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- Procédé et appareillage pour fabriquer mécaniquement des objets en verre soufflé et tourné à base saillan- te et moulurée -
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De façon générale, les procèdes utilisés en verrerie pour la réalisation de certains objets, notamment des verres à boire se réduisent à trois ; le procédé "pressé" le procédé "pressé soufflé" et le procédé "pressé, soufflé,tourné".
Le procédé "pressé" est le plus simple ; il permet la réalisation d'objets bon marché,.mais relativement épais et dont les formes sont limitées à des cylindres ou à des troncs de cônes si le démoulage est fait vertioalement, à moins que le moule ne soit ouvrant, ce qui permet alors d'ob- tenir des formes variées, mais conduit à la marque du plan de joint sur l'objet fini.
Le procédé "pressé soufflé" éoarte ces incon- vénients mais ne permet pas de rendre à la fois une base de verre épaisse et très nettement dessinée et un corps présentant la finesse au buvant, la légèreté et le lustre d'une fabrica- tion soufflée à la bouche.
Quant au procédé "pressé soufflé tournée, dit upas+. Mold" il permet de réaliser des articles ayant l'aspect du verre soufflé à la bouche, mais leur forme est obligatoire- ment de révolution et exclut 'toute moulure. Dans certains cas, des adaptations permettent d'obtenir une base moulurée ; le démoulage doit toutefois se faire verticalement.
Les procédés traditionnels ne permettent donc pas de fabriquer des pièces en verre creux, notamment des verres à boire, dont d'une part la base forme saillie et pré- sente des moulures comme dans le cas des articles réalisée en verre moulé par le procédé "pressé", et dont d'autre part le corps a l'apparence d'articles soufflée, c'est-à-dire est léger et a de la finesse au buvant.
L'invention pallie cette lacune. Elle a pour
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objet un procédé selon lequel la base de l'article est réalisée par pressage au moment de la formation de l'ébauche dans un moule, qui formée de trois parties : un moule de pied, un moule de corps, et un moule de bague, est agencé de telle sorte qu'après formation de l'ébauche le moule de corps s'ouvre le moule de pied et le moule de bague s'écartent l'un de l'autre en retenant respectivement la base et la bague de l'ébauche, ce qui provoque son allongement, et au premier moule de corps se substitue un deuxième moule de corps finisseur dans lequel, par le moule de pied et par le moule de bague, cette ébauche est mise en rotation, en même temps que de l'air y est insufflé.
Ainsi sont réalisés des articles présentant à la fois une base moulurée et un corps fin et léger.
Un appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé de fabrication comprend en combinaison ! - un moule de pied ouvrant, ava ntageusement du type "à pétales", fixe en rotation pendant la phase de , moulage de l'ébauche, mobile verticalement de haut en bas pendant la phase d'allongement de l'ébauche, et mobile en rotation pendant la phase de finissage de 1'article.
- Un moule de corps fixe, mais ouvrant sur charnière, utilisé pour la formation de l'ébauche par pressage, - Un moule de bague ouvrant, avantageusement du type "à pétales", fixe en rotation pendant la phase de mou- lage de l'ébauche, et mobile en rotation pendant la phase de finissage de l'article, - et un moule finisseur fixe, ouvrant sur char- nière et se substitua..! au moule de corps précité après la phase d'allongement de l'ébauche en vue du finissage de l'ar- ticle par soufflage et tournage.
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De toute façon, l'invention sera bien comprise et ses avantages, ainsi que d'autres caractéristiques, ressor- tiront bien de la description qui suit, en référence au dessin schématique annexé, représentant, à titre d'exemple non limi- tatif, une forme d'exécution d'un appareillage pour la mise en oeuvre de ce procédé de fabrication - Fig. 1, 2, 3, 4 et 5 montrent l'appareillage au cours des différentes phases de production d'un verre à boire, - Fig. 6 et 7 sont, à échelle agrandie et en coupe verticale, des vues d'une part du moule de bague, et d'autre part du moule de corps et du moule de pied avec les éléments les supportant, - Fig. 8 est une vue en plan du moule de corps et du moule finisseur.
Sur un axe vertical commun A-B sont articulés un support! et deux bras 2. Du support 1 est solidaire un palier 3 dans lequel est monté libre en rotation un tube 4 portant, à sa base, un pignon d'entraînement 5 et, à son sommet, une cuvette 6 dans laquelle sont articulés en 7 des supports ou linguets en nombre égal à celui des pièces formant le moule de pied, moule dont l'intérieur reproduit la forme et la gravure de la base définitive à obtenir sur le verre.
Ce moule de pied est du type dit "à pétales" il est maintenu fermé par un ressort 10, et son fond 12 est soumis à la traction constante d'un ressort 13. Dans la cuvette 6 est logée, comme cela est connu en soi, une pièce 14 présen- tant intérieurement un profil tronconique et dont le but est de provoquer, lorsqu'elle se soulève, l'ouverture du moule 2 en vue du démêlage du verre, la partie tronconique précitée agissant sur la base des linguets 8.
