<Desc/Clms Page number 1>
Commande.de correction de la forme de produits laminés.
La- présente Invention concerne, de façon générale, la commande de correction de la forme d'un feuillard dans un laminoir et se rapporte plus spécialement au réglage de la forme des cylindres à l'effet de donner la forme correcte au feuillard laminé.
Dans le temps, on meulait les cylindres de laminoir de manière à leur donner un certain degré de convexité afin que, lorsque la force de serrage est appliquée, les cylindres prennent une certaine flèche de façon que la face supérieure et la face in- férieure du feuillard soient en substance parallèles ou, de préfé- rence, de façon que le feuillard ait une légère cambrure afin
<Desc/Clms Page number 2>
qu'il suive la trajectoire correcte dans sa traversée du lami- noir. Il était connu aussi de faire varier la forme du feuillard laminé en exerant, entre les cylindres, une force appliquée par un moyen appropriée hydraulique ou autre, de maniè- re à donner une certaine flèche aux cylindres eux-mêmes ou bien en réglant l'emplacement d'un ou de plusieurs cylindres dans le sens de déplacement du feuillard.
La présente invention a pour but principal de procu- rer une commande d'épaisseur ou de correction de la forme de pro- duits laminés,permettant de corriger de meilleure façon et.avec plus grande précision les défauts de forme indésirables des cy- lindres.
La présente invention consiste en un appareil de commande servant à corriger la forme des cylindres d'un laminoir travaillant du feuillard, lequel appareil correcteur comprend un premier détecteur de force de laminage qui est accou- plé au lamie tr de manière à détecter une première force appli- quée entre ces cylindres sur une première partie déterminée du feuillard à l'effet de produire un premier signal dé commande fonction de cette première force de laminage, un second détecteur de force de laminage qui est accouplé au laminoir de manière à détecter une seconde force de laminage qui est appliquée entre ces cylindres sur une partie déterminée différente du feuillard à l'effet de produire un second signal de commande fonction de cette seconde force de laminage,
un comparateur de signaux pour produire un signal de correction de forme fonction d'un rapport déterminé entre le premier signal de commande et le second signal de commande précités, et une commande de force de laminage répon- dant à ce signal de correction de forme pour appliquer une force de correction de forme aux cylindres en fonction de ce signal de
<Desc/Clms Page number 3>
correction de forme.
Plus spécifiquement, l'appareil régularise automa- tiquement la forme du feuillard dans un laminoir en réglant la forme ou la flèche du cylindre de laminage de manière à compen- ser des facteurs fonctionnels comme la largeur et l'épaisseur du feuillard, le degré de réduction d'épaisseur désiré, l'alliage dont se compose le feuillard, la température du laminoir et celle du feuillard, ainsi que la vitesse de défilement du laminoir, en appliquant une contre-force aux cylindres de manire à entrai- ner une correction de l'erreur de forme mesurée sur le. feuillard.
L'appareil de-la présente invention permet non seule- ment de mieux corriger la forme ou le profil du feuillard mais permet aussi de réduira les remplacements de cylindre né- cessaires pour obtenir un feuillard plat d'une régularité désirée, ' du fait qu'un cylindre donné peut être utilisé pour une plus grande variété de paramètres du feuillard traité.
L'invention ressortira clairement de la description donnée ci-après avec référence aux-dessins annexés, dans lesquels :
La figure 1 est une vue en coupe d'un cylindre nor- mal.
La figure 2 montre les forces intervenant dans le cas de la présente invention, lorsqu'un feuillard'passe entre les cy- lindres d'un laminoir.
La figure 3 représente schématiquement le fonctionne- ment d'une forme d'exécution de la présente invention.
La figure 4 représente les détecteurs de forces de la présente invention dans leur application à un laminoir normal.
La figure 5 est un schéma d'une forme d'exécution de l'appareil de commande suivant la présente invention.
