du brûleur catalytique sous forme d'un branchement de la conduite 15 et est destinée aux produite de combustion. Cette conduite 17 est également pourvue d'une valve 18 et aboutit à un modificateur 19 qui est un laveur de gaz de construction classique servant à éliminer toute quantité désirée d'anhydride carbonique des produits de combustion gazeux, si cette élimination est requise. Comme les laveurs modificateurs courants, celui-ci est pourvu d'une conduite 20 d'entrée d'eau et d'une con- duite 21 de sortie d'eau contenant de 1' anhydride carbonique dissous. Si on le désire, l'anhydride carbonique peut être éliminé en un point situé en aval de la façon habituelle de sorte que 11 eau peut être réutilisée ou utilisée à d'autres fins.
Le laveur modificateur 19 comporte une sortie de gaz 22 débouchant également à l'intérieur de la chambre 10.
Pour assurer le refroidissement des produits de combustion chauds dans la conduite 15, un échangeur de chaleur 24 peut être intercalé dans la conduite de sortie 15. L'échangeur de chaleur 24 comprend une conduite d'eau intérieure 25 et une chemise exté- rieure 26 pour les produits de combustion. Des ailettes ou autres moyens classiques peuvent évidemment être prévus pour augmenter le transfert de la chaleur de l'eau dans la conduite 25 aux gaz dans la chemise 26.
La construction détaillée du brûleur catalytique 14 est re- présentée sur les Fige. 2 à 4. Co brûleur est de forme cylindrique et comporte une entrée 28 pour les gaz combustibles mélangés,tels que du gaz naturel et de l'air, qui sont de préférence prém6langés de la façon habituelle dans les proportions donnant un rapport désiré gaz combustible: air. L'air est de préférence présent en une quantité
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dépassant de 20 à 25% celle qui est nécessaire pour assurer un* combustion complète du combustible.
Co!n''e le montre la Fle.l, de l'air peut être envoya par la soufflerie 29 dans la eliaiabre de oélange 30 munie d'une valve 31 servant à oocL. 4nder le d<!bit de l'air. Le combustible passe de la conduite 32 dans la chambre de mélange 30, une valve 33 6tant uti- lisée pour (X)!I.l.and.r le débit du gaz. Le brûleur l est également pourvu de la sortie 15 pour les produits de combustion gâteux qui, eoome expliqué flua haut et coule représenté sur la F1g.1, peuvent être conduits direoternent dans la c:a:.bre 10 en ouvrant la valve 16 et en formant la valve 18, ou peuvent être envoyât dans le la-
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veur 19 en formant la valve 16 et en ouvrant la valve 18 afin d'611- miner toute quantité désirée d'anhydride carbonique.
Le brûleur catalytique 14, contient doux cylindres perforée concentriques espacés 34 et 35 qui sont concentriques à la sortit 15 et qui contiennent entre eux le lit catalytique 36. Le brûleur
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14 qui est en un métal tel que l'acier, est refro1dl A l'eau exté- r1eurGn8'1 t, pbr exemple par une conduite d'eau de refroidissement 37 enroulée autour de lui, et cette conduite comportant une entrée
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38 et une sortie 39. Coui-e le contre la Fig.l, l'eau qui sort de la conduite 25 de l';ctangeur de chaleur 24 peut être directement envoyée dana l'entrée 38 de la conduite d'eau de refroidissement 37.
Les plaques 34 et 35 sont fixées au couvercle inférieur 43 et
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au couvercle supérieur 44 dans lequel l'eitrée 28 et la sortie 15 sont placées.
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Les quantités relatives d'air et de gaz combitatible (qui peut être un combustible liquide vaporisé) sont réglées do manière à donner un pourcentage d'oxygène désire, par exemple 2 à 10%, dans lea produits de combustion pansant par la sortie 15. Le mélange d'air et de gaz pénètre dais l'entrée 28, traverse le lit 36 et pénètre dans l'espace 40:. situé à l'intérieur du cylindre perforé 34 et est allumé par un alluneur classique 41 qui est actionné élec- triquenent juste assez longtemps pour assurer l'allumage.