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Des deux bras 2¯ articulés sur l'axe A-B sont solidaires les deux parties d'un moule de corps ouvrant 15.
Ce moule comporte, à chacune de ses extrémités, un emboîtage servant de centrage ; celui 16 de la partie inférieure est destiné à la partie supérieure du moule de pied et celui 17 de la partie supérieure est destiné à centrer la base du moule de bague 18.
Ce moule de bague est encore du type "à pétales" ses divers éléments sont, en effet, articulés autour d'axes 19 et le moule est maintenu en position de fermeture par un ressort 21; 22 désigne une bague destinée à commander l'ou- verture du moule ; désigne un roulement à billes sur lequel peut tourner ce moule ; et 24 désigne la couronne dentée per- mettant de l'entraîner en rotation.
Parallèlement à l'axe A-B est prévu un autre axe 25 sur lequel sont articulés deux bras 26 portant les deux éléments d'un moule finisseur ouvrant 27 ; ce moule com- porte bien entendu un emboitement permet tant son centrage sur le moule de pied
Cet appareillage fonctionne comme suit : Le moule de bague 18 occupe une position fixe déterminée, à l'applomb du poinçon de pressage 28 ;
le moule de pied et les éléments qui le supportent peuvent au contraire occuper deax positions, à savoir une position dans laquelle ils sont @ désalignés par rapport au coule de bague 18 (fig. 1)et une position dans laquelle ils sont alignés avec ce moule (fig. 2 à 8), le passage de l'une à l'autre de ces deux positions s'ef- fectuant pas oscillation du bras 1 autour de l'axe A-B. Quant au moule de corps 15 et au moule finisseur 26 ils sont tous les deux ouvrants dans un plan horizontal grâce a leur arti- culation autour des axes respectivement A-B et 25, afin que
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ces deux moules viennent alternativement se superposer sur le moule de pied 9, lorsque de moule 9. est aligné avec le moule de bague 18.
Lorsque l'appareillage oooupe la position représentée à la fige 1, le moule de corps est superposé au moule de pied 2. ; et l'ensemble n'est pas aligné avec le moule de bague 18, c'est-à-dire avec le poinçon de pressage 28, mais est aligné avec la goulotte au travers de laquelle est libérée la goutte de verre destinée à la réalisation du verre à boire dont le profil et les dessins sont détermines par le moule de pied et par le moule finisseur ±. La goutte de verre tombée dans la cavité délimitée par le moule de pied 2. et le moule de corps 15 est désignée par 29.
Cette goutte de verre ayant été réceptionnée dans cette cavité, l'ensemble formé par le moule de pied le moule de corps 15 et les éléments les supportant se déplace angulairement autour de l'axe A-B jusqu'à venir dans l'axe du moule de bague 18, puis se déplace verticalement.de bas en haut jusqu'à ce que le moule de corps 15 se centre sur le moule de bague 18. A ce moment le poinçon 28 descend au travers des moules de bague 18 et de corps 15 de façon à comprimer le verre dans l'espace disponible ménagé entre lui-même et les trois parties du moule, c'est-à-dire sa partie de bague 18. sa partie de corps 15 et sa partie de pied 9. C'est la position représentée à la fig. 2, en position dans laquelle est visible l'ébauche 30.
Apres formation de l'ébauche 30, le moule de corps 15 s'ouvre et le moule de pied 9 est tiré vers le bas par les organes qui le supportent, cependant que le moule de bague 18 demeure immobile. Il en résulte un allongement de l'ébauche 30 comme le montre la fig. 3.
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L'ébauche ayant été allongea, le moule finis- ! seur 27 se ferme autour de l'ébauche en se centrant sur le mou- le de pied 3, ; la partie supérieure du moule finisseur 27 laisse, apparaître un jour de quelques millimètres entre son plan su- périeur et le plan inférieur du moule de bague 18, ce qui faci- lite le contrôle du soufflage.
De l'air est en effet insuffle dans l'ébauche, cependant que le moule de pied 2 et le moule de bague 18 entrent en rotation en entraînant ainsi l'ébauche 30 à l'intérieur du moule finisseur 27.
Lorsque la rotation à duré le temps nécessaire au finissage du verre, le moule finisseur 27 et le moule de pied 9 s'ouvrent, laissant ainsi a verre suspendu du moule de bague 18. C'est finalement après ouverture de ce moule de bague que le verre 31 est libéré.
Ce verre 32 possède une base saillante qui peut être moulurée, car elle est obtenue par pressage au moment de la formation de l'ébauche 30, et un corps présentant la finesse au buvant, la légèreté et le lustre d'un verre fabri- qué par soufflage et tournage.
Comme il va de soi, l'invention ne se limite pas à la seule forme d'exécution de cet appareillage qui a été ci-dessus indiquée à titre d'exemple ; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes de réalisation.
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