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MEMOIRE DESCRIPTIF déposé à l'appui d'une demande de
BREVET D'INVENTION formée par
Florian WINDISCHBAUER pour : "Dispositif d'actionnement forcé du dispositif de pinçage d'organes d'insertion de fil de trame" Priorité d'une demande de brevet en République Fédérale allemande déposée le 2 juillet 1982, sous le nO P 32 24 708. 7
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"Dispositif d'actionnement forcé du dispositif de pincage d'organes d'insertion de fil de trame"
La présente invention est relative à un dispositif de métier à tisser sans navette à insertion de trame par des systèmes à griffe qui sont avancés, à partir des deux côtés, dans la foule et retirés de celle-ci et qui sont pourvus de dispositifs de pinçage pour le fil de trame.
Un métier à tisser de ce genre est décrit par exemple dans le brevet en République Fédérale allemande 17 10 292. Dans ce métier, le fil de trame est saisi par le dispositif de pinçage d'un système à griffe, à l'extérieur de la foule, et il est amené par la griffe environ jusqu'au milieu de la foule.
Là, le fil de trame est transféré au dispositif de pinçage d'un système à griffe avancé depuis le côté opposé et, au cours du retour de ce système à griffe, il est passé complètement à travers la foule. Le transfert de fil au milieu de la foule s'effectue par une commande forcée des dispositifs de pinçage participants par le fait que des leviers de commande passent en un temps bref à partir de l'extérieur à travers les fils de chaîne de la foule et ouvrent et respectivement ferment à nouveau les dispositifs de pinçage.
L'actionnement des leviers de commande est couplé à l'organe
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d'entraînement principal du métier à tisser et non seulement il a lieu pour le transfert de fil de trame au milieu de la foule, mais il peut aussi être mis en oeuvre pour la saisie et à nouveau la libération du fil de trame, à l'extérieur dela foule.
Le dispositif de commande est réalisé de façon que le levier de commande soit supporté de manière à pouvoir pivoter à l'extrémité de bras, ces bras étant agencés de manière fixe sur l'arbre du battant et par conséquent réalisant, conjointement avec le battant, un mouvement de pivotement pendant le processus de frappe d'un fil de trame. Sur l'arbre du battant est en outre encore agencé, de manière à pouvoir pivoter, un levier oscillant comme support pour des galets palpeurs qui sont en appui sur un excentrique par une action de ressort. L'excentrique est agencé sur un arbre particulier, qui est disposé parallèlement à l'arbre du battant et qui tourne de manière continue. La liaison entrées leviers de commande et le levier oscillant est réalisée par une bielle.
Cet arbre secondaire tournant dàns un rapport de 1/1 s'étend parallèlement à l'arbre principal qui assure la transmission de force de l'organe d'entraînement du peigne et des griffes d'un côté du métier à tisser à l'autre et qui tourne avantageusement par exemple dans un rapport de 3/1 ou de 4/1. Les conditions spatiales dans les métiers à tisser ne laissent cependant qu'un espace limité pour l'agencement et les dimensions de l'arbre principal, de l'arbre secondaire avec des excentriques et de l'arbre du battant. En particulier, les excentriques ne
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peuvent pas être choisis suffisamment grands.
Au cours de la frappe du peigne, le bras précité non seulement entraîne le levier de commande, mais il fait aussi tourner le levier oscillant, par l'intermédiaire d'une butée et d'un toc d'entraî- nement, de sorte que le galet palpeur se décolle de l'excentrique. Pour cela, la distance entre la butée et le toc d'entraînement doit être ajustée de manière précise pour obtenir le mouvement correct du levier de commande au cours de la frappe du peigne.
Cette forme de réalisation du dispositif à la propriété que, pour des vitesses de rotation su- périeures du métier à tisser, les galets ne s'appuient plus sur la surface de roulement de l'excentrique ni ne se décollent de celle-ci de manière nette et qu'au contraire ils ont tendance à sauter. Cela signifie qu'ils se décollent de manière non souhaitable de la came de commande ou respectivement de la surface de roulement de l'excentrique à des moments où ils devraient à proprement parler être en appui conformément à la came de commande. Comme les leviers de commande suivent, par l'intermédiaire de la bielle, le mouvement des galets et respectivement le mouvement du levier oscillant, on peut en arriver à des actionnements défectueux des dispositifs de pinçage sur les systèmes à griffe.
