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Assemblages en équerre d'éléments de pièces de mobilier.
La présente invention concerne dos assemblages d'éléments de pièces de mobilier, et, en particulier, des assem- blages en équerre d'éléments en rotin, réalisés au moyen de lanières de cuir vert.
Depuis longtemps, les tiges de certaines cannes grimpantes, désignées par le terme générique de rotang (et qui comprennent en particulier le roseau grimpant) sont utilisées pour la confection de meubles. Depuis quelque temps les meubles réalisés avec des tiges entières de rotang, ou rotin,ont la vogue en raison de la résistance intrinsèque de ces tiges et du bel as- pect qu'elle confèrent. Si le rotin se façonne aisément, il donne,
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en raison de sa nature même, des difficultés lorsqu'il s'agit de réaliser des assemblages résistants et curables, et notassent des joints en équerre. Les lacets ou cordons de cuir vert utilisés pour renforcer les assemblages d'éléments en rotin posent, eux aussi, des difficultés.
A l'état naturel, les tiges de rotang se présentent comme un faisceau cylindrique de fibres longues et creuses ayant peu de cohésion, ce qui réduit leur résistance à la compression transversale et les prête mal à la fixation par clous ou vis.
Les vis et les clous enfoncés à l'extrémité des tiges en rotin ne tiennent pas, car ils ne font que comprimer les fibres voisi- nes, et ils ont tendance à ne pas se fixer fermement si on les enfonce perpendiculairement à la tige. Les éléments normaux de fixation pour l'assemblage d'éléments de pièces de mobilier ne conviennent pas bien aux meubles en rotin. En outre, les fibres creuses ont, en ce qui concerne la capillarité, la perméabilité et les phénomènes physiques correspondants, des propriétés qui rendent les tiges de rotin très absorbantes, spécialement aux extrémités et dans les parties planées, aux endroits où la tige est coupée ou taillée en pointe. Le cuir vert utilisé comme moyen' d'attache des joints en rotin est humide et s'étire quand on le pose.
Une fois posé, il rétrécit en séchant et fixe le joint.
Auparavant, pour fixer un joint à l'aide d'attaches en cuir vert, il fallait utiliser plusieurs brins afin d'assurer la pression nécessaire. On devait fixer les extrémités des tiges à assembler à l'aide de clous disposés sous les spires des at- taches de cuir vert ; malgré tout, le joint réalisé était en général, tel que les clous étaient branlants et que les attaches de cuir vert se relâchaient suffisamment pour que la fixation ne soit pas aussi bonne qu'on le désirait.
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Les assemblages d'éléments en rotin réalisés avec du cuir vert ont un autre inconvénient. Bien que le cuir vort soit au préalable imbibé d'eau, il y demeure des restos d'huile et, pendant qu'il sèche sur le joint, le rétrécissement qu'il subit chasse cette huile qui, du fait du pouvoir absorbant du rotin, pénètre dans les fibres de rotin. Cela a pour effet, non seulement de provoquer un ternissement peu esthétique du rotin, mais encore d'empêcher celui-ci de bien supporter les colorants et les couleurs et de fixer le vernis.
Bien souvent, la qualité et la durée de l'assembla.se d'éléments de rotin dépendent de la tension des attaches et de leur durée. Cette tension dépend elle-même de l'importance du' rétrécissement de ces attaches au cours de leur séchage une fols posées.
Elles restent tenduespendant une durée qui dépend en partie de la quantité d'humidité qu'elles ont absorbée. Ce coeffi- oient d'incertitude est un très gros coud pour les fabricants et les utilisateurs et il a limité l'emploi d'attacher en cuir vert pour la confection de joints ayant à supporter des efforts.
La présente invention concerne des assemblages en équerre d'éléments de rotin réalisés au moyen de lanieren de cuir vert, assemblages durables et d'un bel asspect qui, suivant les procédés habituels, sont peu durables.
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L'attache est constituée par un se'ale lzw.i%re 4,; cuir vert et les pointes de fixation 'ur. importar.Tx xecTr:- daire.
Le cuir vert utilisé pour la confection de l'atteeche
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est un cuir traité spéciale-ment dont à'*;i=* l'allé a été c?xi±4e, grâce à quoi le oln'c en rotin et l'attacha xm=.re-ni =o#;;L= 1* peindre, les colorants et les *remls.
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d'élasticité telle qu'il conserve son élasticité même imbibé d'eau, ce qui fait qu'il rétrécit mieux une fois posé sur le joint qui, par suite, est plus solide, De plus, ce cuir ne peut pratiquement pas se détendre s'il est de nouveau humidifié.
