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Jeu de composition ou de construction.
La présente invention se réfère à un jeu de composition . ou de construction et plus particulièrement à un nouvel élément de liaison, lequel, par la manière dont il établit les assemblages, par simple ajustement en différentes formes, offre une base de passe-temps en permettant de monter une infinité de structures imaginées.
Cet élément, qui est défini ci-après comme élément de base ou élément type, se compose d'un corps de préférence en forme de polyèdre cubique, avec des trous qui le traversent de telle manière que dans les six faces du cube il est possible d'introduire des baguettes qui resteront fixées en position verticale, horizontale, ' et même en positions moyennes; ceci signifie que ledit polyèdre con- stitue un noeud ou noyau pour servir de base aux différentes baguet- tes et construire n'importe quel squelette ou charpente.
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En outre, il a été prévu de faire sur le corps polyédrique des rainures superficielles permettant d'adapter des plaques desti- nées à la formation de plans indistinctement horizontaux ou verticaux, de manière à pouvoir réaliser, tout en jouant, différentes structu- res en forme de bâtiments, véhicules, appareils ou machines divers.
Il convient de citer la manière dont a été conçue la structure, pour que le cube ait ces applications multiples avec une bonne adaptation des accouplements, car les trous cylindres passant d'une face à l'autre, traversent le polyèdre suivant une ligne parallèle et voisine de l'une des arêtes; ce qui signifie que chaque . trou est voisin de l'arête d'un angle dièda, et étant donné que les arêtes auxquelles correspond chaque trou ne sont ni adjacentes ni parallèles les unes aux autres, les trous ne se rencontrent pas dans la masse du corps et il n'y a pas de croisements ; etcomme le dièdre ' a une entaille, les trous peuvent céder élastiquement par celle-ci, de sorte qu'ils sont capables de fournir un ajustement qui permet de donner une certaine rigidité sous forme d'assemblage, aux baguettes qui y sont introduites.
Cet ajustement s'obtient aussi dans les rainures d'adap- tation des plaques, car l'élément-type étant moulé en matière plas- tique, ce matériau offre l'élasticité nécessaire pour céder élasti- quement et acquérir une certaine tension lorsqu'il y pénètre une pièce légèrement plus épaisse que la largeur de l'entrée.
Il faut tenir compte que cette invention permet d'embrasser npn seulement le simple aspect récréatif et de passe-temps des en- fants, mais qu'elle se prête aussi à d'intéressantes applications didactiques et à diverses utilisations dans le commerce.
Sous l'aspect didactique, la disposition conçue se prête à la représentation rapide de figures et corps géométriques. Elle peut être utilisée par les étudiants pour monter des maquettes, pour étudier des structures, au laboratoire pour soutenir les éprou- vettes et les tubes d'essais, et même pour représenter des formules chimiques..
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Pour une meilleure compréhension de la présente invention, celle-ci a été illustrée de plusieurs dessins dans lesquels le jeu ou ensemble de composition est représenté d'après deux formes préfé- rées de réalisation, le tout à titre d'exemples, et dont la descrip- tion détaillée suit :
La figure 1 est une perspective d'une structure faite sur la base des éléments de composition mentionnés, donnant une idée de la manière dont il est possible d'obtenir ,avec un élément de base, ' les assemblages des diverses baguettes ;
La figure 2 est une perspective du cube plastique avec les éléments complémentaires les plus essentiels pour monter les structures ;
La figure 3 est une vue d'une structure montée avec les céments représentés à la figure 2 ;
La figure 4 est une perspective de l'un des éléments types, d'après une variante simplifiée de réalisation de l'invention;
La figure 5 est une vue dudit élément, avec les baguettes adaptées dans les canaux ;
La figure 6 est une perspective correspondant à un élément . coopérant avec les éléments types ou de base ; en dernier lieu,
La figure 7 est une section transversale de l'élément de la figure précédente.
Dans les diverses figures, les mêmes numéros et lettres Indiquent les mêmes organes ou des organes correspondants.
