- MATERIAU POUR SIGNALISATION ROUTIERE HORIZONTALE,
<EMI ID=1.1>
Cette invention se: rapporte à un matériau pour signal!"
<EMI ID=2.1>
<EMI ID=3.1>
supérieure et d'efficacité de service.
Les matériaux de signalisation prévus précédemment étaien essentiellement constitués d'une composition adaptée à conférer à la surface supérieure exposée les meilleures.caractéristiques d'homogénéité superficielle, pureté chromatique ,et répulsion à la saleté, indépendamment des propriétés de bonne adhérence aux bandes de roulement des véhicules circulants, parce que cette adhérence était assurée par la présence de particules- ou, plus proprement dit;,' cristaux d'un minerai ou composé de dureté supérieure à la valeur de "7" d'après
<EMI ID=4.1>
partiellement au-dessus du niveau dédite surface, tandis qu'à leur partie se trouvant au-dessous dudit niveau elles étaient physiquement enchaînées à le,' composition adjacente du matériau même. Il était. prévu, en particulier, que ces particules soient constituées, de préférence, ae cristaux
de corindon, revêtues préalablement d'un liant résineux capable de.les mouiller lors de leur application.
Dans le brevet principal, on a effectué une analyse comparative des différentes compositions sous lesquelles peut se présenter une surface exposée au-trafic des véhicules
(en se rapportant aux Figs. 1-4 du brevet principal),et au cours de laquelle on avait mis en relief l'importance de
<EMI ID=5.1>
téristiques d'une bonne adhérence, mais de caractéristiques excellentes sous tout autre rapport (visibilité et répulsion à la saleté) de pointes en saillie de grande dureté.
<EMI ID=6.1>
seulement quand les cristaux du composé extrêmement dur iraient enchâssés pour la plupart de:leur. dimension dansle matériau de signalisation. En utilisant les compositions . connues, le déracinement des cristaux de minerai se produit sitôt la saillie des pelâtes, représente une valeur aussi assez réduite (de l'ordre de 20-30%) de la dimension totale des cristaux" Il a été trouvé que ce déracinement accélère
la destruction du matériau originalement englobant les
<EMI ID=7.1>
saillie, recouvre les propriétés dangereuses glissantes et est plus susceptible de se salir, réceptive de la saleté,
<EMI ID=8.1>
Selon cette invention, il a été constaté d'une manière surprenante qu'un matériau composé de résines présentant la propriété d'une très forte cohésion moléculaire intérieure, telle que celle donnée par la présence d'oxygène (par exemple d'un carbonyle) au voisinage d'un hydrogène lequel attire les électrons de la bague extérieure de l'oxygène (de sorte que se form� le dit "pont d'hydrogène"), au moins aux niveaux incluant la fraction immergée des cristaux matérialisant les pointas assurant à leur tour l'adhérence, ainsi que la protection de la surface exposée à l'usure, présente une haute résistance à l'usure surprenante et inattendue, dans les conditions de service du matériau de signalisation.
Il a été, en outee, constaté d'une manière surprenante qu'une couche d'une résine de très forte cohésion moléculaire intérieure assure, en outre, un ancrage très énergique aux cristaux et en tout cas aux particules partiellement englobées tel à éviter le déracinement aussi au cas où une grande partie, aussi de l'ordre de 50%, de telles particules dépasse le
niveau matérialisé par la surface exposée du matériau.
Il a été enfin trouvé qu'une couche superficielle de
résine de très haute cohésion moléculaire peut présenter une augmentation ultérieure de sa résistance à l'usure quand celle-ci englobe des petits corps cristallins d'un minerai étant à
son tour de dureté très élevée.
Selon l'invention, entendue dans son plus large sens,
le matériau signalétique comprend une couche dont au moins partie de son épaisseur adjacente à sa surface englobe la fraction immergée des cristaux, laquelle couche est constituée d'une résine ayant une très forte cohésion moléculaire intérieure, telle qu'une résine polyamidique, une résine polyurétanique, ou autre résine polytéraphtalique, de suffisant degré
de cristallisation. Les résines polyurétaniques et éventuellement polytéraphtaliques étant préférables en raison de leur capacité très élevée d'adhérer intimement et d'une manière stable à un grand nombre de différents matériaux, parmi lesquels les cristaux et autres particules (par exemple les éléments optiques catadioptriques) assurant une bonne visibilité dans
les heures de la nuit.
