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" Perfectionnements apportés au montage de feuilles de matière plastique sur des éléments de support" L'invention concerne à titre de produits industriels nouveaux des articles comportant au moins une feuille de matière plastique fixée sur un ou plusieurs éléments de support avec interposition partielle ou totale d'un joint.
L'invention a également pour objet un procédé pour l'obtention de tels articles.
On sait qu'un certain nombre de matières plastiques peuvent être fabriquées sous forme de feuilles de faible épaisseur. Ces matériaux tels que le polyméthacrylate de méthyle, le chlorure de polyvinyle, les polymères et copoly- mères du styrolène, les polyesters renforcés ou non, trouvent notamment un emploi croissant dans l'industrie du bâtiment où leur légèreté, leurs qualités esthétiques et leurs pro- priétés mécaniques conduisent à les préférer à des matériaux traditionnels.
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Parmi les utilisations possibles de tels articles, on peut citer par exemple les murs rideaux, les murs allégés, les murs de façade préfabriqués, les garde-corps, etc... Dans ces applications, les feuilles du matériau synthétique sont généralement fixées au moyen de feuillures ou de profilés métalliques, les bords de la feuille étant alors serrés entre deux éléments métalliques.
Ce mode de fixation présente des inconvénients dans le cas des matières plastiques, car ces dernières possèdent un coefficient de dilatation de 5 à 10 fois supérieur à celui des métaux mis en oeuvre au montage.
Quand les feuilles de matière plastique sont fixées de façon rigide dans une armature métallique, les variations de température y provoquent des contraintes ou des déformatiort.
Ces contraintes et déformations affaiblissent la résistance mécanique des feuilles et nuisent à l'aspect esthétique des articles finis,
D'autre part, les matières plastiques présentent des modules d'élasticité en flexion plus faibles et des allonge- ments plus importants que d'autres matériaux (comme le verre par exemple) qui peuvent aussi être utilisés dans les applica- tions citées. Ces propriétés mécaniques permettent à certains types de matières plastiques d'avoir en particulier d'excellen- tes qualités de résistance au choc.
Un exemple d'applica- tion où cette résistance au choc est indispensable est fourni par la construction des garde-corps de balcon, où les normes de sécurité prévoient que la feuille montée doit résister à l'impact d'un sac de sable de 50 kg tombant d'une hauteur de 2 mètres suivant un mouvement pendulaire'sans vitesse initiale. .
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Le mode de fixation doit dono permettre à la feuille de matière plastique de se déformer élastiquement sous un choc, de façon à tires profit des propriétés intrinsèques de la matière. Le montage rigide usuel qui était jusqu'à présent utilisé ne donnait pas satisfaction sur ce point.
Enfin, il y a évidemment intérêt à pouvoir utiliser des feuilles plastiques aussi minces que possible, tout en répondant aux conditions réglementaires de sécurité et de solidité des installations car les prix des installations sont fonction, entre autres, du poids et par suite de l'épaisseur des feuilles.
La demanderesse propose un :.ouveau procédé de fixa- tion qui permet de pallier les inconvénients des fixations rigides habituelles. L'invention repose essentiellement sur l'utilisation d'un joint à la fois plastique et adhésif interposé entre la feuille et l'élément métallique.
Les articles selon l'invention, notamment du type de panneaux pour garie-corps ou autres. comportent donc fondamentalement une feuille de matière plastique fixée sur un ou plusieurs éléments de support avec interposition par- tielle ou total.- d'un joint à la fois plastique et adhésif, sur l'une et/ou l'autre des faces de ladite feuille.
Les éléments de suppôt peuvent être des paires de montants réunis entre eux par le@@s extrémités et entre lesquelles est fixée la feuille de matière plastique ; ils peuvent aussi être cons- titués par des cor@@ères. Enfin, une forme de réalisation avantageuse de l'intention consiste à utiliser des éléments , supportant les mornes s d'encastrement , ces organes étant par exemple des br@@es mobiles, qui sont par exemple à pivot ou à assemblée soup et qui peuvent avoir une petite surfa- ce.
On utilise de prt.érence un axe fendu dont l'élasticité
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crée un certain frottement avec un coefficient de friction élevé, ce qui permet d'absorber une partie de l'énergie produite lors d'un impact accidentel important et de conserver la rigidité requise en service courant. Dans ce dernier cas, on évite la multiplication coûteuse des brides de fixation et, par suite, d'une certaine augmentation des risques de rupture aux points d'encastrement plus nombreux.
Le mode de montage selon l'invention permet de réserver le jeu nécessaire entre la feuille et l'élément de support pour que la feuille puisse se dilater sans avoir à subir des contraintes importantes .
