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On connaît déjà, par le brevet de la République Fédérale d'Allemagne N[deg.] 2 433 662 (second fascicule publié), un procédé de teinture et de finissage pour matières textiles, dans lequel on expose à du chlorure de méthylène la matière textile imprégnée avec un colorant. Ce procédé est caractérisé en ce que, pour teindre ou apprêter une matière textile à base de fibres de polyester, on applique sur cette matière le colorant ou l'agent chimique d'apprêtage sous la forme d'une solution ou dispersion aqueuse, puis on expose la matière textile à un courant d'air contenant du chlorure de méthylène. L'avantage de ce procédé est qu'il est exécuté à la température ambiante ou à une température
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sion atmosphérique. Dans ce procédé le chlorure de méthylène n'est utilisé qu'à l'état gazeux, et cela ne va pas sans problèmes à cause de la toxicité du chlorure de méthylène . Selon l'état antérieur de la technique, des temps de séjour relativement longs étaient parfois nécessaires dans le traitement ultérieur.
Or,la Demanderesse a trouvé que l'on peut foularder ou imprimer des matières qui sont constituées de fibres
ou de fils de polyester ou de polyamide, ou gui en contiennent, en
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mées de manière connue avec des bains aqueux ou des pâtes d'impression de colorants de dispersion solubles ou dispersés et, éventuellement, qu'elles ont été séchées, afin de fixer les colorants par du chlorure de méthylène, en contact intime avec un matériau d'accompagnement contenant du chlorure de méthylène, ou en reliant lesdites matières d'un côté avec un matériau d'accompagnement et en mouillant ce dernier avec du chlorure de méthylène, et en laissant ensuite reposer les matières à des températures allant
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Comparé au procédé connu mentionné ci-dessus, le procédé de l'invention permet d'effectuer le séjour en un temps plus court et, en même temps, de mieux récupérer le chlorure de méthylène utilisé, tout en réduisant les éventuels problèmes d'étanchéification. En outre, on peut teindre ou imprimer par le nouveau procédé non seulement des fibres de polyester mais .,� 4*00 0* 6440 ago <EMI ID=7.1>
Selon le procédé de l'invention on obtient des teintures qui, pour ce qui est de l'exploitation du colorant
(intensité de couleur) et des solidités, sont équivalentes ou même supérieures à celles que donnent des procédés plus coûteux en ce qui concerne l'appareillage et la consommation d'énergie, tels que le procédé de thermosolage ou le procédé à haute température.
On peut utiliser, dans le présent procédé, tous les colorants de dispersion non hydrosolubles, le cas échéant en mélange entre eux. Les colorants de ce genre appartiennent par exemple aux séries des colorants azoïques, anthraquinoniques, quinophtaloniques ou du benzothiaxanthène, les colorants azoïques pouvant être utilises sous leur forme métallisée ou non métallisée. Les colorants des catégories mentionnées sont bien connus
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me 2, sous la rubrique "Disperse Dyes".
Les polyesters dont sont faites les fibres teintes ou imprimées par le procédé de l'invention sont notamment
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exemple ceux à base d'acide téréphtalique, d'acide isophtalique
et d'éthylène-glycol ou ceux à base d'acide sulfo-isophtalique et 'éthylène-glycol, de plus des copolyéther-esters à base d'acide p-hydroxy-benzoïque, d'acide téréphtalique et d'éthylène-glycol, ainsi que des polycarbonates. Selon le procédé de l'invention on peut également teindre les fibres de polyester susceptibles d'être teintes sans véhiculeurs à la température d'ébullition. On obtient de telles fibres de polyester, par exemple, par incorporation d'acides dicarboxyliques aliphatiques, tels que l'acide adipique, ou de diols à chaîne longue : le polytéréphtalate de butanediol est un exemple de polyester de ce genre.
Le procédé de l'invention convient également pour la teinture ou l'impression de matières fibreuses de polyamides synthétiques. Ces matières fibreuses sont bien connues
de l'homme de l'art.
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riau d'accompagnement" qui est imprégné avec le chlorure de méthylène peut se composer de différentes matières; S'il est également en fibres de polyester, il est teint de la même manière que la matière imprégnée avec la dispersion aqueuse de colorant. Il peut en outre être fait d'autres fibres, telles que des fibres de cellulose natives ou régénérées, de laine ou de verre. Il
est également possible d'utiliser, comme "matériau d'accompagnement", du papier, par exemple du papier filtre très absorbant. La matière à teindre ou à imprimer est de préférence sous la forme d'un tissu. Mais elle peut aussi se trouver sous toutes les autres formes possibles, telles que tricots, tissusnon tissés et écheveaux de fils.