L'invention concerne également un procédé d'assem- blage très simple, peu coûteux et assurant un montage et un dé- montage faciles,
D'autres caractéristiques et avantages de la pré- sente invention ressortiront de la description qui va suivre, faite en regard des dessins annexés et donnant, à titre explica- tif mais nullement limitatif, une forme de réalisation de l'assem- blage selon l'invention.
Sur ces dessins, la figure 1 est une vue en plan d'un assemblage en équerre d'éléments en rotin réalisé au moyen d'une attache de cuir vert, et elle montre l'entrelacement des lanières de cuir vert au dessus du joint ; la figure 2 est une vue latérale en élévation de cet assemblage, et elle montre les lanières obliques et trans- versales ; la figure 3 est une vue en bout de ce' joint et elle contre la fixation des extrémités des lanières 'de cuir vert, une de ces extrémités étant fixée intérieurement dans le joint représenté en trait interrompu, et l'autre extrémité étant ren- trée sous l'attache de cuir vert et fixée à l'aide d'un clou ; enfin, la figure 4 est une coupe verticale faite suivant' la ligne IV-IV de la figure 3, vue corne indiqué par les flèches.
Sur ces figures, o. le même élément est toujours désigné pour le même numéro de référence, la référence 10 désigne
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un =orceau de tige de rotin à fixer à la fisc 12 qui lui est per- pendiculaire. L'extrémité 13 de la tige 10 présente une légère conicité et elle est coupée perpendiculairement à l'axe de la tige.
La tige 12 présente un évidement 14 servant à loger à frottement dur cette extrémité 13. Suivait l'axe de cetévidement est percé un alésage 15 de faible diamètre communiquant avec l'évidement et suivi à son autre extraite, d'un contre-alésage 16 qui lui est coaxial. Cet alésage 15 assure la fixation sans jeu d'une vis ou d'un goujon 17. Une capsule 18 bouche le contre-alésage et assure une surface 'lisse.
La bande de cuir vert 20 servant d'attache est une bande unique spécialement traitée comme il sera expliqua plus loin) découpée dans une peau de vache non tannée.
L'extrémité de départ 21 est fixée dans le joint (figure 3 et 4) et l'autre extrémité 22 est rentrée sous une spire de la bande 20, où elle demeure bloquée sous l'effot do rétrécissement subi par cette bande et également grâce à un clou sans tête 23 (figures 2, 3 et 4).
On a déjà utilisé du cuir vert pour les joints d'éléments de pièces de mobilier, mais aucun assemblage en équerre n'a été réalisé ainsi, surtout en raison du fait qu'on n'étnit pas capable d'utiliser une lanière unique avec un résultat satis- faisant. Cela n'est devenu possible que grâce au traitement spé- cial de la bande de cuir vert 20. Ce traitement comporte l'élimi- nation de pratiquement toute l'huile restante et l'amélioration de l'élasticité de la bande 20 dont la limite est reportée au- delà de ce que permet une simple imbibition d'eau chaude. On trempe la bande de cuir vert 20 dans un bain chaud constitué par
80 % en volume d'eau chaude et 20 % d'alcool méthylique.
Ce trempage a pour effet de chasser les restes
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d.' ::;.3.e q:.:.1, l:!.utr-::.',e::nt.1 seraient absorbes par le rotin. Apres svoir bien tre;:1;' le cuir vert, on l'étire au az:L"!l#:l. On a con- staté que le trempage dans cette solution assure une élévation de la limite d'élasticité de 5 à la%, qui ne nuit pas à la qualité du cuir vert ni à sa possibilité de rétrécir en séchant.
La bande 20 étirée et trempée, avant d'avoir pu per- dre son eau et son alcool, et par suite, rétrécir est placée avec' son brut de départ: 21 au fond de l'alésage 14 (figures 3 et 4).
L'extrémité conique 13 de la tige de rotin 10 est introduite dans l'alésage 14., l'attache en cuir vert étant coincée entre cette tige et la paroi latérale de l'alésage. Les fibres de la partie 11 se resserrent pour laisser de la place à la bande de cuir vert et, une fois le bout conique 13 fixé dans l'alésage, le bout de dé- part 21 de la bande assure un frottement dur.
La vis à bois ou gou- pille 17 est enfoncée dans l'alésage 15 jusque ce qu'elle atteigne le sommet de l'extrémité conique 13, et on la visse jusqu'à ce que sa tête vienne reposer sur les épaulements du contre-alésage 16. De la sorte, la is 17 enfonce au maximum la pièce 10 dans son siège 14 (grâce à quoi toutes les pièces participent à l'ob- tention d'un frottement dur), et, de plus, elle constitue un noyau métallique qui confère de la rigidité à l'assemblage. Au cas où. la vis ou goupille 17 se relâcherait, l'attache initiale suffit.
