<Desc/Clms Page number 1>
TOURS DE REFROIDISSEMENT
La présente invention concerne une nouvelle tour de refroidissement, Plus particulièrement, elle con- cerne une tour de refroidissement pourvue de corps de contact ou de emplissages favorisant l'échange, Elle a trait plus précisément encore à une disposition de tours de refroidissement'comportant au moins un corps de contact, ou un remplissage favorisant l'échange, disposé dans un , carter et composé d'éléments entre lesquels sont ménagés des passages où air et eau se rencontrent.
Cette invention'concerne principalement, mais non exclusivement, des tours de refroidissement fonctionnant suivant le principe des courants croisés, c'est-à-dire que' .l'air s'écoule dans les passages de façon substantiellement
<Desc/Clms Page number 2>
horizontale, tandis que l'eau se déplac.. dans les corps de contact ou remplissages du type écha@geur, selon une direction pratiquement verticale. On s..t adapter à ces types de tours de refroidissement, du côté sortie de l'air du corps de contact, des rideaux à membranes, distincts, faits par exemple de papier imprégné repliés, portant les uns sur les autres, Les plis et canaux obtenus, forment, par rapport au flux d'air, un angle oblique vers le haut.
De cette façon, les membrures dirigent le flux d'air vers le haut, selon cet angle et dans des conditions telles que l'air qui s'échappe ne peut entraîner de gouttes d'eau vers l'extérieur. Ces rideaux sont ainsi prévus pour agir en tant que trappes retenant les gouttes et les retournant au corps de contact.
De même façon, un tel rideau peut être placé du côté de la prise d'air du corps de contact dans la tour de refroidissement, mais il a alors pour but d'empêcher la lu- mière du jour de pénétrer à l'intérieur du corps de contact, d'empêcher la croissance indésirable d'algues et d'autres micro-organismes sur les éléments dont sont composés les corps ie contact.
Le principal objet de l'invention est un perfec- tionnement aux tours de refroidissement, dont au moins un corps de contact, ou de remplissage, favorisant l'échange, est formé de la façon définie ci-dessus, en particulier du c8té de la sortie de l'air,
Un autre objet de l'invention est un corps de contact ou de remplissage, amélioré, plus facile à fabriquer et à assembler que ceux qui étaient réalisés- par les procé-, dés antérieurs.
<Desc/Clms Page number 3>
D'autre part, l'invention conduit à une tour de refroidissement, dans laquelle un très important taux d'échange, calculé par unité de volume des corps de contact est atteint entre l'air et l'eau.
D'autres buts et avantages de l'invention appa- raitront à la lecture de la description suivante, illustrée des dessins ci-joints.
Fig. 1 est une section longitudinale, verticale, d'une tour de refroidissement réalisée suivant l'invention.
Fig, 2 est une vue en perspective d'une partie d'un corps de contact ou de remplissage, favorisant l'échan- ge, situé dans la tour de refroidissement de la figure 1,
Suivant les figures, le nouveau dispositif compren< un carter 10 de section approximativement carrée, comportant deux ouvertures opposées 12, et dans lequel sont situés des corps 14 de contact ou remplissage favorisant l'échange. Le carter 10 repose sur des pieds 16 et comporte sa base un bac collecteur de liquide 18, dont le niveau liquide est contrôlé par un flotteur 20 ; ce bac est muni d'un tube de vidange pour l'eau refroidie, contrôlé par une soupape 22.
L'air est introduit par les ouvertures latérales 12 du carter dans la direction indiquée par les floches 24, vers les corps de contact 14 et est aspiré dans la partie cen- trale de la tour, vers le haut, par un ventilateur 26 mû par un moteur 28, et disposé dans la sortie tubulaire 30.
L'eau est amenée aux corps de contact 14, depuis lhaut, à l'aide des conduites 32, dont la partie basse peut être équipée de cuvettes transversales 34 munies de trous d'échap pement, situés au-dessus de la partie supérieure rectangu laire des corps de contact,
<Desc/Clms Page number 4>
Les corps de contact ou de remplissage, favorisant l'échange, consistent en feuilles ou couches minces 36, 38 (Fig. 2), placées verticalement, dont les plis ou ondula- tions 40, 42 de feuilles adjacentes se croisent préférentiel- lement à l'intérieur de la partie principale du corps de contact.
Les feuilles sont en un matériau plastique, de préférence difficilement combustible, tel que chlorure de polyvinyle, Du coté sortie de l'air du corps de contact, les plis 40, 42 se transforment en embouts 44, 46, qui, dans , les deux sortes de feuilles 36,38 s'étendent selon un angle oblique vers le haut'. Cela fait que les'plis 40 des feuilles 36, dont la pente est inclinée vers le haut selon la direc- tion du flux d'air à travers le corps de contact, ont éga- lement des extrémités 44 dont l'inclinaison est dans la même direction, mais selon un angle plus grand.
Les plis 42 des feuilles 38, néanmoins, incliné, vers le bas se prolongent par des embouts 46 faisant avec ces feuilles un angle tourné vers le haut, Les plis 44, 46 peuvent être joints le long de leurs arêtes de façon à former des canaux tubulaires ou passages dont la direction est inclinée vers le haut par rapport à l'intérieur des tours de refroidissement.
