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Brevet d'invention.
Fibres de verre et produits en fils à revêtements de verre.
Cette invention concerne des produits en forme de fila- ments, comprenant du verre, y compris des fibres de verre et une matière métallique en filament isolée par du verre, obtenue d'habitude par la fusion d'une source de métal, telle qu'un fil métallique, à l'intérieur d'un tube en verre, à proximité d'une source de chaleur et l'étirage conjoint du verre et du métal fondu, de manière à obtenir un très petit noyau de métal, sous la forme d'un fil fondu continu, à l'intérieur d'un filament de verre très fin constituant un isolement continu. La fibre de verre peut généralement se fabriquer par des techniques plus simples, impliquant essentiellement le chauffage et l'étirage d'un échantillon de verre approprié, ou bien par le filage ou l'extrusion de la masse fondue.
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La fabrication normale d'un fil fondu continu isolé par du verre est maintenant connue depuis plusieurs années, mais quoique donnant en général satisfaction, elle est affec- tée d'un certain nombre de défauts. Parmi ceux-ci, il est possible que le fil descendu dans le tube en verre se mette à vibrer, avec le résultat que le produit obtenu a des dimensions irrégulières ou même que le noyau métallique se brise. De même, le tube en verre a parfois, sur sa face intérieure, des défauts petits et absolument inaccessibles qui peuvent se propager dans le produit obtenu.
L'élimina- tion de'ces défauts est parfois impossible, car il arrive souvent qu'on ne peut les déceler facilement et en tout cas, leur élimination exige l'exécution d'une opération de polissage difficile, à l'intérieur du tube en verre, qui peut être d'une longueur considérable. En troisièmelieu;, il existe certains verres inhabituels ou spéciaux que l'on ne peut obtenir sous la forme de tubes qu'avec de grandes difficultés, si même la chose est possible, du fait que l'absence de demande pour les formes tabulaires de ces verres les rend extrêmement coûteuses. Certains métaux ne peuvent virtuellement s'obtenir sous la forme de fil, qui est nécessaire d'habitude pour obtenir des produits métalli- ques fondus continus isolés par du verre, en raison de la nature fragile de ces métaux.
L'invention cherche à vaincre ces défauts et à permettre la transformation de matières, même fragiles, en produits fondus continus, avec l'avantage . que 1'isolement, en verre renforce le noyau en métal fondu qui peut ainsi devenir relativement flexible, tandis que dans les formes plus épaisses et dans les dimensions habituelles des fils métalliques ordinaires étirés à la filière, la rupture ne pourrait être évitée et les matières seraient en pratique inutilisables.
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C'est un but de la présente invention d'apporter des perfectionnements au procède classique de fabrication des produits en fils métalliques isolés par le verre, de la fibre de verre et d'autres produits sous forme de filaments qui éliminent certains des défauts mentionnés ci-dessus, ou , même tous ceux-ci, et permettent d'obtenir d'autres améliora- tions.
Suivant cette invention, il est proposé un procédé pour la fabrication d'un produit composite en forme de filament, contenant du verre, et qui comprend la disposition d'une masse de verre, ayant initialement la forme d'un cône creux inversé, autour d'une matière à revêtir de verre, le chauffage d'au moins la partie de la masse de verre constituée par le sommet du cône, l'étirage vers le bas, à partir de cette région supérieure, d'un filament de verre chauffé entourant un noyau de matière en forme de filament et le refroidissement libre ou provoqué du produit résultant en forme de filament enrobé de verre.
Afin que l'invention puisse être facilement comprise, on se reportera aux dessins annexés, montrant sous une forme très schématique le procédé habituel de fabrication d'un fil fondu oontinu isolé par du verre et un certain Nombre des perfectionnements apportés à ces méthodes et aux méthodes analogues et qui constituent la présente invention.
