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Perfectionnements apportés aux procédés et aux appareils servant à réduire l'épaisseur d'un métal.
La présente invention concerne des procédés et des ' appareils servant à réduire 1'* épaisseur d'un métal.
Le brevet anglais n 889.662 de la Demanderesse dé- crit un procédé pour réduire l'épaisseur d'un métal,suivant lequel on fait avancer le métal entre deux cylindres lamineurs fous placés ae part et d'autre du métal et au-delà de ces cylin- dres et on soumet le métal à l'action de laminage des deux cylin-
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dres fous, les cylindres se déplaçant en synchronisme à la manière d'un pendule à grande vitesse et réduisant l'épais- seur du ..métal dans les deux sens. de leur déplacement.
Le brevet anglais précité décrit également un appa- reil servant à exécuter ce procédé, cet appareil comprenant un bâti, deux bras oscillants opposés dont les extrémités libres sont proches l'une de l'autre, un cylindre lamineur fou monté sur l'extrémité libre de chaque bras, et un dispositif .d'entrai- nenent mécanique susceptible de faire osciller les bras vers l'avant et vers l'arrière en'synchronisme.
En fonctionnement, lorsque l'on utilise ce procédé et cet appareil, la vitesse des cylindres lamineurs pendant l'oscillation est au moins cinq fois supérieure à la vitesse d'avan- cement du métal après réduction d'épaisseur qui peut être, par exemple, de 9 à 45 mètres/minute. On constate que le procédé et l'appareil spécifiés permettent de réduire l'épaisseur d'un métal dans une très large mesure sans préchauffer le métal et en une seule passe de laminage. Par exemple, après avoir subi une passe de laminage, le métal peut avoir une épaisseur égale ou inférieure à la% de son épaisseur initiale.
Toutefois, en pratique, bien que de telles réductions d'épaisseur importantes soient possibles, comme les cylindres se déplacent entre leurs limites d'oscillation en contact avec le métal et dans un sens opposé au sens d'avancement de ce métal, celui-ci exerce une charge de laminage croissante sur les cylindres.
Cette charge croissante possède une composante qui croît également et qui impose une contrainte croissante sur les cylindres et sur leur système de support, de sorte que, lorsque les 'cylindres se dé- placent dans le sens inverse, ils sont forcés de se départir, dans le sens provoquant leur écartement, de leur trajet d'oscil.
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lation en arc de cercle théorique calculé pour un rayon cons- tant autour de leurs axes d'oscillation, trajet qu'ils sui- vraient si cette composante de la charge de laminage n'existait pas. Pendant le retour des cylindres, le métal exerce une com- posante de charge de laminage décroissante sur les cylindres.
Les cylindres sont, par conséquent, soumis à une contrainte décroissante et se rapprochent de leur trajet d'oscillation théorique en arc de cercle.
La composante de charge de laminage qui force les cy- lindres à se départir de leur trajet d'oscillation théorique,en arc de cercle dans un sens provoquant leur écartement, sera appelée ci-après "force.de déplacement des cylindres".
On constate parfois que le décalage des cylindres de leur trajet théorique provoqué par la force de déplacement des ' ; cylindres donne au métal laminé fini des surfaces d'une planéité supérieure à celle que l'on obtiendrait si les cylindres avaient suivi leur trajet théorique. En effet, dans des conditions appro- , priées de la vitesse d'avancement d'un métal donné, du rapport de la vitesse devancement à la vitesse d'oscillation des cylin- dres et de la distance séparant les limites d'oscillation des .
cylindres (dans le sens d'avancement du métal) au-delà d'un plan commun passant par les axes de pivotement des bras oscillants., la force de déplacement des cylindres varie pour amener les cylin- dres situés de ce coté du plan à suivre des trajets qui tendent à être parallèles et rectilignes. Le métal laminé a, par consé- quent, une épaisseur qui varie dans une moindre mesure que celle à laquelle on pourrait s'attendre si les cylindres avaient suivi leur trajet en arc de cercle théorique.
