<Desc/Clms Page number 1>
MACHINE POUR FABRICATION DE CABLES 'La présente invention ooncerne une méthode pour la fabrication des câbles comprenant un ou plusieurs tambours débiteurs et au moins un tambour d'enroulement.
La présente invention concerne, de plus, une méthode pour la fabrication des câbles au moyen de machines câbleuses comprenant des rotors à toronner.
L'expression "rotor à toronner" désigne l'élément d'une maohine câbleuse qui est prévu pour accomplir une rotation afin de tordre ou de toronner effectivement des fils, des conducteurs, des brins, etc.. en un câble.
Un rotor à toronner peut donc être considéré comme un élément prévu pour tourner autour d'un ou plusieurs tambours, ou sous la forme d'un élément à l'intérieur duquel ou sur lequel sont disposés un ou plusieurs tam- bours. Un arrangement à rotor et tambour peut être conçu pour appliquer une simple torsion ou une double torsion.
<Desc/Clms Page number 2>
la présente invention a donc pour objet de pré- voir une méthode pour la fabrication des câbles dont l@ rendement est plus rapide que celui permis par les métho- des classiques.
Suivant la caractéristique principale de l'inven- tion, les fils, conducteurs, brins, etc., provenant de tous les tambours débiteurs sont soumis à deux opérations de toronnage effectivement cumulatives, la première opé- .ration de toronnage étant exécutée par un rotor à toron- ner qui est commun à tous les tambours débiteurs et la seconde opération de toronnage étant exécutée par un rotor à toronner qui est assooié au.tambour d'enroulement et dont la rotation s'effectue dans le sens opposé d@ celui des rotors débiteurs.
Le terme "cumulatives" signifie que les fils, conducteurs ou brins fournis par tous les tambours débi- teurs sont tout d'abord soumis à une opération de toron- nage commune exécutée par un rotor à toronner débiteur commun, et qu'ils sont ensuite soumis à une seconde opé- ration commune de toronnage exécutée par un rotor à to- ronner commun, ces deux opérations de toronnage étant exécutées dans le même sens de toronnage ou de torsion.
Le rotor débiteur et le rotor d'enroulement sont disposés de préférence l'un par rapport à l'autre de manière à ce que les opérations de toronnage soient addi- tives sur une distance relativement courte, de préférence en un point unique.
Dans les méthodes classiques pour la fabrication des câbles, on utilise des machines câbleuses comportant un seul rotor à toronner commun. Certaines machines sont
<Desc/Clms Page number 3>
munies d'un rotor à toronner associé au tambour d'enroule- ment, ainsi qu'il a été décrit dans le brevet français
Brevet belge N 574 202 n 1.211.978 du 24.12.58 (@) et certaines compor- tent un rotor à toronner associé aux tambours débiteurs, ainsi qu'il a été décrit par exemple, dans @ @ le brevet américain N 1 671 951.
Certaines machines câbleuses classiques compor- tent plusieurs rotors débiteurs, utilisés chacun en coo- pération avec plusieurs tambours débiteurs, de manière à produire une série de brins, de même qu'un rotor d'enrou- lement associé à un tambour d'enroulement, pour toronner ou tordre les brins de manière à constituer un câble .
Dans les machines de ce type, par exemple celles décrites dans le brevet allemand 69 503, et qui comportent en fait, un seul rotor à toronner com- mun, c'est-à-dire le rotor d'enroulement, on n'obtient pas une addition des opérations de toronnage dans le sens où l'entend la présente invention.
Les avantages de la méthode prévue selon la présente invention apparaîtront mieux si l'on considère tout d'abord une méthode pour la fabrication des câbles utilisant une machine câbleuse comprenant un seul rotor à toronner commun.
Les machines câbleuses sont habituellement con- çues de manière à fonctionner à la plus grande vitesse possible, mais la vitesse maximum à laquelle le produit final, c'est-à-dire un câble ayant la longueur souhaitée de pas d'enroulement, est fourni au tambour d'enroulement, est limitée par la vitesse maximum du rotor à toronner commun.
<Desc/Clms Page number 4>
L'expression suivante : Vitesse du dispositif à chenille e longueur souhaitable du pas d'enroulement x vitesse du rotor montre que la vitesse du dispositif à chenille est pro- portionnelle à la vitesse du rotor pour une longueur pré- déterminée do pas d'enroulement. Par suite des forces centrifuges du câble et du rotor, il est cependant impos- sible d'augmenter la vitesse du rotor au-dessus d'une certaine valeur maximum.
La vitesse à laquelle le produit final, c'est-à- dire un câble ayant la longueur souhaitée de pas d'enrou- lement, est enroulé sur le tambour d'enroulement, peut cependant être aisément augmentée lorsque les fils, conduc- teurs, brins, etc.. sont soumis à deux opérations de to- ronnage ainsi que le prévoit la présente invention.
