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"Perfectionnement aux aiguilles d' inser- : ,:!.,! 13 trama rh:s ''*" ' machines à tisser".
L'invention concerne les aiguilles utilisées dans los machines à tisser, notamment'de grande largeur, à alimentation continue en trame par grosses bobines situées à l'extérieur do la foule.
Habituellement, ces aiguilles sont composées de deux éléments, à savoir : ruban souple et une partie rigide, cotte partie rigide comprenant elle-même un corps d'aiguille et une tète, la partie antérieure du ruban étant fixée audit corps d'aiguille.
Dans un type classique de machine de ce genre, tel que
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celui décrit, par exemple, dans le brevet français .du demandeur n 1.370.335, une roue otrice, à 'dents ou saillies, engrène dans des perforations du ruban et imprime à l'aiguille un mouvement de va-et-vient; à l'extérieur de la foule, les bords du ruban sont engagés dans une glissière rectiligne prolongée par un organe de renvoi, ou arceau, dirigeant le ruban vers la partie inférieure de la machine.
Dans de telles machines, le ruban est habituellement con- stitué par deux bandes superposées, généralement en une matière, appelée "Celoron". Ces bandes superposées ne sont solidaires l'une de l'autre qu'à l'endroit de leur fixation au corps d'aiguille, tandis que, sur le restant de leur longueur, elles ne sont pas assujetties l'une à l'autre, ce qui leur permet de jouer l'une par rapport à l'autre, dans les parties courbes de leur trajet.
L'invention concerne, plus spécialement, le ruban souple et, plus précisément encore, l'extrémité arrière dudit ruban.
On conçoit bien que, lorsqu'un tel ruban évolue dans l'arceau, il tend à rester droit, et le jeu existant nécessaire- .mont entre le ruban et les éléments de l'arceau fait que l'extra- dos de l'extrémité arrière du ruban forme un certain amgle avec la paroi de l'élément de guidage correspondant, c'est-à-dire avec la paroi de plus grand rayon; cette extrémité du ruban exerce donc, sur cet élément de guidage, un effet de raclage intense car la pression qui s'y trouve localisée est élevée.
La flexion de l'extrémité arrière du ruban met en jeu trois forces, à savoir : la pression précitée à sa partie extrême, que pression de même sens de l'autre côté du point d'appui de l'intrados du ruban con- tre la paroi de plus petit rayon de l'élément de guidage et, en ledit point d'appui, l'effort inverse résultant des deux précédents
La résistance au coulissement, due à ces trois forces, se reporte sur l'entraînement du ruban par la roue et, par la composante ra-
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diale d'engrènement, augmente le frottement de la face supérieure dudit ruban contre les guidages qui en limitent le soulèvement à l'aplomb de la roue. Il y a donc une fatique anormale du ruban, des guidages intéressés et des organes d'entraînement.
L'invention, qui vise plus particulièrement les rubans formés de deux bandes superposées, mais qui peut être aussi appli- quée aux rubans' en une seule épaisseur, a pour but de réduire for- tement la pression totale exercée par l'extrémité du ruban sur ses guidages et de diminuer, et même d'annuler, l'angle d'attaque for- mé entre l'extrémité de l'extrados du ruban et la paroi de l'ar- ceau en faisant porter contre l'arceau, non plus une simple arête ' d'extrémité du ruban, mais une surface relativement grande de celui; ci, ce qui produit une réduction considérable de la pression uni- taire.
A cet effet, suivant l'invention, l'extrémité arrière du ruban est munie d'un prolongement dont la section transversale est nettement inférieure à celle dudit ruban et dont la longueur et ladite section sont telles que l'extrados dudit prolongement porte sensiblement sur toute son étendue contre la paroi corres- pondante de l'arceau., ou autre organe de renvoi.