Comme le montrent les dessins, a désigne les cubes construits en matière plastique, avec des trous 1 traversant de part en part et des rainures 2, constituant l'élément de base pour monter les structures à l'aide desbaguettes 3 et des plaques 4. Ceci permet en outre d'effectuer des combinaisons avec d'autres éléments de formes appropriées pour compléter des constructions, des appareils et des ensembles spéciaux.
Le cube a comporte des rainures 2, faites à la manière de chêneaux plus ou moins profonds, mais divisant le cube de façon
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que, étant dirigées en sens différents sur chaque face, les rainures 2 se croisent symétriquement et divisent chaque face en quatre facettes 5 ; cube sembla ainsi être formé par huit petits cubes, . tel qu'il apparaît à la figure 2.
Sur l'une des facettes 5 de chaque face du cupe se trouve l'ouverture d'un des trous 1, dirigé parallèlement à l'arête 6 ; et cette arête 6 est .celle qui correspond à l'angle dièdre où se ; trouve le trou 1. Etant donné que ce trou est voisin de l'arête 6 correspondante, le même trou passe à travers deux des petits cubes résultant de la division produite par les rainures 2.
Comme les trous 1 sont parallèles à une arête 6 non adja- cente à une autre arête et ne formant pas d'angles avec les autres arêtes 6, les trois trous 1, sont situés dans des pans différents et occupent également des parties différentes du cube et par consé- quent les trous 1 ne s'entrecroisent pas.
Selon le plan bissecteur de l'angle dièdre qui se forme depuis chaque arête 6, il y a une entaille 7 qui, partant de ladite arête, arrive jusqu'au trou 1 considéré. Cela veut dire que chaque trou est ouvert et par conséquent, en vue de l'élasticité de la matière plastique dont est fait le cube a., les parois de chaque trou cèdent ou mieux, s'écartent élastiquement lors de l'introduction d'une baguette 3 dont le diamètre est légèrement plus grand que le trou. Ainsi, en introduisant avec un mouvement un peu forcé, les baguettes 3 dans les trous 1, il est possible d'obtenir un bon ajus- tement qui devient un assemblage.
En un mot, le point essentiel du jeu de composition est constitué par les cubes a, et spécialement par la disposition par- ticulière des trois trous 1, avec la particularité que chacun- de ces trous est fait près d'une arête 6, parallèlement à celle-ci ,et comme ils passent orthogonalement d'une face à une autre opposée, chaque trou 1 est situé dans un plan différent de celui des autres trous, sauf que, correspondant aux trois paires de surfaces paral- . léles du cube, les trous trois 1 suivent des sens différents les
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uns des autres, de sorte qu'ils sont capables de recevoir et assem- bler des baguettes 3 avec saillies à angle droit depuis les six surfaces du cube.
Les rainures 2 ont aussi leurs bords élastiques, puis- qu'ayant une certaine profondeur, elles fonctionnent comme des mâ- choires cédant élastiquement, pour assembler en ajustant les plaques 4 qui ont une épaisseur légèrement supérieure à la largeur desdites . rainures.
Avec ces caractéristiques, les éléments a, 3 et 4, et mêmes les autres éléments complémentaires, peuvent s'accoupler les uns aux autres et constituer des assemblages réppndant à diverses conceptions.
Ainsi par exemple, si l'on veut former un squelette ou une charpente pour représenter une maison, il faut prendre plusieurs cubes a, et introduire dans leurs trous 1 les baguettes cylindriques 3 qui s'assemblent ainsi, soit comme membres horizontaux, ou comme piliers verticaux; et en bas, à ce squelette, il est possible d'appliquer les plaques 4 qui sont enfoncées à forcement dans les rainures 2, de manière qu'ellesresteront comme des planchers, des toits ou des murs, selon le sens de la disposition de ces plaques comme on le voit sur les figures 1 et 3.
Au lieu d'imiter des bâtiments, d'autres structures peu- vent être obtenues, pour représenter n'importe quel objet, soit comme base d'une illustration graphique pré-déterminée, ou d'après une création ou produit de l'imagination de l'intéressé.