Avant de réaliser l'assemblage en équerre des pièces 10 et 12, on peut introduire un bouchon de blocage 18 dans le contre-alésage 16 jusqu'à ce qu'il vienne se plaquer contre la tête de la vis 17. La surface supérieure de ce bouchon est lisse et est au ras de la tige 12 de façon à se confondre avec elle.
La confection du joint doit être effectuée tandis que la bande de cuir vert 20 a conservé la solution eau-alcool
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du trempage et alors que cette bande est étirée au maximum. Il faut que la bande 20 soit tendue dans chacune de ses spires, ot, au départ, il faut qu'elle fasse un tour complet de l'extrémité conique 11 de la tige 10 au voisinage de la tige 12. On enroule ensuite la bande 20 en lui faisant faire des' spires obliques par- tant de l'extrémité conique 11 et contournant la tige 12, ces spires se coupant au-dessus de cette dernière et sur le bouchon 18 et s'entrelaçant juste au-dessus de celui-ci (fleure 1). De la sorte, ce bouchon 18 est recouvert et Maintenu.
On fait ensuite faire quelques spires bien serrées. autour de l'extrémité'conique 11 près de la tige 12 mais ces spi- res sont juxtaposées et ne se chevauchent que si cela est indispen- sable (figures 2 et 4). L'extrémité 22 de la bande de cuir vert 20 est glissée sous la dernière spire et l'on enfonce le clou
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sans tête 23 dans la bande 20 et l'extré;nit4 22, zràce à quoi cette dernière se trouve fixée à la fois en raison de la tension de la spire et du clou 23.
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L'attache tant ainsi rialis'c- le joint 1;r, 4'idùtre et le cuir vert sèchent et se contractant. Le s4ch,ngo p'jut tr<3 assuré par un quelconque procédé.
Du. fait que la solution spéciale eau-alcool a aug-
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nente 1 élasticité de la bande 20, le rf:trl;1ot est <&1< nent accru. Une traction considérable cet x., :3i.' par t%3..A. I . .S de cuir vert du P.1 r son 41a=tic±t6 yC.r ": et, !t' nr...,./'.,.,./'",1 - sam et se raidissant, GG' iV' ....., ... s .. w s 4 -r,z lex fi r,;eJ des lises de v v:.âl) profitant de la faible 5Z à%i12* 3*r le min. La fixation solide Gr S f,,:.y 1Yf5 4e la 1;:x2%-re >emàet 'U:. rétrécissement "'".::1t:'e ces 1Er points ::7:.<::, ce cui fi*L'2 tiJ.(: ".0 joint en équerre se serre au fur. %t à .s'r<: qui la. y" Ç..-"l. sech.e.
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La vis ou goujon 17 empêche tout décalage longitudinal.
Tout cela assure un joint résistant et rigide que l'on ne pourrait obtenir autrement, et convenant aux meubles les plus robustes tout en étant très esthétique.
Si l'augmentation de l'élasticité du cuir vert assure une augmentation de son rétrécissement et un plus fort serrage après séchage, par contre ce rétrécissement n'a pas pour effet de chasser l'huile qui risquerait de tacher les fibres de rotin.
De la sorte, le rotin et les attaches en cuir vert supportent la laque et tous produits de finition,, ce qui n'était pas le cas jusqu'alors. Il y a lieu de remarquer que l'on ne compte pas uniquement sur des clous pour retenir les extrémités de la Lanière de cuir vert qui subissent la traction due au rétrécisse- ment. L'extrémité de départ de la lanière est maintenue dans l'alésage 14, et le clou sans tête 23 à l'autre extrémité est tenu et renforcé par la compression des spires qui se chevauchent.
En raison de l'augmentation de l'élasticité du cuir vert, et de l'augmentation du rétrécissement qui en résulte, des clous seuls ne pourraient pas tenir.
Il faut bien comprendre que les joints envisagés dans la présente description sont des joints en équerre et non des joints bout à bout.
Le rotin utilisé provient de la tige de cannes grim- pantes, d'une épaisseur pratiquement constante et formée de fibres longes et creuses. Cette tige peut avoir une section transversale ' circulaire, ce qui est son état nature:., ou l'on peut la tailler de façon qu'elle présente des faces planes.
Bien *entendu, l'invention concerne desoints dont les deux éléments ne sont pas perpendiculaires, maisfont entre eux 'Un angle quelconque compatible avec le matériau utilisé.