Un transfert parfait du fil de trame d'un système à griffe à l'autre système à griffe n'est alors plus garanti. En outre, par le saut et la retombée des galets, les surfaces de roulement d'excentrique sont fortement sollicitées et éventuellement endommagées.
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Un dispositif modifié est décrit dans le brevet en République Fédérale allemande 29 34 474.
Ici, le levier oscillant, qui palpe le mouvement de l'excentrique, est, à l'extérieur de l'arbre du battant, supporté de manière stationnaire sur le métier à tisser et de façon à pouvoir pivoter. Par cette forme de réalisation on évite les difficultés précitées et on obtient, même pour des vitesses de rotation élevées du métier à tisser, un transfert amélioré du fil de trame. Dans cette forme de réalisation, le point d'appui du levier oscillant pour l'entraînement de la bielle et du levier de commande ne se trouve plus dans l'arbre du battant et il n'y a plus de décollement du galet à partir de l'excentrique, mais au contraire les galets restent constamment en appui sur la came de commande de l'excentrique.
L'ajustement précis, auparavant nécessaire, des surfaces d'arrêt coûteuses et hautement sollicitées de la butée et du toc d'entraînement disparaît de même. Un meilleur agencement du ressort de rappel du levier oscillant est en outre possible et, au cours de la frappe du peigne, il n'apparaît pas sur le ressort de forces perturbatrices, dues à la masse.
Cependant, une autre circonstance a des effets désavantageux dans les dispositifs connus.
Cela consiste en ce que le levier de commande est agencé à l'extrémité d'un bras particulier et que, lors de la frappe du peigne, en plus de son mouvement de commande proprement dit, il est à nouveau amené par pivotement vers l'arrière, hors de la foule, conjointemat avec le bras. Le grand nombre des pièces
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individuelles et des points de support et respectivement des articulations nécessaires a pour effet un jeu non négligeable. Par les vibrations des bras et du levier de commande qui résultent du mouvement dur de la frappe du peigne, ce jeu devient perceptible au point de commande, c'est-à-dire à l'extrémité du levier de commande, et, dans certaines circonstances, il influence désavantageusement la fonction de commande.
A cela s'ajoute encore un autre problème. Dans la pratique, il est en effet apparu que, pour des vitesses de rotation supérieures des métiers à tisser, les vibrations incontrôlées des pièces de commande, qui sont formées en raison des forces dues à la masse, dépassent de beaucoup la force de commande proprement nécessaire. Cela a pour effet que, dans les formes de réalisation connues précitées, les ressorts de l'organe de palpage d'excentrique doivent toujours être tendus plus fort. La haute force de ressort conduit à une forte usure et est en outre un obstacle lorsque le métier à tisser doit être démarré à la main.
Par conséquent l'invention a pour but d'améliorer le mode de fonctionnement des dispositifs cités de façon que la tendance aux vibrations soit encore davantage réduite et qu'il y ait au total peu de jeu entre les pièces individuelles. Il doit ainsi être possible d'obtenir des vitesses de rotation plus élevées du métier à tisser pour plus de sécurité dans la réception et respectivement le transfert du fil de trame par les systèmes à griffe et d'améliorer ainsi la rentabilité. En outre, un arbre secondaire particulier et les inconvénients précités qui lui
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sont associés doivent être évités.
En partant d'un dispositif tel que cité au préambule et prévu sur des métiers à tisser sans navette avec insertion du fil de trame par des systèmes à griffe avancés à partir des deux côtés dans la foule et retirés de celle-ci, ces systèmes à griffe étant pourvus de dispositifs de pinçage pour le fil de trame et ce dispositif étant prévu pour un actionnement forcé des dispositifs de pinçage par des leviers de commande passant à partir de l'extérieur à travers les fils de chaîne de la foule et commandés par l'intermédiaire d'excentriques, la solution suivant l'invention du problème posé consiste en ce que le levier de commande est, en dessous de la largeur de tissu,
supporté de manière stationnaire sur le métier à tisser et de façon à pouvoir pivoter et en ce qu'il est capable de pivoter depuis sa positionde travail où il est entré dans la foule jusque dans une position de repos située en dessous de la voie de déplacement du peigne. Suivant une autre forme de réalisation de l'invention, le levier de commande présente au moins un autre bras qui est relié à un dispositif à excentrique à commande forcée.