L'allumage
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a lieu d'abord dans l'espace 40 et chauffe le lit catalytique 36 à une température suffisamment élevée pour entretenir la combus- tion. A ce moment, la zone de combustion passe de l'espace 40 dans le lit 36 et en substance toute la combustion se maintient.
Quoiqu'une combustion catalytique s'opère naturellement à une température inférieure à une combustion ordinaire, on abaisse Cette température encore davantage en dissipant la chaleur rayonnée vers les parois latérales 42 du brûleur, a l'aide de l'eau de refroidissement qui passe dans le serpentin 37, Cela étant, la température do combustion dans le lit catalytique 36 est mainte- nue b une valoir suffis '1.Dent basée pour que l'azote présent dans le Mélange de combustion ne forue pas de quantités perceptibles d'oxydes d'azote. Cela ôtant, les gaz qui sortent par la sortie 15 sont en substance exempta d'oxydes d'azote qui ont un effet très nuisible sur les denrées conservées.
Les catalyseurs du lit 36 sont bien connus, existent dans le commer et sont fournis à l'industrie pétrolére principalement pour modifier les hydrocarbures. Les catalyseurs typiques utilités avec succès comprennent du chrome-alumine et du platine-alumine.
Dans un brûleur catalytique typique, l'enveloppe cylindri- que 42 à 24 pouces (61 en) de hauteur et 12 pouces (3C,5 cm) de diamètre tandis que la sortie 15 a deux pouces ( 5 en) de diamètre, Les cylindres perforés 34 et 35 sont en acier inoxydable, le cylindre intérieur 34 ayant 8,5 pouces (21,6 cm) de diamètre et le cylindre extérieur 35, 10 pouces (25 en) de diamètre, de sorte que le lit catalytique 36 a approximative/! en 3,4 pouces (19 au) d'épaisseur.
Les cylindres 34 et 35 sont soudes aux extraites correspondantes 43 et 44 du brûleur 14 afin d'obliger tout le mé- lange d'air et de gaz à passer à travers le lit catalytique, Le catalyseur utilisé est un catalyseur chrome-alumine du type courant contenant 20% d'oxyde de chrome, sous forme de pastilles extradées de 1/8 pouce (3,2 mm), L'air est détité par la soufflerie 29 et est convenablement mélangé au gaz fourni par la conduite 32, par
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une circulation turbulente dans la conduite 30 qui aboutit au brûleur 14. La quantité de gaz fournie est réglée par la valve 33 suivant la capacité et la température de fonctionnement maximum du brûleur.
La valve 31 sert à régler la quantité d'air dans le mélange air-combustible pour atteindre la teneur en oxygène détirée dans les produits de combustion.
En pratique, on constate qu'il est souhaitable de faire fonctionner le brûleur à environ 1600 F (871 C). Cette valeur est choisie comme étant bien supérieure aux 1200 F (649 C) approxima- tifs requis pour assurer une combustion complète du combustible,et quoique toute température jusque 2000 F (1093 C) produise l'at- mosphère désirée, il est souhaitable de travailler à une tempéra- ture beaucoup plus modérée pour augmenter la longévité du cataly. seur 36 et des cylindres perforés 34 et 35. Il est également souhaitable de faire fonctionner le brûleur de façon que l'allumage du mélange oombustible ne se produise pas avant son entrée dans le lit catalyseur 36.
A cet effet, on peut par exemple régler la consommation de gaz par unité de surface du catalyseur 36 près du cylindre perforé 35 de telle sorte que la température du catalyseur à cette surface soit insuffisante pour amorcer l'allumage dans le tube d'amenée de combustible et d'air 28 et y propager la flamme
Comme décrit plus haut, initialement l'allumage se produit: dans 'espace 40 et le mélange brûle immédiatement avec une flamme bleue près de la surface du cylindre perforé intérieur 34. Le lit catalytique 36 est ainsi chauffé très .rapidement et, aussitôt qu'il atteint la température de réaction catalytique qui est d'en- viron 800 F (427 C) pour le gaz naturel, la zone de combustion passe dans le lit catalytique 36.