La figure 6 est un schéma d'une autre forme d'exécu-
<Desc/Clms Page number 4>
tion de l'appareil de commande de la présente invention.
La figure 7 est un schéma d'une troisième forme d'exé- cution de la présente invention.
La figure 8 est un schéma de l'appareil de commande connu servant au nivellement des cylindres d'un laminoir.
La figure 9 montre le fonctionnement d'une autre for- me d'exécution de la présente invention, et
La figure 10 montre, de façon générale, la relation entre un système de commande par jauges ordinaire et la commande par correction de.la flèche du cylindre suivant la présente in- vention.
La figure 1 représente un cylindre ordinaire d'un laminoir- qui a été meule de manière à avoir un diamètre plus grand au milieu qu'aux extrémités. Un tel cylindre convexe est utilisé pour provoquer une réduction d'épaisseur uniforme du feuillard entrant dans le laminoir.
La figure 2 représente, de façon générale, un cy- lindre supérieur 10 et un cylindre inférieur 12 subissant des forces de serrage appropriées B qui sont appliquées aux extrémi- tés des cylindres. Une force A est effectivement appliquée au milieu des cylindres 10 et 12 par la compression de feuil- lard 14. Lorsque le feuillprd 14 pénètre entre les cylindres 10 et 12 du laminoir, les forces qui tendent à séparer les cylindres travaillant à réduire l'épaisseurdufeuillard 14 se repartissentlelongdes fa- ces des cylindres respectifs 10 et 12. L'équilibre entre la réduction d'épaisseur du métal et la déformation du cylindre a - pour résultat de déformer davantage les cylindres 10 et 12 et, par conséquent, de réduire trop peu l'épaisseur du feuillard en son milieu comparativement à ses extrémités.
La somme de toutes les forces réparties peut être représentée, en
<Desc/Clms Page number 5>
ce qui concerne la flèche du cylindre qui en résulte, par une force composite A représentée à la figure 2, à une distance b de l'axe de symétrie du dispositif de serrage et de la force de ser- rage B. Pour. rendre à la partie médiane des cylindres 1C et 12 une forme telle que leurs faces respectives soient en substance parallèles sur toute la largeur du feuillard 14, il faudrait ap- pliquer une force de flexion C à une distance Si de l'axe de symé- trie du mécanisme de serrage. Comme on ne peut mesurer facile- ment que les forces B et C, il est souhaitable d'établir une re- lation déterminée entre les forces B et C afin d'obtenir un feuil- lard ayant la forme désirée, avec des surfaces de laminage plates au cours du laminage.
Il est important de pouvoir régler la forme d'un feuillard laminé dans les laminoirs à chaud et à froid, en se ré- férant à la forme et la régularité de surface du feuillard. La réduction d'épaisseur doit être celle désirée sur toute la lar- geur du feuillard. Le fait de donner une certaine convexité aux cylindres est une solution satisfaisante généralement pour un seul jeu de paramètres de laminage et il en résulte des change- ments de cylindres coûteux et l'établissement d'un nombre consi- dérable de cylindres ayant des convexités variées si l'on veut qu'un laminoir puisse traiter une grande variété de dimensions de feuillard.
On peut faire varier la convexité-effective de tout cylindre donné par une flexion contrôlée du cylindre pendant l'opération même de laminage, et ceci peut se faire soit pour aug- menter soit pour diminuer la convexité du cylindre en action ; cet effet, on appliquera des forces de flexion appropriées soit aux cylindres de travail, soit aux contre-cylindres, à volonté.
L'invention envisage d'introduire ainsi un changement de convexité de plusieurs centièmes de millimètre. On pourra ainsi utiliser
<Desc/Clms Page number 6>
un cylindre donné pour une plus grande variété de dimensions de feuillard, sans la nécessité de changer les cylindres à cet ef- fet. On remarquera aussi qu'il est nécessaire de corriger des variations de convexité du cylindre provoquées par l'échauffement, ceci pouvant se faire suivant la présente invention.
