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"Câble do télécommunication comportant des conducteurs à isolation en matière synthétique et procédé de fabrication d'un câble de co type"
Le brevet principal concerne un câble de télécom- munication comportant des conducteurs à isolation en matière synthétique et dans lequel on prévoit, à de courtes distan- ces régulières, des tampons de matière synthétique en mousse à l'intérieur de la gaine du câble. Grâce à ces tampons, l'humidité qui, dans le cas d'un câble enfoui en terre, pénètre à un endroit du câble par une détérioration de la
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gaine de ce dernier, est empêchée de se propager dans le sens longitudinal du câble.
A présent, dans des essais, on a constaté qu'il n'était pas nécessaire de limiter ces points d'arrêt de l'humidité à différents endroits du câble séparés l'un de l'autre, mais que, sans exercer une influence néfaste sur la capacité et la flexibilité du câble, on pouvait introduire une matière synthétique en mousse continuellement, c'est-à-dire sans interruption, dans le câble. Suivant une autre caractéristi- que du brevet principal, à l'intérieur de la gaine du câble, tous les espaces vidos compris entre les conducteurs et les autres éléments éventuels de câblage sont remplis d'une matiè- re synthétique en mousse.
La fabrication d'un câble de télé- communication de ce type s'effectue en appliquant continuolle- ment et directement avant lo câblage, une matière synthétique liquide contenant un agent moussant ou un formateur de matiè- re synthétique dont la durée réactionnelle est réglée de tel- le sorte que la formation de mousse et éventuellement la polymérisation n'aient lieu qu'après le câblage et l'appli- cation de la première envoloppe au moins. Ce système présen- te un avantage du fait que l'humidité ne peut absolument pas pénétrer aux endroits détériorés du câble, ces endroits dété- riorés étant par conséquont localisés à une très petite zone.
La présente invention a pour objet de simplifier con- sidérablement le procédé de fabrication d'un câble de télé- communication suivant le brevet principal. Cotte simplifi- cation repose essentiellement sur le fait que, lors de la fabrication du câble, on emploie des liquides en microcapsu- les. L'emploi de liquides en microcapsules est actuellement connu dans différents domaines d'utilisations, par exemple dans la fabrication de formulaires de copies exempts de papier carbone.
Dans le procédé suivant l'invention, au
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moins un des composants de la matière synthétique on mousse, appliquée à l'intérieur de la gaine du câble lors de la fabrication de ce dernier, est enfermé dans des microcapsu- les, Ce n'est que par la destruction des microcapsules dans une autre phase opératoire que les composants réagissent.
Dans ce cas, la destruction dos microcapsules peut s'effec- tuer par pression ou sous l'action de la température.
Ce procédé présente un grand avantage du fait que le moment de la réaction en vue de former la matière synthéti- que en mousse peut être déterminé arbitrairement, étant donné , que la réaction est déclenchée dans une phase opératoire pro- pre. Dès lors, il n'est plus nécessaire do régler préalable- ment la durée de la réaction de la matière synthétique ou du formateur de matière synthétique appliqué continuellement avant le câblage, de façon que la réaction no se produise effectivement qu'après le câblage ot l'application de la première enveloppe au moins. De la sorte, on dispose d'une liberté beaucoup plus grande dans le choix des composants appropriés pour la formation de la matière synthétique en mousse.
De plus, le procédé suivant la présente invention ouvre d'autres possibilités en vue d'améliorer l'étanchéité à l'eau du câble de télécommunication dans le sens longitu- dinal. C'est ainsi que les câbles de télécommunication fa- briqués suivant le procédé connu jusqu'à présent, présen- taient un inconvénient du fait qu'entre la première bande de l'âme du câble, sous laquelle se trouve la mousse d'arrêt, et les couches superposées jusqu'à la gaine extérieure, l'eau pouvait se frayer un chemin le long du câble.
