<Desc/Clms Page number 1>
pour "Mécanisme de détente de fusil de chasse et fusil équipé d'un tel méca- nisme".
EMI1.1
o
EMI1.2
INVENTEUR : ELOI PION Le fusil de chasse généralement utilisé est muni de deux canons lisses, dont le chokage est différent l'un de l'autre. Le choke est constitué par un rétrécissement vers la bouche du canon. Plus il est plombs seront faiblement qui permet de mieux tirer un animal éloigné. Au contraire, pour un chokage faible, ou nul, les plombs seront plus dispersés, ce qui permet de tirer un animal situé relativement près, sans l'abîmer, et en augmentant les chances de l'atteindre.
Il existe différents types de chokes suivant le genre de chasse. Le fusil à double canon, de quelque type que ce soit, permet de tirer un double coup, en utilisant successivement chacun des canons.
Il était donc indiqué pour exécuter le tir, de disposer de deux détentes, que les canons soient superposés ou juxtaposés, peu importe. Généralement le canon de droite (ou du bas) est commandé par la détente de droite et donne le tir le plus dispersant. Le canon de gauche (ou du haut) est commandé par la détente de gauche.
<Desc/Clms Page number 2>
fort, pics lesNéanmoins, même si les deux détentes sont fiables, les presser l'une après l'autre, pour doubler le tir, prend du temps, ce qui permet au gibier de se mettre hors d'atteinte.
Une première solution a été le fusil monodétente qui tirait toujours le canon moins choké d'abord, puis le plus choké. Ce système augmentait la rapidité du doublé, mais avait l'inconvénient d'imposer l'ordre des coups, c. a. d. empêchait la sélection de la dispersion des plombs.
Pour pallier à cet inconvénient, on utilise maintenant la monodétente à sélection. Le dispositif de sécurité comprend un levier, qui, poussé vers l'avant à droite, impose d'abord le tir du canon de droite puis du canon de gauche et inversement poussé vers l'avant à gauche, impose d'abord le tir du canon de gauche, puis du canon de droite.
Le changement de sélection prend du temps, puisque, lorsque le levier est dans une direction, et qu'il faut le mettre dans l'autre, il faut d'abord ramener le levier du dispositif de sécurité vers l'arrière, avant de le pousser à l'avant vers l'autre direction.
Le mécanisme de détente suivant l'invention remédie à cet inconvénient, en permettant le choix de l'ordre des coups au moment du premier tir, sans avoir besoin de modifier le levier du dispositif de sécurité, quelqu'ait été l'ordre des coups du tir précédent.
Pour obtenir cet effet le mécanisme de détente suivant l'invention possède, deux détentes, chaque détente pouvant être appuyée deux fois pour exécuter les deux coups, le choix de la détente déterminant l'ordre de la succession des coups : - soit d'abord celui du canon gauche et puis celui du canon droit en appuyant deux fois de suite sur la détente gauche, - soit d'abord celui du canon droit et puis celui du canon gauche en appuyant deux fois de suite sur la détente droite.
Il n'y a plus à s'assurer de la position du levier du dispositif de sécurité et on jouit de la rapidité du doublé d'un fusil à monodétente.
Le mécanisme de détente suivant l'invention est caractérisé par un boîtier de sélection muni d'un tenon mobile et de deux gachettes, chacune d'elles commandant le chien d'un canon, respectivement gauche (ou supérieur) et droit (ou inférieur), ces gâchettes étant arti-
<Desc/Clms Page number 3>
culées et munies à l'extrémité opposée au chien d'une plaquette à mortaise dans laquelle peut venir se loger le tenon mobile du boîtier de sélection après le tir du premier coup. En appuyant une seconde fois sur la même détente, la gâchette soulevée soulève en même temps l'autre gâchette, grâce au tenon mobile introduit dans les mortaises des
EMI3.1
gâchettes, et le coup part.
Le mécanisme de détente suivant l'invention est en outre caractérisé par un dispositif de sécurité de forme telle que le tenon mobile est enfoncé à l'intérieur du boîtier de sélection, alors que celui-ci est verrouillé en même temps que les gâchettes sont bloquées au moment où le fusil est armé.