Les dispositifs à excentrique sont avantageusement agencés sur un arbre de commande connu en soi qui est disposé en dessous de la largeur de tissu, et qui commande les dispositifs qui sont prévus des deux côtés du métier à tisser et qui traitent les extrémités du fil de trame avant et/ou après l'insertion de la trame. L'arbre secondaire 1/1 particulier, nécessaire dans les dispositifs connus, disparaît ainsi :
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l'arbre principal ainsi que l'arbre du battant peuvent à présent être conçus suivant les exigences respectives, de manière illimitée.
Dans la zone verticale entre l'arbre principal et l'arbre du battant, des leviers oscillants et des excentriques disparaissent suivant l'invention et de l'espace est gagné pour un arbre de peigne tubulaire qui peut avoir des dimensions suffisamment grandes, ce qui signifie qu'un mécanisme pour l'entraînement du peigne n'est plus nécessaire que d'un côté du métier à tisser.
Le mécanisme d'entraînement du peigne, qui est situé d'un côté et qui présente un arbre de peigne tubulaire robuste, offre, par rapport au mécanisme d'entraînement double jusqu'à présent courant, une amélioration du comportement dynamique du peigne pour un nombre
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de tours élevé ; en effet, avec un mécanisme d'entraînement double, une synchronisation totale ne peut jamais être totalement obtenue avec l'autre côté du métier à tisser, ce qui engendre des vibrations du peigne au cours de la frappe. De telles vibrations ont pour effet une usure supplémentaire du peigne dans le cas de systèmes à griffe qui sont guidés sur le peigne et elles influencent défavorablement, dans certaines circonstances, le transfert du fil de trame et elles provoquent des défauts de tissage. Ces inconvénients sont à présent évités par l'invention.
En outre un mécanisme d'entraînement du peigne situé d'un côté représente une économie de pièces et par conséquent une diminution notable des frais.
Par la disparition du bras particulier sur l'arbre du battant et par le support stationnaire du
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levier de commande, non seulement la tendance aux vibrations à la suite de la frappe du peigne est totalement évitée, mais le levier oscillant particulier et la longue bielle disparaissent aussi ; en effet, la totalité du dispositif peut à présent être logée de manière peu encombrante entre la largeur de tissu et la traverse supérieure qui relie les deux côtés du châssis du métier à tisser. De longues tringles de commande et un grand nombre de supports présentant du jeu ne sont plus nécessaires. Etant donné la commande forcée à excentrique, par exemple au moyen d'un excentrique double ou d'un excentrique à rainure, les difficultés provoquées par des ressorts de rappel sont également évitées.
Au total on obtient par l'invention non seulement plus de sécurité dans la fonction de commande et un nombre de tours plus élevés du métier à tisser, mais aussi une diminution des coûts de fabrication et une moindre dépense d'entretien, car il y a moins d'usure grace au plus petit nombre de pièces individuelles.
Comme le levier de commande n'est plus couplé au peigne et qu'il n'est plus déplacé hors de la foule conjointement à ce dernier, mais qu'au contraire il est amené, avant la frappe du peigne, dans une position de repos dans laquelle le peigne peut être guidé par-dessus lui, il est avantageux que le levier de commande soit plié sous une forme telle que, dans sa position de repos, sa limite supérieure soit largement adaptée à l'allure de profil inférieure du peigne.
D'autres détails et particularités de l'in-
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vention ressortiront de la description donnée ci-après, à titre non limitatif, d'un exemple de réalisation de l'invention, avec référence aux dessins annexés.
La figure 1 représente une vue schématique de l'agencement du dispositif de commande sur un métier à tisser.