La matière constituant le joint utilisé selon l'invention doit avantageusement posséder les propriétés suivantes : - avoir une tenue dans le temps excellente, - assurer l'étanchéité , - amortir les vibrations , - posséder une résistance mécanique suffisante pour se déformer par traction ou cisaillement sans casser ou se déchirer , - présenter une élasticité lui permettant au montage deeprendre sa position initiale après déformation , - adhérer à la fois à l'élément support, un métal par exemple, et à la matière plastique.
Parmi les matières qui peuvent être de préférence utilisées pour constituer le joint selon l'invention, on peut citer des caoutchoucs synthétiques de nature chimique variée, c'est-à-dire des matériaux à base d'hydrocarbures, de silicones ou autres; des exemples de matériaux utilisables pour constituer le joint selon l'invention sont,entre autres, les produits commerciaux suivants :
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- "Ribbonseal Mastic", "EC 1202", vendus par la Société
Minnesota de France, et - "Thiokol PRO", vendu par la Société "LE JOINT FRANCAIS".
On a décrit ci-après, à titre illustratif mais nullement limitatif, des exemples de montages selon l'inven- tion d'une feuille de matière plastique maintenue par serrage entre deux éléments de support avec interposition d'un joint plastique et adhésif pour constituer des panneaux utilisables notamment comme garde-corps de balcons.
Aux dessins annexés fige 1 représente un exemple de garde-corps vu de face ; fig. 2 en est une vue de coté ; fig. 3 et 4 représentent deux possibilités de montage de la feuille du gade-corps de fig. 1 ; fig. 5 est une vue de face d'un autre garde-corps selon l'invention monté en cadre ; fig. 6 est une coupe selon VI - VI de fig. 5 ; fig. 7 est une vue de face d'un garde-corps monté en cadre avec interposition d'un joint selon l'invention en variante par rapport à celui de fig. 5 ; fig. 8 est une coupe suivant VIII - VIII de fig. 7 ; fig. 9 est une vue de face d'une variante de fig. 7 , la feuille de matière plastique étant maintenue à ses parties supérieure et inférieure ;
fig. 10 montre une glace montée sur lisses horizon- tales, suivant une forme avantageuse de l'invention ; fig. 11 représente à plus grande.échelle une coupe verticale d'une des brides de fixation du montage de fig. 10 ;
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fig. 12 représente une glace fixée sur des mon- tants verticaux ; fig. 13 et 14 sont des vues en coupe verticale à grande échelle de brides utilisées dans la variante de fig. 12 ;
fig, 15 est une vue en coupe suivant XV - XV de , fig, 13 . ,
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Le garde-corps représenté aux Figures 1 et 2, comprend essentiellement une feuille de matière plastique 1, ici constituée d'une matière transparente connue sous le nom "ALTUGLAS", qui est maintenue verticalement entre une barre d'appui supérieure 2 et une dalle de balcon 3. Des paires de montants verticaux 4 sont prévues pour supporter la feuille 1, Chaque panneau successif comporte une feuille 1 et trois paires de montants 4, métalliques par exemple, la paire centrale 4a de montants enserrant la partie médiane de la feuille avec un serrage important, tandis que les paires latérales 4b et 4c assurent le maintien de la feuille avec un serrage léger sans jeu.
Les Figures 3 et 4, représentent à plus grande échelle deux possibilités de montage de la feuille 1 dans une paire de montants 4. Selon l'invention, un joint 5, 5', plastique adhésif est interposé entre les montants de support et la feuille 1. A la figure 3, le joint 5 est interposé sur une face seulement de la feuille 1, contre l'un des montants.
A la figure 4 le joint 5' est interposé entre les deux faces de la feuille 1 et chacun des montants 4. Ce jcint peut avantageusement être du type du produit précité vendu sous le nom de "EC 1202".
Les figures 5 et 6 représentent un autre garde- corps selon l'invention monté en cadre. Le garde-corps comprend une main-courante 12 entre laquelle et la dalle 13 sont disposés des panneaux désignés en général par 14 avec une feuille de matière plastique 11. Les cadres 14 sont maintenus par des traverses 18 elles-mêmes supportées par des montants 1?. La figure 6 donne le detail du montage.
Le cadre 14 est constitué d'une cornière supérieure
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14a et d'une cornière inférieure 14'a, avec deux parcloses
14b et 14'b qui viennent enserrer la feuille-de matière plastique 11 avec interposition selon l'invention d'un joint 15, 15'. Le joint plastique et adhésif est ici interposé sur les deux faces de la feuille 11 et l'on a prévu des jeux 16, 16' respectivement au-dessus du bord supérieur et au-dessous du bord inférieur de la feuille, pour la libre dilatation verticale de la matière plastique,
Les figures 7 et 8 montrent un garde-corps se présentant sous forme do cadres assez analogues aux précé- dents, mais le montage de la feuille dans chaque cadre est différent.
