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L'invention concerne un procédé de production d'un produit additif qui, additionné aux fourrages des ruminants,constitue une source d'azote assimilable car cet additif contient du lactate d'ammonium obtenu à par- tir de la mélasse, parmi les procédés d'enrichissement en azote assimilable des fourrages pour ruminants, on donne sa préférence au prpcédé consistant à ajouter aux fourra- ges du lactate d'ammonium.
On connait déjà deux méthodes principales de pro- duction de létale d'ammonium à partir de mélasse, et dans ces deux méthodes on part du traitement- d'un acide lacti- que obtenu par fermentation du sucre contenu dans la mé- lasse.
L'une de ces méthodes consiste à effectuer la fermentation lactée de la mélasse en présence de carbona- te de calcium; ensuite cette solution de lactate de cal-.. cium obtenue est soumise à une réaction à double échange avec un sulfate d'ammonium et, après la séparation du dé- pôt, on soumet la solution de sulfate de calcium à une concentration par vaporisation ou par tout autre moyen connu.
L'autre méthode consiste à soumettre également la solution de mélasse à une fermentation à l'aide de lac- tobacilles, mais sans addition de carbonate de calcium, et après sa fermentation, éventuellement après sa concen- tration dans un évaporateur à vide, on lui fait subir une neutralisation à l'hydroxyde d'ammonium ou à l'ammoniac (gazeux).
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Ces deux méthodes sus-énoncéea possèdent quelques défauts essentiels,notamment la réaction employée du dou- ble échange entre le lactate de calcium et le sulfate d'am- monium nécessite une filtration de la solution afin d'en extraire le dépôt de gypse qui s'y est formé. Cette opé- ration est assez onéreuse par le fait que le dépôt de sul- fate de, calcium possède un caractère colloïdal et en plus il constitua un déchet indésirable. Malgré tout, une cer- taine quantité de sulfate de calcium s'infiltre dans la solution, ce qui implique un effet néfaste à la qualité du produit.
L'inconvénient de cette autre méthode réside dans le fait que la fermentation d'un moût condensé, contenant par exemple 15 % de sucre, sans neutralisation graduelle de l'acide lactique obtenu, entraîne une concentration prématurée en acide lactique telle que son taux est nuisi- ble au développement des bactéries, donc provoque l'arrêt du processus de fermentation. Ainsi, cette méthode con- vient uniquement pour effectuer la fermentation de solu- tion fortement diluée donc entraînant ultérieurement une onéreuse concentration de cette solution pour obtenir un sirop de consistance convenable.
Le procédé selon l'invention pallie aux défauts sus-énoncés des procédés connus de production du lactate d'ammonium; il est simple et ne nécessite pas un appa- reillage complexe, ce qui le rend économique pour la pro- duction d'un produit d'addition aux fourrages qui con- @ tient du lactate d'ammonium.
Ce procédé est basé sur le fait que la solution aqueuse 4e mélasse est soumise à une fermentation selon nn processus connu en soi à l'aide de lactobacilles de sou- che Lactobacillus delbrueque en présence d'un excès de
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carbonate de calcium et, à la fin de la fermentation de la solution,cette solution contenant du sulfate de cal- cium est traitée au bicarbonate d'ammonium ou au carbona- te d'ammonium neutre. Sous l'effet de 'la réaction, le carbonate de calcium précipite et il ne reste que dans la solution que le lactate d'ammonium. Par décantation ou par filtration on sépare le carbonate de calcium de la solution et ensuite on @ craite selon un procédé connu, par exemple en la concentrant dans un évaporateur à vide.
Le dépôt de carbonate de calcium, par rapport au dépôt du sulfate de calcium, se laisse facilement séparer par décantation. Ainsi on évite la séparation par filtration, ce qui simplifie l'opération et en plus on évite la for- mation d'un dépôt excessif provoqué par la méthode sulfa- tique sus mentionnée. Ce dépôt de carbonate de calcium peut être laissé en place dans la cuve de fermentation dans le but de recyclage.