La figure 2 représente une vue en coupe transversale à travers le dispositif de commande avec l'agencement du levier de commande et d'un excentrique sur un arbre commun.
La figure 3 représente une vue en perspective de l'agencement suivant la figure 2.
La figure 4 représente une variante de l'agencement suivant la figure 2 avec un levier de commande et des excentriques sur des axes de pivotement séparés.
On va tout d'abord décrire la construction totale en se référant à la figure 1. Cette figure montre d'une manière schématique les pièces les plus importantes d'un métier à tisser vu de l'avant. Il s'agit d'un métier à tisser avec insertion de trame par notamment des lances rigides qui sont avancées dans la foule à partir des deux côtés et qui insèrent le fil de trame à partir du côté gauche, le transfèrent dans le milieu de la foule et l'extraient du côté droit du métier. Comme éléments de construction porteurs du métier à tisser on a représenté les parois latérales 1 qui sont mutuellement reliées par une traverse inférieure 2 et par une traverse supérieure 3.
Sur la paroi latérale 1 gauche est agencé un moteur d'entraînement principal 15 avec un dispositif d'em-
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brayage/freinage électromagnétique 15a en circuit.
A partir de là, le mécanisme d'entraînement conduit, par l'intermédiaire d'organes de graduation de vitesse 4a, à des engrenages principaux 4 à partir desquels est alors dérivé par exemple le mécanisme d'entraînement des griffes, etc. Un arbre principal 5 réalise la synchronisation des engrenages principaux 4 du côté gauche et du côté droit du métier. L'arbre principal 5 tourne par exemple dans un rapport de 3/1 ou de 4/1, selon la conception des deux organes de graduation de vitesse 4a des côtés gauche et droit du métier, pour obtenir à partir de cela, pour l'engrenage principal 4, un rapport de rotation de 1/1.
Une partie 7 de l'engrenage principal 4, du côté gauche du métier, est dérivée pour l'entraînement de l'arbre du battant 8. Sur l'arbre du battant 8 se trouvent des bras non représentés de manière détaillée qui portent la jumelle 19 et le peigne 9 agencé là. L'arbre principal 5 et l'arbre du battant 8 sont réalisés ici sous la forme d'arbres tubulaires. L'engrenage 7 n'est ici nécessaire, dans cet exemple de réalisation, que d'un côté du métier à tisser, étant donné l'utilisation d'un arbre tubulaire 8.
On peut à présent décrire d'une manière gé- nérale le mode de fonctionnement de l'invention.
Les lances pour l'insertion du fil de trame sont représentées au-dessus des engrenages 4 et elles sont désignées par les références 6 et respectivement 6'.
Le fil de trame est prélevé du côté gauche du métier à partir de bobines de réserve non représentées de manière détaillée et il est alimenté par un dispositif
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d'amenée de fil de trame 13 à la lance gauche 6 et il est saisi pour l'insertion de la trame par son dispositif de pinçage. Lors de l'insertion, la griffe gauche 6 amène, à titre de griffe transmetteuse, le fil de trame environ jusqu'au milieu de la foule et le transfère là à la griffe réceptrice 6'droite également avancée à partir du côté droit. Les leviers de commande 14 deviennent alors successivement actifs pour transférer le fil de trame du dispositif de pin- çage de la griffe gauche 6 au dispositif de la griffe droite 6'.
Au cours du mouvement de retour des lances, le fil de trame est tiré vers la droite hors de la foule et il est prélevé par un dispositif d'enlèvement de fil 29 représenté de manière schématique. Les mouvements des différents éléments de construction participant à l'insertion du fil de trame, tels que le dispositif d'amenée 13, le dispositif d'enlèvement 29 ou encore d'autres pièces non représentées, par exemple des ciseaux pour fil de trame, un appareil d'insertion de fil de trame, etc., sont dérivés d'un arbre de commande 11 qui passe audessus de la traverse supérieure 3 d'un côté du métier à tisser à l'autre. L'engrenage 10 de l'arbre de commande 11 n'est prévu que d'un côté du métier et il assure un entraînement dans un rapport de 1/1.