Plusieurs équations peuvent être établies en partant des conditions d'équilibre des forces représentées à la figure 2 : (1). 2C . (b/a) A (2). 2B = A+2C (3). A= (a/b) 2 C (4). 2B = (a/b) 2C + 2C (5). B = C (1 + a/b).
Les équations ci-dessus montrent que, pour rendre aux cylindres de travail pratiquement la forme d'un cylindre de révolution, il est nécessaire que la force de flexion C soit réglée de façon à être dans un rapport fixe par rapport à la force de serrage B, ce rap- port étant @onction de la lqrgeur du feuillard.
En pratique, lescy- lindres de travail n'ont pas la forme d'un cylindre de révolu- tion mais ont, au contraire, un plus grand diamètre au centre que sur les bords, à l'effet de compenser la flexion inhérente des cylindres sous l'action des forces de réduction d'épaisseur appliquées, les cylindres constituant en substance des cylindres de révolution pour une combinaison correcte des différents para- mètres: le pourcentage de réduction d'épaisseur désiré , l'allia- ge métallique constituant le feuillard, la largeur et l'épaisseur du feuillard, 1'échauffement du cylindre pendant le lamina- ge et la vitesse de défilement du laminoir. Une autre modifica- tion de la notion précédente réside en ce qu'il n'est pas souhaita- ble que le feuillard sortant soit parfaitement plan.
Une certaine cambrure ou surépaisseur au milieu est sou-
<Desc/Clms Page number 7>
haitable afin que le feuillard suive une trajectoire correcte en traversant le laminoir, ainsi que pour d'autres raisons.
Il y a donc une valeur nominale de la force A qui donne la forme correcte et désirée au feuillard. La com- mande suivant la présente invention,par flexion des cylindres,per- met d'étendre les limites des variables comme la pratique de l'é- tirage, les conditions de température et la largeur du feuillard, entre lesquelles il est toujours possible de donner la forme vou- lue au feuillard. Dans ce cas, l'équation n 5 ci-dessus doit être modifiée pour tenir compte qu'il ne faut considérer que les écarts de valeur des forces qui peuvent être compensés par la forme même du cylindre.
Dans le cas de la présente invention, on dé- termine une force de laminage initiale ou de référence au moyen d'un dispositif de commande automatique a jauges usuel, et on considérera les variations entre la force de laminage réellement appliquée et cette force de laminage de référence comme un signal de commande ¯ B. On peut calculer un signal correspondant à une force de laminage de référence normal au moyen d'un calculateur de force de serrage nécessaire pour la passe suivante du feuillard dans une cage déterminée d'un laminoir, et on détecte les varia- tions subies par cette force de laminage de référence sur toute la longueur du feuillard passant dans cette cage, ces variations étant utilisées pour former le signal de commane ¯ B soit d'une façon ininterrompue, soit par paliers déterminés.
On supposera en outre ici que,pour cette force de laminage de référence B, il ne faut pas de force de flexion C, cette force de flexion C étant nulle dans le cas de la force de laminage de référence, au noins dans l'état initial de convexité voulue du cylindre. Il va de soi que, si on désire étendre les limites de la convexité effective de tout cylindre donné, cette force de laminage de référonce B va-
<Desc/Clms Page number 8>
riera en fonction de ces tentatives. Par conséquent, en partant d'une valeur zéro pour le signal C, le signal ¯ C est le même- que le signal C réel lui-même.
Si on remplace B par ¯ B dans l'équation (5), on trouve l'équation suivante :
6). ¯ B= C (1+a/b) = c(k) pour une compensation automatique voulue par flexion du cylindre? cette dernière équation montre qu'il faut maintenir un rapport fixe entre A B et C.