En adoptant le procédé de la présente invention, on peut intro- duire une quantité supplémentaire de matière synthétique
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en mousse entre n'importe quelle couche de la gaine du câble, De la sorte, on peut, par exemple, appliquer directement une couche étanche à l'eau dans le sens longitudinal en dessous de la gaine extérieure du câble. 0'est ainsi que, par exem- ple, dans un procédé do ce type, les deux composants de la mousse de polyuréthane peuvent être enfermés dans des micro- capsulas, mélangés dans un rapport approprié, puis appliqués au câble.
Les enveloppes des capsules sont détruites par la couche suivante, soit sous l'effet do la pression (par exem- ple avec un bandage) ou sous l'effet de la température (par exemple dans le cas de gaines thermoplastiques), de sorte que les deux composants de la moussa sont libérés et peuvent réagir.
Pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention, il n'est pas absolument indispensable d'enfermer tous les composants do la matière synthétique ou du formateur de ma- tière synthétique employé dans das microcapsules. Il suffit plut8t d'enfermer un des composants employés dans des micro- capsules, pour l'appliquer ensuite au câble avec les autres composants qui ne sont pas enfermés dans des capsules. De même, on peut également enfermer le monomère de départ ou le formateur de mousse uniquement dans des microcapsules, tandis que, par contre, les autres composants sont appliqués au câble sans être enfermés dans les capsules. Dans tous ces cas, la réaction pour la formation de la matière synthéti- que en mousse n'est déclenchée que par une phase opéra- toire ultérieure dans laquelle les capsules sont détruites.
De la sorte, le procédé de la présente invention peut égale- ment être appliqué avec tous ses avantages, dans des cas où, pour des raisons économiques, techniques ou chimiques, on ne peut enfermer tous les composants employés dans des microcapsules.
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Suivant un autre objet ?Le la présente invention, on peut à présent identifier le câble de télécommunication con- struit conformément au brevet principal et comportant des con- ducteurs à isolation en matière synthétique. Il est connu d'isoler les différents conducteurs au moyen de polyéthylène et d'employer, pour l'identification, des masses colorées de polyéthylène ou d'appliquer des indices colorés, par exemple des anneaux colorés, sur les gaines d'isolation. L'identifi- cation peut être effectuée par de nombreux procédés ; par exemple, on souffle, sur les câbles isolés, un brouillard de 1 peinture au moyen d'écrans à rotation synchrone.
Bien-que la peinture soit appliquée directement derrière la tête de pulvérisation de la boudineuse sur la surface encore chaude de l'isolation en polyéthylène, l'adhérence de l'identifica- tion colorée sur la surface du polyéthylène n'est pas encore satisfaisante. En particulier, l'adhérence des peintures en émulsions ou en solvants, connues actuellement, est insatis- faisante lorsqu'on emploie les conducteurs à isolation de polyéthylène avec une identification colorée imprimée sous forme d'anneaux ou de traits colorés dans des câbles compor- tant des conducteurs à isolation en matière synthétique, les espaces creux entre les éléments de câblage, qui peuvent être des conducteurs, des paires ou des quartes, étant remplis d'une mousse imperméable à l'eau, par exemple une mousse de polyuréthane.
L'adhérence de la mousse de polyuréthane à la matière colorante est notamment plus forte que l'adhé- rence de la matière colorante au polyéthylène des gaines d'isolation des conducteurs. C'est pourquoi, en cas de déformation du câble lors d'un montage à manchons ou à boites d'extrémité, dans lequel les conducteurs doivent être libérés de la mousse, l'identification colorée se détache, de sorte qu'il n'est plus possible de disposer
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convenablement les câbles l'un par rapport à l'autre, Il est connu d'augmenter l'adhérence des peintures d'impression sur le polyéthylène en rendant "rugueuse" la surface de ce dernier.
De même, d'autres procédés connus (dans le cas le plus simple,. un traitement de la surface au moyen d'une flamme de gaz ou l'emploi de hauts champs électriques) n'exercent pas un effet suffisant pour surmonter la forte adhérence du polyuréthane à la matière colorante, en particulier lorsque, pendant le câblage, on procède à une injection en formant une moussa en dessous du bandage et en la pressant sous forte pression dans les espaces de bourrage, tandis que, par contre, le polyuréthane n'adhère pratiquement pas au polyéthylène.