Suivant l'invention, pour réduire l'épaisseur d'un métal,
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on fait avancer le métal entre deux cylindres fous placés de part et d'autre du métal et au-delà de ces cylindres, on soumet le métal à l'action de laminage des deux cylindres lamineurs tout en faisant osciller les cylindres dans le sens longitudinal du métal pour réduire son épaisseur dans les deux sens d'avancement des cylindres, les cylindres oscillant en synchronisme autour d'axes de pivotement sur une distance mesu- rée de part et d'autre d'un plan commun passant par les axes, et les cylindres oscillant à une vitesse élevée comparée à la vitesse d'avancement du métal entre les cylindres,
on augmente la résistance au déplacement des cylindres tendant à les écarter de leur trajet d'oscillation théorique en arc de cer- cle à mesure que la force de déplacement des cylindres augmente pendant leur déplacement vers le plan commun et dans le sens opposé à l'avancement du métal, et on réduit la résistance ' à mesure que la force de déplacement des cylindres diminue pen- dant que les cylindres s'écartent du plan et dans le sens d'avan- cement du métal.
Par le terme "trajet d'oscillation théorique en arc de cercle" utilisé dans ce mémoire, on entend le trajet en arc de cercle que les cylindres suivraient, à un rayon constant de leurs axes de pivotement, s'ils n'étaient soumis à aucune force de déplacement agissant sur eux.
On peut, par exemple, mettre en oeuvre le procédé décrit dans le paragraphe précédent en augmentant et en dimi- nuant progressivement la résistance au déplacement des cylindres.
Toutefois, cette augmentation et cette diminution de la résistance peuvent être effectuées pas à pas.
Il est préférable que la résistance au déplacement des cylindres augmente et diminue de manière que les cylindres par-
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courent des trajets rectilignes sensiblement parallèles pendant let déplacement des cylindres vers le plan commun de sorte qu'après avoir ' subi une réduction d'épaisseur, le métal est sensiblement plat.
L'invention comprend également un métal dont l'épais- seur a été réduite par le procédé décrit dans les trois derniers paragraphes.
Suivant l'invention, l'appareil servant à réduire l'épaisseur d'un métal comprend un bâti, deux bras oscillants pivotant chacun autour d'un axe prévu sur le bâti et ayant leurs extrémités libres plus' proches l'une de l'autre que leurs axes de pivotement, un cylindre lamineur fou monté sur l'extrémité libra de chaque bras, un dispositif d'entrai- nement pour faire osciller les bras en synchronisme en passant par le plan commun des axes de pivotement et sur une certaine distance de part et d'autre de ce plan, et un dispositif pour ' augmenter et diminuer la résistance au déplacement des cylin- àres qui les pousse à s'écarter de leur trajet d'oscilla - tion en arc de cercle théorique sous l'effet d'une va- riation de la force de déplacement des 'cylindres,
.ce dispo- sitif pouvant augmenter la résistance pendant le déplacement des cylindres vers le plan commun dans un sens opposé au sens d'avancement prédéterminé du métal qui passe entre les cy- lindres et pouvant diminuer la résistance pendant le déplace- ment des cylindres à partir du plan commun , dans le sens d'a- vancement prédéterminé du métal.
Dans une forme d'exécution, le dispositif servant à augmenter et à diminuer la résistance au déplacement des cylin- dres agit progressivement pour augmenter et diminuer la résis- tance. Dans ce cas, ce dispositif peut comprendre au moins une
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lame de ressort qui, avant que la force de déplacement des cylindres soit exercée sur le cylindre, est disposée en partie en contact avec une surface d'appui de l'appareil, le ressort ou la surface d'appui étant de forme courbe..- et des moyens sont prévus pour communiquer au ressort toute force de déplacement exercée sur le cylindre en un endroit décalé de la partie du ressort en contact avec la surface d'appui, le ressort pouvant fléchir vers la surface d'appui lorsque la force de déplacement des cylindres y est appliquée et est progressivement accrue,
afin de raccourcir progressivement la longueur utile du ressort entre l'endroit d'application de la charge et la partie du res- sort en contact avec la surface d'appui, de manière à raidir progressivement le ressort et à augmenter sa résistance à toute nouvelle flexion. La surface d'appui peut être concave et,dans ce cas, les extrémités seulement du ressort, à l'état non en charge, sont en contact avec cette surface.