Ces et autres caractéristiques plus spécifiques de cette invention seront mieux comprises à la lecture de la description détaillée suivante et à l'examen des tableaux de dessins annexés.
Or, sur ces dessins :
Fig.1 reproduit la Fig.4 du brevet principal et est fournie à titre d'éclaircissement de ce qui a été précédemment <EMI ID=9.1> <EMI ID=10.1> matériau signalétique; <EMI ID=11.1> des particules ayant des fonctions optiques ; Fig.5 est un graphique dans lequel sont repris les essais de résistance à l'usure de différentes compositions incluant des matériaux divers.
<EMI ID=12.1>
<EMI ID=13.1>
laquelle est en très grande partie plane, de haute visibilité et non réceptive à la saleté. Au-dessus de cette surface, désignée S, s'élèvent des saillies ou pointe P, pour une certaine hauteur H dedite surface, ces pointes étant matérialisées par la fraction faisant saillie de particules ou plus proprement de cristaux très durs, dont la fraction restante
est immergée dans l'épaisseur de la machine M de la composition formant ladite surface S. L'ancrage de ces particules, à savoir leur capacité de résister à l'action de déracinement sous l'effet de contraintes tangentielles T (par exemple résultant
à de forts freinages, accélération centrifuge de véhicules en virage, ou autres causes mécaniques extérieures) est en fonction de trois facteurs, soit de la profondeur à laquelle les particules formant les pointes T sont immergées dans la masse M,
de la tenacité et de la cohésion de telle masse, et de l'adhésion intime et permanente entre la partie immergée des particules et la composition dedite masse M.
Selon cette invention, au moins partie de l'épaisseur de la masse M, à partir de sa surface exposée S, est formée par une résine plyurétanique ou polytéraphtalique ou en tout cas présentant une cohésion moléculaire intérieure très soutenue. Un exemple.typique d'une structure hétérogène est représenté
<EMI ID=14.1>
Par la formation d'une couche continue superficielle avec
un matériau de cohésion très élevée on obtient :
(i) une grande.augmentation du pouvoir d'ancrage, permettant aux particules de résister au déracinement aussi quand
elles sont peu immergées. Par exemple, le matériau de la Fig.2
(comme résultat d'essais pratiques sévères) est résulté, parfaitement approprié pour résister à la circulation des véhicules, avec des cristallins C, matérialisant les pointes P, immergés
à une profondeur D, substantiellement égale à la hauteur H
de leurs saillies. Cela permet d'utiliser des cristaux aussi
très petits avec la formation de pointes de plus grande saillie et plus efficientes aux effets d'une bonne adhésion, sur la
base des mêmes valeurs et aussi sur la base de valeurs in.férieures de leur nombre par unité de surface exposée du matériau signalétique ;
(ii)la surface S, matérialisée par le matériau M, chaque point de laquelle possède uniformément ladite cohésion moléculaire intérieure très soutenue, résulte elle aussi d'une très grande résistance à l'usure et, de ce fait, sa diminution progressive
de niveau, due à des phénomènes d'usure, est extrêmement
ralentie avec un retard conséquent de la manifestation du détachement des particules cristallines;
(iii) la saillie élevée H des particules permet à celles-ci de remplir leur fonction, aussi dans le cas que celles-ci
<EMI ID=15.1>
entre autres, l'utilisation de cristaux C de composés de dureté à la valeur "7" de l'échelle de Mohs, jusqu'à la valeur "6" dedite échelle, par exemple, de cristaux de quartz, de préférence, associés dans des proportions variables aux cristaux de corindon .;-.-.
(iv) la résistance à l'usure de la surface S peut être ultérieurement améliorée en incorporant dans celle-ci des
<EMI ID=16.1>
voir à la Fig.3, par exemple, de quartz micronisé, au moins partie desquels forment à leur tour de petites pointes P', contribuant à l'adhésion et à la protection superficielle contre la poussière des routes et les autres causes d'abrasion.