A la fig. 7, le garde-corps est constitué d'une main-courante 22 sous laquelle sont disposés des cadres 24 maintenus par des traverses 28 qui sont elles-mêmes fjxées sur des montants 27 fixés dans une dalle de balcon 23. La
Fig. 8 donne le détail du montage selon l'invention. Les cadres 24 comportent une cornière 24a, 24'a et une barre 24b,
24'b entre lesquelles est insérée la feuille 21. Le joint adhésif 25, 25' selon l'invention est interposé respecti- vement entre le bord supérieur ou le bord inférieur de la feuille et le cadre 24. Dans le cas particulier choisi, ce joint est avantageusement en "THIOKOL@. Pour la bonne stabilité de la fixation, on prévoit également un joint souple
29, 29', par exemple en feutre imprégné de bitume, en néoprène etc...
A la fig. 9 on a représenté à titre de variante, un garde-corps dans lequel on peut également utiliser le même mode de fixation qu'à la figure 8. Dans ce cas, toutefois la feuille 21 est maintenue à ses parties supérieure. et inférieure par des profilés et parcloses 30.
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Les exemples représentés aux figures 10 à 15 sont particulièrement avantageux pour le montage de glaces de grandes dimensions ou de glaces minces.
Dans l'exemple de figure 10, une glace 31 en "ALTUGLAS" est montée entre une lisse horizontale 32 et des poteaux verticaux 33 et une dalle 34. Les fixations sont constituées de quatre brides 35 dans lesquelles la glace 31 est montée comme il a été décrit et représenté aux figures 1 à 9, avec interposition d'un joint plastique et adhésif entre la plaque et la bride. Selon le présent cas, dans la lisse 32 et dans la dalle 33 sont montées des pattes 36 alésèes en 37. Chaque bride 35 est formée de deux plaquettes 38 disposées l'une contre l'autre par des vis 39 et entre lesquelles est maintenue la glace 31 avec interposition du joint plastique adhesif 40. L'une des plaquettes 38 est munie d'un alésage 41; une gouaille fendue 42 en acier peut être engagée à foce dans les alésages 37 et 41 de chacune des fixations.
Dans ces conditions, les moments d'encastrement sont, en cas d'impact sur la glace 31, absorbée dans les fixations car le frottement de rotation des goupilles fendues absorbe la plus grande partie de l'énergie produite par cet impact; on évite ainsi les ruptures de glace au niveau des fixations. D'autre part, le montage offre la rigidité requise en service courant.
Dans l'exemple de figure 12, les montants 43 portent l'élément fixe d'une paumelle soit en patte double 44, 45 soit en patte simple 46. La bride de fixation est ici formée de deux plaquettes 47 et 48 vissées l'une contre l'autre par des vis 39 de manière à maintenir la glace 31 et le joint plastique adhésif 40. La plaquette 48 de la bride est percée d'un orifice alésé 49.
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Avec la paumelle à deux pattes 45, la bride 35 est placée entre les pattes supérieure et inférieure percées en 451 et en 452 de la paumelle et un pivot 50 est passé dans les orifices 451-49 et 452 de sorte que la fixation est assurée.
Dans le cas d'une paumelle à patte simple 46, cette patte porte un pivot 51 autour duquel on engage la plaquette 48 de la bride et la fixation est également assurée.
Les pivots 50 et 51 pourraient évidemment être fendus pour améliorer l'absorption des efforts transmis aux encastrements en cas d'impact.
Avec un montage selon l'exemple décrit aux figures 10 à 15, on a utilisé une glace de 0,8 x 1,2 m et de 8mm d'épaisseur avec quatre brides d'une surface d'encastrement individuelle de 30 cm2 ; aucune rupture n'a pu être provoquée sous des impacts provoqués, selon les normes de sécurité, par un sac de sable pesant 50 kg et tombant d'une hauteur de 4 m suivant un mouvement pendulaire sans vitesse initiale. Avec le montage rigide selon les dispositions des figures 1 à 9, il serait nécessaire d'utiliser des encastrements d'une surface individuelle de 50 cm2 et une glace d'épaisseur double.
Il convient de remarquer que tous les garde- corps précités et décrits en référence aux dessins annexés sont conformes aux normes de sécurité prescrites.
L'invention n'est pas limitée aux montages décrits précédemment en référence aux dessins annexés ni aux matières caoutchouteuses citées. L'homme de l'art appréciera que les formes de feuillures, lisses et armatures, brides,
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etc... peuvent être modifiées dans une large mesure en fonction de l'application et des nécessités architecturales sans pour cela sortir du domaine de l'invention. De même, la nature du joint ou sa présentation, la forme sous laquelle il est applique: peuvent être changées du moment que la matière du joint présente les propriétés citées ci-dessus et qu'il y a interposition de ce joint entre la monture métallique et la feuille de matière plastique.