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"DISPOSITIF ADAPTABLE AUX CISAILLES, PRESSES-. OU ANTRES POUR LA DECOUPE
PAR RUPTURE DE PIECES EPAISSES EN FONTE ET ANALOGUES".
On connut le principe de fonctionnement des cisailles à métaux où la pièce, tôle, feuillard, profilé quelconque est soumise à l'action de deux couteaux l'un étant fixe et l'autre déplace, généralement de haut en bas, vers le premier Bous l'effet d'une pression, hydraulique ou autre.
On sait également qu'en vue d'obtenir un effet de cisaillage aussi net que possible, les deux couteaux ont leurs bords d'attaque presque situés dans un même plant les deux couteaux glissant l'un contre l'autre au coure de l'opération. La réalisation de cette condition est indispensable dans le cas des matériaux résilients et tenaces comme l'aoier. Toute augmentation, au-delà d'une certaine limite connue, de la distance entre les plana des faces d'attaque des couteaux se traduit par un travail plus important de la machine, la rupture par cisaillement devenant une rupture par flexion.
D'autre part, on sait que la fonte destinée à la coulée dans les fonderies doit se présenter en éléments de poids limité, par exemple 20,50 ou 300 kg, en vue d'une manipulation aisée La forme et la présentation de ces éléments n'ont qu'une importance
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secondaire puisqu'ils sont destinés à la fusion. On sait également qu'il est économiquement intéressant de réutiliser des pièces usagée* qui doivent alors être débitées en fragments suffisamment petite.
Pareille opération ne présente aucune difficulté s'il s'agit de pièces minces pouvant donc aisément se brimer soit au marteau soit à l'aide d'un mouton. Mais, dans le cas de pièces de forte épaisseur comme, par exemple, les lingotières dont les pans atteignent aujourd'hui des épaisseurs allant jusqu'à 30 cm, les moyens ci-, dessus se -évèlent insuffisants.
On a tenté de découper ces pièces sur de puissantes cisailles (d'une force de l'ordre de 500 tonnes.et plua) mais, si le travail reste possible lorsque la fonte est relativement peu dure, la capacité de la cisaille est rapidement dépassée avec une fonte quelque peu trempée ou aciérée, ce qui est souvent le cas pour les lingotières. Le problème était devenu pratiquement insoluble car l'emploi de parois très épaisses en fonte de meilleure qualité augmente la durée d'utilisation de la lingotière, donc le nombre de coulée possible, avec, comme conséquence, une augmentation de la résilience de la fonte. La recherche d'une durée de vie plus longue des lingotières conduit donc à des parois plus épaisses en fonte améliorée et qui, de plus, par suite de cette même augmentation de durée, devient plus dure encore.
Au cours d'essaie sur des cisailles, on a trouvé que, pour ce cas particulier de fonte très dure, d'excellents résultats s'obtenaient lorsque, contrairement à la notion connue, les deux couteaux travaillaient dans des plans nettement écartés l'un de l'autre. Dans ces conditions, la rupture ne se produit plus par cisaillement, mais bien par flexion. L'expérience a prouvé que par exemple des pièces d'environ 20 cm d'épaisseur qui résistaient à l'effort maximum de la cisaille lorsque soumises au cisaillement classique, pouvaient se briser au tiers de la puissance de la machine lorsque les couteaux étaient écartés d'une distance de l'ordre de 6 à 7 cms.
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Les dessine annexés donnent, à titre exemplatif et non limitatif, un mode d'adaptation d'une cisaille travaillant selon l'invention.
A cet effet, la figure 1 représente une vue en coupe sur les couteaux d'une cisaille classique.
La figure 2 montre la modification conforme à l'invention.
La figure 3 est, à plus grande échelle, la représentation du montage du couteau mobile.
En se reportant à la figure 1, le couteau inférieur fixe est désigné par 1, le couteau supérieur**par 2. Les couteaux sont, comme connus, des pièces rapportées fixées par vis ou bpulons sur leur support respectif, 3 est la table et 4 désigne le coulisseau. Les faces en regard des couteaux sont sensiblement dans le même plan.
La pièce à cisailler 5 est posée sur la table et est maintenue par le poussoir 6.
Dans le dispositif de l'inTention représenté aux figurée 2 et 3, la table 3 porte toujours le couteau 1 disposé comme dit ci-dessus.
Le couteau 2 avec ces boulons de fixation 7 subsiste également sur le coulisseau 4, pour un éventuel fonctionnement en cisaille classiques mais sous celui-ci et avec sa face avant en retrait sur le plan du couteau 2 est disposée une pièce rapportée 8 dont la partie avant perte un bec 9 formant couteau. La pièce 8 est appliquée contre le coulisseau 4 sur lequel elle est fixée au moyen de boulons 10 passant dans des perforations ménagées dans le corps du coulisseau.
En vue d'éviter toute possibilité de recul lors du travail, la pièce rapporté* 8 a sa face arrière appuyée contre une butée 11 fixée à l'arrière du coulicseau par cordons de soudure 12 ou autre moyen comme
Le fonctionnement du dispositif ce comprend dès lors comme suit : lorsque le coulisseau est abaissé, le bec 9 s'applique sur l'extrémité de la pièce à briser 5 qui, maintenue entre la table 3 et le pousscir 6, est ainsi soumise à une flexion importante et @
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se rompt sensiblement au droit du couteau 1.
Il est encore à noter que, si comme c'est généralement le cas, le coulisseau, donc également la pièce rapportée et son beo 9, se présente obliquement par rapport au couteau 1, la poussée de la cisaille sera concentrée vers le bord concerné de' la pièce 5 qui se brisera non seulement dans le plan du couteau 1, mais également dans un plan sensiblement perpendiculaire à ce dernier. On obtiendra ainsi une fragmentation complémentaire de la pièce 5.
Il est bien évident que les sections de rupture seront très irrégulières mais comme déjà mentionné, ce fait est sans importance, le but recherché étant uniquement une fragmentation des pièces concernées*
De nombreuses variantes sont évidemment possibles, tant dana le type de machine utilisée, que dans la forme de la pièce rapportée ou dans son mode de fixation ou dans l'écartement des couteaux, sans pour autant s'écarter du cadre de l'invention pouvant se caractériser par ce qui suit.