En se reportant aux dessins :
La figure 1 illustre en une coupe schématique le procédé classique de fabrication d'un fil fondu contenu isolé;
La figure 2 est une vue similaire à la figure ls mais montrant une forme de mise en pratique du procédé perfectionné de la présente invention, où le verre se présente sous la forme d'un o8ne au lieu d'un tube;
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La figure 3 montre une modification du procédé de la figure 2, où. le verre est en forme de c8ne et où il en est de même pour le métal dont est fait le noyau du fil fondu;
La figure 4 montre une autre forme de mise en pratique du procédé de la figure 2, où un fil fondu à double revêtement est fabriqué en étirant un métal d'un c8ne métallique inté- rieur dans deux c8nes de verre concentriques;
La figure 5 montre le procédé de la figure 4, prévu pour être mis en pratique avec des tubes de verre plut8t qu'avec des cônes et où le fil est amené à la zone de chauffage à l'intérieur de deux tubes de verre concentriques:-
La figure 6 illustre une modification du procédé de la présente invention, utilisé pour la fabrication de fil fondu à deux noyaux, où deux ensembles concentriques fil/tube sont étirés ensemble dans la zone de chauffage;
La figure 7 illustre une modification du procédé de fabrication à double noyau de la figure 6, où le verre se trouve sous la forme d'un cône et où. les deux fils constituant les deux noyaux du produit sont séparés par une plaque de verre diamétrale, disposée à l'intérieur du cône;
La figure 8 illustre un procédé de fabrication d'un fil fondu coaxial, où. le noyau central et la oouche de verre qui l'entour sont eux-mêmes entourés par une gaine métallique, entourée à son tour d'un recouvrement extérieur en verre;
La figure 9 illustre schématiquement un procédé de mise en pratique de la présente invention, où. on utilise une méthode perfectionnée de refroidissement du fil fondu par l'eau.
La figure 10 illustre deux variantes de la présente invention, prévues pour la fabrication d'un fil fondu continu à partir de métaux qui subiraient une oxydation si on les utilisait dans le procédé de fabrication classique, ou qui exigent une atmosphère inerte ou spéciale.
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En se reportant à la figure 1, le procédé classique de fabrication d'un fil fondu continu isolé par du verre fait usage d'un fil métallique 10, en général disposé verticalement, placé à l'intérieur d'un tube vertical 11 ; le fil et le tube sont installés axialement au-dessus d'un radiateur électrique à induction désigné généralement par 12. Le radiateur prend, de préférence, la forme d'une bobine 14, placée à l'intérieur d'un logement annulaire en cuivre 15, formant lui-même le pourtour d'un disque concave 16 percé d'une ouverture centrale par laquelle le fil métallique revêtu est étiré.
Quand le radiateur à induction 12 est mis en marche et que le fil 10 avec le tube 11 sont descendus lentement, à des vitesses prédéterminées, il se forme, par fusion locale du fil 10, un globule 17 à l'intérieur d'une partie conique du tube en verre désignée par 18. Le fil étiré résultant est désigné généralement par 19. La caractéristi- que essentielle du procédé de chauffage est que le champ électrique dû à la bobine d'induction 14 provoque la lévitation du globule de métal 17 à l'intérieur du verre fondu dans la région 18; ceci a pour résultat la production d'un fil de métal étiré continu, fondu à l'intérieur de l'isolement en verre du produit 19.
Quoique ce procédé s'utilise d'ordinaire aujourd'hui dans la pratique, il est sujet aux inconvénients mentionnés précédemment.
En se reportant à la figure 2, on voit que celle-ci présente une forme particulière de la présente invention, où les pièces similaires à celles de la figure 1 sont désignées par les mêmes références. Dans cette forme d'exécution, le verre se présente sous la forme d'un cane creux inversé 20 (qui peut s'obtenir par une simple opération de compression à partir de verre en morceaux), que l'on descend dans 9.'espace délimité à l'intérieur de la bobine de chauffage 14 et le fil 10 est amené dans la région de son
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sommet creux puis fondu par le ohamp inductif pour former le globule 17.