La figure 3 montre une conception de la commande par correction de la présente invention dans laquelle le cylindre su- périeur 10 et le cylindre inférieur 12 agissent sur un feuillard
14, tandis qu'un mécanisme de serrage 16 applique la force B par l'intermédiaire d'un détecteur de force de laminage 13 du type inductif à l'effet de produire la réduction d'épaisseur voulue sur le feuillard 14. Un appareil de correction de la forme vou- lue 20 détecte le signal de force de laminage produit par le dis- positif inductif 18 de manière à régler la flexion des cylindres
10 et 12, comme celà est décrit ci-après.
Un dispositif à con- tre-force 22, par exemple un vérin hydraulique ou bien un mécanisme de serrage commandé par moteur électrique, applique la force de flexion C, par l'intermédiaire d'un détecteur de force inductif 24, à l'extrémité extérieure de l'arbre 26 du cylindre de travail. 10 ainsi qu'à l'extrémité extérieure 28 de l'arbre du cylindre de travail 12. La force de flexion C, appliquée par le dis- positif à contre-force 22, est détectée par le dispositif induc- tif 24 et un signal approprié est appliqué à l'appareil de cor- rection de forme 20.
Les forces ainsi appliquées au cylindre de travail 10 sont comparées dans l'appareil de correction de forme
20 qui applique un signal de commande approprié à un dispositif de réglage de force 30 à l'effet de déterminer le fonctionnement
<Desc/Clms Page number 9>
du dispositif à contre-force 22 en opposition au mécanisme de serrage 16.
La figure 4 représente le cylindre supérieur 10, le cylindre inférieur 12 et le feuillard 14 ; le mécanisme de serra- ge 16 applique une force de laminage BR à l'extrémité de droite du cylindre de travail 10 tandis qu'un mécanisme de serrage de gauche 17 applique une force de laminage B1 à l'autre extrémité de l'arbre du cylindre de travaille . Le dispositif à contre-force 22 applique une force de flexion CR à l'extrémité de droite du cylindre 10, tandis que le dispositif à contre-force 23 applique une force CL à l'extrémité de gauche du cylindre 10. Pour déterminer la forme réelle du feuillard à la sortie de la cage, on peut placer des dispositifs à rayons X à quelques dizaines de centimètres du laminoir , pour mesurer l'épaisseur réelle du feuillard en son milieu et à chaque bord.
La force de laminage BR qui est appliquée par le mé- canisme de serrage de droite 16 est détectée par un dispositif in- ductif 40. La force de laminage BL qui est appliquée par le mé- canisme de serrage 17 est détecté par un dispositif inductif 42.
La force de flexion CR qui est appliquée par le dispositif à contre-force de droite 22 est détecté par un dispositif inductif 44, tandis que la force de flexion CL qui est appliquée par le dispositif-à cohtre-force de gauche 23 est détecté par un dispo- sitif inductif 46.
Sur la figure 5, le détecteur de force de laminage de droite 40 et le détecteur de force de laminage de gauche 42 sont reliés de manière à appliquer des signaux de force de laminage respectifs à un circuit de force de laminage moyenne 50, ce cir- cuit servant à additionner les signaux de force de laminage pro- venant des deux détecteurs 40 et 42, cette somme étant ensuite di-
<Desc/Clms Page number 10>
visée par 2. Le signal de force de laminage moyenne résultant est appliqué à un circuit de différence de force de laminage 56.
Un signal de force de laminage de référence détermi- né est appliqué par une mémoire appropriée de force de laminage 60 à une seconde entrée du circuit de différence de force de lami- hage 56.
Le détecteur de force'de flexion de droite 44 et le détecteur de force de flexion de gauche 46 sont reliés à un cir- cuit de force de flexion moyenne 70 qui fait la moyenne des si- gnaux appliqués de manière à produire un signal de force de flexion moyenne.