Lorsque la charge exercée sur le ressort est appliquée et accrue à la suite d'une ap. plication et d'une augmentation progressive de la force de dé- placement des cylindres, le ressort fléchit progressivement vers la surface d'appui. Pendant cette flexion, le ressort vient pro- gressivement en contact avec la surface d'appui à partir de ses extrémités vers sa partie médiane, de sorte que la longueur utile du ressort diminue progressivement, ce qui a pour effet d'aug- menter progressivement la résistance à toute nouvelle flexion du ressort. En variante, on peut utiliser un ressort en forme de disque au lieu du ressort à lame, le disque venant en contact uniquement autour de ses bords avec la surface d'appui courbe, lorsqu'une charge minimum est exercée sur lui.
Une augmentation de la charge exercée sur le disque fait fléchir celui-ci vers la surface, de sorte qu'il vient progres-
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sivement en contact avec la surface, du bord vers le centre du disque, et la résistance du disque à toute nouvelle flexion augmente progressivement.
En variante,le dispositif servant à augmenter et à diminuer la résistance agit pas à pas. Dans ce cas, pour chaque cylindre, ce dispositif comprend au moins deux éléments tubulaires placés radialement l'un dans l'autre, et des butées sont prévues aux extrémités des éléments, tubulaires, le premier élément tubulaire étant disposé avec ses extrémités en contact avec les deux butées lorsque la force de déplacement des cylindres est exer cée tandis qu'une extrémité du second Élément tubulaire est es- pacée de l'une des butées,les butées pouvant être rapprochées l'une de l'autre lorsqu'on augmente progressivement la force de déplacement des cylindres,
de sorte'que le premier élément tu- bulaire est comprimé axialement jusqu'à ce que le second soit en contact avec les deux butées, toute nouvelle augmentation de la force de déplacement des cylindres provoquant une compression axiale des deux éléments tubulaires, de sorte que la résistance au déplacement du cylindre augmente pas à pas.
Dans un cas spécifique dans lequel trois éléments tubulaires sont utilisés, lorsque la force de déplacement des cylindres est accrue pendant l'oscillation du cylindre afin d'écarter le cylindre de son trajet théorique en arc de cercle, l'élément tubulaire en charge est comprimé jusqu'à ce qu'un second élément tubulaire commence à prendre une partie de la char- ge, de sorte que l'augmentation de la force de déplacement du cylindre comprime les deux éléments tubulaires en charge et la résistance à tout déplacement ultérieur est ainsi accrue.
Comme la force de déplacement des cylindres continue à augmenter,
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toute nouvelle compression des éléments en charge a pour effet d'amener le troisième élément tabulaire à prendre unepartie de la charge, ce qui augmente à nouveau la résistance au dépla- cement.
L'invention couvre également les métaux dont l'épais- seur a été réduite par l'appareil décrit dans les quatre para- graphes précédents.
Plusieurs formes d'exécution de l'invention seront décrites ci-après,à titre d'exemple,avec référence aux dessins annexés, dans lesquels : la Fig. 1 est une vue en élévation de côté schématique d'une forme d'exécution de l'appareil suivant l'invention et de ses accessoires ; la Fig, 2 est une vue en élévation de coté d'une partie de l'appareil représenté à la Fig. 1; la Fig. 3 est une vue en élévation de face, en partie en coupe, de l'appareil représenté à la Fig. 1; la Fig. 4 est une vue en coupe verticale d'une'partie de l'appareil, à plus grande échelle que celui représenté aux Fig. 1 à 3; la Fig, 5 est une vue semblable à la Fig. 4 d'une variante de l'appareil desFig. 1 à 4;
la Fig. 6 est une vue semblable à la Fig. 4 d'une partie d'un appareil suivant une seconde forme d'exécution de l'invention.
Dans une première forme d'exécution représentée aux
Fig. 1 à 4, l'appareil servant à réduire l'épaisseur d'un métal est essentiellement de construction analogue à celui décrit dans le brevet anglais n 889.662 de la Demanderesse. Cette construc- tion de base sera maintenant décrite en détail et sera suivie
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d'une description plus détaillée des éléments de l'appareil suivant la présente invention*
En bref, l'appareil comprend donc deux cylindres lamineurs fous 1 et 2 (Fig, 2 et 3) montés dans des paliers d'extré- mité 3 sur les extrémités libres de deux bras qui ont la forme de pendules composés 4 et 5.
Les pendules pivotent chacun au- tour d'un axe de pivotement par l'intermédiaire de paliers 6 et 7 prévus sur ce pendule, ces paliers étant montés à rotation sur une membrure 8 coulissant verticalement dans un bâti 9.