En faisant tourner les deux rotors dans des directions opposées, les vitesses des deux rotors sont effectivement ajoutées et lorsque chaque rotor tourne à sa vitesse maximum, la valeur du terme "vitesse de rotor" compris dans l'équation ci-dessus est double de la vitesse maxi- mum d'un rotor. Il est maintenant évident que la vitesse du dispositif à chenille de même que la vitesse de pro- duction obtenue par la méthode prévue selon l'invention sont double de la vitesse de production obtenue lorsqu'on utilise les méthodes classiques, pour une longueur prédé- déterminée de pas d'enroulement.
Les rotors à toronner peuvent être prévus pour tourner à des vitesses identiques, mais dans des sens opposés, de même ils peuvent être prévus pour tourner à des vitesses individuelles opposées.
<Desc/Clms Page number 5>
Les tambours débiteurs et le tambour d'enroule- ment doivent comporter un équipement d'entraînement ou de freinage approprié.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, les tambours débiteurs peuvent être prévus,selon le procé- dé bien connu, pour tourner de manière à provoquer une détorsion des fils individuels, tandis que les deux opéra- tions de toronnage sont effectivement cumulatives.
Le terme "détorsion" signifie que la torsion ap- pliquée aux fils individuels, lorsqu'ils sont toronnés en un câble, est éliminée ou réduite par suite d'une rotation des tambours débiteurs individuels.
Il est parfois souhaitable de fabriquer un câ- ble dans lequel les fils individuels n'ont pas subi de torsion, c'est-à-dire d'utiliser la détorsion complète, et parfois, il est souhaitable d'utiliser seulement une détorsion partielle.
Les objets et caractéristiques de la présente invention apparaîtront plus clairement à la leoture de la description suivante d'exemples de réalisations, ladite description étant faite en relation avec les dessins oi- annexés dans lesquels ;
Les figures 1 à 3 représentent des exemples de réalisation de la présente invention .
La figure 1 représente une machine câbleuse qui comporte un arrangement de tambour débiteur 1, un disposi- tif à chenille 3 et un arrangement de tambour d'enroulement 5, de même que deux rotors à toronner 2 et 4, l'un pour l'arrangement de tambour débiteur et l'autre pour l'arran- gement de tambour d'enroulement. Deux séries de tambours
<Desc/Clms Page number 6>
débiteurs sont pivotées sur un support de manière à ce que les fils ou conducteurs puissent être enroulés sur les tambours débiteurs de gauche, tandis qu'ils sont déroulée des tambours débiteurs de droite. Trois tambours ont été figurés dans chaque série, mais ce nombre peut évidemment être modifié.
On peut aussi utiliser un seul tambour dé- biteur, sur lequel sont enroulés un nombre souhaité de fils parallèles avant le démarrage de l'opération de to- ronnage. Les tambours peuvent également être amovibles pour permettre d'échanger les tambours vides contre des tambours pleins. Lorsque la série de tambours de droite est vide,.l'arrangement à tambour débiteur pivote de
180 sur le support, afin qu'un jeu de tambours pleins soit amené en position correcte pour débiter le fil.
Chacun des tambours débiteurs peut être pourvu de ses propres dispositifs d'entrainement ou de freinage (non représenté) afin que tous les tambours débiteurs puissent tourner à des vitesses différentes. Le rotor 2 comporte de préférence un élément de guidage de fil pour chaque tambour débiteur et ce rotor peut également être conçu pour être animé d'un mouvement de va-et-vient par rapport aux tambours débiteurs, si l'on juge que cela est néces- saire. Les fils qui sont déroulés dos tambours débiteurs par le rotor à toronner 2 sont maintenant toronnés ensemble et tirés vers la droite de la figure par un dispositif à chenille 3.
Ce dispositif 3 est monté de manière à tour- ner à la même vitesse que le rotor 4, de l'arrangement de tambour d'enroulement 5 . Le rotor à toronnor 4 est entraîné dans un mouvement de va-et-vient suivant son axe par un dispositif quelconque (non représenté), de manière
<Desc/Clms Page number 7>
à commander l'enroulement du produit toronné final sur le tambour d'enroulement. Ce mouvement axial doit être pro- portionnel à la différence des vitesses de rotation du rotor et du tambour d'enroulement, et il doit pouvoir être réglé en fonction du diamètre du produit final to- ronné. L'arrangement de tambour d'enroulement est sem- blable à l'arrangement de tambour débiteur, du fait que les deux tambours d'enroulement sont articules sur un support.