Les signaux sortant du circuit de différence de force de laminage 56 et du circuit de différence de force de flexion 74 sont appliqués à un circuit proportionnel 80 qui applique, à son tour, un signal de correction en fonction d'un rapport déter- miné entre les signaux de manière à créer la force de flexion né- cessaire devont être appliquée aux cylindres si l'on veut obtenir le rapport voulu entre la durée réelle de la force appliquée aux cylindres ou signal différence . B et l'écart de la force de flexion ou signal différence C. Ce signal de commande par flexion ou correction de la forme des cylindres est appliqué à-une source de signaux de commande 84 qui actionne un dispositif de commande des forces 86.
Une jauge à rayons x centrale 90 (voir les figures 4 et 5) et une jauge à rayons x d'extrémité 92 appliquent des signaux de sortie à un circuit de signaux de différence de forme servant à indiquer un écart ou une différence entre la forme réelle du feuillard laminé et une forme désirée ou de référence de ce feuil- lard laminé. Le signal de différence de forme est-appliqué à un circuit ordinaire de "bande perdue" 96 tandisqu'un circuit-porte
<Desc/Clms Page number 11>
98, qui est ouvert par un dispositif à temps connu 64, applique ce signal de différence de forme afin de modifier ou de régler le fonctionnement du circuit proportionnel 80.
La figure 6 représente une autre forme d'exécution de la présente invention dans laquelle le détecteur de force de laminage de droite 40 et le détecteur de force de laminage de gauche 42 sont initialement reliés à un circuit de zérotage 43 servant à produire le signal désiré de force de laminage /\, B.
Initialement, la force de laminage de référence étant appliquée aux cylindres, l'interrupteur 45 est fermé de façon que l'enrou- lement de commande 47 actionné par le détecteur de force de lami- nage de droite 40 et l'enroulement de commande 49 actionné par le détecteur de force de laminage de gauche 42 se combinent pour détecter la différence entre la tension de réglage du potentiomètre
51 actionné par le moteur 53 et le signal de force de laminage moyenne. Le régulateur 55, qui peut consister en un amplifica- teur magnétique, règle le potentiomètre commandé par moteur 51 jusqu'à ce que la tension du potentiomètre ou rhéostat réglé é- quilibre le s@gnal de force de laminage moyenne.
On ouvre alors l'interrupteur 45 et toute variation subséquente du signal de force de laminage moyenne par rapport au signal de force de lami- nage de référence ainsi réglé ,est appliquée par la connexion 57 à l'enroulement 59 en- qualité de signal ¯ B. Le détecteur de force de flexion de droite 44 et le détecteur de force de flexion de gauche 46 appliquent un signal moyen C à l'enroulement 61.
La force de laminage de référence étant appliquée, l'interrupteur
63 est initialement ouvert et il en est de même de l'interrupteur
65. L'opérateur met manuellement le laminoir en route et ob- tient, au moyen des jauges à rayons X se trouvant au milieu et au moins sur un bord du feuillard laminé, la forme voulue pour le
<Desc/Clms Page number 12>
feuillard, en faisant varier manuellement les forces de flexion et de laminage ; on peut utiliser à cet effet une vanne hydrau- lique commandée à la main ou un dispositif semblable. On éta- blit ainsi le rapport voulu entre les variations des forces de la- minage et les forces de flexion. On ferme ensuite l'interrupteur
63 de manière à mettre le moteur 67 en route en vue du zérotage du circuit proportionnel 80 par réglage du potentiomètre 69 qui est associé à l'enroulement 59.
Le moteur 67 s'arrête lorsque le zérotage correct est obtenu. On ouvre ensuite l'interrupteur
63 et on ferme l'interrupteur 65 ; comme le rapport voulu est dé- jà établi, la source de signaux de commande 84 ne reçoit aucun signal aussi longtemps qu'une variation n'est pas détectée dans le signal B ou dans le signal C, exigeant une correction de la force de flexion appliquée de manière à rétablir le rapport voulu entre les signaux de rétro-couplage. Comme les figures
3 et 4 le montrent, le dispositif de commande de force 30, qui peut correspondre au dispositif de commande de force 86 représenté aux figures 5 et 6, produit, lorsqu'il augmente la force de flexion appliquée entre les cylindres, un accroissement de la convexité des cylindres.