Des essais ont été conduits'afin d'obtenir des données comparatives de la résistance en service des matériaux considérés, en différentes conditions. Ces essais ont été effectués en reproduisant en laboratoire (par roulement de roues
gommées (sur pneus) par un véhicule lourd, sur une brève
piste des matériaux) en conditions de pression et de rampement longitudinal transversal reproduisant et accentuant
les conditions lourdes du trafic, de manière à reproduire
avec une bonne approximation les différentes conditions,
aussi ambiantes et atmosphériques, de longues.périodes de service sur route.
Dans le graphique de la Fig.5, l'usure progressive "U" est indiquée en microns sur l'ordonnée, en fonction des mois "m", de la durée utile de service dans les conditions reproduites à titre expérimental. Dans la Fig.5, la ligne droite A/5 correspond à la résistai. à l'usure présentée par l'échantillon d'une résine polyurétanique. Dans le cas spécifique, on a utilisé la résine "Desmodur L", réticulée ., �-.
<EMI ID=17.1>
Des résistances correspondante" ont été obtenues en utilisant
<EMI ID=18.1>
hydroxydes, contenant des polyesters ou polymères, ainsi que des résines téréphtaliques, telles que par exemple le produit "Dinapol 5206" (réalisé par la firme Dyn&mid Nobel allemande).
Cette résine de cohésion moléculaire très soutenue conte-
<EMI ID=19.1>
moyennes de 0,5 mm. La ligne droite B/5 correspond à la résistance d'un composé correspondant, contenant une quantité égale de cristaux de quartz de grosseur égale. La ligne droite C/5 définit la résistance de la même composition, contenant cependant 35% en poids de cristallins de quartz (dénommés
<EMI ID=20.1>
<EMI ID=21.1>
de comparaison et définissent les résistances à l'usure d'un composé ayant un composant élastomères connu (celui indiqué dans le brevet principal) contenant, en poids, 10% des particules de corindon de quartz de l'échantillon B/5, et 35% du micro-quartz de l'édantillon C/5.
De la comparaison de ces courbes, on déduit l'influence combinée de la résistance de cohésion de la résine coopérante et du détachement retardé des particules. On observe.qu'une résine polyurétanique, incorporant des cristaux d'aussi petite dureté, tels que les cristaux de quartz, est de beaucoup supérieure à celle d'un composé traditionnel, incorporant des cristaux de corindon.
<EMI ID=22.1>
<EMI ID=23.1>
immergées en partie au dessous de la surface S de la couche résineuse peut être exploitée avantageusement , d'après l'exemple donné à la Fig.4, pour distribuer sur cette surface, outre que des cristaux C en corindon ou éventuellement en quartz, les pointes P ayant une fonction anti-glissante,
des éléments optiques catadioptriques, tels que les petites sphères 0' catadioptriques de focalisation et/ou des sphères composées 0" à double focalisation. Les grandes propriétés d'ânes du matériau résineux M permettent auxdits éléments optiques
de faire saillie pour une hauteur H de l'ordre et aussi supé-
<EMI ID=24.1>
évident aux effets de la visibilité nocturne, en raison de leur vaste exposition à la lumière rasante.
Ces capacités d'ancrage et de retenue des particules
avec des saillies très soutenues par rapport à leur immersion, assurent la conservation à des niveaux très élevés de l'efficacité du matériau aux effets de l'adhésion.
Il a été constaté d'une manière surprenante que le matériau perfectionné selon cette invention présente une nette amélioration des conditions d'adhésion par rapport.aux pneus de véhicules marchant à des vitesses très soutenues, une propriété celle-ci qui ne parait pas d'avoir été précédemment analysée à fond...
REVENDICATIONS
1[deg.])- Matériau pour signalisation routière horizontale, constitué
d'une couche de composition incluant au moins un liant résineux, et englobant des particules cristallines de grande dureté, faisant saillie en paetie de la surface supérieure exposée du matériau en oeuvre, selon le brevet principal, caractérisé en ce que ladite couche (M), au moins jusqu'aux.niveaux incluant la fraction immergée des particules cristallines (C) formant les pointes (P) faisant saillie, est préalablement constituée d'une composition résineuse, présentant une cohésion moléculaire intérieure très soutenue, telle qu'une résine polyamidique, ou une résine polyurét&nique, ou une résine polytéréphtalique ayant un degré suffisant de cristallisation.