Le câble peut par conséquent être enroulé sur le tambour d'enroulement de gauche, tandis que du câble est simultanément déroulé du tambour d'enroulement de droite, Le tambour d'enroulement peut également être prévu pour être amovible afin de permettre le remplacement d'un tam- bour vide par un tambour plein. Les deux tambours d'en- roulement doivent comporter de préférence des dispositifs d'entraînement ou de freinage individuels.
Il est maintenant évident que si le dispositif à chenille 3 et le rotor à toronner 4 étaient montés de manière à ne pas pouvoir pivoter, les fils provenant des tambours débiteurs seraient toronnés seulement par le rotor à toronner 2 et enroulés sur le tambour d'enroule- ment, la longueur du pas d'enroulement étant déterminée par le rapport entre le déplacement linéaire du câble et la vitesse de rotation du rotor 2.
Lorsque le dispositif à chenille 3 et le rotor à toronner 4 tournent dans une direction contraire de celle du rotor à toronner 2, on obtient une action de toronnage supplémentaire sur le câble, de sorte que le déplacement linéaire du câble, c'est-à-dire la vitesse du dispositif à chenille doit être augmentée si l'on veut obtenir la môme longueur de pas d'enroulement.
<Desc/Clms Page number 8>
Les figures 2 et 3 représentent des arrangements débiteurs à la gauche ot des arrangements d'enroulement à @ la droite.
Chacune des figures 2 et 3 représente deux tambours débiteurs P, un rotor à toronner débiteur Rl, un dispositif de halage H, un tambour d'enroulement T, et un rotor à toronner d'enroulement R2 .
Le dispositif débiteur représenté à la figure 2 peut être utilisé en coopération avec l'arrangement d'en- roulement de la figure 3 et vice-versa. Le dispositif à chenille représenté peut également être remplacé par un dispositif à cabestan.
Les ta@@ours débiteurs sont prévus pour tourner autour de leurs axes et chaque tambour est également prévu pour tourner dans le sens de la flèche désignée par #2.
Pour plus de commodité, chaque tambour débiteur est re- présenté comme étant monté sur un palier. Le même arran- gement est indiqué pour le tambour d'enroulement de la figure 2 où le palier constitue un rotor à toronner.
Suivant la figure 2, les tambours débiteurs sont montés dans un rotor à toronner Rl, et à la figure 3, un rotor à toronner est disposé coaxialemcnt au palier des tambours débiteurs. A la figure 3, le rotor à toronner d'enroulement R2 est disposé coaxialement au tambour d'en- roulement T.
Ainsi que l'indiquent les flèches #1, #2, #3, les rotors à toronner Rl et R2 sont conçue pour tourner dans des directions opposées, de sorte que les deux opé- rations de toronnage sont effectivement cumulatives. Le dispositif d'entrainement H tourne à la nome vitesse et
<Desc/Clms Page number 9>
dans la même direction, que le rotor à toronner d'enroule- ment R2. Les tambours débiteurs P sont égaleront prévus pour tourner dans la même direction que le rotor à toron- ner d'enroulement R2.
La longueur du pas d'enroulement appliqué au câble est déterminée par le rapport entre le déplacement linéaire du câble dans le dispositif d'entraînement H et la somme des vitesses des deux rotors #1 + #3.
Si l'on souhaite obtenir un câble à détorsion totale, la vitesse de rotation des tambours débiteurs #2 doit être réglée pour être égale à #1 + #3. Si l'on souhaite seulement une détorsion partielle, il est possi- ble de l'obtenir en fixant w2 à une autre valeur quelcon- que comprise entre 0 et wl + #3.
Tous les exemples de mise en oeuvre décrits permettent d'obtenir l'addition effective des doux opéra- tions de toronnage dans le manchon à toronncr (non repré- senté) qui est placé immédiatement en avant, c'est-à-dire à gauche, du dispositif de hâlage. fous les tambours comportent de préférence des dispositifs d'entraînement ou de freinage hydrauliques (non'montré) du fait que ces dispositifs présentent la caractéristique idéale de glissement.
Il convient de noter que la description détaillée ci-dessus de trois exemples de mise en oeuvre d'une machine câbleuse permettant d'appliquer la méthode prévue selon l'invention ne constitue on aucune manière une restriction au domaine de l'invention.
L'invention peut être utilisée, par exemple, avec d'autres types de dispositifs débiteurs et/ou d'enroulement
<Desc/Clms Page number 10>
et il est évident qu'elle peut également être utilisée pour toronner une couche de fils sur une âmo. Cotte âme peut être introduite par exemple suivant la ligne médiane de l'arrangement débiteur des figures 1 et 2 ot on peut lui appliquer une détorsion totale en la faisant tourner à la même vitesse et dans la même direction quelerotor à toron- ner d'enroulement.