La figure 7 représente une autre variante de la présente invention dans laquelle le détecteur de force de lamina- ge de droite 40 et le détecteur de force de laminage de gauche 42 sont reliés à un circuit de différence de force de laminage 100 servant à produire un signal fonction de la différence entre la force de laminage de droite et la force de laminage de gauche, ceci à l'effet d'équilibrer les cylindres des laminoirs. Cha- cun des signaux provenant des détecteurs respectifs 40 et 42 est appliqué à un premier circuit de commande 102 qui détecte le mo- ment où la force de laminage de droite est supérieure à la force
<Desc/Clms Page number 13>
de laminage de gauche ; des circuits de ce genre sont bien con- nus.
Ce circuit de commande 102 applique un signal de sortie de manière à ouvrir un circuit-porte 104 afin que le signal dif- férence provenant du circuit 100 puisse être appliqué au mécanis- me de serrage de gauche 17 afin d'augmenter la force de laminage de gauche dans la mesure où celà est nécessaire pour équilibrer le laminoir. De façon semblable, un circuit de commande 106 détec- te le moment où la force de laminage de gauche est supérieure à la force de laminage de droite de manière à ouvrir le circuit- porte 108 qui permetau signal de différence de force de lamina- ge d'être appliqué au mécanisme de serrage de droite 16 à l'ef- fet d'augmenter la force de serrage de droite dans la mesure né- cessaire pour équilibrer le laminoir.
Le détecteur de force de flexion de droite 44 et le détecteur de force de flexion de gau- che 46 sont reliés à un circuit de calcul de la force de flexion moyenne 110 qui applique un circuit de force de flexion moyenne à un circuit de différence de force de flexion 112 en combinaison avec un signal de force de flexion de référence provenant d'un circuit 114, de manière à appliquer un signal de différence de force de flexion A C à un circuit proportionnel 80. Dans les cas pratiques où la force de laminage utilisée est de l'ordre de celle correspondant à une convexité déterminée des cylindres ob- tenue par meulage, le signal de force de flexion de référence .provenant du circuit 114 est nul et le signal ¯ C est le même que le. signal C.
Le signal de sortie de l'un ou l'autre des détec- ' tetirs 40 et 42 (le détecteur de force de laminage de droite 40 étant choisi.dans le cas de la figure 7) estappliqué à un dis- positif de différence de force de laminage 114 servant à comparer ce signal au signal de force de laminage de référence provenant
<Desc/Clms Page number 14>
d'un circuit 116, de manière à produire un signal de différence de force de laminage B que l'on applique au circuit proportion- nel 80.
Le signal de commande provenant du circuit proportion- nel 80 est appliqué à une source de signaux de commande 84 et à un dispositif de commande de force 86 à l'effet d'appliquer une force de flexion appropriée auxcylindres 10 et 12, comme celà est représenté à la figure 4'
La figure 8 représente un circuit d'équilibrage des cylindres faisant l'objet de la demande de brevet américain Serial n 241.646.
L'appareil de commande de la figure 8 comprend une jauge d'épaisseur de gauche 126, une jauge d'épaisseur de droite 128 et une jauge d'épaisseur médiane 130 produisant des signaux d'erreur d'épaisseur qui sont appliqués à un appareil de réglage .d'épaisseur 132 à l'effet de déterminer les réglages du mécanis- me de serrage de gauche 134 et du mécanisme de serrage de droite 136,nécessairesà l'équilibrage des cylindres dans les laminoirs.