D'autres caractéristiques et propriétés du mécanisme de détente d'un fusil de chasse à double canon suivant l'invention ressortiront de la description d'un tel mécanisme illustré par les figures en annexes.
La fig. l-représente schématiquement une vue de profil du mécanisme monté de la manière habituelle dans la crosse d'un fusil de chasse dans sa position au point mort.
La fig. 2-représente la même vue de profil le fusil étant ouvert prêt à être armé.
La fig. 3-représente] a même vue de prof il, le f usil armé et verrouillé.
La fig. 4-représente la même vue de profil, le fusil prêt à tirer.
La fig. 5-représente la même vue de profil une détente du fusil étant appuyée.
La fig. 6-représente la même vue de profil après le premier coup.
La fig. 7-représente la même vue de profil au moment du deuxième coup.
La fig. 8-représente une vue de profil du bloc de sélection.
Dans un fusil de chasse, équipé d'un mécanisme de détente suivant l'invention tel que représenté à la figure 1, le mécanisme se trouve logé dans la crosse 1 du fusil, d'où émergent les deux canons
<Desc/Clms Page number 4>
2 et 3 juxtaposés, celui 2 de droite étant celui se trouvant du côté droit pour le chasseur dirigeant les canons 2 et 3 vers l'animal à tirer.
Le'mécanisme comprend en dehors des détentes 4 et 5, des gâchettes 6 et 7, et des chiens 8 et 9, que l'on retrouve dans des fusils utilisés actuellement, un boîtier de sélection 10, un enclencheur de sécurité Il auquel correspond la manette de sécurité 12.
Dans le boîtier de sélection 10 (fig. 8) est logé un tenon mobile 13 dont la partie arrière est creusée pour y loger partiellement un ressort 14 venant s'appuyer sur le fond du boîtier 10 en poussant le tenon mobile 13 vers l'avant, la tête du tenon mobile 13 sortant du boîtier 10 lorsque le ressort est détendu.
En avant de la partie supérieure du tenon mobile 13 est fixé une petite tige, dite guide-poussoir 15, ayant un côté vertical fixé dans le tenon mobile 13 et un coté horizontal pointant parallèlement à la tête du tenon et à une distance légèrement supérieure. La partie supérieure du boîtier de sélection 10 possède une ouverture, ou un claire 16, permettant le passage du guide-poussoir 15 en même temps que son déplacement, lorsque le tenon mobile se déplace.
Tandis que le boîtier de sélection 10 peut subir un mouvement de rotation autour d'un axe 17, situé en dessous du boîtier 10, la position horizontale du boîtier 10 est-assurée lorsque le ressort 18 sur lequel s'appuie le boîtier 10 est détendu.
Au dessus du boîtier de séléction se trouve un organe 19 appelé détente du boîtier de sélection, articulé en sa partie postérieure autour d'un axe 20 fixé à l'arrière du boîtier de sélection 10 et comprenant une tige verticale 21, dont la partie inférieure en traversant le claire du boîtier de sélection peut venir se loger sous l'action d'un ressort 24 venant s'appuyer sur la partie supérieure de la crosse 1 du fusil dans une échancrure 23 du tenon mobile 13, lorsque celui-ci est tendu et enfoncé dans le boîtier 10.
L'enclencheur de sécurité 11 comprend à sa base une tige 25 venant s'appuyer à son extrémité sur le verrou 26 du fusil, tandis que l'extrémité opposée, renforcée de cette tige 25 et aplatie, est échancrée de manière à ce que cette échancrure 27 puisse bloquer les gâchettes 6, 7 par leurs plaquettes 28 et 29 à mortaises, lorsque le verrou 26 est
<Desc/Clms Page number 5>
sorti (fig. 2). L'enclencheur de sécurité Il comprend, en prolongement de la tige 25, un segment 30 perpendiculaire à cette tige 25, ayant une ouverture 31 qui bloque le guide-poussoir 15 du tenon mobile 13, lorsque le verrou 26 du fusil est sorti.
A ce segment 30 vient un nouveau segment 32 comprenant une nouvelle partie aplatie pouvant s'appuyer sur une vis 33 fixant une lame-ressort 34 avant de prendre une forme en V amincie
EMI5.1
dont l'extrémité 35 avoir traversé la lame-ressort 34 ouverte en son milieu) se loger dans l'encoche de la manette 12 de sécurité.