Les températures de séjour sont habituellement inférieures d'environ 10 à 20[deg.]C au point d'ébullition du chlorure de méthylène. Elles peuvent cependant être égales au point d'ébullition ou supérieures à celui-ci, dans des dispositifs correspondants. Normalement on opère à une température comprise entre l'ambiante et le point d'ébullition. Mais on peut aussi appliquer des températures de 0[deg.]C ou moins.
Le temps de séjour est compris entre 5 minutes et 24 heures. Plus la température de séjour augmente, plus le temps de séjour nécessaire diminue.
Une autre façon de réaliser le procédé de l'invention consiste à interposer entre la matière et le matériau d'accompagnement une feuille perméable au chlorure de méthylène, par exemple une feuille de polyéthylène. On sait comment vérifier qu'une feuille est perméable au chlorure de méthylène et il n'y
a pas lieu de s'appesantir sur ce point. Signalons toutefois
que, dans le cas présent, on peut déterminer très facilement ladite perméabilité en enfermant la matière textile imprégnée du colorant et encore mouillée dans un sac fait avec la feuille et laissant séjourner le sac fermé dans de la vapeur de chlorure-.
de méthylène. La fixation du colorant indique une perméabilité pour le chlorure de méthylène.
Par "matière reliée à un matériau d'accompagnement" on doit entendre également une matière qui se compose d'au moins deux couches fermement unies l'une à l'autre,'ce qui <EMI ID=13.1>
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tituée de l'une des matières et l'autre face essentiellement constituée de l'autre matière, structure qui peut être réalisée facilement par une technique de tissage correspondante. De plus, on entend par cette expression également une matière dont une face est recouverte par une feuille ou par une matière plastique. Comme exemples de matières de ce genre citons les tapis, les tissus d'ameublement et les tissus enduits.
Généralement, les tapis sont constitués, côté poil, de fibres de polyester et de polyamide. Pour l'envers on utilise des fibres de cellulose ou des fibres syn thétiques, telles que le jute ou des fibres de polyoléfines.
Dans le cas des tissus d'ameublement, l'envers consiste généralement en fibres de cellulose. Parmi les tapis
ou tissus d'ameublement on compte, par exemple, ceux dont l'endroit se compose de fibres de polyester -et l'envers de fibres de polyamide, ou vice versa. De plus, ce terme de "matière reliée à un matériau d'accompagnement" comprend également, par exemple, des tissus dans lesquels la chaîne et trame sont faites de fibres différentes, la structure du tissu étant telle que l'une des
faces consiste pour la plus grande part en fibres de polyester
et de polyamide qui différent de celles de l'autre face.
. Certes on sait déjà qu'il est possible, pour <EMI ID=15.1>
de fibres de polyester, d'exposer la matière textile, après l'imprégnation avec la solution ou dispersion aqueuse de colorant, à un courant d'air contenant du chlorure de méthylène. Cependant, on ne pouvait pas déduire de ce fait que le présent procédé se-
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par le contact intime de la matière à teindre ou à imprimer avec le chlorure de méthylène liquide, c'est-à-dire non gazeux, il ne se produise pas une pénétration régulière de la matière et à n'obtenir, par conséquent, qu'une teinture mal unie et non à coeur, d'autant plus que le matériau d'accompagnement qui sert de véhicule au chlorure de méthylène est exposé, lors de la phase de repos, à des pressions différentes, variant en fonction de la
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sion du chlorure de méthylène n'est pas régulière, c'est-à-dire <EMI ID=18.1>
traitée a un aspect uniforme.
Il est également surprenant que grâce à la feuille perméable au chlorure de méthylène mise entre la matière et le matériau d'accompagnement on obtienne un résultat équivalent sans prolonger le temps de séjour.
Le foulardage et l'impression s'effectuent selon des méthodes connues habituelles qui ont déjà été décrites suffisamment. Alors qu'il vaut mieux effectuer un séchage intermédiaire pour l'impression, on n'a généralement pas besoin de cette étape opératoire additionnelle pour la teinture.
Pour mettre la matière en contact avec le matériau d'accompagnement, on a recours à des méthodes connues. Dans le cas le plus simple on enveloppe un écheveau de fils avec un tissu d'accompagnement imbibé de chlorure de méthylène et on place le tout dans un sac de matière plastique (non perméable au chlorure de méthylène).
Lors de la teinture de courroies de polyester ou, par exemple, de tuyaux à incendie on peut envelopper d'une manière simple le rouleau imprégné avec le tissu d'accompagnement imbibé et le conserver dans des sacs en matière plastique.