On remarquera que, si l'épaisseur sur le bord de gauche du feuil- lard est plus grande que sur le bord de droite, cette différence peut être corrigée en augmentant la force appliquée par le méca- nisme de serrage de gauche 134 ou en diminuant la force appliquée par le mécanisme de serrage de droite 146. Cette demande de brevet américain prévoit aussi, si on le désire, des dispositifs de chauffage et de refroidissement des cylindres.
Selon la présente invention, pour obtenir la convexi- té voulue des cylindres et la forme voulue du feuillard à la sor- tie du laminoir, l'équipement représenté fonctionne de manière à maintenir un rapport déterminé et voulu entre la variation du si- gnal de force de laminage et la variation du signal de force de flexion, en faisant varier la force de flexion appliquée de ma- nière que toute variation de la force de laminage appliquée provo-
<Desc/Clms Page number 15>
que une variation correspondante de la force de flexion appliquée.
Aussi longtemps qu'un feuillard de toute largeur don- née garde en substance la même largeur, une variation d'épaisseur ou de dureté ne provoque pas de changement dans le profil du feuil- lard, tout au moins dans les limites du système considéré. Il va de soi qu'un dispositif de commande automatique de l'épaisseur du feuillard par jauges agissant sur'.la force de laminage sera uti- lisé de concert avec l'appareil de commande représenté, de façon que l'épaisseur du feuillard sortant du laminoir reste en sub- stance constante sur toute sa longueur sous l'action du disposi- tif de réglage automatique par jauge,
tandis qu'un dispositif de réglage de forme de profil supplémentaire selon la présente in- vention et les appareils de commande associés compensent toutes différences entre les forces de laminage appliquées à l'extrémité de gauche et à l'extrémité de droite des cylindres, ceci s'effec- tuant initialement par le dispositif d'équilibrage des cylindres re présenté à la figure 7, toutes variations nécessaires de la force de laminage appliquées étant ensuite componsées pr une flexion de correction des cylindres, de manière à donner la forme voulue au feuillard.
En ce qui concerne le fonctionnement de l'appareil de commande de la présente invention (voir figure 5), un signal de différence de force de laminage réelle moyenne est comparée à un signal de flexion réelle moyenne dans un circuit proportionnel déterminé 80, à l'effet de corriger la flexion des cylindres à une cadence déterminée par la vitesse de défilement du'laminoir chaque fois que la forme réelle et mesurée du feuillard à la sor- tie s'écarte de la forme voulue dans une proportion déterminée.
Le décalage de tenps nécessaire à cause des écarts entre les emplacements des Jauges à rayons X 90 et 92 et les cy-
<Desc/Clms Page number 16>
lindres eux-mêmes est obtenu au moyen d'un dispositif à retard 99 qui détecte le signal de correction de rapport traversant le cir- cuit-porte 98 et commande le dispositif à temps 64 de façon à em- pêcher des modifications dans le réglage du circuit proportionnel 80 aussi longtemps que les modifications introduites n'ont pas pu être mesurées.
La façon dont le signal de correction de rapport pro- venant du circuit-porte 98 modifie le réglage de rapport du cir- cuit proportionnel 80 ressort clairement de la figure 6 où le circuit-porte 98 est relié-, par un circuit-porte à temps 99, à un relais de commande de moteur de mar-he avant 101 pour un si- gnal de correction de rapport d'une première polarité, et à un relais de commande de moteur de marche arrière 103 pour un signal de correction de rapport de la polarité opposée. Le circuit- porte à temps 99 détermine 1' intervalle de temps nécessaire pour actionner les relais de commande des moteurs respectifs en fonc- tion de la dureté du feuillard.
La figure 9 représente une autre forme 6'exécution de la présente invention dans laquelle des forces de flexion des cylindres peuvent être appliquées pour augmenter la convexité effective des cylindres et pour diminuer cette convexité en fonc- tien des écarts entre les forces de laminage réelles et une for- ce, de laminage déterminée. A cet effet, le signal de variation de force de laminage ¯ B est détecté à la fois pour ses écarts vers le haut et ses écarts vers le bas par rapport au signal de force de laminage de référence, et il en est de même de la force de flexion pour ses écarts vers le haut et vers le bas par rap- port à une force de flexion nulle qui sont mesurés en présence d'une force de laminage de référence.
