<Desc/Clms Page number 1>
Contraienont moteurs triphasés dans lesquels il était possible, pour assurer la symétrie de la connexion triangle-étoile, de connecter les pôles au moyen d'un seul enroulement, aussi bien dans le cas de moteurs bipolaires que tétrapolaires, il n'a jamais été possible jusqu'à présent de réaliser un groupement qui puisse faire fonctionner un moteur en commutant le nombre de pôles.
Bien que la distribution de l'énergie par ligne biphasée, c'est-à-dire en 4 fils, soit aujourd'hui très peu employée, l'utilisation très répandue des appareils électro-mé- nagers a cféré une grande importance aux moteurs mono-bipha- sés c'est-à-dire des moteurs à changement de phases et qui fonctionnent avec des courants déphasés de 90 environ.
Afin d'obtenir, comme pour les moteurs polyphasés, une commutation de polarité avec un seul enroulement, il a été nécessaire de réaliser un enroulement particulier décrit dans le présent mémoire et illustré, à titre d'exemple non limitatif, par les dessins joints.
Pour réaliser l'enroulement avec le maximum de symétrie, il est nécessaire d'avoir des tôles fines munies de 2 encoches par pôle et par phase ; par conséquent, dans l'exemple décrit qui concerne un moteur bipolaire/tétrapolaire, il faut une tale munie d'un nombre d'encoches minimum égal à: 2 (encoche x phase x pôle) x 2 (phases) x 4 (p8les) - 16.
Par suite des théories bien connues sur la dispersion différentielle, il est utile que le nombre d'encoches soit le plus grand possible et, par conséquent, dans le cas présent, le nombre d'encochesconvenable est 32 ou 48.
<Desc/Clms Page number 2>
La figure 1 représente un enroulement biphasé à 4 encoches /pôle/ phase (les petits cercles représentent les encoches du stator); la couche extérieure est constituée de 3 groupes de bobines a, b, c, dans lesquels le sens des courants est indiqué par les flèches; cet enroulement est fixe et représente la moitié de l'enroulement total. L'autre moitié de l'enroulement est représentée par les bobines a', b', c' qui, suivant la direction des flèches correspondantes et combinées à la première couche, forment les quatre pôles du moteur.
Les deux phases se distinguent sur la figure 1 par l'épaisseur différente des lignes. En inversant, à l'aide d'un commutateur approprié, le sens des courants de la couche intérieure, on voit clairement à la figure 2 comment le moteur devient un moteur bipolaire. Pour la clarté du dessin, les bobines appartenant à la phase principale ont été indiqués par une ligne plus épaisse.
Il est évident que, même en utilisant un nombre fractionné d'encoches/pôle/phase et en respectant toujours la distribution tripartite dans les encoches du stator, aussi bien pour la couche extérieure que pour la couche intérieure, il est toujours possible d'obtenir la connexion avec le flux du rotor tant pour une polarité que pour l'autre, après inversion de l'une de celles-ci. Ceci est illustré en particulier aux figures 3 et 4 se rapportant à un moteur suivant l'invention, muni de 40 encoches, respectivement en connexion tétrapolaire et bipolaire.
Les figures 5 et6 représentent un schéma d'une section d'une fçrme de réalisation d'un moteur suivant l'invention, respectivement en connexion tétrapolaire et bipolaire.
<Desc/Clms Page number 3>
Les figures 7 et 8 représentent les schémas correspondants d'une forme de réalisation perfectionnée d'un moteur suivant l'invention, respectivement en connexions tétrapolaire et bipolaire.
Comme il a été dit plus haut, pour obtenir une commutation de polarité avec un seul enroulement dans un système biphasé, un enroulement particulier a été conçu, qui maintient les axes des flux des deux phases déphasées de 90 l'un par rapport à l'autre;cet enroulement est représenté en détail aux figures 5 à 8.
