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"Moteur bipolaire à bagues de déphasage".
Les moteurs à bagues de déphasage connue jusqu'ici n'ont qu'une puissance relativement faible et un mauvais ren- dement. On utilise aussi bien des tôles à découpe ronde que des tôles à découpe rectangulaire. Dans un mode de découpage connu, les deux pôles, reliée entre eux au moyen de barrettes de dispersion du flux, sont encastrés dans des rainures en queue d'aronde du paquet des tôles rectangulaires du stator.
Cette fabrication en deux parties des tôles du stator est nécessaire pour permettre le placement des enroulements sur les pôles. Cette méthode connue néoessite une technique de fabrication très préoise et soigneuse.
Pour simplifier la fabrioation, on utilise aussi fréquemment des tôles rondes dans lesquelles on peut déposer
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en même temps les pales du stator avec les tôles de retour du flux. Pour pouvoir introduire les bobines d'excitation, fabri- quées séparément, les flancs des pôles sont parallèles. Comme la large ouverture qui est nécessaire entre les pales est un inconvénient à cause du faible facteur d'enroulement pour l'onde fondamentale, on ferme les intervalles entre les pales par des tôles de dispersion, ce qui agrandit l'arc polaire pour le flux dans l'entrefer. Un inconvénient qui se présente alors est que, pour les moteurs de puissance plus importante, ces tôles de dispersion doivent avoir plusieurs millimètres et sont alors peu efficaces et constituent une source indé- sirable de pertes dans le fer.
On connaît également des tôles à découpe ronde avec pô;es auxiliaires, qui sont disposés dans la zone neutre sui- vant la direction radiale. Aveo ces pales auxiliaires se pré- sente l'inconvénient que le flux de dispersion se ferme déjà par l'intermédiaire de ces pôles et ne peut ainsi embrasser qu'un côté des bobines de l'enroulement relié au réseau.
Dans les moteurs à bagues de déphasage dont les tôles sont découpées de cette manière on ne peut, vis à vis des moteurs sans pôles auxiliaires, obtenir le couple de démarrage opti- mum.
L'invention se propose de réaliser un moteur aveo bagues de déphasage et pôles saillante qui convient également pour une puissance relativement élevée (par exemple 200 W) et dont la courbe du couple ne présente pas de creux gènant dans la plage de fonctionnement à grande vitesse. En outre, la fabrication du stator doit être aussi simple et aussi peu coûteuse que possible.
Suivant l'invention, ce résulta.! est obtenu par la combinaison des caractéristiques suivantes, qui sont d'ailleurs déjà en parties connues: a) la distance entre les pointes de deux pôles
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voisine doit être tout juste assez grande pour permettre d'introduire le nez d'une maohine à bobiner les enroulements statoriques. b) L'enroulement statorique doit pouvoir être réalisé au moyen d'une machine à bobiner. c) La section du fer à la pointe de chaque pale doit être suffisamment large pour qu'au régime nominal elle ne soit pas saturée ou seulement très faiblement par le flux principal et le flux de dispersion.
d) Sur la moitié du pôle ou bien de la pointe polai- re opposée à celle ou se trouve les étriers de oourt-oirouit, l'entrefer doit s'élargir progressivement, par gradins ou bien brusquement jusqu'à environ le double de sa valeur.
De préférence, la zone polaire le long de laquelle l'entrefer s'élargit sera choisie aussi grande que la zone qui est entourée par un @u plusieurs étriers de courtoirouit.
Dans le cas ou l'on désire un fort couple de démarra- ge, les pôles sont reliés entre eux de la manière oonnue au moyen de tôles de dispersion. On obtient une autre améliora- tion des conditions de fonctionnement en régime en choisissant un grand entrefer donné approximativement par la formule L/B= 1/100,ou L est la largeur de l'entrefer (d'un seul coté) et B le diamètre intérieur des tôles. Par exemple, pour un moteur de 150 watt dont le diamètre intérieur est 60 mm, l'entrefer sera 0,6 mm.
L'invention va être expliquée en détail à l'aide du dessin qui montre un exemple de réalisation.
La figure 1 montre la déooupe d'une tôle avec les enroulements statoriques et les enroulements en courtcircuit.
La figure 2 est la caractéristique couple-vitesse du moteur suivant l'invention.
La figure 1 représente une t8le de stator de forme
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ronde 1 , avec les pôles en saillie 2 et 3, la distance entre les pointes voisines des deux pôles 2', 3" et 2", 3' n'étant que de 2 à 4 mm. c'est-à-dire juste suffisante pour y intro- duire le nez d'une machine à bobiner les enroulements etato- riquee. L'enroulement statorique peut donc Être réalisé à peu de frais au moyen d'une machine à bobiner.
Par suite de l'étendue des pôles sur à peu près la totalité de l'aro po- laire, le facteur d'enroulement pour l'onde fondamentale est élevé de même que le coeffioient d'utilisation de la matière
Comme le montre la découpe de la tôle, les sections du fer sont suffisamment larges pourqu'en régime elles ne soient pas ou seulement peu saturées par le flux principal et le flux de dispersion. A cause de la section large aux pointes polaires on peut obtenir un flux de dispersion 13 suffisamment important, qui se ferme en passant des deux cotés des bobines 4,5 de l'enroulement relié au réseau et dans les enroulements en court circuit 6,7 d'un pôle. Ce flux est nécessaire pour obtenir un couple élevé au démarrage.
Il peut encore être renforcé au moyen de tôles de dispersion 8.
Par contre, la réalisation des pointes polaires suivant l'invention présente un inconvénient: c'est de provo- quer l'apparition dans l'entrefer d'harmoniques relativement intenses du champ, dont les couples correspondants ont une action nuisible sur le couple aux vitesses de régime. Pour éviter oela, on réalise souvent les pointes polaires, et en particulier celles qui ne sont pas entourée. par les étriers de courtoircuit, avec une section plut petite, c'est-à-dire avec une saturation plus élevée. La courbe du champ est alors aplanie et renferme peu d'harmoniques. Un inconvénient alors @ est que le flux dé dispersion antagoniste 13 qui peut s'établit est plus petit. Ces inconvénients sont évités de la manière suivante.
En dessous des pointes polaires sans
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spires en courtcircuit, on augmente progressivement ou bien brusquement l'entrefer jusqu'à environ le double de sa valeur, la zone aveo entrefer élargi étant prise à peu près aussi grande que la zone ou se trouvent un ou plusieurs étriers de courtoirouit et de cette manière on obtient d'une part un flux de dispersion suffisant et d'autre part, par suite de l'élargissement de l'entrefer, la courbe du champ est aplatie dans la zone neutre de la manière désirée.
L'entrefer sera de préférence choisi plus grand que par exemple dans le cas de moteurs multipolaires à spires en courtcircuit. On combat ainsi avantageusement des pertes supplémentaires, l'aimantation supplémentaire nécessaire n'entrant pas autant en ligne de compte, eu égard au long trajet dans la oulasse du stator,
La zône avec l'entrefer élargi en 9 ou en 10 est à peu près aussi grande que la zone ou se trouvent un ou plusieurs étriers de eourt-oirouit 11 assigne là découpé dé la tôle du rotors
La figure 2 représente la courbe couple vitesse du moteur suivant l'invention qui peut fournir une puissance maximum de 200 W. Il possède un couple au démarrage relative- ment élevé et aux grandes vitesses la courbe du couple ne présente pas' de creux gênant. Le rendement est de 30%, ce qui donne de bonnes conditions de fonctionnement comme le montre la courbe de la puissance fournie.
REVENDICATIONS.
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