L'extrémité libre de chaque pendule est munie de trois paires de galets d'appui 10, 11 et 12 formant des contre-cylindres pour le cylindre lamineur correspondant, les galets tournant librement entre les bras 13, 14, 15 et 16 des pendules.
Chaque pendule composé est animé d'un mouvement oscil- lant autour de sa membrure 8 par un dispositif d'entrainement comprenant un levier 17 articulé à ses extrémités 18 et 19 res- pectivement au pendule composé et au maneton 20 d'un arbre manivelle 21.
L'appareil sera maintenant décrit plus en détail.
Chaque arbre manivelle 21 est entraîné par un moteur- réducteur approprié (non représenté) qui fait osciller les pen- dules en synchronisme (Fig. 1), de part et d'autre de leurs positions
22 indiquées en traits pleins, dans lesquelles ils se trouvent sur, le plan commun qui passe par leurs axes de pivotement, c'est-à-dire les axes des paliers 6 et 7,les pendules pouvant osciller entre leurs positions limites 23 et 24 indiquées en traits de chaînette.
De plus, l'appareil comprend un dispositif servant à augmenter et à diminuer la résistance au déplacement des cylin- dres dans un sens s'écartant de leur trajet d'oscillation théo- rique en arc de cercle respectivement pendant le déplacement des-
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pendules de leurs positions 23 vers leurs positions 22 et pendant leur retour vers leurs positions 23. Comme indiqué aux Fig. 2 et 3 et plus particulièrement à la Fig. 4, en ce qui concerne chaque cylindre 1 et 2, ce dispositif comprend deux ressorts à lame 25 qui sont espacés l'un de l'autre près de la membrure correspon- dante 8, à des endroits diamétralement opposés aux paliers 6 et 7.
Chaque ressort à lame est disposé, lorsque le pendule est soumis à une charge minimum, c'est-à-dire avant qu'une force de déplace- ment des cylindres soit appliquée aux cylindres 1 ou 2, uniquement avec ses extrémités en contact avec la surface d'appui concave courbe 26 d'une vis réglable 27 engagée dans un bloc rigide 28 fixé au bâti 9. Toute force de déplacement des cylindres exercée sur le cylindre et sur le pendule est donc transmise à chaque ressort, en vue de le faire fléchir, par un dispositif qui a la forme d'une saillie 29 montée sur chaque membrure 8 et placée continuellement en contact avec le ressort dans une position de pression, à mi- distance entre ses extrémités comme'indiqué à la Fig. 4.
En tenant compte de la variation de la force de déplacement des cylindres qui se produit pendant l'oscillation du pendule dans le sens opposé à l'avancement du métal, le ressort est conçu de manière que, en fonctionnement, son élasticité varie d'une manière telleque les cylindres lamineurs suivent des trajets rectilignes sensiblement parallèles pendant une partie de leur déplacement entre les posi- tions 23 et 22 des pendules.La variation de la force de déplacement des cylindres peut être calculée et Mesurée,et dépend (pour l'appareil spéaifique), de la Vitesse d' avancement du métal, du rapport de cette vitesse d'avancement à la vitesse d'osoillation des cylindres lamineurs et de l'amplitude du mouvement d'oscil- lation entre la position 23 et la position 22.
Lorsqu'on utilise l'appareil représenté à la Fig. 1,
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on fait passer un feuillard 30 dont l'épaisseur doit être ré- duite entre deux rouleaux d'avancement 31 et 32 et dans une chambre ae préchauffage 33, puis on fait passer le métal chauffé entre les deux cylindres lamineurs fous qui agissent sur les faces opposées du feuillard. On fait ensuite passer le feuillard dont l'épaisseur a été réduite entre des rouleaux pinoeurs 34 et 35, puis entre deux rouleaux de guidage 36 et 37 et on l'envide sur un tambour envideur 38.