Lorsque le fusil est au point mort (fig. 1) après avoir été désarmé complètement, l'enclencheur de sécurité Il est appuyé sur le verrou 26 enfoncé vers les canons. De ce fait aussi bien le guide-poussoir 15 du boîtier de sélection 10 que les plaquettes 28 et 29 des gâchettes 6 et 7 sont débloquées, tandis que le tenon mobile 13 du boîtier 10 est engagé dans les mortaises des plaquettes 28 et 29.
Le boîtier 10 de sélection et la détente 19 du boîtier peuvent tourner librement autour de leurs axes respectifs 17 et 20.
Lorsque on ouvre le fusil (fig 2) pour l'armer, en agissant sur la manette 36, le verrou 26 est dégagé et repousse l'enclencheur Il de sécurité venant bloquer les plaquettes 28 et 29 des gâchettes 6 et 7 tandis que le guide poussoir régalement repousé vers l'arrière fait rentrer le tenon mobile 13 dans le boîtier 10 de sélection. En outre, l'extrémité 35 de l'enclencheur 11, repousse la manette 12 de sécurité vers l'arrière de manière à ce que l'arrêt 37 du bras 38 de cette manette viennes se mettre à l'extrémité de la lame-ressort 34.
Le fusil refermé (fig. 3), le verrou 26 est réenfoncé laissant l'enclencheur de sécurité Il dégagé. Celui assure le verrouillage du mécanisme de détente, en bloquant les gâchettes et le boîtier de sélection. Le fusil est armé et verrouillé.
Lorsqu'on repousse l'enclencheur de sécurité 11 vers l'avant (fig. 4) en poussant la manette 12, il vient s'appuyer à nouveau sur le verrou 26, en dégageant les plaquettes 28 et 29 des gâchettes 6 et 7 sans pour autant dégager le tenon mobile 13 maintenu à l'intérieur du boîtier 10 par la détente 19 sous l'action du ressort 24. Le fusil est armé et prêt à tirer.
<Desc/Clms Page number 6>
C'est à ce moment que se fait la sélection de l'ordre des coups. Dans une première hypothèse, où l'on désire utiliser en premier lieu le canon de droite 2, on appuie la détente 4, (fig. 5) qui soulève la gâchette 6, qui dégage le chien 8. Le coup part. En même temps, la gâchette 6 a soulevé la détente 19 du boîtier 10 au moyen de la tige 39 fixée sur le côté de la plaquette 28 à mortaise de la gâchette 6 (une tige correspondante étant fixée à la plaquette 29 de la gâchette 7), ce qui permet au tenon mobile 13 de sortir du boîtier sous l'action d'un ressort 14.
Lorsqu'on laisse revenir la détente 4 en sa position libre (fig. 6), le tenon mobile 13 pénètre dans les mortaises des deux plaquettes 28 et 29 des gâchettes 6 et 7 et le fusil est prêt pour le deuxième coup.
A cette fin, on appuie de nouveau sur la détente 4 (fig. 7) qui soulève la gâchette 6 et simultanément la gachette 7 grâce au tenon mobile 13. Le deuxième coup est tiré.
En relâchant à nouveau la détente 4 le fusil se renet au point mort tel que représenté à la figure 1.
De même, dans l'hypothèse ou l'on désire tirer les deux coups dans l'ordre inverse, c'est à dire d'abord avec le canon gauche et
EMI6.1
ensuite avec le canon droit, il suffit d'appuyer deux fois de suite , sur la détente 5 pour tirer deux coups dans l'ordre choisi, la gâchette 7 seule étant soulevée par le premier coup et les deux gâchettes 6 et 7 au deuxième coup, grâce à l'introduction du tenon mobile 13 dans les mortaises des plaquettes 28 et 29 respectivement fixées aux gâchettes 6 et 7, suivant le même processus décrit pour le tir dans'la première hypothèse.
Par le choix de la détente au premier coup on détermine l'ordre des coups sans aucune manipulation supplémentaire de levier, ou changement de position de la main. De plus, grâce à la forme de l'enclencheur de sécurité, le verrouillage des gâchettes et du tenon mobile est assuré au moment où le fusil est armé.