La figure 3 montre une modification du procédé de la figure 2, où le verre pour le fil fondu 19 se présente sous la forme d'un cône creux inversé désigné par 20a. Le métal dont est étiré le noyau du produit 19 et qui fournit le globule métallique fondu 17 est lui-même amené sous la forme d'un c8ne creux 21 qui s'ajuste à l'intérieur du cône de verre 20a.
Dans les deux procédés illustrés aux figures 2 et 3 on peut employer des dispositifs d'alimentation du métal et du verre similaires à ceux utilisés dans le procédé classique, En raison de la quantité de verre (et de métal) relativement réduite contenue dans une longueur considérable de fil ou de fibre de verre, il est possible d'étirer les quantités nécessaires à de nombreuses applications, sans déplacer appréoiablement le cône de verre et, si nécessaire, en établissant de manière appropriée un gradient de tempéra- ture dans l'axe du sommet du cône, afin de pouvoir disposer d'une alimentation de verre fondu d'importance adéquate.
Dans une variante pour la production de fibres de verre enrobées, on peut employer le même procédé qu'aux figures 2 et 3, où l'on remplace le fil 10 par une tige de verre, ou le cône métallique 21 par un c8ne de verre. la figure 4 illustre une adaptation du procédé par cône inversé appliquée à la fabrication d'un fil fondu isolé pour des buts spéciaux où l'on désire, pour une raison ou pour une autre, avoir une seconde couche de verre autour de la chemise vitreuse ordinaire. Comme le montre la figure
4, le métal pour le noyau de fil fondu est amené dans la ré- gion où le globule fondu 17 se forme, sous la forme d'un c8ne métallique creux inversé 2ia, qui s'ajuste à l'intérieur d'un c8ne de verre similaire désigné généralement par 20b.
Le second verre destiné à la formation de la seconde gaine
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ou gaine extérieure du fil à double revêtement 22 est constitué par un troisième cône creux inversé 24. Quand le métal se trouvant dans le cône 21 est fondu pour former le globule 17, les deux c8nes de verre 20b et 24 sont fondus de manière à être étirés autour du noyau et former le fil à double enrobage 22 désiré.
L'avantage particulier obtenu avec le fil fondu à double enrobage tel que celui représenté en 22 à la figure 4, est qu'il évite les défauts de résistance qui se renoontrent parfois dans le fil classique à simple enrobage. Il est bien connu que l'on peut produire des fibres de verre ayant des résistances à la traction de l'ordre de 350 à 700 kg/mm2, mais ces résistances initiales à la traction diminuent rapidement sous l'effet de la corrosion atmosphérique qui amorce des défauts de surface dans le verre.
On a constaté que si l'on mesure la résistance mécanique de fils ordinaires simple enrobage peu après leur fabrication, celle-oi est de l'ordre mentionné ci-dessus et c'est seulement après un certain temps, quand les effets de la corrosion atmosphérique se sent manifestés, que l'on observe les résistances à la traction relativement faibles les plus usuelles.
Avec le procédé illustré à la figure 4, la gaine extérieure en verre, non fondue sur le verre du noyau, protège la gaine de verre intérieure contre la corrosion atmosphérique et ceci donne au fil 22 des résistances à la traction extrêmement élevées, de l'ordre indiqué plus haut. Un autre avantage est que plus le fil est résistant, plus il est facile à manipuler et à enrouler pour l'emmagasinage et le transport.
La figure 5 illustre la fabrication du fil à double enrobage 22 par l'emploi de deux tubes de verre concentriques. Dans ce procédé, le fil 10 arrangé verticalement est placé concentriquement à l'intérieur d'un tube en verre 11a, monté lui-même à l'intérieur d'un tube en verre extérieur 11b et cet
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ensemble est descendu lentement dans le radiateur électrique à induction 12. Les verres des tubes 11a et 11b sont fondus et étirés ensemble autour du globule métallique 17, pour former un fil à double enrobage désigné par 22.