La commutation d'un nombre de pôles quelconque n à un nombre de pôles n/2 4/2, 8/4, 12/6, 16/8 pôles a lieu comme dans les moteurs triphasée, en 1 versant le sens des courants dans la seconde couche de l'enroulement tripartite, symétrique à la première couche dans laquelle le sens du courant reste inchangé.
Il est évident que le? moteurs bipolaires ne présentent pas d'intérêt pour ce nouveau système; on part d'un moteur tétrapolaire. L'enroulement de la première couche.est réalisé sur'le pourtour de l'entrefer avec les bobines disposées à 120 l'une de l'autre au lieu d'une distribution à 90 comme dans le cas habituel.
Deux bobines A et B sont connectées en série et re- présentent la moitié de l'enroulement inductif (moteur monophasé avec phase capacitive): le sens des courants dans ces bobines reste inchangé. La troisième bobine C représente la moitié de l'enroulement capacitif dans lequel le sens du courant demeure inchangé.
La seconde couche se compose des b.obines A', B', C' qui représentent la seconde moitié des enroulements inductifs et capacitifs. Cette couche est exécutée selon un processus
<Desc/Clms Page number 4>
symétriquement opposé à celui de la premier* couche et forme les deux demi-phases qui peuvent être connectées au moyen du commutateur tétrapolaire Cml.
La figure 5 représente un stator à 32 encoches: les grands cercles figurent les encoches occupées par les conducteurs de la phase inductive (Ii), les petits cercles figurent les encoches occupées par les conducteurs de la phase capacitive (le). Les croix indiquent les points d'entrée des courants dans les conducteurs des encoches, les points en indiquant-les points de sortie. Il est évident que, dans le cas d'un courant alternatif à 50 Hz, ces signes conventionnels se rapportent à un temps de 1/100 de seconde. Les bobines de la phase inductive sont indiquées par des traits plus épais, celles de la phase capacitive par des traits minces.
La lettre (C) indique le fil commun, (Iif) le début et la fin de la phase inductive fixe, (Icf) le début et la fin de la phase capacitive fixe, (lie) le début et la fin de la phase inductive commutable, et (Icc) le début et la fin de la phase capacitive commutable.
Le commutateur Cml est représenté en position "té- trapolaire". Avec les sens des courants indiqués par les flèches, le stator présente quatre pôles pour la phase inductive suivant les axes magnétiques xx' et yy', quatre pôles pour la phase inductive suivant es axes magnétiques zz' et ww' disposés à 90 électriques des premiers. Ljbst la ligne d'entrée monophasée.
La figure 6 montre le moteur commuté en bipolaire.
Les sens des courants de la première couche (couche extérieure) restent inchangés, ceux de la couche intérieure sont inversés et forment deux axes magnétiques, xx' pour la phase inductive et yy' pour la phase capacitive, déphasés entre eux.
<Desc/Clms Page number 5>
Afin d'égaliser la densité magnétique dans l'entrefer, on utilise un enroulement inductif fixe différentiel con.me montré aux figures 7 et 8.
Le stator comporte 36 encoches dont 20 sont occupées par la phase inductive et 16 par la phase capacitive en tétrapolaire; en bipolaire, par contre, l'enroulement devient symétrique comme àla figure 6. Le commutateur Cm2, de même construction que le commutateur Cml, permet de réaliser unetelle sélection: aux bornes de la phase inductive fixe connectées les bornes des six bobines inductives fixes, en tétrapolaire (enroulement inductif asytmmétrique)mais les bornes de quatre bobines de la même phase, en bipolaire (enroulement inductif symétrique ) . La position des axes magnétiques reste inchangée dans le deux cas.
Il est évident que, même en utilisant un nombre fractionné d'encoches/pôle/phase et toujours en observant la distribution tripartite dans les encoches du stator aussi bien pour la première couche (fixe) que pour la seconde couche (commutable), les axes magnétiques seront toujours déphasés de 90 l'un par rapport à l'autre,
REVENDICATIONS.
1.- Moteur biphasé à commutation de polarité, caractérisé en ce qu'il possède un enroulement unique pour furnir deux vitesses.