Grâce à cette structure particulière, non seulement le ruban ne porte plus suivant un certain angle, par l'arête d'extré- mité de son extrados, contre l'arceau, mais son prolongement s'ap- plique contre l'arceau sur une longueur importante, et avec une pression totale très diminuée, de sorte que la pression unitaire de contact entre l'extrémité du ruban et l'arceau se trouve condi- dérablement réduite.
L'intérêt de cette structure augmente encore lorsque certains des éléments de guidage du ruban souple sont constitués par des lubrifiants solides. comme cela est décrit et repréeenté dans la demande de brevet luxembourgeois déposée par le demandeur, :
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le 25 mai 1966, pour "Perfectionnements aux machines à tisser à @ alimentation extérieure en trame", car, en réduisant la pression de la partie terminale arrière du prolongement du ruban contre ses éléments de guidage, on ménage ceux-ci et on réduit, par con- séquent, leur usure.
L'invention a également pour objet des modes de réalisa- tion comportant l'une, au moins, des caractéristiques suivantes: a) le prolongement du ruban présente une section trans- versale qui décroît vers son extrémité de manière à constituer un solide sensiblement d'égale résistance. b) La partie extrême du prolongement de section décrois- sante du ruban présente la même épaisseur que celle du ruban et est biseautéesur l'extrados. c) La réduction progressive de section transversale du prolongement du ruban est obtenue par la formation de gorges trans- versales pratiquées sur ledit prolongement, à des profondeurs al- lant en croissant vers l'extrémité de celui-ci.
d) Dans le cas où le ruban est constitué par deux bandes superposées, le prolongement précité du ruban est formé par un excédent de longueur de la bande extérieure par rapport à la bande intérieure. e) Le prolongement de la bande extérieure est aminci pour présenter une section allant en décroissant vers son extrémi- té. f) Le prolongement de la bande extérieure est amini à l'intrados, et sa partie extrême présente l'épaisseur totale de la bande et comporte un biseau sur l'extrados. g) L'extrémité de l'extrados de la bande intérieure qui porte contre l'intrados de la bande extérieure est biseautée. h) Le ruban agencé selon d comporte une bande intérieure munie d'un prolongement, la bande extérieure étant elle-même pro-
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longée par rapport à la bande intérieure.
i) Les prolongements de la bande intérieure et de la bande extérieure du ruban selon h sont amincis pour présenter une section allant en décroissant vers leur extrémité.
L'invention sera mieux comprise à la lecture de la des - cription suivante et à l'examen des dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples, non limitatifs, des modes de réalisation de l'invention.
Sur ces dessins:
La figure 1 est une vue en élévation de face montrant le côté gauche d'une machine à tisser comportant application de l'invention.
La figure 2 est, à plus grande échelle,une vue de l'ar- ceau, en coupe faite suivant la ligne II-II de la figure 1.
La figure 3 est une vue schématique, à grande échelle, d'une portion de l'arceau, en coupe longitudinale faite suivant la ligne III-III de la figure 2 et montrant, à titre comparatif, une partie du ruban dont l'extrémité arrière est conformée suivant l'état antérieur de la technique.
La figure 4 est une vue semblable à la figure 3, mais dans laquelle le ruban est conforme à l'invention.
La figure 5 montre une première variante de l'extrémité du ruban représentée sur la figure 4.
La figure 6 montre une deuxième variante.
La figure 7 montre une autre forme d'exécution da l'ex- trémité du ruban.
Sur les figures 3, 4, 5 et 7, pour mieux montrer les emplacements des jeux et des points de contact des différents élé- ments, on a exagéré dans le sens radial les épaisseurs du ruban par rapport au rayon de courbure.