La figure 6 illustre un autre perfectionnement de la présente invention où le produit fabriqué peut être considéré comme un fil à deux noyaux isolé par du verre.
Dans ce procédé, deux ensembles constitués d'un fil et d'un tube en verre sont avancée conjointement vers le centre d'un'unique dispositif de chauffage et étirés ensemble.
Le dispositif de chauffage 12 est du type illustré aux figures ; précédentes,et on lui fournit, de manière appropriée, suivant deux directives convergeant légèrement un premier ; fil 10c situé axialement à l'intérieur d'un premier tube en verre 11c ainsi qu'un second fil 10d, placé de la même manière à l'intérieur de son tube en verre 11d.
Les verres des deux tubes 11c et 11d devraient être compatibles. pans la zone de chauffage du dispositif 12, les deux fils 10o et 10d forment des globules métalliques respectifs 17c et 17d et les tubes en verre 11c et 11d sont fondus ensemble; on constate qu'à partir des globules métalliques 17c et 17d, sont étirés deux noyaux métalliques se trouvant à l'intérieur d'un unique tube en verre semblable à une tige, pour former un produit à deux noyaux enrobés dans le verre, comme indiqué en 25. Le noyau produit à partir du fil 10c est indiqué en 26o et celui qui provient du fil 10d est indiqué en 26d. On constate qu'avec un soin raisonnable et une vitesse appropriée des fils et des tubes, les deux noyaux 26c et 26d restent séparés et qu'ils n'ont pas tendance à se souder.
En outre, les deux tubes de verre sont fondus et étirés comme une simple tige, avec les deux noyaux à l'intérieur, de sorte que le fil a une section transversale généralement circulaire.
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Les fils enrobés à deux noyaux de ce genre trouvent un emploi considérable dans la fabrication des pièces détachées miniaturisées, telles que les thermocouples, les enroulements non inductifs, les lignes de transmission, les câbles de microphones, par exemple.
La figure 7 illustre une version modifiée du procédé de fabrication du fil 25 à deux noyaux, où les deux fils 10c et 10d sont amenés dans le sommet d'un unique cône oreux inversé 20 en un verre approprié. Ici, les fils fondent pour former les globules jumeaux 17c et 17d, dont les noyaux jumeaux du fil 25 sont étirés et fondus de la manière décrite à propos de la figure 6. Afin de maintenir les fils séparés et s'assurer que les deux noyaux ne se soudent pas, une plaque de verre triangulaire 27 est montée entre les fils 10c et 10d, diamétralement en travers du c8ne 20. On se rendra compte que pour que la méthode soit pratiquable, il est préférable que la cloison centrale 27 soit en un verre similaire à celui du cône 20.
Un autre perfectionnement par rapport au procédé classique réside généralement dans la fabrication de fils fondus isolés par du verre et revêtue d'un métal. Ce type de produit est en effet un câble coaxial miniature. La figure 8 illustré généralement une adaptation du procédé de la figure 3, à la fabrication de ce produit à gaine de métal.
Dans le procédé illustré à la figure 8, le fil central 10 est descendu dans la zone de chauffage d'un dispositif de chauffage à flamme, d'un moufle électrique ou d'un dispositif
12, constitué par la combinaison d'un chauffage à flamme et d'un moufle électrique, où se forme le globule métallique 17 qui sert à l'étirage du noyau fondu 29a du fil 28. La chemise de verre pour celui-ci est fournie par un cône de verre creux inversé 20c, disposé autour du fil 10 et fondu dans la zone de chauffage, tandis que le métal pour le
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gainage coaxial en métal du fil 28 provient d'un cône métallique creux inversé 21b qui entoure le cône de verre 20c.
