"Dispositif monté dans une barrière déplaçable verticalement" La présente invention concerne une barrière déplaçable verticalement sur son axe de pivotement et reposant, par un galet d'appui, sur une piste de came fixe dont le point le plus inférieur détermine une position de repos de la barrière, correspondant à sa position fermée; la barrière s'élève au moins d'un
côté du point afin que, si elle pivote au moins d'un côté à partir de la position fermée, elle soit ramenée par gravité dans cette position fermée au moyen du galet d'appui descendant le long de la piste de came.
Le brevet américain n[deg.] 1.609.369, daté du 7 décembre 1926, donne la description d'une barrière du type mentionné ci-dessus, laquelle peut pivoter dans une position ouverte et être écartée du chemin ou de la route par la poussée d'un véhicule exerçant une pression sur la barrière qui revient ensuite automatiquement dans sa position fermée par pivotement lorsque le véhicule est passé par l'ouverture de la barrirèe.
Un inconvénient de cette barrière relevant de la technique antérieure est qu'elle revient trop rapidement dans sa position fermée, si bien que peut se présenter le risque de voir le véhicule passant par l'ouverture de la barrière, exercer un frottement contre celle-ci par sa face latérale, de sorte que la barrière peut être attrapée par le véhicule ou peut provoquer
des dégâts à celui-ci.
Dans le but d'éliminer cet inconvénient et de disposer
d'une barrière à retour retardé, c'est-à-dire pour que la barrière reste dans la position ouverte pendant le temps nécessaire au véhicule pour passer par l'ouverture de la barrière, il est proposé de concevoir une barrière du type mentionné ci-avant de telle sorte qu'une crête soit mobile entre une position de la voie du galet d'appui le long de la piste de came, pcsition dans laquelle est autorisé le déplacement du galet d'appui sur la crête dans une direction s'éloignant de la position de repos, mais empêchant le galet d'appui de revenir dans la position de repos, et une autre position où la crête est écartée en grande partie de la voie du galet d'appui afin de lui permettre de revenir dans la position de repos.
Afin d'expliquer la présente invention, celle-ci est décrite en détail ci-après en se référant aux dessins annexés au présent mémoire, dans lesquels :
la figure 1 est une vue latérale d'une barrière conçue conformément à l'invention; et la figure 2 est une vue en perspective à une échelle agrandie du dispositif de la présente invention.
La barrière de la figure 1 comprend un tube 10 relié au moyen d'un tube vertical Il au montant 12. La barrière est munie de tubes verticaux 13 convenablement espacés, afin qu'un véhicule se déplaçant vers la barrière la heurte par son pare-chocs par l'intermédiaire de ces tubes et l'écarte du chemin depuis sa position fermée lorsque le véhicule passe par l'ouverture de la barrière.
Comme on peut le voir à la figure 2, le tube Il entoure le
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médiaires. Non seulement le tube 11 pivote, mais il est aussi déplaçable verticalement sur le montant 12 et un ou plusieurs graisseurs 15 sont montés pour lubrifier les paliers entre le tube et le montant, de façon que ce tube tourne aisément sur le
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couvercle 16 qui peut être fixé au moyen d'un boulon de serrage
17 ou autre.
Du côté interne du tube 11, on a monté, à l'état pivotant, un galet d'appui 18 formé comme un roulement à billes muni d'un
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ouverture forme une piste de came s'élevant progressivement dans la direction de la !lèche 24 à partir de la position du galet d'appui 18, représentée à la droite de la figure 2. Cette position du galet d'appui 18 correspond à la position fermée de
la barrière 10.
A l'intérieur du montant de la barrière, on a disposé un élément tubulaire 25 exécutant un déplacement axial, guidé d'une manière non rotative au moyen d'une nervure 26 se prolongeant axialement, conçue fixement à l'intérieur du montant 12 de la barrière. Grâce à un support 27 pourvu d'une douille 28 à son extrémité extérieure, l'élément 25 est fixé sur la tige 29
d'un piston hydraulique 30 au moyen d'un raccord à vis 31; le piston 30 est raccordé, par son extrémité supérieure, à une bague ou plaque 32 fixée elle-même sur le montant 12 de la barrière à l'aide d'un raccord à vis 33. Le piston hydraulique 30 est du type (absorbeur de chocs) équipé d'un ressort qui force le piston hydraulique dans une direction correspondant, comme supposé dans le cas présent, au déplacement de la tige de piston
29 dans le sens ascendant. En outre, le piston hydraulique 30 est pourvu d'un raccord commandé par une vanne, situé entre les espaces cylindriques remplis d'un fluide hydraulique de part et d'autre du piston, ce raccord étant du type permettant au fluide de passer entre les côtés opposés du piston lorsqu'il est déplacé vers le haut par la force du ressort, tandis que le flux de fluide est étranglé lorsque le piston se déplace vers le bas dans le cylindre à l'encontre de la force du ressort.