La température à l'intérieur du lit monte rapidement et la chaleur coM lence alors rayonner vers les panis extérieures 42 tandis que la température continue à monter jusqu'à ce que le rayonnement vers la pnroi 42 et les pertes de chaleur vers les extrémités 43 ot 44 soient égauxà la cha'eur de combustion moins la chaleur contenue dans les gaz de
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combustion passant dans la sortie 15,
L'utilisation d'un lit catalytique pour produire l'atmosphère de conservation donne une atmosphère de pureté exceptionnelle dépourvue de toute quantité d'oxydes d'azote détectable susceptible de détériorer les denrées alimentaires et autres à conserver.
Dans un brûleur ordinaire brûlant les mêmes proportions de gaz et d'air, le taux d'oxydes d'azote habituel est d'au moins environ 50 parties par million. Dans l'installation typique représentée, le mélange de gaz et d'air qui est de 40 pieds cubes (1,13 m3) par heure de gaz naturel pour 440 pieds cubes (12,43 m3) d'air circulant dans la conduite 28 est suffisant pour produire des gaz d'échappement sortant par la sortie 15 à raison d'environ 400 pieds cubes (11,3m3) par heure et à une température d'environ 1400 F (760 C). Ces conditions sont suffisantes pour produire un gaz d'échappement contenant environ 2,5 d'oxygène et 10,5 d'anhydride carbonique.
Lorsque certaines denrées alimentaires sont conservées dans la chambre, cette atmosphère y est introduite directement par exemple par la conduite 15 qui contourne le laveur modificateur 19. Pour conserver certains autres types de denrées, il est souvent nécessaire d'abaisser la teneur en anhydride, carbonique en dessous de celle que l'on trouve normalement dans les produits de combus- tion. A ce moment, la valve 16 est fermée et la valve 18 est ouverte de sorte que les produits de combustion passent par la con- duite 17 dans le laveur modificateur 19. Dans le laveur modifica- teur, les gaz sont lavésp l'eau de la façon classique pour obtenir une teneur on anhydride carbonique diminuée désirée quelconque .
Cette atnosphèro, après avoir perdu une certaine .roportion de son anhydride carbonique éliminé dans le laveur lodificateur 19, passe ensuite par la conduite 22 à l'intérieur de la chambre 10.
Quoique la forue d'exécution représentée ait trait à une réfrigération, les denrées conservées peuvent être maintenues à la tempe rature ambiante ou à une température inférieure ou supérieure à cette température ambiante suivant de nombreux facteurs tels
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que la durée de la période de conservation, le type et la prove- nance des denrées conservées et la nature de la denrée elle- même Une limite pratique mais non exclusive des températures est de 29 à 120 F environ (-1,649 C) Le maintien de la tempéra- ture de conservation peut dans certains cas nécessiter un dispo- sitif de chauffée pour maintenir la température minimum si la température ambiante eet trop basse.
Pour conserver des denrées végé talea et animales telles que des denrées fraîches, une températu- re de conservation d'environ 29 à 55 F (-1,6 à 12,7 C) est préfé- rable.
Dans le procédé préféré pour mettre la présente invention en pratique, les conditions de combustion sont réglées de telle façon que la quantité d'oxygène dans 1 'atmosphère produite soit maintenue approximativement entre 1 et 10% en volume de l'atmosphë- re et la quantité d'anhydride carbonique approximativement entre 0,5 et 6 fois la quantité en volume d'oxygène, le reste de l'et..
mosphère comprenant un gaz tel que de l'azote, de l'air qui est inerte pour les denrées conservées et qui n'a par conséquent aucun effet chimique mesurable sur ces dearée, Dans la plupart des cas, la quantité d'anhydride carbonique est de préférence comprise entre environ 1 et 15% en voiture lorsque la quantité d'oxygène est com- prise entre 1 et 10% en volume. Par exemple, une atmosphère qui est efficace pour réaliser une conservation dans la plupart des conditions courantes contient 4% d'oxygène. 10 d'anhydride carbo- nique et 86% d'azote.
