"Container" "Container"
La présente invention a pour objet un container étanche pour le transport de produits, en particulier du bitume, fabriqués et chargés à l'état liquide ou pâteux et se solidifiant à température ambiante et pouvant être liquéfiés ou rendus pâteux sous l'action de la chaleur, ce container étant pourvu d'au moins un orifice de remplissage et de vidange et de moyens de fermeture étanches de cet orifice
Jusqu'à présent, on utilise, pour le transport du bitume à l'état solide, des fûts que l'on soumet, peur en extraire le bitume, à une source de chaleur externe ou desquels on dégage le bitume à l'état solide.
L'usage de ces fûts présente de multiples inconvénients qui se situent tant au niveau de leur manutention et de leur transport qu'au niveau de la récupération du produit solide qu'ils contiennent.
En ce qui concerne la manutention et le transport des fûts, ceux-ci réclament beaucoup de maind'oeuvre du fait de la capacité réduite des fûts et de la nécessité qu'il en résulte de les stocker au moment de leur remplissage et en cours de transporta à chaque fois qu'un transbordement se produit. De plus, ces divers stockages et transbordements, outre la main d'oeuvre, nécessitent du temps et des appareillages appropriés à la manutention desdits fûts. Enfin, ces opérations multiples accroissent les dangers de détérioration,
par choc ou chute, des fûts et la perte du produit qu'ils contiennent.
Au moment de la récupération du produit solide transporté en fûts, on porta ces derniers à une température suffisante pour liquéfier le bitume l'aide d'une source de chaleur externe qui réchauffe tant bien que mal la masse de bitume contenue dans les fûts, avec das risques non négligeables de dégradation du bitume
dus à des surchauffes locales et de contamination du bitume par une flamme nue . Cette façon de faire présente en outre l'inconvénient sérieux, d'une part, de nécessiter un apport considérable de calories dont une faible
<EMI ID=1.1>
le bitume et, d'autre part, d'entraîner une perte d'environ 2 à 3 % du contenu des fûts par adhérence du bitume aux parois de ces derniers.
Enfin, les fûts, vidés de leur contenu, présentent l'inconvénient de ne pouvoir être réutilisé et de ne présenter qu'une valeur marchande négligeable.
L'invention a pour but de remédier à ces inconvénients et de procurer un container, en particulier un container pour le transport de bitume, qui permet de réduire dans des proportions importantes, tant au niveau de son remplissage, de sa manutention et de son transport, les opérations qui seraient nécessaires pour transporter une même quantité de bitume dans des fûts . L'usage du container suivant l'invention offre l'avantage', par rapport aux fûts, de ne réclamer, pour réchauffer le bitume qu'il contient, que moins de 25 % de la quantité d'huile combustible qui serait nécessaire pour
<EMI ID=2.1> permettant la liquéfaction rapide du bitume sans dégradation ou contamination de celui-ci. Ce container permet également de réduire la perte de bitume, par adhérence aux parois, d'environ une tonne par rapport
à la même quantité de bitume transportée en fûts . Parmi les autres avantages procurés par ce container, il y
a lieu de noter que, contrairement aux fûts, il peut être réutilisé à diverses fins , telles
que réservoir, enceinte de stockage, coffrage perdu
pour béton lors de la réalisation de quais, d'appontements, etc ..., En cours de transport, sa construction et le mode de transport des containers le mettent à l'abri des dégradations auxquelles sont généralement soumises les fûts, tandis que son volume et son poids permettent d'éviter les vols et pertes qui sont fréquents lors de l'utilisation des fûts .
Si le coût d'un container suivant l'invention est supérieur d'environ 20 % au coût des fûts permettant de transporter la même quantité de bitume, cette différence de coût est toutefois largement inférieure aux économies réalisées au niveau de la manutention et du transport du container et au niveau de l'extraction du bitume de ce dernier. En outre, vide, ledit container
a encore une valeur marchande non négligeable qui compense pratiquement la différence de coût précitée.
A cet effet, suivant l'invention, ledit container comprend des moyens disposés à l'intérieur
du container et agencés pour transmettre des calories, fournies par une source de chaleur externe, à la masse
ae produit enfermée dans le container afin de liquéfier cette dernière pour que le produit puisse s'écouler par gravité par l'orifice de vidange susdit.
Suivant une forme de réalisation de l'invention, les moyens susdits, disposés à l'intérieur du container pour transmettre les calories à la masse,
sont constitués par un serpentin dont les deux extrémités se raccordent à des orifices prévus dans les parois du container.
Suivant un mode de réalisation avantageux de
<EMI ID=3.1>
du serpentin, des moyens agencés pour permettre le raccordement audit serpentin d'un brûleur à huile combustible ou à gaz liquéfié.
Suivant une forme de réalisation particulièrement avantageux de l'invention, le serpentin est agencé
à proximité de la base du container, sensiblement parallèlement à cette dernière et au moins une partie des branches du serpentin s'étendent à proximité des parois latérales du container, sensiblement parallèlement à ces dernières et sur une partie importante de leur longueur.
D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description des dessins annexés au présent mémoire et qui représentent, à tire d'exemple non limitatif, une forme de réalisation particulière du container suivant l'invention.
La figure 1 est une vue en perspective, avec brisures partielles, du container suivant l'invention. La figure 2 est une vue analogue à la figure 1 montrant des détails dudit container.
Dans les différentes figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques ou analogues.