Le c8ne métallique 21b est lui-même entouré par un cane de verre extérieur 30, qui fournit le verre protecteur ; extérieur recouvrant le fil 28. Le métal du c8ne 21b forme une gaine métallique tubulaire creuse indiquée en 29b à la figure 8.
En combinant les procédés de la figure 8 et ceux des figures 6 et 7, il est très possible de fabriquer un fil fondu isolé au verre, à deux noyaux et gainé de métal.
L'un des avantages du fil à gaine de métal est la possibilité de l'utiliser pour les divers produits décrits oi-dessus ainsi, que dans la fabrication des condensateurs. Un autre avantage est généralement la conservation, dans une mesure considérable, de la résistance du fil qui lui est communiquée , par le gainage métallique.
Un autre procédé modifié pour la fabrication d'un fil à gaine de métal est une adaptation du procédé illustré à la figure 5, où un tube de métal, destiné à former la gaine métallique, est disposé entre les tubes de verre 11a et
11b et étiré avec ceux-ci. D'autres modifications consistent en la fabrication d'un produit gainé de métal dont la couche extérieure est en métal et en outre d'un fil à double gaine de métal, consistant par exemple en un noyau métallique, une chemise de verre entourant celui-ci, une gaine en métal entourang la chemise de verre et une autre gaine en métal, en vue de la protection par exemple, qui entoure la première gaine métallique mais est séparée de celle-ci par une couche de verre.
L'apport d'une gaine métallique extérieure peut se faire dans un stade séparé du procédé, en étirant par exemple un produit fondu continu à noyaux jumelés et gainé de métal, ou une autre forme d'un tel produit, à travers un bourrelet de
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métal fondu alimenté de manière continue. La formation de ce bourrelet peut se réaliser facilement, en le disposant par exemple sur la lèvre d'un creuset dans lequel est fondu une quantité de métal appropriée, ou au moyen d'une formation hydraulique sur une surface d'une cuve de métal fondu, comme dans le cas, par exemple, du soudage d'un circuit imprimé.
Un autre perfectionnement de la présente invention consiste en l'emploi d'une variante de la forme de chauffage normale basée sur une bobine d'induction électrique annulaire.
Dans une certaine forme de l'invention; on emploie le chauffage au gaz et deux brûleurs classiques à flamme de gaz, ou un plus grand nombre de ceux-ci, sont arrangés de part et d'autre, ou autour de la zone de chauffage, de manière à obtenir le même effet de chauffage annulaire concentré qu'avec le dispositif à induction illustré en 12 dans les figures décrites précédemment.
Comme autre variante, on peut recourir à un four électrique de courte longueur, avec gradient thermique accentué. Ceci donne la même zone de chauffage annulaire concentré que l'un et l'autre des dispositifs mentionnés ci- dessus. Dans les procédés de chauffage modifiés de la présente invention que l'on vient de décrire, l'effet de lévitation provoqué par le champ inductif dans le procédé de chauffage classique n'existe pas et dans ce cas, la lévitation qui maintient le globule de métal fondu dans la situation posée appropriée est assurée par un arrangement adéquat du chauffage, de manière à communiquer au verre du tube ou du cône la viscosi- té requise.
Cet effet de lévitation peut être obtenu en combi- nant des dispositifs de chauffage qui comprennent un radiateur à induction et au moins un autre radiateur associé, fonctionnant suivant l'un des autres principes décrits.
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Un autre perfectionnement conforme à la présente inven- tion élimine un inconvénient que l'on rencontre parfois en utilisant le procédé de production classique des fils fondus.
Dans ce procédé, un stade habituel implique l'emploi de dispositifs refroidissant le fil étiré, avant son enroulement en bobine. Cet effet de refroidissement est assuré, dans le procédé classique, en faisant passer le produit dans un tube annulaire dont la partie intérieure est munie de trous et auquel est amené l'eau de refroidissement; un certain nombre de jets dirigés vers l'intérieur sortent des trous dans le tube annulaire et le fil est ainsi refroidi par ces jets formés à la fois d'eau et d'air dirigés de tous cotés vers lui.