Le battant est désigné par 1, tandis que l'épée 2, com-
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mandée de façon connue par l'arbre vilebrequin (non représenté), @ oscille autour d'un arbre horizontal 3 supporté par le bâti 4 de la machine. Le battant 1 porte, de façon connue, des guides 5 pour le ruban souple 6 dont l'extrémité antérieure (non visible sur le dessin) porte le corps d'aiguille et la tête. Un cadre 7 est fixé, en 8, à la partie supérieure du battant 1. Un arceau 9 est fixé à la partie supérieure et à la partie inférieure du cadre 7, res- pectivement en 10 et 11' il assure le guidage du ruban 6 dans son parcours de renvoi vers la partie inférieure de la machine où il est reçu dabs un conduit 12.
Dans la forme d'exécution représentée, le cadre 7 comporte deux montants inclinés 7A et 7B qui sont fixés, par leurs extrémités inférieures, en 13 et 13', respectivement, sur le dessus d'un carter oscillant 14 du genre de celui décrit dans le brevet français du demandeur n 1.022.037. Ce carter con- tient une came 15 à rainure 16 d'allure sinusoïdale dans laquelle est engagé un galet 17 monté à l'extrémité inférieure d'un levier oscillant 18 porté par un axe 19, orthogonal à l'arbre 3 et sup - porté par le carter oscillant 14. La came 15 est solidaire de l'arbre 3 animé d'un mouvement de rotation d'un tour par tour de l'arbre vilebrequin.
L'extrémité supérieure du levier 18 est munie d'un secteur denté 20 en prise avec un pignon 23 solidaire d'une roue dentée 24 dont les dents s'engagent dans des perforations mé- dianes du ruban 6, La roue dentée 24 et le pignon 23 sont portés par un axe 25 fixé, à chaque extrémité, dans un support 26 soli- daire du cadre 7 et de l'arceau 9.
Le mouvement de rotation de l'arbre 3 provoque donc un mouvement oscillant du secteur denté 20 et, par suite, un mouve- ment alternatif de rotation de la roue dentée 24 qui, à son tour, imprime au ruban 6 son mouvement de va-et-vient.
La structure qui vient d'être décrite jusqu'ici est de type connu.
Suivant l'état antérieur de la technique également, le
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ruban 6 est formé par la superposition de deux bandes 6A et 6B (figure 3) qui sont de même longueur à l'état rectiligne et qui sont rendues solidaires l'une de l'autre, seulement par leurs extrémités antérieures (non représentées) fixées au corps d'aiguil- le . Etant donné la courbure que prend le ruban en passant dans l'arceau, la bande 6B, qui se trouve à l'intérieur, c'est-à-dire .sur un plus petit rayon, prend une longueur apparente légèrement plus grande que celle de la bande extérieure 6A, de sorte que son extrémité est légèrement en saillie par rapport à l'extrémité de ; la bande extérieure, comme représenté.
Le ruban formé par les deux bandes 6A et 6B oppose au cintrage une résistance d'autant plus grande que la distance entre les points d'application des efforts est faible, ce qui est le cas pour la partie extrême C D dont la forme, quasi-rectiligne par suite de la raideur, donne la plus faible distance entre les points C et D. L'extrémité de la bande extérieure 6A appuie donc fortement en C contre l'élément 31 de guidage du ruban, constitué, dans l'exemple, par un feuillard d'acier fermant l'arceau à l'in- térieur duquel coulisse ledit ruban, tandis que la bande intérieure'
6B exerce contre l'arceau 9, dans la zone D, une pression élevée, résultante de celle en C, précitée, et d'une force appliquant l'extrados de la bande 6A contre son guidage 31 dans la zone E.
Malgré le biseau 36 que l'on prévoit sur l'extrémité de l'extrados de la bande extérieure 6A, comme représenté, l'angle "a", formé par la partie extrême de cette bande par rapport à , l'élément de guidage 31, et la grande valeur des pressions présen--, tent les inconvénients exposés.
Pour rentier à ces inconvénients, suivant l'invention, on a muni l'extrémité arrière du ruban d'un prolongement, c'est-à- dire que, dans le cas particulier d'un ruban formé de deux bandes
6A et 6B. on a réalisé ce prolongement sous la forme d'un excé-
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dent de longueur donné à la bande 6A par rapport à la bande 6B, comme représenté en 33 sur la figure 4.