Certaines denrées telles que certains fruits se conservent mieux dans une atmosphère contenant 3% d'oxygène, 2% d'anhydride carbonique et 95% de gaz inertes tendis que d'autres fruits nécessitent, pour obtenir de bons résultats, une atmosphère de conservation de 1% d'oxygène, 5% d'anhydride carbonique et 95% de gaz inertes. Evidemment, il est très importent que l'atmosphè- re, quelle que soit sa teneur en gaz, soit évacuée de le chambre de conservation pendant que l'atmosphère de conservation est débitée, de sorte que l'atmosphère entrante reconstitue en substance conti-
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nuellement l'atmosphère contenue dans la chambre qui n'est ainsi pu$ statique.
La reconstitution continue de l'atmosphère dans la chambre de conservation est nécessaire pour éliminer les produite de respi- ration ainsi que d'autres produite vieillissants. On a découvert que si ces produits résultant de la conservation dans l'atmosphère de la présente invention ne sont pas diminua, les denrées conser- vées se détériorent ou s'abîment souvent. De plua, en soumettant les denrées conservées à des conditions optiomm comprenant la re- constitution continue de l'atmosphère de conservation, l'aspect et la qualité des dearées conservées peuvent être maintenue à des ni- veaux souhaitables pendant toute la durée de conservation.
Cette reconstitution peut être réalisée comme indiqué dans la forme d' exécu tion spécifique en évacuant l'atmosphère de la chambre de conservation à mesure que l'atmosphère fraîche est introduite.
La plupart des denrées animales et végétales sont conservées à une humidité relative de 85-100% Avec certaines denrées telles que des oignons, des grains et des noix, l'humidité peut être in- férieureà l'humidité ambiante. L'humidité relative peut ainsi partir de 25 ou moins et aller jusque 100%
Dans des conditions de conservation expliquées plus haut et lorsque la conservation, par exemple, s'opère dans un réfrigéra- teur, la concentration d'oxygène et d'anhydride carbonique dans le réfrigérateur varie évidemment de temps autre lorsque la porte du réfrigérateur est ouverte et fermée pour introduire et enlever des denrées alimentaires.
Chaque fois que la porte est ouverte, le pourcentage d'oxygène augmente parce qu'une plus grar,de quantité d'oxygène est admise de l'atmosphère ambiante tandis que la quantité d'anhydride carbonique diminue par suite de l'échappement d'une par- tie de l'atmosphère de conservation. Cependant, ces variations dans le réfrigérateur n'ont apparemment aucun effet mesurable sur la durée de conservation des denrées animales et végétales dans le ré- frigérateur comparé à un état d'essai lorsque la porte est restée fermée pendant toute la durée de ecrservation.
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En utilisant les principes de la présen te invention,on a constaté que de nombreuses denrées, par exemple, peuvent être mises en conservation dans un réfrigérateur domestique qui est constamment utilisé pendant 4 semaines et plus sans décomposition, sérieuse. En fait, des baies telles que des fraises et des framboises ainsi que des baies analogues ont été conservées pendant quatre semaines à 34 F (1,1 C) dans une atmosphère comprenant Initialement 44 d'oxygène , 10% d'anhydride carbonique et 86% d'azo- te et la porte a été ouverte 88 fois en 24 heures sans que les baies subissent une perte de couleur, de texture et de goût excès- ! sive.
Des exemplesde denrées animales et végétales qui peuvent être mises en conservation pendant des périodes de temps prolon- gées dans les conditions de la présente invention sont des non- comestibles comme des fleurs coupées, du tabac, des bulbes de fleurs et des articles analogues ainsi que des produits alimentaires tels que des pommes, des baies, des pêches, des poirps, des pro- duits laitiers comprenant du lait, du beurre et du fromage, des oignons, des céleris, des carottes, des tomates, des oranges, de la viande et des produits carnés, des oeufs, des pommes de terre, des bananes, des raisins, des asperges, des haricots, des crains, des noix, des pois etc.
Le principe de l'invention qui permet de procurer une atmos- phère de conservation déterminée en brûlant un combustible est décrit et revendiqué dans le brevet de même date de la Demanderas ce intitulée "Appareil et procédé pour conserver des denrées animales et végétales",
Bien entendu , l'invention n'est pas limitée àla forme d'exécution décrite à titre d'exemple avoc référer ce aux dessin annexas, den changements et modifications pouvant y être apportas sans sortir de son cadre.