Un inconvénient de cette technique est qu'il est nécessaire de commencer la fabrication par l'étirage de la première partie du fil à travers le tube ou la bague .de refroidissement, ce qui représente un obstacle incommode rendant difficile le réglage de la machine à étirer le fil.
Suivant une caractéristique de la présente invention, le refroidissement est assuré au moyen d'un appareil illustré à la figure 9. Celui-ci consiste essentiellement en un tuyau d'admission 31, alimenté en eau de refroidissement, ou en un autre fluide, comme indiqué par la flèche 32, et se terminant dans une tuyère 34 dirigée contre le fil descendant
19. L'eau de refroidissement sort de cette tuyère 34 dans le sens de la flèche 35.
Le tube 31 est monté en vue d'un mouvement de pivotement en l'installant par exemple sur une tige verticale 36 portant un support 37 équipé d'une poulie 38,
Cette dernière présente une périphérie rainurée, comme indiqué ' en 39, qui forme un chenal en U dans lequel est guidé le fil- fondu; la poulie 38 offre ainsi un appui réeistant au déplace- ment provoqué par le jet sortant de la tuyère 34. l'ensemble de l'appareil pivote autour de l'axe de la tige 36, comme indiqué
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par la flèche 40, et peut se déplacer rapidement vers le coté, lorsqu'on commence la production, de manière à. ne pas constituer un obstacle au premier étirage du produit et 4 l'amorçage du processus de fabrication.
Quand on a étiré le premier fil et qu'on désire faire usage de l'appareil de refroidissement, on fait simplement pivoter celui-ci en place et l'on dispose 'le fil 19 dans la rainure 39 de la poulie 38.
Une variante du procédé de refroidissement qui, à nouveau, évite les inconvénients du dispositif de refroidis- sement annulaire classique est utilisée avec la présente invention et consiste essentiellement en un dispositif établis- sant un champ électrostatique le long d'une partie du produit étiré. Ceci se réalise de manière commode, en appliquant une tension appropriée entre le fil ou la tige formant le globule métallique à partir duquel est étiré le noyau fondu du fil et en amenant l'eau de refroidissement par la tuyère 34 par exemple. Le champ électrostatique établi par la différence de potentiel a pour effet d'augmenter la viscosité du verre sans abaisser la température.
Ceci empêche le verre de s'allonger pendant qu'il. est en cours de refroidissement et peut également s'utiliser pour la production de fils dans des dimensions qu'on ne peut pas obtenir aussi facilement avec d'autresformes de refroidissement. L'invention peut être mise en pratique en combinant le refroidissement par l'air et par l'eau et l'effet d'électroviscosité.
L'invention consiste également en d'autres perfectionne- ments, intéressant en particulier la production de fils fondus isolés dans lesquels le ou les noyaux sont en un métal exigeant d'être traité dans une atmosphère inerte afin, par exemple, d'éviter son oxydation.
La figure 10 des dessins annexés illustre deux variantes
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pour la mise en pratique des perfectionnements de la présente inventi.on; celles-ci sont illustrées à propos du procédé de fabrication classique utilisant un tube en verre avec tige métallique axiale, les deux étant étirés dans une bague de chauffage par induction. Comme le montre la figure 10, un fil métallique 10e est amené dans l'axe d'un tube en verre 11e placé dans un diepositif de chauffage par induction 12, ou un dispositif de chauffage d'un autre type, où le champ électrostatique de lévitation et l'effet de chauffage provoquent la formation à partir du fil 10e, d'un globule métallique suspendu 17e qui est étiré avec le verre pour obte- nir le fil fondu 19.