Les figures 4 et 5, montrent une intéressate variante de réalisation des éléments de base, destinée à simplifier la con- struction de ces éléments et faciliter l'accouplement des baguettes avec ces derniers.
Cette variante permet d'élaborer des éléments de diverses grandeurs, aptes à .former des structures à diverses échelles et avec différents degrés de résistance. La disposition imaginée ne se borne alors pas à fournir un jouet intéressant, mais est susceptible'd'applica-
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tions de plus ample portée, comme par exemple le montage rapide de supports pour l'exposition commerciale d'articles divers.
Dans le cas d'éléments de grande taille, au lieu d'y adap- ter de simples baguettes, on peut remplacer celles-ci par des tubes ou tuyaux en matériaux appropriés.
Un autre résultat de cette variante est de modifier le mode d'accouplement entre ces derniers éléments et les baguettes, décrit plus haut, et qui consistait dans l'insertion avec ajuste- ment glissant desdites baguettes dans les trous respectifs des élé- ments type a, ajustement facilité par les entailles 7; bien que cet accouplement soit efficace, il présente certains inconvénients, car ; une fois le squelette ou la structure montée, il est difficile d'y ajouter d'autres éléments.
Dans cette variante des figures 4 et 5, cet accouplement est remplacé par un autre plus simple, dont l'efficacité est égale ou mailleure, et où les éléments type b et les baguettes 8 se mon- tent par simple assemblage ou "agrafage" latéral à pression,cer- taines variantes de construction étant prévues pour les éléments type b.
Le fait que les éléments type b soient dénommés "cubes" ou autre expression similaire, n'est pas limitatif, car il a été prévu comme une caractéristique de la présente invention qu'il est possible d'en modifier la configuration générale, et de leur don- ner - si la pratique venait à le suggérer - des formes de sphères ou de polyèdres différentes de celles qui ont été mentionnées. Il est bien entendu que la disposition particulière des trous ou canaux
9 serait maintenue, pour l'adaptation des baguettes 8 ou autres pièces similaires.
Spécialement, dans la figure 4 un des éléments type b est , illustré en détail. Il est constitué par un corps 10 en matière plas- tique,qui est, dans ce cas, virtuellement,.un cube, ayant trois canaux
9 mutuellement orthogonaux, s'étendant essentiellement entre les faces opposées du corps 10 en disposition parallèle avec les arêtes
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virtuelles correspondantes.
Lesdits canaux 9 sont de préférence à profil circulaire, ayant des ouvertures longitudinales 11, orientées vers les arêtes virtuelles. Il convientde remarquer que lesdites ouvertures 11 sont d'une largeur substantiellement moindre que le diamètre des canaux; leurs bords 12 - qui sont relativement étroits - sont orientés vers l'axe virtuel longitudinal des canaux, ou bien déplacés obliquement suivant une corde virtuelle de ceux-cà, lesdits bords 12 étant, dans ce dernier cas, destinés à faciliter l'entrée, par pression latérale, des baguettes dans les canaux.
Comme il résulte des figures 4 et 5, il a été prévu d'éliminer les coins ou sommets du corps 10 non affectés par les canaux 9 et qui sont opposés entre eux, cette élimination poursui- vant une double fin: d'une part, réduire au minimum la quantité de matière employée pour l'élaboration du corps 10, avec l'économie qui en dériverait; d'autre part, pour laisser définis deux plans 13 permettant le parfait appui des doigts pour fixer la pièce sans entraver l'un ou l'autre descanaux.
Contrairement aux éléments de base représentés dans les figures 1 à 3, celui qui est décrit dans ces derniers paragraphes n'a pas de rainures superficielles pour l'adaptation des arêtes ou bords des plaques ou éléments laminaires comme ceux qui ont été déjà décrits. De cette manière, les cubes comportant des rainures, dont la production est plus coûteuse, pourraient former des jeux d'un prix relativement plus élevé, tandis que ceux décrits en der- nier lieu .eraient à même d'être considéré comme pièces "standard" et pourraient arriver au public sous forme de jeux à prix modique).