La partie de la bande 6B voisine de son extrémité prend appui dans la zone D, par son intrados, contre l'arceau 9, tandis que l'extrémité de son extrados porte contre l'intrados de la ban- de extérieure 6A, et la pression à l'extrémité de ladite bande extérieure ne résulte que de la résistance à la flexion de cette seule bande extéxieure, alors que, dans l'état antérieur de la technique, elle était la somme des résistances des deux bandes; d'autre part, l'angle de raclage a est fortement diminué et les surfaces de contact des bandes sur leur guidage respectif sont augmentées, d'où pressions unitaires considérablement réduites.
Dans un mode de réalisation avantageux représenté sur la figure 5, le prolongement 35 de la bande extérieure 6A est aminci à l'intrados pour présenter une section régulièrement dé- croissante vers son extrémité, de façon que ledit prolongement forme un solide sensiblement d'égale résistance. Pour conserver la solidité désirable à l'extrémité dudit prolongement, la partie extrême de celui-ci présente l'épaisseur totale du ruban de la bande 6A, comme représenté l'extrémité de son extrados étant bi- seautée, comme indiqué en 36.
Cette structure en forme de solide d'égale résistance du prolongement 35 de la bande extérieure favorise une portée uni- forme de l'extrados dudit prolongement contre l'élément de guidage, et assure au déplacement du ruban dans l'arceau, notamment lors- qu'il s'effectue dans le sens du retrait de l'aiguille hors du tissu, la souplesse désirable.
Sur la figure 6, on a représenté une variante du mode de réalisation de la figure 5;, qui diffère de ce dernier par les moyens utilisés pour réaliser le prolongement de la bande en soli- de d'égale résistance. A cet effet, des gorges transversales 38
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sont pratiquées dans l'intrados du prolongement 39 de la bande 6A, à des profondeurs progressivement croissantes vers l'extrémité dudit prolongement, comme représenté. On a indiqué encore le bi- seau 36 sur l'extrémité de l'extrados du prolongement 39. Si la bande extérieure 6A présente des perforations dans son prolonge- ment 39, comme indiqué en 41, les gorges transversales 38 sont, de préférence, pratiquées dans les intervalles entre lesdites per- forations.
Dans la forme d'exécution de la figure 7, les deux ban- des 6A et 6B comportent chacune un supplément de longueur, le prolongement 42 de la bande intérieure 6B étant conformé comme ce- lui 35 de la bande extérieure 6A de la figure 5, ledit prolonge- ment 42 de la bande intérieure 6B s'arrêtant au point ot le prolon- gement 35 de la bande extérieure 6A commence à présenter une sec- tion décroissante.
Cette structure' qui donne une nouvelle augmentation de la portée de l'extrados de la bande extérieure contre l'élément de' guidage, accroît encore les avantages exposés au sujet de la figu- re 5.
Bien que l'invention ait été décrite sous la forme d'un prolongement du ruban constitué par un supplément de longueur de l'une ou des deux bandes de ce ruban supposé formé de deux bandes superposées, l'invention est applicable également aux rubans for- més de plus de deux bandes et aussi aux rubans en une seule épais- seur.
Dans ce dernier cas, le prolongement présente une section transversale plus faible que celle du ruban et on peut lui appli- quer toutes les caractéristiques exposées, notamment une réducion croissante de la section vers l'extrémité, par quelque moyen que ce soit, pour en faire un solide sensiblement d'égale résistance, s et la présence d'un beau d'extrémité sur l'extrados, la partie ' extrême dudit prolongement ayant alors, de préférence, conservé l'épaisseur totale du ruban.
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Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés: on peut y apporter des modifications, sans sortir, pour cela, du cadre de l'invention.