Tout en préservant les avantages du remplissage des espaces creux à l'intérieur de la gaine de câble au moyen d'une matière synthétique en mousse, en particulier une mousse de polyuréthane, la présente invention a pour objet d'empêcher l'identification colorée, se trouvant sur la gaine d'isolation en polyéthylène des conducteurs, de se détacher par enlèvement de la matière synthétique en mousse des con- ducteurs lors de la formation du câble. Suivant la présente invention, on résout ce problème en appliquant, à la surface de la gaine isolante en polyéthylène des conducteurs, une identification colorée et, sur cette dernière, une gaine isolante transparente en polyéthylène ou une gaine transpa- rente en une autre matière synthétique d'une constante dié- lectrique appropriée.
La première gaine isolante de poly- éthylène est avantageusement appliquée par extrusion et on lui confère une identification colorée suivant un procédé connu. Dans une autre phase opératoire, qui peut être effec- tuée en association avec les phases opératoires précitées ou séparément de ces dernières, on applique, sur la gaine isolante comportant l'identification colorée, une matière
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synthétique pulvérulente, par exemple de la poudre de polyé- thylène en une très mince couche (par exemple quelques cen- tièmes de mm, afin d'amincir avantageusement la première gaine isolante de polyéthylène comparativement aux gaines isolantes de conducteurs connues jusqu'à présent), puis on fritte le tout en une gaine transparente fermée.
L'applica- tion de la poudre de matière synthétique est avantageusement effectuée par voie électrostatique. Le frittage de la poudre de matière synthétique en vue de former une gaine transpa- rente fermée est effectué avec application de chaleur. A cet effet, on peut, par exemple, employer des souffleries d'air chaud, des radiateurs infrarouges ou des dispositifs de chauffage par induction.
Bans les dessins annexés, on représente schématique- ment une zone de fabrication pouvant être mise en oeuvre conformément à la présente invention, ainsi qu'un conducteur de câble comportant la caractéristique de l'invention.
La figure 1 représente le conducteur 5, la tête d'extrusion 1 de la boudineuse, au moyen de laquelle une gaine isolante de polyéthylène est projetée autour du con- ducteur 5, ainsi qu'un dispositif au moyen duquel un indice annulaire coloré est projeté sur la gaine encore chaude du conducteur 5. Vient ensuite un dispositif 3 au moyen duquel la poudre de matière synthétique transparente et frittable d'une constante diélectrique appropriée est répartie très finement dans un champ électrostatique sur toute la surface du conducteur identifié. Le conducteur passe ensuite par une zone de chauffage 4 dans laquelle la chaleur est pro- duite, par exemple par des souffleries d'air chaud ou des radiateurs infrarouges.
De la sorte, la poudre de matière synthétique est frittée en une gaine transparente exempte d'espaces vides et à laquelle la mousse de polyuréthane
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n'adhère pas. Les autres dispositifs tels que la zone de refroidissement, les dispositifs de réglage de l'excentricité, 'etc., de même que le dispositif d'enroulement ne sont pas représentés.
La figure 2 montre, en coupe, le conducteur 5, la première gaine isolante de polyéthylène 6, l'identification colorée 7 appliquée par pulvérisation, ainsi que la gaine isolante transparente en matière synthétique 8, par exemple en polyéthylène.
REVENDICATIONS.
1. Procédé de fabrication d'un câble de télécommuni- cation comportant des conducteurs à isolation en matière synthétique, les espaces vides situés à l'intérieur de la gaine du câble étant remplis d'une matière synthétique transformable en mousse, conformément au brevet belge n 688. 430, caractérisé en ce qu'au moins un des composants de la matière synthétique en mousse, appliquée lors de la fabrication à l'intérieur de la gaine du câble, est enfermé dans des microcapsules, les composants étant amenés à réagir dans une autre phase opératoire par la destruction des microcapsules.