Pendant l'avancement du feuillard, les cylindres 1 et 2 oscillent sans interruption entre les positions limites 23 et 24 des pendules, les cylindres étant en contact constant avec les surfaces du métal. Lorsque les pendules sont dans la position 23, la force de déplacement des cy- lindres exercée par le métal sur les cylindres est minimum, de sorte que les ressorts 25 occupent des positions sensiblement rectilignes, Fig. 4, dans lesquelles seules leurs extrémi- tés sont en contact avec la surface 26. A mesure que les pendules oscillent depuis les positions 23 vers leurs positions 22, la force de déplacement des cylindres exercée sur les cy- linàresaugmente progressivement et oblige les membrures 8 à s'écarter l'une de l'autre et à se rapprocher des blocs rigides
28.
Ce déplacement des membrures est contrecarré par les ressorts
25 qui fléchissent en leur milieu,sous l'action des saillies 29 , vers les surfaces courbes 26. A mesure que les ressorts fléchis- sent de cette manière, la surface de contact 26 pour le ressort augmente progressivement à partir des extrémités externes du res- sort vers l'endroit où la force est exercée. A mesure que chaque ' ressort fléchit progressivement, sa longueur flexible utile diminue progressivement de sorte que le ressort se raidit pro- gressivement. Par conséquent, la résistance des ressorts à la
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flexion, augmente progressivement avec la força de déplacement des cylindres.
Lorsque les pendules atteignent les positions 39, avant d'atteindre les positions 22, les ressorts atteignent leur positions complètement fléchies dans lesquelles ils sont en contact intime avec les surfaces courbes 26. La force de déplacement des cylindres qui augmente progressivement est alors contre-carrée par la rigidité des flocs 28 de la membrure 8. La raideur totale des ressorts 25 dans leurs positions fléchies à fond est en substance égale mais pas supérieure à la rigidité des blocs 28 et de la membrure $,de sorte que les ressorts peuvent atteindre leurs positions fléchies à fond et la force de déplacement qui est exercée sur les cylindres ne subit pas d'augmentation de résistance soudaine lorsque les ressorts atteignent leurs positions fléchies à fond.
De plus, en raison de la construction des ressorts décrite plus haut, la flexion des ressorts pendant le déplacement des cylindres de la position 23 à la position 39 des pendules, augmente progressivement la résilience des ressorts. Ceci a pour effet d'augmenter progressivement la résistarce des ressorts au déplacement des cylindres 1 et 2 due à une augmentation pro- gressive de la force de déplacement des cylindres, de sorte que les cylindres se déplacent en substance parallèlement en ligne droite des positions 23 des pendules aux positions 39, pour réduire l'épaisseur du métal entre ces positions à une épaisseur en substance uniforme.
A mesure que les pendules continuent à osciller dans le même sens des positions 39 aux positions 24, la résistance au déplacement des cylindres ne peut plus augmenter parce que les ressorts 25 sont fléchis à fond, de sorte que les cylindres
1 et 2 sont progressivement écartés de leur trajet d'oscillation
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théorique en arc de cercle autour des membrures 8 et dans un sens s'écartant l'un de l'autre par la force de déplacement des cylindres qui augmente progressivement.
Lors du retour des pendules des positions 24 à 23, la charge de laminage et par conséquent la force de déplacement des cylindres diminuent progressivement jusqu'à ce que, au moment où la position 39 est franchie par les pendules, les ressorts 25 fléchis au maximum commencent à revenir vers leurs positions de repos rectilignes qu'ils oocupent à nouveau dans la posi- tion 23 des pendules. Ce déplacement inverse des ressorts a pour effet de réduire progressivement la raideur des ressorts et par conséquent, de réduire progressivement la résistance au déplacement des cylindres lamineurs à mesure que la force de déplacement des cylindresdiminue, de sorte que les cylindres tendent à se déplacer à nouveau parallèlement en ligne droite.
Toutefois, on constate en pratique que la force de déplacement des cylindres, pendant l'oscillation des pendules dans le sens d'avancement du métal,, ne varie pas d'une manière exactement inverse à la variation de force pendant le déplacement des pendules dans le sens inverse. Comme les ressorts 25 ont été conçus en tenant compte de la variation de force pendant le déplacement des positions,23 aux positions 22, bien que pendant le déplacement des pendules des positions 39 à. 23, les cylindres tendent à se déplacer parallèlement en ligne droite,ils ne se déplacent en substance pas parallèlement en ligne droite comme c'est le cas penaant leur déplacement dans le sens inverse.