Dans le cas des effets multicolores et de l'impression textile on retire la matière à teindre, le matériau d'accompagnement ainsi que la feuille chacun d'un rouleau
et on fait passer les trois couches ensemble'assemblées en un sandwich, sur un rouleau. A côté de ce procédé continu on peut effectuer le séjour, dans l'industrie en discontinu ou en continu par déployage, par exemple dans des transporteurs à bande perforée. On peut aussi effectuer le repos d'une autre manière, par exemple dans des dispositifs de séjour à noeud suspendu.
L'interposition d'une feuille est particulièrement recommandée pour des matières à effets multicolores dans lesquelles on veut éviter que les couleurs appliquées se mélangent ou migrent.
Dans le cas d'une matière liée à un matériau d'accompagnement on effectue le mouillage du matériau d'accompagnement, après l'imprégnation avec le colorant, à l'aide des méthodes habituelles, par exemple par placage, par pulvérisation ou par moussage.
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Le foulardage et l'impression sont effectués selon des procédés habituels. Pour les tissus mixtes on peut appliquer les procédés continus ou discontinus, à un seul bain ou à deux bains, habituels pour de telles matières mixtes. Les colorants à utiliser pour la fibre d'accompagnement sont connus du spécialiste. Ainsi, par exemple, l'invention comprend le procédé suivant :
on foularde une matière textile planiforme
à base de polyester et de cellulose dans un bain aqueux contenant.. un colorant de dispersion, un colorant réactif, un composé alcalin et, le cas échéant, un dispersant, un mouillant, un électrolyte et/ou un épaississant, puis on l'enroule à l'état mouillé avec une matière de polyacrylonitrile qui a été foulardée avec
du chlorure de méthylène et on laisse reposer par exemple pendant la nuit, le rouleau ainsi confectionné, à l'état couvert, tout en le faisant tourner lentement.
Après rinçage, savonnage et séchage on obtient une matière textile qui a des propriétés excellentes.
Les exemples suivants illustrent la présente invention.
EXEMPLE 1 :
On mouille de façon irrégulière un tapis avec poil de fibres de polyester et un envers de polypropylène, sur un
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légèrement épaissis.
Les bains aqueux contiennent les colorants indiqués ci-dessous dans les quantités spécifiées par litre :
1) 20 g du colorant bleu répondant à la formule
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2) 20 g du colorant jaune répondant à la formule
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3) 20 g du colorant rouge répondant à la formule
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En outre, les bains aqueux contiennent 2 g d'un mouillant à base d'alcool isotridécylique éthoxylé-avec
8 moles d'oxyde d'éthylène, 150 cm d'une solution maîtresse à 4 % d'un produit de farine de caroube complètement éthérifié, et on les ajuste à pH 5 à l'aide d'acide acétique.
On introduit le tapis sans séchage dans une
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d'admission, un dispositif d'amenée (rouleau avec châssis) à l'aide duquel on applique du chlorure de méthylène liquide par en bas sur l'envers de tapis. En même temps que le tapis, une feuille de polyéthylène perméable à la vapeur de chlorure de méthylène (entre
les couches individuelles) passe sur le rouleau, afin d'aviter un contact entre la surface de poil et l'envers et, ainsi, un dégorgement. Le séjour est effectué à la température ambiante pendant
3 heures.
Les teintures obtenues ont les solidités caractéristiques des colorants utilisés.
EXEMPLE 2 :
On foularde un tissu à base de fibres de polyester texturées, à la température ambiante, avec une retenue du bain de 90 %, avec un bain aqueux qui contient par litre 20 g du colorant répondant à la formule
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et 1 g d'un mouillant du commerce.
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avec du chlorure de méthylène.
On enroule ensuite les deux tissus ensemble et on les laisse reposer pendant 3 heures à la température ambiante. Après un traitement ultérieur alcalin réducteur habituel pour des fibres de polyester on obtient une teinture jaune ayant les solidités caractéristiques du colorant utilisé.
EXEMPLE 3 :
On foulards un tissu à base de fibres de polyester texturées, à la température ambiante, avec une retenue du bain de 90 %, avec un bain aqueux qui contient par litre 20 g du colorant orange répondant à la formule
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et 1 g d'un mouillant du commerce.
En même temps on foularde un tissu de coton avec du chlorure de méthylène.
On enroule ensuite les deux tissus ensemble et les laisse reposer pendant 3 heures à la température ambiante. Après un traitement ultérieur alcalin réducteur habituel pour des fibres de polyester on obtient une teinture orange ayant les solidités caractéristiques du colorant utilisé.