Suivant l'invention, les leviers de commande 14 et respectivement leurs pièces de commande ou les excentriques d'entraînement 24 sont également entraînés par cet arbre de commandé existant.
Ainsi qu'il ressort de la figure 1, les leviers de commande 14 sont agencés sur des supports 12
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qui sont capables de coulisser le long de la traverse 3. Ainsi qu'il est représenté sur la figure 1, ces supports 12 supportent, outre les leviers de commande 14, également leurs dispositifs d'entraînement, par exemple des excentriques à rainure 24.
Des détails du dispositif de commande sont représentés sur les figures 2 et 3. La traverse suprieure 3 est pourvue d'une rainure 3'dans laquelle un support 12 est capable de coulisser et peut être fixé, par exemple au moyen de vis. Dans le support 12, l'arbre de commande précité 11 est supporté de manière à pouvoir pivoter. Le support 12 et l'arbre de commande 11 se trouvent en dessous de la largeur de tissu 18. Un levier de commande étroit 14 est supporté de manière à pouvoir pivoter sur l'arbre de commande 11, par l'intermédiaire d'un coussinet de pivotement 26.
Le levier de commande 14 présente une forme en colde-cygne. Dans la position de travail représentée en trait plein du levier de commande, son extrémité libre pénètre dans la foule 17 à partir du bas, comme un doigt, entre les fils de chaîne, et là elle vient en appui sur un levier d'actionnement 25 pour la pince de la griffe. Le peigne 9, qui est supporté par la jumelle 19, est représenté dans la foule. Dans la foule, est en outre représenté le système à griffe 16 qui transporte le fil de trame et à partir duquel le levier d'actionnement précité 25 pour le dispositif de pinçage du système à griffe fait saillie latéralement vers la droite.
Pour ouvrir le dispositif de pinçage, l'extrémité du levier de commande 14 presse le levier d'actionnement 25 vers le bas par un petit mouvement
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de pivotement depuis la position représentée en haut en traits mixtes jusqu'à la position de travail représentée en traits pleins. Le dispositif de pinçage est ainsi ouvert pendant un temps bref pour le transfert du fil. Pour la fermeture du dispositif de pinçage, le levier de commande 14 retourne dans sa position haute représentée en traits mixtes. Lors de l'actionnement du dispositif de pinçage, le système à griffe 16 s'appuie, d'une part, sur le peigne 9 et, d'autre part, contre une barre de guidage 30 fixée sur la jumelle 19.
Après que le transfert du fil de la griffe transmetteuse à la griffe réceptrice a eu lieu, les deux systèmes à griffe 16 sont rappelés. Le levier de commande 14 peut à présent être aussitôt déplacé hors de la foule 17 par une commande d'excentrique et il peut être amené vers le bas, suivant un mouvement de pivotement, dans sa position de repos 14'représentée en bas en traits mixtes, dans une mesure telle que, lors du mouvement de frappe du peigne, la jumelle 19 puisse être amenée dans sa position 19'et le peigne dans sa position 9', sans entrave due au levier de comma-ice 14. Le mouvement de frappe de la jumelle depuis la position 19 dans la position 19'passe au-dessus du contour du levier de commande dans sa position 14'.
Etant donné la forme en col-de-cygne, la jumelle 19's'adapte bien et sans gaspillage de place sur l'allure de l'arête supérieure du levier de commande dans sa position 14'.
Certes, au cours du simple mouvement de pivotement du levier de commande 14 vers sa position 14', le
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système à griffe 16 est retiré avec son levier d'actionnement 25 hors de la voie du levier de commande de façon que ce dernier ne soit pas entravé, mais la barre de guidage 30 se trouve éventuellement dans le parcours du mouvement de pivotement. Pour cette raison, des évidements sont éventuellement prévus sur la barre de guidage 30, l'extrémité libre du levier de commande 14 pouvant passer à travers ces évidements. Sur la figure 2, de tels évidements de la barre de guidage 30 peuvent être observés par l'interruption du hachuré. Le mouvement de pivotement du levier de commande 14 est représenté en traits mixtes et il passe à travers les évidements.