Selon l'invention, la réaction de l'échange en- tre le lactate de calcium et le carbonate d'ammonium peut être réalisée non seulement en présence de carbonate d'am- monium cristallisé ouen solution aqueuse, mais on peut traiter la*!solution de lactate de calcium à l'ammoniac et à l'anhydride carbonique, de préférence a-contre-courant dans une,colonne de saturation. Dans ce cas, on peut ré- employer ,l'anhydride carbonique obtenue durant le proces- sus de fermentation et qui se dégage du carbonate, de cal- cium et de l'acide-lactique.
A cette fin, on peut aussi utiliser l'anhydride carbonique dégagée par la fermenta- tion pour la production:de carbonate d'ammonium en le sou- mettant à une réaction avec de l'ammoniac ou une solution aqueuse d'ammoniac
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L'application du procédé selon l'invention limi- te le besoin de pourvoir, en matière première extérieure, la mélasse traitée uniquement en ammoniac ou en eau ammo- niacale, domplétant éventuellement les pertes d'anhydride .carbonique., Dans le cas où.ce traitement est effectué dans (une sucrerie, la source d'anhydride carbonique peut être constituée par un gaz provenant d'un four à chaux.
Le procédé selon l'invention possède plusieurs valeurs remarquables;notamment elle se caractérise par la simplicité de l'appareillage, par la facilité et la fiabilité du traitementtechnologique et microbiologique, , Selon ce procédé, le contrôle et la régulation de la va- leur du pH, qui sont onéreux et chers, sont inutiles du- rant la fermentation de la masse, car l'excés de carbo- nate de calcium maintient une valeur constante du pH dans les limites de 6 à 7, ce qui permet au lactobacilles de @ s'accomoder aux conditions de fermentation. L'intérêt de ce procédé reside dans ce qu'il diminue les pertes et qu'il éliminé la possibilité de souillement des eaux par des décrets incommodes de production, notamment de gypse, et en plus il élimine la consommation de carbonate de calci- um frais.
Selon l'invention, pour traiter la solution à l'ammoniac pn peut utiliser non seulement du carbonate d'ammonium cristallisé, mais aussi sous forme d'ammoniac gazeux qui est meilleur marché.
Une variante du procédé selon l'invention pallie aux inconvénients de la seconde méthode sus-décrite de pro- duction du lactate d'ammonium. Cette variante consiste en ce que la solution de mélasse se change en acide lac- tique durant le processus de fermentation sans addition et de carbonate de calcium /gagé, durant la ferma italien,
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l'acide lactique est neutralisé au fur et à mesure à l'am- moniac ou à l'eau ammoniacale, ou bien encore par un bi- carbonate ou un carbonate neutre d'ammonium, en maintenant une valeur du pH du moût dans les limites de 5,5 à 7.
La solution fermentée et neutralisée contient le lactate d'am- monium et elle subit ensuite une ccncentration selon un moyen connu jusqu'à obtention d'une masse de consistance voulue. Ce procédé permet d'obtenir le produit final à partir de moûts bien plus concentrés qu'il n'était possi- ble d'obtenir suivant la méthode connue de neutralisation de l'acide lactique, après le processus de fermentation, limitant ainsi un onéreux processus de concentration de la solution. Il est vrai que pour obtenir un pH conve- nable du moût e processus exige un contrôle plus minu- tieux que dans le cas du procédé principal, selon l'inven- tion, mais par contre il permet d'éviter le processus de filtration,en se limitant à la décantation pour séparer le carbonate de calcium, et il nécessite un appareillage technologique simple.
Cet additif prévu pour être ajouté aux fourrages et préparé selon l'invention, après une concentration pré- liminaire de 65-70% en poids de matière séche, contient
8-9% en poids d'azote. Cet additif est destiné à enrichir en azote des fourrages pour ruminants. On ajoute ce pro- duit en quantité conforme au genre du fourrage et au de- gré exigé d'enrichissement en azote. Par exemple, on mé- lange avantageusement les pressures sèche? de betteraves ou les bagasses désagrégées en y ajoutant cet additif dans une proportion en poids de trois parties de fourrage pour une d'additif concentré selon le processus décrit