EXEMPLE 4 :
On foularde un tissu à base de fibres de polyester texturées, à la température ambiante, avec une retenue du bain de 90 %, avec un bain aqueux qui contient par litre 20 g du colorant violet répondant à la formule
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et 1 g d'un mouillant du commerce.
En même temps on foularde un tissu de coton avec du chlorure de méthylène.
On enroule ensuite les deux tissus ensemble et on les laisse reposer pendant 3 heures à la température ambiante. Après un traitement ultérieur alcalin réducteur habituel pour des fibres de polyester on obtient une teinture violette ayant les solidités caractéristiques du colorant utilisé.
EXEMPLE 5 :
On foularde un tissu à base de fibres de polyester texturées, à la température ambiante, avec une retenue
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colorant orange répondant à la formule
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et 1 g d'un mouillant du commerce.
En même temps on foularde un tissu de coton avec du chlorure de méthylène.
On enroule ensuite les deux tissus ensemble et on les laisse reposer pendant 3 heures à la température ambiante. Après un traitement ultérieur alcalin réducteur habituel pour des fibres de polyester on-obtient une teinture orange ayant les solidités caractéristiques du colorant utilisé.
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polyester et de coton (67:33), sur un foulard, avec une retenue du bain d'environ 65 %, avec un bain aqueux qui contient par litre 20 g du colorant répondant à la formule
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20 g du colorant répondant à la formule
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2 g d'un mouillant du commerce st 12 cm<3> de lessive de soude à
32,5 %.
On enroule ensuite la marchandise foulardée mouillée en commun avec un tissu humide de chlorure de méthylène, les deux tissus étant cependant séparés l'un de l'autre par des feuilles d'accompagnement de polyéthylène perméables à la vapeur de chlorure de méthylène, et on conserve pendant 6 heures les tissus ainsi enroulés.
Le finissage de la.teinture s'effectue par rinçage à froid et à chaud et par savonnage à la température d'ébullition avec 1 g par litre d'un détersif non ionogène.
On obtient une teinture bleue sur les deux parties de fibres.
EXEMPLE 7 :
On imprègne un tissu mixte à base de fibres de polyester et de coton (67:33) sur un foulard, avec une retenue du bain d'environ 65 %, avec un bain aqueux qui contient par litre 20 g du colorant jaune répondant à la formule
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2 g d'un mouillant du commerce et 12 cm de lessive de soude
à 32,5 %.
On enroule ensuite la marchandine foulardëe mouillée en commun avec un tissu humide de chlorure de méthylène, les
deux tissus étant cependant séparés l'un de l'autre par des feuilles d'accompagnement de polyéthylène perméables à la vapeur de chlorure de méthylène, et on conserve pendant 6 heures les tissus
ainsi enroulés.
Le finissage de la teinture s'effectue par rinçage à froid et à chaud et par savonnage à la température d'ébullition avec 1 g/1 d'un détersif non ionogëne.
On obtient une teinture jaune sur les deux parties de fibres.
Si l'on utilise, au lieu du colorant mentionné ci-dessus, 20 g du colorant réactif jaune répondant à la formule
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et qu'en procède par ailleurs de la manière décrite ci-dessus, on obtient également une teinture jaune sur les deux matières fibreuses.
EXEMPLE 8 :
On foularde à la température ambiante un tissu d'ameublement ayant un poil de fibres de polyester et un envers de coton avec un bain aqueux qui contient par litre 30 g du colorant bleu répondant à la formule
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et 2 g d'un mouillant du commerce.
On applique ensuite, de la manière décrite à l'exemple 1, du chlorure de méthylène liquide par en bas sur l'envers de coton et on enroule la matière. Cela fait, on la laisse reposer pendant 6 heures. La matière est ensuite soumise au traitement complémentaire habituel. On obtient une très bonne teinture sur la partie polyester de la matière fibreuse.
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matières constituées, en totalité ou en partie de fibres ou fils de polyester ou de polyamide, consistant à appliquer des bains aqueux ou des pâtes d'impression de colorants de dispersion sur les matières et à fixer les colorants avec du chlorure de méthylène, procédé caractérisé en ce qu'on met les matières foulardées ou imprimées, et éventuellement séchées, en contact intime avec un matériau d'accompagnement contenant du chlorure de méthylène, ou on les relie d'un côté à un matériau d'accompagnement que l'on mouille avec du chlorure de méthylène, puis on laisse reposer les matières à des températures allant jusqu'à
41[deg.]C.