L'élément 25 forme une crête 34 présentant une rampe 35 légèrement inclinée et une rampe 36 plus raide: grâce à la
force du ressort du piston hydraulique 30, cette crête se situe e
dans le parcours du galet d'appui 18 le long de la piste de
came 23, comme le montre la figure 2, la crête 34 faisant saillie vers le haut à la manière d'un nez au-delà de la piste
de came 23. La crête est maintenue dans cette position par le ressort et peut être abaissée, à partir de ladite position, uniquement par un mouvement lent s'exerçant à l'encontre de
la force du ressort, car le flux de fluide hydraulique étranglé entre les côtés opposés du piston retarde cet abaissement. La course du piston est assez grande pour que la crête soit abaissée suffisamment jusqu'à une position où elle est à fleur avec la piste de came 23, ou au moins jusqu'à une position où la crête fait saillie légèrement au-delà de cette piste de came. Toutefois, si la pression s'exerçant à l'encontre de la crête 34 est libérée, la crête revient rapidement dans la position représentée par la force du ressort du piston hydraulique 30, car le fluide peut alors passer rapidement d'un côté à l'autre du piston.
Si la barrière est amenée par pivotement dans la position ouverte, conformément à la flèche de la figure 1, par un véhicule avançant vers la barrière et l'écartant par poussée du chemin, ceci signifie que le galet d'appui 18 se déplace dans la direction de la flèche 24, le galet étant soulevé à partir de
la piste de came 23 lorsque'il monte la rampe 36 de la crête 34 afin de parvenir ensuite sur la piste de came 23, c'est-à-dire
le long de la rampe 35. La barrière est donc soulevée au cours
de ce déplacement, le tube 11 étant déplacé verticalement sur
le montant 12. Comme, en raison de l'action d'étranglement de l'ouverture du piston commandée par une vanne l'huile du piston hydraulique 30 retarde le mouvement descendant de la crête 34, cette crête n'est pas abaissée lorsque le galet d'appui 18 se déplace sur celle-ci. Un certain petit abaissement peut bien entendu se produire au cours du passage du galet, mais il est
<EMI ID=5.1> du côté de ladite crête où la rampe 35 est prévue et occupe à
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la porte est entièrement ouverte et a ainsi pivoté en substance de 90[deg.] ou de préférence de plus de 90[deg.] à partir de la position reproduite à la figure 1. Après avoir passé le point culminant de la crête 34, le galet d'appui 18 descend le long de la rampe
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par conséquent, occupe automatiquement par pivotement la position ouverte, sans que le véhicule exerce une poussée sur la barrière. Ce pivotement automatique peut commencer dans une position de 45 à 60[deg.] de la barrière. Le galet d'appui 18 reposant sur la piste de came 23 et sur la rampe 35, exerce une pression sur la crête 34 dans la position 18', cette pression dépendant du poids de la barrière; ensuite, la crête se déplace lentement vers le bas à l'encontre de la force du ressort prévu dans le piston 30, comme autorisé par le flux de fluide hydraulique compris entre les deux cotés du piston et passant par l'ouverture étranglée de celui-ci. Eventuellement, la crête 34 atteint
une position où le galet d'appui 18 peut rouler de nouveau le long de la piste de came 23 jusqu'à la position représentée par des lignes pleines à la figure 2. En réglant d'une manière appropriée l'étranglement du piston et les angles d'inclinaison
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de la barrière, il est possible de régler, comme désiré, le temps nécessaire à la barrière pour abaisser la crête 34 lorsque ladite barrière est dans la position ouverte, afin qu'elle soit ensuite capable de pivoter dans sa position fermée. Aussitôt
que le galet d'appui 18 a dépassé la crête abaissée 34 lorsque la barrière se déplace de la position ouverte à la position fermée, le ressort du piston hydraulique 30 force rapidement
la crête 34 vers le haut jusqu'à la position représentée, car
ce mouvement n'est pas empêché dans une large mesure par le fluide du piston hydraulique. La barrière est ensuite en mesure de s'ouvrir de nouveau de la manière déjà décrite.
Ainsi, il est visible, grâce au dispositif conforme à l'invention, que la barrière pivote automatiquement dans la position
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plaçant vers la barrière et l'écartant par poussée du chemin:
la barrière est aussi retenue sûrement dans sa position ouverte, puis est ramenée dans sa position fermée après un certain temps. Au surplus, il est possible de régler ce temps, c'est-à-dire de maintenir la barrière dans la position ouverte pendant un temps suffisamment long pour qu'un véhicule d'une longueur maximale puisse passer par l'ouverture de la barrière à vitesse réduite.
Comme décrit ci-dessus, le dispositif permet à la barrière de ne pivoter que d'un côté, mais il est possible bien sûr de
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de donner des dimensions suffisamment grandes à l'ouverture 22
du montant de la barrière, de telle sorte que celle-ci puisse pivoter d'un côté ou de l'autre à partir d'une position de repos dans laquelle la barrière est fermée et est retenue pour le retour retardé, indépendamment du fait qu'elle pivote d'un côté ou de
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vent commander la durée de pivotement d'un côté ou de l'autre.
Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à l'exemple
de réalisation représenté et décrit, mais peut être conçue selon d'autres façons en restant dans le cadre des revendications jointes au présent mémoire. Ceci est vrai, par exemple, pour le dispositif du piston hydraulique 30 qui est représenté aux dessins à l'état suspendu, mais qui peut occuper également une position stationnaire à l'intérieur du montant 12 de la barrière. Il est possible également de faire en sorte que le piston 30
se déplace conjointement avec l'élément 25, tout en fixant la tige 29 de piston fermement sur le montant 12 de la barrière.