La vitesse d'oscillation des pendules est élevée com- parée à la vitesse d'avancement du métal de sorte qu'une frac- tion du feuillard qui est en contact avec les cylindres lorsque ceux-ci sont dans la position 39 pendant leur déplacement vers
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la position 24, n'avance pas jusque la position 23 lorsque les cylindres ont achevé leur course de retour. Ce processus assure que chaque partie du feuillard soit laminée par les cylindres 1 et 2 pendant leur déplacement rectiligne parallèle,, des positions 23 aux positions 39 , ce qui donne un feuillard lapine fini d"épaisseur en substance uniforme et présentant des surfaces laminées sensiblement égales.
Dans une variante de la première forme d'exécution représentée à la Fig. 5, chaque ressort 25 est remplacé par un ressort 40. Chaque ressort 40 est fixé en son milieu à une sur- face plane 41 de ]avis réglable 27 et, comme indiqua à la Fig. 5, il est cintré en arc de cercle lorsque les cylindres 1 et 2 sont soumis à une charge minimum. Chaque ressort 40 est continuelle- ment en contact à ses extrémités avec deux saillies 42 prévues sur sa membrure 8. Les ressorts 40 sont connus de manière que leur élasticité varie d'une manière analogue à celle spé- cifiée pour les ressorts 25 de la première forme d'exécution.
En fonctionnement, dans cet appareil modifié, à mesure que la.force de déplacement des cylindres augmente pendant l'os- cillation des pendules des positions 23 à 39, le déplacement des membrures 8 force les saillies42 à faire' fléchir les ressorts vers des positions rectilignes dans lesquelles leurs extrémités attaquent les surfaces 41. Pendant la flexion de chaque ressort, ce dernier vient progressivement en contact de plus en plus intime avec la surface 41 à partir de son milieu vers ses extré- mités, de sorte que la longueur flexible utile du ressort di- minue progressivement.
Ceci a pour effet d'augmenter progressi- vement la raideur des ressorts et par conséquent, la résistance progressive au déplacement des cylindres afin d'obtenir un dé- placement rectiligne sensiblement parallèle des cylindres lami-
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neurs entre les positions 23 et 39 des pendules. Pendant le retour des pendules des positions 39 aux positions 23, la flexibilité des ressorts augmente progressivement d'une manière inverse, de sorte que les cylindres lamineurs tendent à se dé- placer parallèlement en ligne droite.
Dans une autre variante de la première forme d'exé- cution, plusieurs lames de ressort sont actionnées en série afin de fléchir pour augmenter la résistance au déplacement des cylindres.
Dans une seconde forme d'exécution représentée à la Fig. 6, l'appareil servant à réduire l'épaisseur d'un métal est de construction analogue à celle décrite dans la première forme d'exécution mais est muni de moyens servant à augmenter et à diminuer la résistance au déplacement des cylindres, qui sont de construction différente de celle décrite dans la première forme d'exécution.
Dans la description de la seconde forme d'exécution, les éléments de construction ou de fonctionnement semblables à ceux décrits plus haut sont désignés par les mêmes chiffres de référence.
Dans cette forme d'exécution, pour chacun des cylin- dres 1 et 2, ces moyens comprennent trois tubulures en'titane 43, 44 et 45 de diamètres différent: contenues les unes dans les autres à l'intérieur d'un alésage 28a du bloc 28. Les trois tubulures sont espacées les unes des autres par des surfaces de guidage échelonnées 46 et 47, prévues respectivement sur un bloc métallique 48 fixé à la membrure, correspondante 8 et sur la vis réglable 27, le bloc et la vis formant des butées réglables pour les tubulures.
Lorsque chaque cylindre est sou- mis à une charge minimum, c'est-à-dire avant que la force de
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déplacement ait été appliquée aux cylindres 1 ou 2, la tubu- lure 43 est disposée avec ses surfaces d'extrémité annulaires en contact avec les surfaces 46 et 47, un intervalle annulaire 49 étant ménagé entre une extrémité de la tubulure 44 et une des surfaces, et un intervalle relativement plus large 50 étant ménagé entre la tubulure 45 et cette surface. Dans cette posi- tion des tubulures,un intervalle 51 est également réservé entre une bride annulaire 52 du bloc 48 et le bloc 28, l'intervalle 51 étant plus grand que l'intervalle 50.
