<Desc/Clms Page number 1>
"Presse à vis . " jusqu'à présent, pour actionner les presses à vies, on . emploie des m teurs asynchrones triphasés ce que rend nécessaire l'emploi de différents types de transmissions entre le moteur et les organes'mobiles de la presse (trains d'engrenages, plateau. à friction, galets, etc...)*
On aait parfaitement que l'ensemble transmetteur est précisément l'endroit le plus faible et imparfait des presses à vis modernes. Soumis à une usure et un échauffement intensifs, l'ensemble de transmission est relativement vite mis hors ser- vice limitant de ce fait la sûreté et la longévité des presses à vis.
En. outre, les moteurs asynchrones employés pour aotionner les presses à vis fonctionnent en régime avec des démarrages fréquents, ce qui conduit à des pertes d'énergie élevées et à un éohauffement exagéré du. moteur.
<Desc/Clms Page number 2>
ii est évident que les inconvénients énumérés sont dus au fait que la presse à via comporte un ensemble de transmis- sion, ce qui est imposé par l' emploi d'un moteur asynchrone triphasé, pour son actionnement.
La suppression de l'ensemble de transmission devient possible dans le cas où.le moteur asynchrone dactionnement est remplacé par un moteur électrique à stator segmentaire dont le rotor est constitué par le volant de la presse. La rotation du volant de la presse est alors assurée sans aucune transmission mécanique, exclusivement par le champ magnétique. la vitesse de rotation du rotor des moteurs de ce type est déterminée par la valeur de l'angle embrassé sur le rotor et peut être'choisie de n'importe quelle valeur, depuis quelques. dizaines de tours à la minute jusqu'à des milliers.
L'emploi d'un moteur à stator segmentaire pour actionner une presse à via assure ainsi une simplification radicale de la chaîne cinématique et de la construction de la presse grâce à la suppression de l'ensemble de transmission.
En outre, l'actionnement des presses à vis par moteur à stator segmentaire en augmente le rendement global car, dans ce cas, se manifestent les avantagea des moteurs à stator seg- mentaire, aux régimes de démarrage. A ces régimes, les moteurs asynchrones usuels ont, au'contraire, leur plus mauvais rende- ment et leur cos le plus bas. Ces avantages des moteurs à stators segmentaires sont conditionnés par l' emploi d'un rotor massif (le volant de la presse).
L'emploi d'un volant massif en qualité de rotor exclut en outre les risques d'échauffement excessif du rotor du moteur d'actionnement.
D'autre part, en utilisant deux stators segmentaires dont l'un est mis sous tension pendant la course utile et le second,pendant la course à vide, on peut obtenir différentes
<Desc/Clms Page number 3>
vitesses pour la course utile et pour la course à vide. En uti- lisant plusieurs stators branchés à tour de rôle on peut réduire l'échauffement des enroulements des stators.
D'autres caractéristiques de l'invention apparaîtront au. cours de la description qui va suivre, faite en se référant au. dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple et qui repré- sente schématiquement en coupe longitudinale une presse à vis à stator segmentaire.
Le stator segmentaire 1 est fixé sur le support 2 du bâti de la presse. Le rotor 3 du moteur, qui joue en même temps le rôle de volant de la presse, est monté de façon à. ce que l'entre- fer entre lui et le stator 1 soit de l'ordre de 2 à 3 mm. Il est
4 emmanché sur un arbre à vis 4-. La vis/ne peut se déplacer axia- lement par rapport au bâti de la presse. En tournant elle anime un écrou. 5 d'un mouvement de translation transmis à un coulisses oau 6 qui est guidé par des glissières 7. Sur le bâti de la presse se trouvent, en cotre, une table 8 comportant une semelle, un frein 9 pour le volant et d'autres organes propres aux presses à vis usuelles.
Pour obtenir la course utile, on enclenche les organes de commande correspondants assurant la mise sous tension des en- roulements du stator segmentaire 1 et, simultanément, le relâche- ment du frein 9 du volant 3. L'inter action du champ magnéthue du stator 1 avec les courants qui prennent naissance dans le volant-rotor 3, engendre un moment provoquant la rotation du rotor 3. Ce mouvement de rotation est transformé, par le couple constitué par la vis 4 et l'écrou. 5, en mouvement de translation du coulisseau 6. Vers la fin de la course du coulisseau 6, la vitesse de rotation et, par conséquent, l'énergie cinétique du volant 3, atteignent leurs valeurs nominales. Le stator segemen- taire est alors automatiquement débranché du réseau d'alimenta- tion (par exemple par un interrupteur de fin de course).
Effec-
<Desc/Clms Page number 4>
taant ensuite l'opération de travail, le coulisseau 6 dépense toute l'énergie accumul0e par le volant, et oe dernier s'arréte.
Pour effectuer la course de retour du coulisseau. 6 à la fin de l'opération de travail, le stator segmentaire 1 est auto- matiqaement branché pour la rotation en sens inverse (par inter- version des phases de ses enroulements). Lorsque le coulisssau 6, en mouvement de remontée atteint une position voisine de sa position de départ (haute), le stator segmentaire 1 est débran- ohé et le volant 3, après quelques tours par inertie, est arrêté ' par le frein 9.
Le système d'aotionnement de la presse peut comporter plusieurs stators segmentaires l, équidistants sur la périphérie du volant-rotor. Dans ce cas les mises en circuit suivantes des stators sont possibles : a) un stator est mis en circuit pour effectuer la course utile, le second pour la course à vide, ce qui permet d'avoir différentes vitesses pour la course utile et celle à vide. b) les stators sont mis sous tension à tour de rôle, in- dépendamment de la course (utile ou à vide), ce qui permet de réduire réchauffement des enroulements du stator par réduction du temps de travail de chaque stator.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation représenté et décrit, qui n'a été choisi qu'à titre d'exemple.