Le container 1 suivant l'invention et représenté aux dessins est un container étanche destiné au transport de produits, tel que le bitume, fabriqués et chargés à l'état liquide et se solidifiant à la température ambiante, ces produits pouvant être amenés de l'état solide à l'état liquide par un apport de calories. Ce container, d'une capacité standard d'environ
35 m , permet le transport de l'ordre de 20 tonnes de bitume, ce qui correspond au chargement d'environ 125 fûts traditionnels . Ce container 1, qui est constitué d'un châssis 2 et d'une base 3 indéformables en acier et de parois latérales 4 et supérieure 5 en tôle nervurée, comprend des moyens 6 disposés à l'intérieur
du container et agencés pour transmettre des calories, fournies par une source de chaleur externe, à la masse de bitume qui y est enfermée pour liquéfier cette masse afin que le bitume puisse s'écouler par gravité par l'orifice de vidange 7 du container, l'orifice de remplissage 8 de ce dernier étant ménagé dans la face supérieure 5, les dimensions de cet orifice 8 étant telles qu'il permet le passage d'un homme, lesdits orifices 7 et 8 étant respectivement pourvus de moyens de fermeture 9 et 10.
Les moyens 6 sont constitués par un serpentin 11 dont les extrémités 12 et 13 se raccordent à des orifices 14 et 15 prévus dans deux parois opposées du container, ce serpentin 11 est agencé à proximité de
la base dudit container, sensiblement parallèlement
à cette dernière, et une partie importante de ses branches s'étendent à proximité des parois latérales dudit container, sensiblement parallèlement à celles-ci et sur une partie importante de leur longueur. Les orifices 14 et 15 sont agencés pour pouvoir être obturés, par exemple par des bouchons filetés 16, afin d'isoler le serpentin pendant la manutention et le transport du container, l'orifice 14 étant en outre agencé pour que l'on puisse, comme montré à la figure 2, y raccorder
un brûleur 17 à huile combustible ou à gaz liquéfié, l'orifice 15 présentant avantageusement des moyens de raccordement d'une cheminée d'évacuation des gaz de combustion du brûleur ou d'une tubulure permettant le raccordement du container à l'orifice 14 d'un second container pour que les gaz de combustion circulent dans le serpentin du second container après avoir circulé dans celui du premier container, le brûleur 17 pouvant alors être utilisé pour réchauffer le contenu de plusieurs containers disposés en batterie . Les orifices 14 et 15 ainsi que l'orifice de vidange 7, disposé au voisinage
de l'orifice 14, sont réalisés dans le châssis et à la base du container et le serpentin 11 s'étend à proximité de cette base 3 et des parois latérales pour, d'une part, que la partie inférieure de la masse soit rapidement portée à la température de liquéfaction du bitume par les gaz chauds circulant dans le serpentin et par conduction et, d'autre part, pour que les parois latérales s'échauffent à un point tel que le bitume en' contact avec les parois se liquéfie et se détache de ces dernières de sorte que la masse de bitume encore solidifiée soit libérée et descende, par gravité, vers le serpentin 11 pour recevoir les calories nécessaires à sa liquéfaction/complète .
La distance qui sépare les branches du serpentin de la base et des parois du container, la capacité du gicleur du brûleur et la section du serpentin sont calculées de manière à ce que la température atteinte dans les zones comprises entre lesdites branches du serpentin et les parois du container soit inférieure à la température de cokéfaction du bitume. L'orifice de vidange 7 est pourvu d'un organe de fermeture pour le transport et est agencé
<EMI ID=4.1>
écoulement du bitume liquéfié, le container présentant avantageusement sur logement 19, obturable en cours de transport et disposé à proximité de l'orifice de vidange 7, destiné à recevoir une sonde, un indicateur de température 20 étant, comme montré à la figure 2, associé à cette sonde et permettant de contrôler la température du bitume dans le voisinage de l'orifice de vidange 7.
Pour un container de la capacité susdite, le diamètre du tube constituant le serpentin est de l'ordre de 219 mm, la distance séparant les branches du serpen-
<EMI ID=5.1>
parois du container n'étant pas inférieure à 10 cm et ce, pour un brûleur d'une capacité de 110.000 KCal/h,
le temps requis pour porter le contenu du container à la température d'environ 160[deg.]C, qui permet la vidange, étant comprise entre 6 et 10 heures en fonction de la température ambiante, tandis que la consommation du brûleur en gasoil est tout au plus de 150 litres.
Il doit être entendu que l'invention n'est nullement limitée à la forme de réalisation décrite
et que bien des modifications peuvent être apportées
à cette dernière sans sortir du cadre du présent brevet.
C'est ainsi que l'on pourrait notamment prévoir un container dont le serpentin serait raccordé à une source de vapeur sous pression ou encore à une source de gaz chaud de récupération.
REVENDICATIONS
1. Container étanche pour le transport de produits, tels que le bitume, fabriqués et chargés à
l'état liquide ou pâteux et se solidifiant à température ambiante et pouvant être liquéfiés ou rendus pâteux
sous l'action de la chaleur, ledit container, pourvu
d'au moins un orifice de remplissage et de vidange et
de moyens de fermeture étar.ches de cet orifice, étant caractérisé en ce qu'il comprend des moyens disposés
à l'intérieur du container et agencés pour transmettre
des calories, fournies par une source de chaleur externe, à la masse de produit enfermée dans le container
afin de liquéfier cette dernière pour que le produit
puisse s'écouler par gravité par l'orifice de vidange
susdit.