Du côté de la prise d'air dans le corps de contact, les extrémités 36,38 présentent des plis 48 et 50, respec- tivement, prolongations directes des plis 40 et 42, mais dont l'inclinaison est telle qu'ils présentent tous les deux une perte vers le bas par rapport à la direction du flux d'air indiqué par la flèche 24, Les plis 48 et 50 peuvent également avoir la forme de canaux tubulaires.
Les plis 40 et 42 se croisent et portent les uns sur les autres de façon à former entre les feuilles des
<Desc/Clms Page number 5>
intervalles ou passages dont la largeur est constamment variable dana les deux directions verticale et horizontale, Ainsi, l'air entre en contact à l'intérieur du corps de contact avec l'eau qui écoule du haut vers le bas le long des feuilles, dans les conditions les plus favorables pour qu'un rendement élevé soit atteint, c'est-à-dire pour pro- voquer un réel refroidissement de l'eau.
La hauteur des plis, et partant l'intervalle moyen entre les feuilles, peut être par exemple de l'ordre de 5 à 10 mm ou plus. Les feuilles 36, 38 du corps de contact peuvent être reliées entre elles aux points de contact à l'aide d'un liant spécial ou d'un solvant du matériau plastique. Ces contacts ont lieu à l'intérieur des couches, en forme de pointes, et sont dûs à la particulari- té que les plis 44, 46, 48 et 50 respectivement, s'appuient les uns sur les autres le long des arêtes. Dans la réalisa- tion ci-dessous, les plis se terminent selon des arêtes relativement vives, inclinées vers le bas ; les parties entre les arêtes et les .creux étant plates ou légèrement incurvées.
Néanmoins les plis peuvent avoir d'autres formes telles que celles d'un angle ayant un sinus faible.
Les feuilles individuelles peuvent être, .en particulier, munies à l'intérieur du corps de contact de plis ou impressions 52, ou autres indentations, parallèles les unes aux autres, s'étendant dans une direction verticale,, Ces plis ont pour but de provoquer l'étalement de l'eau sur la surface des feuilles, si cette surface n'est pas mouil-' labié, et/ou d'empècher un déplacement latéral de l'eau durant sa chute le lbng des feuilles, conséquence de l'effet .
<Desc/Clms Page number 6>
du jet d'air horizontal.
Sur les figures, les feuillep 36 et 38 ont des formes identiques entre elles. Le cro@sement des plis intérieurs 40, 42 est obtenu simplement par rotation de 180 d'une feuille sur deux, autour d'un plan médian vertical, perpendiculaire au plan du dessin. Les plis 44 et 46 d'une part, 48 et 50 de l'autre, sont respectivement parallèles entre eux.
Lors du fonctionnement de la tour de refroidisse- ment, l'eau, s'écoulant du haut sur les surfaces des feuil- les, est répartie lorsqu'elle atteint les plis 40 - 42, là où ces derniers se croisent elle s'écoule vers le bas, à l'intérieur du corpe contact, dans lequel elle rencontre , le courant d'air horizontal principal, De cette façon, l'eau! est refroidie par l'évaporation d'une faible partie dans l'air. L'eaumfroidie est recueillie dans le bac 18, et quitte ce bac par la conduite 21 pour les lieux d'utilisa- tion ; lorsqu'elle.s'y est à nouveau réchauffée, elle est renvoyée par la conduite 32, vers le haut de la tour.
Grâce à 1 forme inclinée vers le haut des passages ou canaux formés par les plis 44 et 46, du côté de la sortie de l'air du corps de contact, l'entraînement de gouttelettes d'eau, par 'e flux d'air de la tour de refroidissement est empê- ché. Ainsi, les plis donnent-ils à l'air une déviation telle' qu; les gouttes d'eau entraînées sont amenées contre ces plis et retenuespar ces derniers. Du fait de la proximité des arêtes des plis 44 et 46, les unes des autres, formant un filet, l'eau, enlevée par le changement de direction du flux d'air, s'écoule le long des plis, vers la bas, à l'intérieur du corps de contact en conséquence l'accumu- lation de l'eau, retenue dans la partie du bord extérieur
<Desc/Clms Page number 7>
du corps de contact, est évitée.
Si le corps de contact, comme dans les réalisations ci-dessous, a des plis incli- nés 48 et 50 également du cote de la prise d'air, ces plis ont, en premier lieu, pour but d'empêcher l'entrée de la lumière du jour, et en particulier les radiations solaires, dont la partie humide intérieure du corps dans laquelle sont créées des conditions moins favorables à la croissance d'algues ou autres micro-organismes.
Les plis doubles 44,46 et 48, 50 respectivement, peuvent être déplacés les uns par rapport aux autres en hauteur, également de façon à former des passages de pé- @ nétration verticaux, de façon à ce que ces plis puissent ,intervenir de manière active pour le contact souhaité entre eau et air ; c'est particulièrement adaptable du côté de la prise d'air du corps de contact. Les couches dans le corps de contact peuvent être jointes les unes aux autres le long de leurs bords seulement, ou uniquement en leur partie médiane.
Si on le désire, il est possible de maintenir ensemble feuilles ou couches à l'aide de liens, de barres ou autres pièces similaires, telles que les dites feuilles ou couches soient comprimées transversalement.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux exemples décrits, elle est suceptible de nombreuses
Variantes accessibles à l'homme de l'art, suivant les ap- plications envisagées, sans que l'on s'écarte pour cela de l'esprit de l'invention,