Dans le cas d'un écart vers le haut entre la force de laminage réelle et la force de laminage de
<Desc/Clms Page number 17>
référence donnant un signal A. B à polarité positive, il faut que le signal de force de flexion nécessaire C soit aussi de polarité positive si l'on veut satisfaire la fonction de com- mande du circuit proportionnel et, par conséquent, le signal de commande de sortie de ce circuit proportionnel faisant par- tie de l'appareil de commande de forme 20 amènera le dispositif de commande de force 31 représenté à la figure 9 à alimenter le dispositif de force 23 de manière à augmenter en fait la convexi- té des cylindres 10 et 12.
D'autre part, dans le cas d'un écart vers le bas entre la force de laminage réelle et la force de laminage de réfé- rence sous l'action du mécanisme de serrage 16 commandé par le dispositif de réglage automatique par jauge coasse décrit dans l'article de la conférence AIEE 62-782 portant le titre " Ap- plication of an Outline Computer to Reversing Plate Kills" par A. W. Smith, on obtiens un signal B ayant une polarité néga- tive et, cette fois, il faut que le signal de flexion C nécessai- re ait aussi une polarité négative pour satisfaire la fonction de commande du circuit proportionnel.
Dans ce dernier.cas, le circuit proportionnel amène le dispositif de commande de force 31, par l'intermédiaire de circuits appropriés à diodes, à ali- menter les dispositif de force 25 et 27 de manière à en fait di- minuer la convexité des cylindres 10 et 12.
La figure 10 représente, de façon générale, un dis-' positif de réglage d'épaisseur automatique par jauge 200 qui com- mande le fonctionnement du mécanisme de serrage 202 de manière à déterminer l'épaisseur du feuillard sortant de la cage de laminoir 204. Un détecteur de force de laminage 206 produit un signal de force de laminage réelle pour le dispositif de réglage à jauge de manière à détecter l'épaisseur du feuillard sortant selon
<Desc/Clms Page number 18>
l'équation de laminoir bien connue h = F + So/H, où F est ce signal de la force de laminage, So est le réglage de serrage et M est une constante de résilience déterminée.
Cette épaisseur réelle ainsi mesurée du feuillard est comparée à une épaisseur désirée du feuillard de manière à obtenir un signal de différen- ce ou de correction d'erreur, ce dernier étant appliqué au mêca- nisme de serrage 202 de manière à corriger l'épaisseur du feuil- 'lard. Le détecteur de la force de laminage 206 applique le si- gnal de la force de laminage à une commande de flexion du cylin- dre 208 servant à comparer ce signal a u signal de flexion du cylindre provenant du dispositif de force 210, par exemple par des variations de la pression du fluide ou par des mesures direc- tes de la force de flexion.
A ce sujet et comme celà a déjà été dit, on maintient un rapport voulu entre les variations de la force de laminage et dela force de flexion en corrigeant la for- ce de flexion des cylindres au moyen de la commande de flexion des cylindres.
Il va de soi que des erreurs de forme dues à l'accu- mulation de chaleur peuvent aussi être compensées par un disposi- tif à temps périodique .
Une conférence intéressant le réglage de la convexité des cylindres a été faite récemment par Messieurs M.D. Stone et R. Gray le 22 septembre 1964 devant les ingénieurs de 1 associa- tion of Iron and Steel Engineers " à Cleveland, Ohio.
Le procédé de réglage de la forme d'un feuillard décrit dans la présente demande de brevet peut.être mis en appli- cation par une programmation appropriée d'un calculateur numéri- que fonctionnant avec des servo commandes pour la force de lami- nage et la force de flexion.