Pour constituer une atmosphère inerte autour du globule 17e et ainsi éviter l'oxydation ainsi que d'autres effets indésirables de la chaleur sur le métal du fil 10e, une branche latérale 41 est prévue dans le tube de verre 11e et un gaz approprié est amené à l'intérieur de celui-ci, comme le montre la flèche 42. Ce gaz peut être de l'argon ou de l'azote, qui ne réagissent pas sur le métal formant le globule 17e. En pratique, il y a avantage à séparer du tube la pièce en T constituant la partie supérieure du tube 11e 0.et sa branche latérale 41 et à les assembler de manière amovible avec celui-ci, qui contient le globule17e et fournit l'isolement du noyau fondu, afin que cette pièce en T constitue un support normalisé pour une série de tubes de verre ordinaire.
En vue d'empêcher les fuites de gaz de l'intérieur du tube en verre 11e, un joint désigné générale- ment par 44 est ajusté dans l'extrémité supérieure ouverte du tube 11e et on y fait passer le fil 10e. Il est possible de prévoir un certain nombre de dispositions simples, pour être certain que le joint 44 reste en place. Par exemple, ce joint 44 peut être constitué par un tampon de coton, illustré à la figure 10, qui conservera sa position s'il
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est bourré dans les tubes de manière suffisamment serrée.
En variante, on peut appliquer un adhésif ou une matière similaire à l'intérieur du tube 11e afin de maintenir le joint 44 en position. Ce joint peut aussi prendre la forme d'un presse-étoupe ou d'un tampon en caoutchouc, aveo un trou central convenablement graissé, dans lequel on fait passer le fil 10e.
Dans une autre disposition illustrée également à la figure 10, le joint 44 est supprimé et dans le cas où le gaz employé est l'hydrogène, le gaz de ville, le méthane ou un autre gaz inerte mais inflammable, on permet à celui-ci dé s'échapper de l'extrémité ouverte du tube 11e en contrôlant cet échappement en enflammant le gaz comme indiqué par la flamme 45.
Une troisième possibilité d'assurer une atmosphère inerte appropriée autour du globule 17e est de fermer le tube 11e en insérant, par exemple, un bouchon dans son ouverture normalement ouverte et en commandant électromagnéti- quement l'avance du fil 10e. On peut, par exemple, disposer un électroaimant pour se déplacer près du tube et parallèle- ment à celui-ci, afin de faire avancer le fil 10e à la vitesse requise pour alimenter de manière continue le globule 17e.
Si, comme c'est souvent le cas, le fil n'est pas lui-même ferro-magnétique, on peut fixer à celui-ci, dans une position appropriée, une petite pointe ou un petit bloc ferro-magnétique de manière qu'il soit influencé par les lignes de force magnétiques.
Dans l'un quelconque des procédés ci-dessus, impliquant l'emploi d'un gaz inerte, on notera que la pression à l'intérieur du tube en verre a un effet sur la position verticale du globule 17e par rapport aux éléments qui l'entourent et ceci offre une nouvelle possibilité de contrôler les dimensions du fil obtenu.
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Une quatrième possibilité d'empêcher la fuite de gaz constituant l'atmosphère inerte, consiste à éviter complètement le problème en scellant le fil à l'intérieur d'un tube en verre, avec une atmosphère inerte appropriée et en comptant sur les quantités de métal et de verre présents et sur l'atmosphère inerte pour permettre la fabrication de la quantité requile de fil.
L'invention consiste donc en un nombre considérable de perfectionnements décisifs, apportés au procédé classique de fabrication de produits en verre et de fils fondus enrobés de verre, sous forme de filaments, qui permettent la fabrication de ces matériaux utiles d'une manière plus facile et suivant des spécifications plus sévères, tout en rendant possible la production de fibres de verre enrobées de fils fondus à simple et à double enrobage à noyaux jumelés, ainsi que d'autres formes spéciales, y compris celles dans lesquelles une ou plusieurs des pièces en verre sont d'un type spécial. L'invention permet également l'obtention de ces produits à partir de métaux qui réagissent normalement avec l'oxygène ou les autres oonstituants de l'atmosphère.