Comme il a déjà été dit plus haut, d'après les dimensions que présentent les éléments de base b, les pièces 8 pourront être constituées par de simples baguettes, ou par des tubes ou tuyaux de plus grande résistance.
Dans le cas où l'on voudrait inclure dans cette disposi- tion, dès plaques ou éléments laminaires destinés à couvrir ou
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revêtir les squelettes ou structures formés, et en vue de l'absence dans les éléments b de rainures pour l'adaptation de plaques, il a été prévu, selon l'invention, de munir ces plaques de petits crampons - de préférence élastiques - capables de s'adapter de manière à pou- voir être ensuite enlevés, sur les baguettes 8 ou similaires..
Dans Inadaptation comme jouet, cette invention prévoit l'inclusion de roues de grandeurs appropriées, capables de s'adapter sur les baguettes et pourvues de jantes striées pour recevoir des bandes de roulement élastiques, ou bien des bandes pourvues de : dents pour former des engrenages.
Il est facile de comprendre, en observant les figures 4 et 5, la manière dont les éléments b et 8 sont reliés entre eux. Au ; lieu de prendre la baguette 8 ou similaire et de l'introduire dans les trous du cube ou corps similaire, comme dans la réalisation il- lustrée par les figrees 1 à 3, cette variante permet à ladite baguet-, te de s'appuyer econtre les bords 12 des ouvertures 11 des canaux 9, et lorsqu'on presse latéralement, en écartant lesdits bords 12, -ce qui est permis par la nature du matériau employé pour l'élément b- la baguette entre et reste solidement retenue élastiquement dans le canal 9 correspondant.
D'après cette particularité, dans le cas du jouet, l'en- fant peut monter et démonter ou défaire très facilement une struc- ture quelcqnque, tout ceci étant facilité par la disposition ini- ' tialement prévue aux figures 1 à 3 des dessins annexés.
Afin que l'intéressé puisse avoir des éléments pour com- pléter l'objet des corps de base a ou b, il a été prévu, selon l'invention, d'inclure des éléments coopérants c, constitués par exemple par les corps 14 en forme de cubes ou autres appropriés, faits en même matière que lesdits corps et incluant, par rapport à deux des arêtes opposées, autant de canaux 15 de la même conformation et disposition que les canaux 9, les éléments c étant divisés en deux parties adossables, qui se joignent au moyen d'assemblages emboîtés 16, permettant la rotation relative de ces parties pour réaliser des
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changements dans la position des canaux respectifs, dans chacun des- quels s'adapte de la manière déjà décrite, une baguette 3 ou 8.
Outre tout ce qui a été exposé, il est tout à fait hors de doute, qu'en mettant la présente invention en pratique, diverses modifications ou améliorations pourront y être apportées sans s'écarter des principes fondamentaux de ladite invention.
REVENDICATIONS.
1.- Pièce de liaison utilisé pour relier trois éléments cy- lindriques ou tiges ou baguettes d'un diamètre extérieur prédéterminé, perpendiculairement les uns aux autres, comprenant un corps composé de matière élastique pourvu de trois trous ou canaux perpendiculaires entre eux, ne se recoupant pas, ayant chacun une section transversale en arc de cercle dont le diamètre correspond au diamètre prédéter- miné des éléments cylindriques et pouvant recevoir chacun de façon amovible un des éléments cylindriques, la circonférence de chaque trou s'étendant en substance sur les trois quarts d'un cercle, chaque trou étant ouvert sur toute sa longueur, sur une largeur cor- respondant au quart de cercle restant,
formant ainsi entre les bords ou lèvres un intervalle longitudinal établissant une communication entre l'intérieur du trou et l'extérieur du corps, la largeur de cet intervalle étant inférieure au diamètre du trou, les lèvres de chaque intervalle ayant une épaisseur suffisamment faible pour se donner élastiquement lorsqu'on introduit à force un élément entre les lèvres de l'intervalle pour le faire pénétrer dans le trou, et suffisamment forte pour résister à tout retrait de l'élément par l'intervalle sauf si l'on exerce une certaine force.