Un dispositif à excentrique et à commande forcée est prévu pour la commande du mouvement de levier de commande 14. La figure 3 représente de manière claire un excentrique à rainure axiale 24 qui est agencé sur l'arbre de commande 11. Les mouvements d'actionnement du levier de commande 14, déterminés par l'allure de la rainure, et son pivotement depuis la position de travail dans la position de repos sont transmis au levier de commande 14 par un levier coudé 23 avec une bielle de raccordement 22. Le levier coudé 23 est agencé parallèlement à la surface de la traverse 3 et respectivement au fond du support 12 et il est capable de pivoter autour d'un axe non représenté de manière détaillée.
L'une des extrémités du levier coudé 23 pénètre, par un galet palpeur ou un élément analogue, dans la rainure de l'excentrique 24, tandis que son autre extrémité est reliée de manière articulée avec la bielle précitée 22. Pour le raccor-
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dement de la bielle 22, le levier de commande 14 présente un autre bras de levier 20. Les axes de pivotement des points d'articulation aux extrémités de la bielle 22, c'est-à-dire d'une part sur le bras 20 et d'autre part sur le levier coudé 23, sont disposés perpendiculairement l'un à l'autre.
Une autre possibilité pour l'agencement du levier de commande 14 est représentée sur la figure 4.
Cet agencement est situé également en dessous de la largeur de tissu 18 et il peut coulisser sur un support 12, dans une rainure 3'de la traverse 3. Au contraire de la figure 2, le levier de commande 14 n'est pas supporté ici sur l'arbre de commande 11 mais il est au contraire supporté avec un axe de pivotement séparé, parallèle à l'axe de l'arbre de commande 11, dans un palier 26 du support 12. Le levier de commande 14 présente ici deux autres bras 20 et 21 qui tous deux portent un galet palpeur 27 pour détecter le mouvement de l'excentrique. Comme excentrique à commande forcée on propose ici un excentrique double 28 qui est agencé de manière fixe sur l'arbre de commande 11. Chaque galet 27 est en appui sur le disque d'excentrique 28 qui lui est adjoint.
Grace à cette commande forcée, des ressorts de rappel pour le levier de commande 14 ne sont pas nécessaires ce qui permet d'éviter leurs inconvénients éventuels.
La forme de réalisation du levier de commande 14 et son mode de fonctionnement conjointement avec le peigne 9 et le système à griffe 16 sont analogues à l'exemple de la figure 2. Ici aussi le levier de commande 14 plonge depuis sa position de travail représentée
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en traits pleins dans une position de repos 14'représentée en traits mixtes, en dessous de la voie de déplacement de la jumelle depuis sa position 19 jusqu'à sa position 19'.
Sur la figure 1, deux leviers de commande 14 sont prévus approximativement au milieu du métier à tisser et ils sont chacun agencés sur un support capable de coulisser 12 particulier. Un ajustement exact est ainsi possible non seulement pour la griffe transmettrice 6 insérée à partir de la gauche mais aussi pour la griffe réceptrice 6'insérée à partir de la droite, et uns commande séparée des deux griffes, finement graduée dans le temps, est possible. Les leviers de commande 14 eux-mêmes sont agencés dans l'espace intermédiaire entre deux bras mutuellement voisins qui relient la jumelle 19 à l'arbre du battant 8.
Ainsi qu'on l'a déjà mentionné, l'arbre de commande continu 11 sert aux dispositifs nécessaires à l'insertion de la trame, tels que les organes d'amenée et d'enlèvement du fil à l'extérieur de la foule, ainsi qu'à la commande des deux leviers de commande à l'intérieur de la foule. Des leviers de commande et des excentriques supplémentaires peuvent éventuellement encore être adjoints à l'arbre de commande et par exemple être prévus latéralement à côté de la foule ou du peigne, pour commander là le transfert du fil de trame fourni par le dispositif d'amenée 13 à la griffe transmettrice gauche 6 ou la libération du fil de trame totalement passé à partir de la griffe réceptrice droite 6'.
Il doit être entendu que la présente inven-
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tion n'est en aucune façon limitée aux formes de réalisation décrites ci-dessus et que bien des modifications peuvent y être apportées sans sortir du cadre du présent brevet.