En fonctionnement, avec l'appareil de la seconde for- me d'exécution, à mesure que chaque cylindre 1 et 2 oscille des positions 23 à 39 des pendules pendant une opération de réduc- tion de l'épaisseur d'un feuillard, la force de déplacement des cylindres, qui croit progressivement, est transmise initialement au bâti uniquement par la tubulure 43 qui offre au déplacement des cylindres une résistance constante due à sa rigidité.
La charge croissante comprime progressivement la tubulure 43 dans le sens axial et diminue la largeur des intervalles 49, 50 et 51 jusqu'à ce que la tubulure 44 soit attaquée ses surfaces d'ex- trémité portant contre les surfaces 46 et 47. A ce moment, la charge est transmise au bâti par les deux tubulures 43 et 44, de sorte que la résistance au déplacement des cylindres est subitement accrue. La charge continue à augmenter pour compri.- mer les tubulures 43 et 44 jusqu'à ce que la tubulure 45 com- mence à être attaquée, la résistance au déplacement des cylin- dres augmentant à nouveau à ce moment.
Une nouvelle augmentation de la charge a pour effet de comprimer les trois tubulures jus- qu'à ce que, aux positions 39 des pendules, la bride 52 attaque le bloc 28 de sorte que la charge croissante est subitement contrecarrée par la rigidité du bloc et du bâti qui est supé-
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rieure à la rigidité combinée des tubulures 43 à 45. Cela étant, lorsque l'on utilise cet appareil, la résistance à la force de déplacement des cylindres qui augmente progressivement est accrue pas à pas. On choisit les rigidités des trois tubulu- res 43 et 45 de manière que, bien que la résistance au déplace- ment des cylindres varie pas à pas, les cylindres 1 et 2 suivent des trajets sensiblement rectilignes et parallèles pendant leur déplacement entre les positions 23 .et 39.
Le déplacement des cylindres pendant l'oscillation des pendules de la position 39 à la position 24 puis à nouveau vers la position 39 est effectué d'une manière analogue à celle décrite dans la première forme d'exécution. Toutefois, pendant le retour des pendules de la position 39 à la position 23, la , résistance à la force de déplacement des cylindres diminue pas à pas à la suite de la réouverture de l'intervalle 51,Puis des intervalles 50 et 49, de sorte que les cylindres tendent à par- courir des trajets de retour parallèles rectilignes entre ces positions mais ne se déplacent pas exactement le long des trajets ; pour passer des positions 23 à 39, pour les raisons données dans la première forme d'exécution.
Dans une variante de la seconde forme d'exécution, les tubulures sont remplacées par plusieurs ressorts de com- pression dont l'un supporte la charge minimum, la charge étant sup- portée graduellement par deux, trois ou plusieurs ressorts éven- tuellement,à mesure que la charge augmente de manière à accroi- tre la résistance au déplacement des cylindres.
Dans une autre construction, le dispositif servant à augmenter et à diminuer la résistance au déplacement des cylin- dres comprend des moyens hydrauliques ou pneumatiques pour supporter la charge.
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On constate que le métal dont l'épaisseur a été ré- duite par l'appareil décrit dans l'une ou l'autre des formes d'exécution ou des variantes précitées, présente une épaisseur plus uniforme et des surfaces laminées qui sont davantage éga- les que celles du métal traité par l'appareil décrit dans le brevet anglais n 889.662 pour des rapports sensiblement égaux des vitesses d'oscillation des pendules et d'avancement du métal, pour des vitesses d'avancement du métal sensiblement égales et pour des distances sensiblement égales entre les positions 23 et 22 des pendules.
Il ressort de la description qui précède que si la vitesse d'avancement du métal est accrue tandis que la vitesse d'oscillation du pendule reste inchangée, dans l'appareil décrit dans les deux formes d'exécution, le métal laminé présente une épaisseur moins uniforme et ses surfaces sont moins égales que celles du métal laminé de la manière spécifiée dans les deux formes d'exécution.
Cela étant, la vitesse d'avancement accrue du métal dans l'appareil des formes d'exécution décrites plus haut, permet de produire du métal laminé présentant des surfaces et une uniformité d'épaisseur comparables à celles produites par l'appareil décrit dans le brevet anglais précité, les longueurs de métal que l'on peut traiter en un laps de temps spécifié étant supérieures à celles que l'on peut obtenir avec l'appareil décrit dans le brevet anglais précité.